Je suis sorti de ma tombe

Noel est passé, ouf !!! J’avoue de que ce fut très compliqué. J’ai passé les fêtes dans mon lit. Je souffrais trop. En même temps, je ne suis pas le seul sur terre à en baver. Malgré tout, l’on s’accroche à la vie, presque tout le temps.

Demain, repas dominical chez mes parents. Histoire de manger un peu de viande. Il faut aussi que je prenne un rendez-vous avec mon généraliste. J’ai besoin d’une prescription de protéine, en poudre. Je n’ai plu la force de me préparer des plats chauds. Alors je maigris. C’est même devenu un peu inquiétant.

Cela fait plusieurs mois que je n’avais pas écrit et vous l’aurez compris ce ne fut pas une promenade de santé.

194944 Vampire Qui Sort De Son Cercueil Dans Un Cimetiere

Mais là, je me sens un peu mieux. Mon logement qui en plus d’être petit et vétuste était devenu un vrai nid à poussière. Il m’a fallu une bonne semaine pour le récurer et le rendre un peu plus vivable.

Continuer la lecture de Je suis sorti de ma tombe

Les médicaments de la santé mentale

Mes psychotropes me rendent apathiques. Rien ne me rend joyeux, ni triste… Je suis un vrai zombie. Les médicaments accentuent les symptômes ma maladie. Il faudrait que je voie avec ma psychiatre pour baisser mon traitement. Je ne me souviens plus quand j’ai ri, ou je me suis mis en colère pour la dernière fois.

Elle est un peu spéciale cette psychiatre. Elle ne prend pas de gans pour me dire que qu’elle est indifférente à ma souffrance, que cela ne va pas l’empêcher de dormir. En même je préfère cela à de la fausse compassion. Même s’il faudrait que je me laisse un peu moins faire, que je reprenne un peu la main. C’est peut-être ce qu’elle recherche, me pousser dans mes retranchements.

Je vais voir cela lors de notre prochain entretien.

En attendant, en ce moment je passe par toutes les phases. Je peux être bien dans ma peau quelques heures, puis souffrir le martyr…  

Blog Paul Schizophrene Infirmiere

Enfin bref, il y a quand même un peu de mieux en comparaison avec cet été. J’avais échappé de peu avec une hospitalisation sous la contrainte. Non merci, je n’avais pas envie d’être enfermé dans un hôpital psychiatrique. Même si j’étais mal, j’étais mieux chez moi. Pas envie d’être privé de mon téléphone, de ma cigarette électronique… D’être sous l’autorité d’hommes et de femmes en blancs. Que savent t’ils de plus que moi sur la vie ? Je n’ai plus 20 ans et je ne souhaite pas que l’on me rajoute d’autres camisoles psychiques. J’en ai déjà assez.

Allez, j’en ai assez dit pour aujourd’hui. Avec le changement d’heure, je suis un peu décalé. Le soleil va se lever. Sur une journée qui je l’espère sera apaisante. Je vous dis à bientôt.

Une nuit d’enfer

J’ai retrouvé un peu de sérénité. Après une période compliquée de plusieurs mois, je retrouve peu à peu mes esprits, enfin je pense. Je suis plus calme, c’est évident. Je sors un peu plus de chez moi… Dans le même temps, je suis surement devenu plus consensuel, pour dire les choses poliment.

La Terre Entiere Vu De Lespace

Cette nuit, j’ai fait un peu de cuisine, vidé les poubelles… Des activités palpitantes !!!

Rassurez-vous, je garde quand même ce petit grain de folie. Même si ma psychiatre avait un peu calmé mon enthousiasme.

Continuer la lecture de Une nuit d’enfer

A la limite de l’hospitalisation psychiatrique

Le soleil brille de mille feux. D’habitude je vis plutôt la nuit. J’avais besoin d’écrire. J’en avais assez des discussions stéréotypées que l’on peut avoir, avec la caissière du supermarché, ou avec un voisin… Ils sont beaucoup trop rationnels. Ils sont dans leur monde très très sérieux. Moi cela m’étouffe !!! J’ai besoin de folie.

Mon cerveau est donc en feu. J’essaie de l’occuper comme je peux. Et puis comme je le dis plus haut, j’avais besoin de parler. J’éspere que cela sera compréhensible.

Blog Paul Schizophrene Enerve
Continuer la lecture de A la limite de l’hospitalisation psychiatrique

Les cigales et les fourmis

On est nombreux à se prendre pour Jésus Christ sur cette terre. Rien qu’hier matin j’en ai discuté avec un ami schizophrène, comme moi, il y pensait.

Mais pourquoi n’aurait-on pas le droit ? C’est quoi le problème exactement ?

Un psychiatre va nous dire que nous sommes malades, et alors ?

De toute façon, il faut bien passer le temps, en attendant notre heure. Alors rigolons une bonne fois pour toute et prenons-nous pour qui nous voulons.

Il y a trop de règles à respecter. Il faut manger 5 fruits et légumes par jour, travailler, ne pas fumer, être comme ceci ou cela… Tout cela s’est pour nous occuper l’esprit. Laissez-nous avec nos délires.

Ce monde est devenu invivable. Je profite d’écrire avant de prendre mes petites pilules. Après je deviendrais trop terre et terre, fade et sans intérêt.

blog_paul_schizophrène_criquet_et_fourmi

Je me prends pour qui je ne suis pas et alors. Je ne supporte plus le contrôle le la pensée. Il y a des feux rouges partout.

Continuer la lecture de Les cigales et les fourmis

Mon coin de cerveau

Seul dans mon petit logement, nous sommes au milieu de la nuit. J’espère que la journée ne va pas être trop compliqué. Il faut dire que ces derniers jours, j’ai cumulé les moments difficiles. C’est sans fin, comme une ritournelle…On croit progresser mais on ne dompte pas une maladie comme la schizophrénie. C’est elle qui vous prend tout entier.   

Continuer la lecture de Mon coin de cerveau

Je pensais aller mieux

Je viens de me prendre une claque phénoménale, il y a quelques jours. Cela faisait plusieurs mois que je parlais à cœur ouvert à ma psychiatre. Je pensais progresser. Je la voyais prendre de nombreuses notes. Je me disais c’est bon, je progresse !!! Ça bouge enfin. Je parlais beaucoup, je pensais être cohérent… J’avais enfin trouver quelqu’un à qui tout dire. Je me sentais mieux, enfin.  Sur les réseaux sociaux, à mes amis, ma famille, je disais que j’allais mieux. Que j’avais enfin trouvé une solution à ma maladie.

Continuer la lecture de Je pensais aller mieux

La nuit d’un schizophrène

Cette semaine je suis retourné à mon association de patients. Ce fut compliqué. Je ne suis pas resté très longtemps. Le mal être était profond. Le pire m’attendait dans le bus pour rentrer chez moi. J’étais au plus mal. Je n’avais qu’une seule idée en tête. Me cloitré dans mon petit logement. Être avec les autres était insupportable. Je vois bien que je ne suis pas bien. Mais que faire ?

Continuer la lecture de La nuit d’un schizophrène