Je suis le dernier humain sur terre

Ce matin en me levant, j’ai eu la bonne surprise de ne pas avoir mal au genou. Je vais encore attendre quelques jours que cela se confirme, pour reprendre tout doucement la course à pied. Dehors le temps est glacial pour un mois de mai, il n’y a personne. J’ai l’impression d’être le dernier humain sur terre.  

le dernier humain sur terre
le dernier humain sur terre

Mon état psychique me parait relativement bon. La télévision ne ma parle pas. Je me suis installé dans mon canapé, face à mon ordinateur sur la table basse. Je ne suis pas en souffrance, même si l’ennuie risque de me gagner assez rapidement. En effet, je n’ai presque pas de vie sociale. J’ai trop souffert de la raillerie des autres. Dû à ma pathologie et amplifiée par mon état paranoïaque.

Aujourd’hui, je refuse presque toutes les invitations à des moments d’échange de partage avec mes « amis ». De même, je n’invite plus personne chez moi.

Je me contente de ma cigarette électronique, ma télévision et mon ordinateur. C’est un peu triste mais je souffre beaucoup moins. Cela faisait plusieurs décennies que je me sentais « mal » en société. J’ai lutté et finalement j’ai abandonné.

Je garde quand même l’espoir de me rendre en Suisse, rencontrer une assistante sexuelle. J’ai créé une cagnotte pour financer ce projet, ici.

En attendant, je vis seul dans mon appartement. Aujourd’hui comme la plupart du temps, le silence est assourdissant. Je me sens le dernier humain sur la planète terre. C’est assez étrange comme sensation.

Il va bientôt être l’heure de prendre mon traitement. De gros comprimés qui restent parfois bloqués au fond de la gorge, me faisant presque vomir.

Heureusement de temps en temps, j’entends une moto passer en vrombissant. Cela me rappelle que je ne suis pas le dernier humain sur terre.

Très jeune j’ai ce sentiment de solitude extrême, même entouré de dizaines de personnes.

Mon cerveau est en vrac

Je n’arrive pas à tenir en place ce matin. J’ai besoin de me lever, de me rassoir… Je me suis réveillé comme cela. C’est assez désagréable. En plus de cela il est encore tôt. J’espère retrouver un peu de sérénité dans la journée.

Mon cerveau est en vrac
Mon cerveau est en vrac

Heureusement mon genou ne me fait presque plus souffrir. J’ai vu mon généraliste mardi. C’est juste une tendinite de la patte d’oie. J’espère pouvoir recommencer à courir assez rapidement. J’aimerai évacuer le trop plein de nervosité.

Je ne suis vraiment pas trop bien ce matin. Mon cerveau est en vrac. Je ne pense pas avoir trop d’idées délirantes. Ce sont plutôt les nerfs qui sont tendus. Mais comme c’est le cerveau qui contrôle tout.

Il faudrait que je fasse quelques exercices de respiration. Car j’ai envie de retourner la table basse sur laquelle mon ordinateur est installé.

Il faut vraiment que je me calme.

Parallèlement, les minutes n’avancent pas. C’est un peu comme si tout tournait au ralenti. J’ai l’impression d’être englué dans un chewing-gum géant.  

Et je le redis mais mon cerveau est en vrac. Je n’arrive pas à me concentrer. Je ne regarde même plus ma télévision. Je me frotte régulièrement le visage avec la main.

J’espère qu’après le déjeuner et la digestion. Je pourrai m’allonger sur mon canapé et profiter un peu. Sinon, il faudra attendre la nuit pour être de nouveau zen.

Je fais aussi des ronds en tournant ma tête, cela me fait du bien.

Je suis nerveux. Ce midi je vais manger avec mon père. Dans une heure ou deux. J’espère être de bonne compagnie.

En même temps, l’épuisement commence à me gagner. J’ai cependant toujours envie d’aller dans la rue et d’hurler. Je suis nerveusement à bout de force. Il va bientôt être leur de prendre mon traitement. Cela me fera peut-être du bien.

La descente aux enfers

Cela faisait quelques jours que le moral était au plus bas. Une semaine pour être plus précis. En effet, à la suite d’une reprise trop intense de la course à pied, je me suis mis à souffrir du genou. Le matin au réveil, lorsque je posais ma jambe par terre, la souffrance était intense. Ainsi que lorsque je marchai…

La descente aux enfers
La descente aux enfers

Des angoisses et des idées envahissantes se sont mises à se bousculer dans ma tête. Je n’avais pas encore vu mon médecin, que l’on devait m’amputer la jambe. Cela peut paraitre risible mais les pires scenarios tournaient dans ma caboche. M’empêchant de dormir la nuit.

Il faut dire que je en maitrise pas complètement mes pensées. La descente aux enfers avait commencé. J’en avais également arrêté de manger…

Heureusement pour moi, depuis 48 heures, les douleurs ont bien diminué. Je peux attendre mon rendez vous de mardi chez le médecin, plus sereinement.

Je me rends compte qu’avec ma pathologie psychiatrique, le moindre grain de sable peut m’empêcher de vivre.

Et même avec un traitement de choc, la descente aux enfers peut être rapide et brutale.

Depuis ce matin, je vaque à mes occupations, tranquillement.

J’ai même discuté le bout de gras avec un voisin, concernant la vitesse excessive des voitures dans notre rue. Et des moyens de les ralentir. J’en étais un peu confus. Je suis passé d’un sujet à l’autre… Je n’aime pas trop parler comme cela, à brûle-pourpoint.  

Cette nuit j’espère dormir et ne pas me réveiller au bout de deux trois heures, sans arriver à me rendormir. Heureusement, la santé psychique est bien meilleure. Je ne suis donc pas trop inquiet.

Malgré tout, les heures sont longues. Lorsque l’on passe son dimanche seul. Il est à peine midi et j’ai déjà mangé, pour passer le temps. Dans la soirée j’irai peut-être rendre visite à mes parents.

Ma télévision me parle

Ce matin je me suis réveillé de bonne humeur. Malgré une tendinite au genou, causée par une reprise trop intense de la course à pied. J’ai récupéré une vieille béquille pour m’aider à marcher. C’est assez handicapant.

J’essaie donc d’éviter un maximum de faire des efforts physiques. Je me retrouve alors souvent devant mon poste de télévision. Heureusement, ces derniers jours, il a cessé de me faire passer des messages secrets. Je peux regarder le petit écran sans être envahi.

Dehors le temps n’est pas à la fête. Les chaudes journées tardent à venir.

Hier j’ai assisté à un moment théâtral, joué par certains adhérents de mon association de patients. Ce fut une réussite. J’étais aussi fort angoissé. En effet, je devais introduire la pièce par un petit discours. Mais tout s’est bien passé.

télévision
télévision

Aujourd’hui je traine. Je ne me sens pas mal, mais je ne suis pas motivé à faire grand-chose. Tictac les minutes s’égrènent lentement.

Je suis malgré tout assez serein. Je ne me suis cependant pas encore promené dans la rue, pour voir si les passants communiquent avec moi de manière secrète. Je me dis que comme la télévision ne me parle pas, ça devrait aller aussi.

En ce jour férié, je vais déjeuner chez mes parents. Je n’aurai pas à préparer le repas. C’est une contrainte en moins.

Le vent frais passant par la porte fenêtre ouverte de mon appartement me glace le dos. De l’autre côté, je peux voir l’écran de ma télévision qui scintille de mille feux. Je suis pris entres les deux.

Il va être l’heure de ma pause cigarette électronique. Mon séjour va se remplir d’une douce vapeur. Un peu comme un brouillard. J’espère qu’elle ne va pas déclencher mon alarme incendie. Allez, encore quelques minutes et je vais pouvoir me détendre un peu.     

Vivre ma vie de schizophrène

La pluie arrose vigoureusement un sol trop sec. Je ne suis pas tellement en forme cet après-midi. J’ai l’impression d’être enfermé dans une cage. Les barreaux sont mes angoisses qui m’empêchent de vivre ma vie. Cela fait plusieurs années que je ne suis pas allé au cinéma, ni parti en vacances et encore moins mangé au restaurant… Je reste chez moi, à l’abri des gens qui me veulent du mal. Même si je sais que ce sont mes interprétations. Je suis paranoïaque.

Vivre ma vie
Vivre ma vie

Parfois même, ils arrivent par la télévision à m’atteindre. Je ne peux compter sur personne. Il faut que je fasse quelques exercices de respiration pour rester calme. J’ai envi de fermer tous les volets de mon appartement. Heureusement je suis au premier étage. Plus ou moins en sécurité.

Ce matin, j’ai pris le bus pour rentrer du centre-ville. Dans les transports en commun je ne regarde jamais personne. Je me place si je peux derrière le conducteur.

Demain, pour fêter le samedi soir à ma façon, je m’achèterai une ou deux bières. Avec ma cigarette électronique, je les dégusterai en écoutant un peu de musique. J’aimerai vivre ma vie. Pour cela, j’inviterai quelques amis que je n’ai pas et nous passerions la soirée ensemble.

Malheureusement, je souffre de phobie sociale. Toute action me conduisant à échanger, partager et vivre avec les autres est une source d’angoisse et de souffrance. Cela fait des années que j’essaie de travailler cela avec mes différents psychiatres. Sans succès.

Je me contente alors, avec regret, de vivre en ermite. Je voudrais exploser toutes ces cages psychologiques qui m’empêchent de vivre ma vie. Il est encore tôt. Je vais allumer mon poste de télévision et voir si personne ne me parle à travers elle. Si ce n’est pas le cas, je pourrai me détendre un peu.

La journée ordinaire d’une personne souffrant de schizophrénie et atteinte d’akathisie

Hier soir, une forte angoisse est venue me cueillir. J’ai d’abord vérifié si j’avais pris correctement mon traitement. Une fois cette hypothèse écartée, je me suis rappeler que souvent le samedi, en fin de journée, j’étais sujet à ce genre de désagrément. J’ai regardé mes mains, mes jambes, et l’angoisse s’est amplifiée. Comme si avoir un corps était une incongruité. Une sorte de poids mort, que je ne contrôlais pas toujours.

Akathisie schizophrénie
Akathisie schizophrénie

J’avais pourtant passé une journée pas si désagréable. Je m’étais ennuyé, mais comme très souvent. J’avais beaucoup regardé la télévision, en boucle même. La météo n’avait pas été très propice aux activités extérieures. Je m’étais quand même astreint à courir une demie heure, sous la pluie.

Après cette angoisse, c’est un moment mélancolique qui est venu ma chatouiller.

Heureusement, comme tous les soirs, réglé comme une horloge, je me suis endormi sans trop de difficulté.

Là je suis dans mon canapé, le lieu dans lequel je passe le plus de temps. J’attends que l’heure tourne. J’irai peut-être dire un petit bonjour à mes parents. Je ne me sens pas trop mal. Mais ce n’est pas l’extase non plus.

De ma porte fenêtre ouverte, je peux entendre mes voisines discuter entres elles, chacune de leur fenêtre. Cela me fait un peu d’animation. J’ai même eu droit par l’une d’elle, à pâque, à des œufs en chocolat. Une dame assez âgée et très gentille, bien qu’un peu bavarde. A priori, personne ne sait que je souffre de schizophrénie dans mon bâtiment. Dans le cas contraire on me lancerait surement des pierres. Il n’est que 15 heures. Décidément, le temps ne passe pas vite aujourd’hui. Je vais allumer mon poste de télévision et voir s’il y a quelque chose de distrayant. Si mes médicaments, ne me provoquent pas une incapacité à rester assis tranquillement. Je souffre régulièrement akathisie.

CBD et schizophrénie

Il y a 3 semaines, j’ai racheté une fiole de CBD, en huile. J’ai pris régulièrement quelques gouttes, sous la langue. Il y a des études qui donnent à cette plante des vertus antipsychotiques et anxiolytiques. Voilà pourquoi elle intéresse tant les personnes souffrant de schizophrénie. Déjà, je ne me suis pas senti plus délirant. Je me suis même montré plus sociable. J’ai aussi pu profiter de quelques soirées, dans une ambiance sereine, sans aller me réfugier dans mon lit pour fuir les idées envahissantes et angoissantes.

CBD schizophrénie
CBD schizophrénie

J’ai arrêté de prendre du CBD du jour au lendemain, une fois ma fiole vide. Je pense malgré tout ne pas en racheter tout de suite. J’attends plus de certitudes médicales sur ce produit. Je n’ai pas eu de sentiment de manque.

Ce matin, j’ai chaussé mes baskets pour une séance de course à pied, après une forte envie de faire du sport et de prendre soin de moi. Un bien être s’en est alors suivi. J’espère reconduire cela le plus souvent possible.

Mais cet après-midi, l’ennuie commence à pointer le bout de son nez. Je suis face à mes écrans, dans mon canapé. Je n’ai pas grand monde à solliciter pour discuter.  Et à travers la télévision, il n’y a pas de voix qui me seraient secrètement destinées, comme je le croyais lorsque j’étais délirant, il y a quelques années.

De même, dans la rue aussi, les gens ne communiquent pas secrètement avec moi.

Ces épisodes ont duré de nombreuses années, avant d’être hospitalisé et d’avoir un traitement médicamenteux. Aujourd’hui tout n’est pas complètement réglé. Il m’arrive encore de m’écarter de la réalité, d’avoir des crises d’angoisse aiguës… Et elles sont plus dures à gérer lorsque je suis à l’extérieur de mon domicile.

Entre mes quatre murs, je suis moins soumis aux stimuli et aux dérives de mon cerveau. En tout cas, je ne suis pas dans d’intenses souffrances.

Luttons contre la stigmatisation des personnes souffrant de schizophrénie

Cet après-midi, à une heure de grande écoute sur une chaine d’information en continu, on a pu voir l’interview d’un schizophrène. Le but de cette entretient était de lutter contre la stigmatisation dont les schizophrènes sont victimes. Cet homme donc, qui a entre 30 et 40 ans, a expliqué son parcours. Sa première crise, le diagnostic tardif…  Et sa stabilisation grâce à un traitement médicamenteux. Aujourd’hui il travaille comme aide-soignant.

Stigmatisation schizophrénie
Stigmatisation schizophrénie

La journaliste, médecin de surcroît, a rappelé la non dangerosité dans 99 pourcents des cas des personnes atteintes par cette pathologie.

L’intervieweuse a insisté pour dénoncer un cliché qui a la vie dure. « La schizophrène serait un dédoublement de personnalité ». Ce qui est totalement faux. Nous ne le redirons jamais assez.

Je fus très heureux de voir ce sujet abordé à la télévision.

Même si cela a réactivé quelques-uns de mes délires et m’a éloigné de réalité pendant quelques minutes. Je me suis souvenu de ma période estudiantine. De ces classes ou j’avais l’impression que tout le monde parler de moi de manière hostile. C’était tellement envahissant est insupportable que je devais sortir de salle. A la limite d’exploser.

Aujourd’hui, avec les médicaments, je pense être stabilisé. Même si très souvent dans la rue, je m’imagine croiser Dieu, incarné dans tel ou tel personne.

Ce matin, j’ai quand même eu motivation d’aller courir un peu. Cela m’a fait beaucoup de bien.

En cet fin d’après-midi ou le soleil brille, je tourne un peu en rond. Il va être l’heure d’avaler mes comprimés du soir. Je vais essayer de rester humble et de ne pas me laisser envahir mes délires de toute puissance. Cela me nuit beaucoup dans mes relations avec les autres, et les délites. Il faut que je me dise régulièrement dix fois dans ma tête, que je suis un humain comme les autres.

Un schizophrène énervé

Un réveil en transe à 6 heures du matin. Je ne me suis pas rendormi. Je n’en n’étais pas capable. Comme si des années de colère étaient restées enfuies en moi et s’étaient libérées d’un seul coup. Quelques heures plus tard j’avais retrouvé un peu de sérénité.

Un schizophrène énervé
Un schizophrène énervé

Pourtant hier dans la soirée, je ne m’étais pas senti aussi bien depuis bien longtemps. J’avais passé une partie de mon temps à vapoter, en regardant les étoiles depuis ma porte fenêtre ouverte. J’aurai aimé que ce moment dure toujours.

Là je suis un peu éteint. Le bourdonnement d’une abeille solitaire en train de faire un nid m’agace un peu. Elle est juste dans l’entrebâillement de ma porte fenêtre.

De temps en temps, je prends un bonbon au CBD et je lève la tête pour regarder l’écran de ma télévision. De l’autre côté, les rayons du soleil commencent à me chauffer le dos.

Dans une semaine j’ai rendez-vous chez ma psychiatre. Déjà il y a un mois, elle m’encourageait à partir en Suisse pour y bénéficier de soins. J’ai créé une cagnotte en ligne pour m’aider au financement de ce projet, voir ici.

Je commence à devenir nerveux. Le bourdonnement de l’abeille est passé de gênant à insupportable. Je vais faire quelques exercices de respiration. Heureusement je vis seul dans mon appartement. Je n’ai personne sur qui passer mes nerfs. Bien que je sois contre toute forme de violence.

J’ai quand même fermé ma porte fenêtre. Tant pis pour les nids. Mais mon calme n’est pas encore revenu totalement. J’ai envie de retourner la table qu’il y a devant moi.

Je vais aller marcher un peu pour me détendre. Je suis encore énervé. Mardi, l’association de « patients » rouvre ses portes. Cela va me faire du bien de voir un peu de monde. Si j’arrive à prendre le bus pour m’y rendre.

Schizophrénie et meurtre

Les schizophrènes sont-ils de dangereux criminels ?

Déjà il faut expliquer aux quidams que la schizophrénie n’est pas un dédoublement de la personnalité. Cette pathologie s’appelle trouble de la personnalité multiple. A ne pas confondre.

Pour revenir à la schizophrénie, je peux d’abord vous parler de mon cas. J’ai fait deux crises de schizophrénie aiguës. A chaque fois je n’étais plus moi-même. J’ai littéralement explosé. Je me suis mis à hurler dans la rue. Je ne voulais plus qu’on m’approche. Mais jamais je n’ai agressé physiquement quelqu’un. A la première crise, j’ai même dû éviter certains coups de poings des gens autour de moi, qui avaient surement peurs. Je voulais juste évacuer ma rage, en hurlant. A la deuxième, j’ai subi la violence des pompiers qui m’ont attrapé pour me sangler dans leur véhicule. Je n’ai pas résisté.

J’ai vécu de grands moments de tensions intérieurs, des dizaines de fois. Surtout dans mes relations avec mes parents. Mais jamais je n’ai touché à un seul de leurs cheveux. Je préférais partir, fuir.

De plus, tout cela s’était avant d’avoir un traitement antipsychotique. Qui a profondément clarifié mes pensées.

Schizophrénie et meurtre
Schizophrénie et meurtre

Aujourd’hui je sais gérer les contrariétés, les reproches, les frustrations… Je suis beaucoup plus calme.

De plus, parmi mes nombreux amis schizophrènes, je n’ai jamais eu à subir la moindre violence physique. Et cela fait des années que je côtoie mes semblables.

Alors bien sûr, il y a de terrifiant faits divers. Mais statistiquement les schizophrènes ne sont pas plus dangereux pour les autres que le reste de la population. Nous sommes 600 000 en France. Imaginez un peu si nous étions de dangereux criminels ? Le pays serait à feu et à sang. Or ce n’est pas le cas.

Vivre en bonne harmonie avec un schizophrène stabilisé, devrait être tout à fait banal dans l’esprit de la population.