Les angoisses d’une personne souffrant de schizophrénie

Le weekend est enfin arrivé. Je peux ne rien faire sans trop culpabiliser. Ce matin, comme tous les jours, j’ai avalé mes pilules. J’ai été assez vite envahi par de l’excitation, dû à mon antidépresseur. Je me mets alors à chantonner tout seul. Le matin, les angoisses ne sont pas trop prononcées.

Les angoisses
Les angoisses

C’est plutôt en fin d’après-midi que je suis balayé par un sentiment de solitude absolu. Je tourne en rond dans mon appartement. Mon cœur se met à battre de plus en plus vite. Je reste sur mes gardes, comme si une catastrophe allait arriver d’une seconde à l’autre.

Cet épisode angoissant décroit tout doucement jusqu’au moment du couché. C’est seulement le lendemain matin que je retrouve ma sérénité.

Mais je ne me plains pas trop. J’ai déjà été en beaucoup moins grande forme. J’ai connu des souffrances, m’obligeant à rester plusieurs heures dans mon lit en pleine journée.

Dans une heure ou deux, je vais aller déjeuner chez mes parents. Ce sera une des seules sorties de la journée. Le repas sera sans doute assez frugal.

Il faut que je me batte pour sortir davantage. Mais je n’ai pas trop d’amis et je ne cherche pas particulièrement à m’en faire. Je suis lassé des relations humaines. Parfois je préfère ma solitude.  Quand elle n’est pas trop longue.

Lundi, une nouvelle semaine va commencer. Je vais retourner à l’association de « patients ». Depuis 10 ans que je m’y rends tous les matins, j’y reste de moins en moins longtemps. Une puissante envie de retrouver me appartement se fait vite sentir.

Je fonce alors vers l’arrêt de bus, en m’asseyant toujours à la même place, derrière le conducteur. Le trajet se passe alors sans angoisses. Il m’aura quand même fallu des années pour en arriver là. Mais uniquement sur cette ligne et dans el sens du retour.

Les addictions lorsque l’on est schizophrène

Le moral n’est pas trop mauvais aujourd’hui. Je suis installé dans mon canapé à me demander ce que je vais faire de mon après-midi. Pour l’instant je n’ai pas beaucoup de pistes. Hier soir, une furieuse envie de boire quelques bières m’a envahi. J’ai résisté. C’est tellement facile avec un hypermarché à 5 minutes à pied.

addictions alcool
addictions alcool

Dans ces moments-là, je veux tout envoyer balader. Je veux juste me saouler. Heureusement, cela n’arrive pas tous les jours.

Beaucoup de mes amis ont une consommation d’alcool excessive. C’est un piège lorsque l’on est schizophrène. On est plus sensible à toutes les addictions.

Il en existe d’autres. Comme celle des jeux d’argent. Parfois j’achète une grille Euro millions. Dans l’espoir de gagner le jackpot. C’est tellement facile quand on joue sur son smartphone. Comme c’est mon cas. Mais à force de perdre, l’on finit par se lasser.

Demain, à l’association de « patients » est programmé un conseil d’administration, que je vais devoir animer. C’est plutôt valorisant.

En attendant, je suis toujours assis sur mon vieux canapé déchiré, qui grince… Dehors, le vent bastonne.

Je dois voir ma psychiatre dans une semaine. La dernière fois, je suis resté 1 heure complète avec elle. Elle prend le temps d’écouter. Je ne lui cache rien. Son bureau est assez sombre. Le mobilier est en bois et en cuir. Il y fait souvent assez frais. Elle essaie de rentrer dans ma tête, de me comprendre. Cela n’est pas désagréable. Souvent elle me pose une question pour creuser un peu.

De retour dans mon canapé, je me rends compte que l’après midi vient juste de commencer. C’est un peu démoralisant. Je regarde les minutes passer. Encore de longues heures avant de discuter avec quelqu’un. Quand même, Fred vient juste de m’appeler pour retourner à la FNAC la semaine prochaine.

Anxiolytique ou paracétamol

Je me sens faible. Tellement que j’ai peur de faire un malaise. Je ne sais pas si c’est psychique ou physique. J’ai pourtant mangé ce midi. Un peu léger peut être, mais quand même.

Ce matin, j’avais rendez-vous chez le dentiste. Je me suis levé un peu plus tôt que d’habitude. J’étais angoissé. Pour finir, plus de peur que de mal. Tout s’est bien passé.

Anxiolytique ou paracétamol
Anxiolytique ou paracétamol

Je suis rentré chez moi dans un bus plein à craquer de scolaires. Arrivé au lycée, le bus s’est vidé d’un seul coup. J’ai pu respirer un peu pour la fin du voyage.

Plus les lignes de mon écran se noircissent et plus je me sens pris à la tête. Comme dans un étau. Je me demande si tout ce qu’il y a autour de moi est réel. Je me pose souvent ce genre de question. Tout n’est peut-être qu’une illusion.

Mercredi, un adhérent de mon association de « patients » m’a proposé de l’accompagner à la FNAC. Ça va me faire une sortie, pas loin de chez moi. Fred est un panier percé. C’est pour cela qu’il est sous tutelle. Il arrive quand même à grapiller un peu d’argent pour se payer quelques CD. La musique est sa passion.

Il y a aussi Fabien à l’association. Aussi sous tutelle. Sa passion est son vélo. Tous les mois il change un accessoire.

Bref, nous sommes une joyeuse bande.

Je n’arrive toujours pas à retrouver mon bien être. Je suis dans mon canapé. Assis face à mon écran d’ordinateur. La porte fenêtre de mon appartement est ouverte et je peux entendre le bruit de la rue qui résonne dans ma tête. J’hésite entre prendre un anxiolytique ou du paracétamol. Je vais opter pour les deux. Afin d’être sûr. Je serai peut-être soulagé. Puis je sortirais un peu prendre l’air.

Quand un schizophrène interprète les propos des autres

Une nouvelle semaine commence. Je suis tranquillement installé dans mon canapé. Ce matin, en discutant avec mon père, j’ai encore interprété ses propos. Ça me rend fou. Je ne peux pas avoir une conversation normale. C’est incroyable !!! Il faut toujours que je donne un sens caché aux discours de mes congénères. Le pire est que j’y crois et que je m’adapte en conséquence.

interprète les propos
interprète les propos

Souvent ça me fait souffrir. Surtout quand je suis dans un groupe. C’est la folie dans mon cerveau. Je suis alors obligé de m’isoler si je ne veux pas exploser, même avec les neuroleptiques. Dans ce cas-là, la solitude est salvatrice.

Vers 10 heures, je suis quand même allé à l’association de « patients ». Les propos parfois décousus des uns et des autres, me facilitent la tâche. Moi aussi je peux dire des choses incohérentes sans que cela ne prête trop à conséquence.

C’était assez calme. Je n’y suis pas resté très longtemps. J’avais quand même hâte de retrouver mon appartement. Et puis cela fait une dizaine d’années maintenant que je m’y rends presque tous les matins. J’en ai vu défiler des « patients ».

Même si je devrais plutôt dire « adhérents ». Comme c’est une association et qu’il n’y a pas de soignants. On est des personnes comme les autres !!!

C’est parce qu’il faut mettre les gens dans des cases. Cela rassure. On sait ou l’on se situe par rapport aux autres.

Je lève la tête de l’écran de mon ordinateur pour constater que l’image de ma télévision fonctionne toujours.

Je me replonge dans mon pc. J’aime le cliquetis que font les touches lorsque j’appuie rapidement dessus. C’est comme une mélodie. Cela coupe un peu l’assourdissant silence. Demain, de nouvelles aventures et du bien être je l’espère.  Et peut être de bonnes nouvelles.

Crise d’angoisse

Je ne me sens pas trop mal aujourd’hui. A 8 heures mon réveil m’a sorti du lit. C’est l’heure à laquelle je dois avaler goulûment mes médicaments. Une fois levé, je n’ai en générale plus envie de me recoucher.

Crise d’angoisse
Crise d’angoisse

La journée risque quand même d’être longue. Je tourne déjà en rond. Seul dans mon appartement, je n’entends pas un bruit. Ma voisine du dessous est partie prendre un peu de bon temps. Je ne sais pas quand elle reviendra de vacances. C’est une dame assez âgée. J’appréhende toujours de la croiser dans l’escalier. De peur qu’elle ne parte dans de longs monologues. Je reste alors de nombreuses minutes à l’écouter, en acquiesçant de la tête de temps en temps.

Ce midi j’irai quand même chez mes parents pour le repas dominical. Nous ne serons que deux avec mon père. Ma mère étant partie à une compétition de bridge. Elle s’entraine souvent des journées entières sur son ordinateur.

De mon côté, ma vie est rythmée par la prise de mes pilules. Dans quelques minutes, il sera l’heure du deuxième round de la journée. Gare aux conséquences si je l’oublie. D’intenses crises d’angoisse m’assailliraient.  

Ce matin, je suis sorti un peu, avec toujours le « sentiment » que les gens que je croise, sont prêts à m’agresser. Je me tiens donc toujours sur mes gardes.

Hier, j’ai quand même eu la force d’aller me faire couper les cheveux. Il était temps. Petite victoire, face au miroir pendant de longues minutes, je n’ai pas eu de crise d’angoisse. Mais la coiffeuse un peu hautaine, m’a à peine adressé la parole.

Je suis rentré chez moi un peu plus présentable. Lundi 4 mars, l’hébergeur de mon site web doit faire une importante maintenance. Mon site devrait mettre moins de temps à s’afficher, et subir moins de problèmes.

Les neuroleptiques m’épuisent

Je suis épuisé. J’ai passé une partie de la matinée à récurer mon appartement. Il est propre comme un sou neuf maintenant. Enfin presque…

Je n’ai plus de force. La forte dose de neuroleptiques que je prends tous les jours n’y est pas étrangère.

neuroleptiques dose
neuroleptiques dose

Ce matin à l’association de patient, j’ai fait l’ouverture à 10 heures. Il y avait Pierre qui attendait devant la porte. Il avait le doigt couvert de pâte à tartiner au chocolat. Dans l’autre main, il tenait le pot ouvert. De plus, il était complètement shooté à je ne sais quelle drogue. Au bout de quelques minutes, l’animatrice l’a renvoyé chez lui pour qu’il aille se reposer. Il n’a pas fait d’histoire et a obtempéré.

Il est très rare que cela se passe mal. L’animatrice sait trouver les mots. Il est indiqué dans notre règlement intérieur, que l’on ne doit pas être sous l’emprise d’alcool ou de stupéfiant pour rentrer dans notre local.

Je suis resté une petite heure puis je suis rentré chez moi pour faire le ménage.  

Après le repas du déjeuner, je me suis installé dans mon canapé. Depuis, je n’ai pas eu la force d’en sortir. Il fait relativement chaud. Je suis en t-shirt. Mon ordinateur est posé sur ma table basse, juste devant mon vieux sofa. Plus loin, ma télévision est allumée sans le son. De temps en temps, je regarde quelques images.

Cela fait beaucoup d’écrans j’en conviens, mais je n’ai pas grand-chose à faire d’autre. Tout à l’heure, j’irai voir chez mes parents s’il y a du monde. Avec mes divers allers-retours dans la journée, je fais bien mes 10 000 pas par jour. Ce qui est recommandé par l’organisation mondiale pour la santé. C’est aussi très bon pour garder la ligne, malgré mes boulimies de chips et de gâteaux apéritifs.

Alcoolisme et psychose

Petite victoire ce matin. J’ai pris le bus pour aller en centre-ville sans avoir d’angoisse. C’est un trajet de 15 minutes, mais quand même, cela faisait au moins 1 ans que je n’avais pas pris cette ligne. Je me suis installé derrière le conducteur, face à une cloison pour ne pas avoir à croiser le regard des autres passagers. C’est un détail mais ça me rend mal à l’aise. Je baisse la tête, je la tourne, je regarde ailleurs… Bref, j’évite de fixer le gens droit dans les yeux.

Alcoolisme et psychose
Alcoolisme et psychose

A l’association il y avait une petite dizaine d’adhérents. A 10 heures, Fred était déjà alcoolisé. Il avait bu quelques bières et avait entrainé Thomas dans son vice. Tous deux étaient arrivés en sifflotant. Fred boit en moyenne 30 bières par jour. Son médecin l’exhorte d’arrêter. Son espérance de vie étant fortement limitée. Mais il n’a pas l’air de prendre les mises en gardes au sérieux. Il en rie même.

C’est pour cela que j’évite de trainer avec lui.

Vers 11 heures je suis rentré chez moi, toujours en bus et installé derrière le conducteur. La place était heureusement libre.

Le reste de la journée s’annonce longue. Le soleil à travers ma porte fenêtre me chauffe le dos. C’est agréable.

Je vais peut-être prendre le temps d’aller chez le coiffeur. Il faut que j’affronte mes angoisses. En effet, j’ai des crises de panique lorsque je suis bloqué sur un fauteuil, face à une glace, pendant de longues minutes. Le seul bon moment est quand la coiffeuse me lave les cheveux, en frictionnant mon cuir chevelu.

On verra bien si j’ai le courage après le déjeuner. Hier j’ai acheté de quoi cuisiner un peu. C’est toujours meilleur que les pizzas surgelées que j’achète par facilité. Et puis cela fait passer le temps.

Je suis angoissé

Aujourd’hui je suis angoissé. Je l’étais hier soir aussi. C’est désagréable. Je suis seul dans mon appartement. Je n’ai personne à aller voir. Cela fait plus de 24 heures que je n’ai pas parlé à quelqu’un. Je n’en ai pas non plus envie. J’attends que le temps passe en espérant aller mieux. J’ai l’impression que ma vie va s’écrouler. Je ne suis plus sûr de rien. Je me sens comme un astronaute perdu et à la dérive dans l’espace, qui ne sait pas à quoi se raccrocher.

Je suis angoissé
Je suis angoissé

Mon angoisse monte de plus en plus. Je vérifie quand même que je n’ai pas oublié de prendre mon traitement à midi. En effet, je prends 2mg de Temesta 3 fois pas jour. C’est un anxiolytique, qui quand on en avale comme moi depuis 20 ans, peu provoquer des crises de panique, en cas de manque.

Mais là non. Ce n’est pas le cas. Je suis juste très angoissé. C’est peut-être le changement brutal de temps qui me perturbe. J’ai ouvert en grand ma porte fenêtre pour laisser rentrer le soleil. Je suis au premier étage. Je peux contempler d’un œil satisfait mon quartier. Enfin d’habitude, car là je n’ai pas envie de me montrer, même pour admirer le paysage. Je reste caché. J’ai même vite refermé ma porte fenêtre.

J’attends avec impatience que la nuit arrive. Je pourrai alors fermer mes volets et ma porte d’entrée à double tour, et me cacher sous ma couverture. Je ne suis même plus assez serein pour aller faire une petite balade et me changer les idées à l’hypermarché de mon quartier. L’idée de croiser le regard des autres me terrifie. Mon angoisse est toujours bien présente. Je suis arcbouté à mon canapé et je ne vais pas bouger. Ou le moins possible. Peut être rapidement dans la rue mais c’est tout.

Alcool et schizophrénie

J’ai bu deux trois bières. Cela est assez rare mais de temps en temps j’ai besoin de décompresser. J’ai un peu la tête qui tourne. Je patiente tranquillement en attendant de retrouver ma sobriété. Il faut souvent plusieurs heures.

Alcool et schizophrénie
Alcool et schizophrénie

Ce matin, l’association de « patients » était fermée. J’ai un peu trainé chez moi. Comme nous sommes vendredi, Je me sens en weekend. Il fait un soleil radieux. C’est un peu étrange en cette saison.

En allant à l’hypermarché à coté de chez moi, j’ai croisé un homme âgé. Souvent il m’arrive de croire que dieu se réincarne en personne d’un certain âge, que je croise dans la rue. C’est assez déroutant. Ces gens me regardent d’un air de dire, « oui, tu sais qui je suis ». J’essaie de me remettre les idées en place mais ce n’est pas évident.

Quand il y en a plusieurs dans la journée, j’ai l’impression de devenir fou. C’est aussi pour cela que je m’isole dans mon appartement.

Il y a aussi certaines interprétations que je fais dans la compréhension des gestes et des propos des gens. Je leurs donne un second sens inconscient. C’est perturbant quand je ne me focalise que sur cela. C’est autant de raisons de rester seul.

L’alcool est bien redescendu. Je vais pouvoir aller faire une petite marche dehors. Je ne suis pas près de reboire de l’alcool avant un bon moment. J’ai envie de boire un grand verre d’eau pour me réhydrater.

Aujourd’hui je n’ai pas trop d’angoisses. Je suis assez serein. Pourtant, je suis vraiment seul pour le weekend. Mes parents sont partis en visite chez mon frère, qui habite une autre région. Je commence à en avoir l’habitude maintenant. J’espère ce soir, ne pas mettre trop de temps avant de trouver le sommeil. A chaque fois je me dis que je n’arriverai jamais à m’endormir. Et souvent cela arrive lorsque je m’y attends le moins.

Invoquer Dieu lorsque l’on est schizophrène

Je ne me sens pas trop mal aujourd’hui. Bien sûr, le moindre petit grain de sable qui viendrait bousculer mes habitudes ou mes projets me provoque des angoisses. J’essaie alors d’invoquer des forces supérieures, pour que tout se passe bien. Pour qu’il n’y est pas de drame.

L’incertitude du futur me fait peur. Mes journées sont organisées toujours de la même façon. Cela me rassure.

Dieu schizophrène
Dieu schizophrène

J’ai eu quelques nouvelles de ma grand-mère. Elle n’est pas trop en forme. A 94 ans, la moindre bronchite peut être inquiètent. Je lui souhaite le meilleur. Elle ne me reconnait pas trop quand je vais là voir.  C’est un peu déroutant.

Ce matin, c’était calme à l’association de « patients ». Je suis rapidement rentré chez moi, en bus. Toujours la même ligne, c’est la seule que je prends. Elle me dépose juste devant mon immeuble.

Tic-tac l’heure tourne. J’ai du mal à me dire que j’ai 40 ans. La vie passe si vite. On croit que l’on va toujours rester jeune, lorsque l’on a 20 ans. Un jour on se réveille et dans les yeux des autres, l’on se rend compte que le temps est passé. On regarde un peu en arrière et on comprend que l’on n’a pas fait grand-chose. La routine…

Justement, hier j’en ai profité pour faire un peu de ménage. Le sol était très sale. Il me faut toujours dépenser beaucoup d’énergie pour nettoyer mon intérieur. Cet après-midi, le temps est agréable. L’on pourrait presque se croire un jour de printemps. Justement l’été va arriver et je me rends compte que je ne suis pas parti en vacances depuis plus de 8 ans. Je suis trop angoissé à l’idée de quitter mon quartier et mon appartement. Nager dans les grosses vagues de l’atlantique et bronzer au soleil me ferai pourtant du bien.