Je souffre de phobie sociale et noël est là

Les fêtes de noël sont presque là. Je suis plutôt joyeux.

Ce n’était pas trop le cas il y a quelques jours. Un soir, soudainement, une grosse angoisse est venue me rappeler que rien n’est jamais gagné. Dans ces moments-là, plus rien n’a d’importance, si ce n’est comment gérer au mieux cette situation. Ça a duré quelques heures. Le temps que le sommeil me gagne.

Noël
Noël

Le lendemain matin, j’avais retrouvé mes esprits et un peu de sérénité.

Comme tous les ans, une partie des festivités de noël auront lieu dans ma famille, à plusieurs dizaines de kilomètres de mon appartement. Trop angoissé à l’idée de quitter mon quartier, je n’y vais plus. Je reste tout seul. C’est un peu triste. Cette année quand même, pourquoi pas ne pas essayer de voir mes proches ? J’ai juste peur de faire une grosse crise de panique. Il faudrait que je me réhabitue progressivement à y aller.

Pour la soirée du 31 décembre. Je le faisais avec des amis. Beaucoup ont quitté la région… Cependant me retrouver tout seul ce soir-là ne me gêne pas.

Je me rends compte quand même que j’évite toutes les situations qui m’angoissent. Mon psychiatre m’avait dit que je souffrais de phobie sociale.

Dans un premier temps, j’avais essayé de me battre contre moi-même, pour capituler finalement.

Malgré tout, en me baladant des les magasins de mon quartier, j’ai été pris par l’ambiance de noël. Il y a encore quelques mois, je voulais mourir au plus vite. Mais depuis peu, les choses ont changé. J’ai envie de vivre le plus longtemps possible.

Et puis ma famille, je la verrais un peu quand même le 24 au soir. Chez mes parents qui habitent mon quartier. Il y aura ma sœur et mon frère. C’est déjà ça. Une soirée à manger jusqu’à n’en plus pouvoir.

La schizophrénie paranoïde

En faisant mes papiers, je suis tombé sur le compte rendu d’une hospitalisation en milieu psychiatrique. C’était en mars et avril 2016. Il était écrit que mon séjour, était justifié en raison de la décompensation anxieuse d’une schizophrénie paranoïde.

Je souffrais beaucoup. Dès lors, je m’étais rendu dans cette clinique de mon propre chef.

La schizophrénie paranoïde

Aujourd’hui, je suis moins anxieux, heureusement. A l’époque, je prenais 50 mg de Tercian, matin midi et soir. Je tenais à peine debout. Tellement l’effet sédatif de ce médicament était puissant. 

Je ne vivais plus, je survivais.

On ne m’avait jamais dit exactement de quelle schizophrénie je souffrais. Je l’ai découvert sur ce compte rendu.

La schizophrénie paranoïde est la forme la plus fréquente. Je me reconnais assez dans la description de cette pathologie, avec la surestimation de soi (les idées de “grandeur”), des délires interprétatifs, l’anxiété…  

Il en existe cependant bien d’autres.

Je me souviens des premiers jours dans cette clinique. Il faisait beau et je me baladais dans le parc. Les deux premières semaines, nous ne pouvions pas sortir de la structure. Grâce à ma mutuelle, j’avais une chambre particulière, avec une armoire fermant à clé, pour y mettre mes affaires personnelles… Nous pouvions garder nos smartphones en permanence sur nous. Le règlement n’était pas trop strict.

Malgré tout, au bout de quelques semaines, je commençais à trouver le temps long. Les jours s’enchaînaient, toujours de la même façon. Les médicaments, la visite dans la chambre pendant quelques minutes du psychiatre,et les repas…

De plus, ma pathologie, la schizophrénie paranoïde, me faisait me méfier des autres. Il n’y avait vraiment qu’une personne, avec qui je me sentais en confiance.

Je me sentais être centre d’une intrigue malveillante. A la fin, je ne descendais même plus le soir pour le souper. Je restais dans ma chambre, pour être un peu tranquille.

Avec mon antidépresseur, je suis comme une pile électrique.

Hier, en début d’après-midi, j’avais rendez-vous chez ma psychiatre. L’entretien a duré une petite heure. Je suis alors rentré chez moi, content de retrouver mon appartement, dans un état d’esprit assez positif. Elle n’a pas modifié mon traitement, qui est déjà assez conséquent.

Ce matin, une heure après avoir avalé mon antidépresseur, le Prozac, j’étais comme une pile électrique. Il fallait absolument que je marche un peu. Je me suis donc rendu dans le supermarché de mon quartier, pour acheter une bricole à quelques cents.

Le Prozac
Le Prozac

Sur le chemin, j’ai chanté tellement j’étais joyeux. Le Prozac est vraiment un antidépresseur puissant.

Quelques heures après, j’étais toujours aussi dynamique.

Ce médicament m’a vraiment sorti du gouffre. Bien sûr, il suffirait de peu, pour qu’une idée envahissante, une grosse angoisse ou une idée délirante, me prenne tout entier pour me faire plonger à nouveau.

Mais maintenant, bien souvent, lorsque l’on me demande comment ça va, je peux répondre sans mentir, « ça va bien ».

Avec ma psychiatre, j’ai notamment parlé de mes délires. De cette idée de toute puissance, qui me gâche la vie depuis tellement d’années.

Elle a beaucoup écouté, prononçant quelques mots de temps en temps.

Je dois la revoir après les fêtes de fin d’année. Etant soumis à de nombreuse réunions de famille, c’est toujours un moment difficile, qui vient bousculer ma vie « monastique » et très ritualisée.

Dans ces périodes-là, même mon puissant antidépresseur, le Prozac, atteint ses limites.

Pour la soirée du nouvel an, je pense rester seul. C’est trop dur d’être confronté aux autres, pendant plusieurs heures. Je me ferais un repas amélioré, et je me coucherais sans doute avant les douze coups de minuit. J’essaierais de ne pas boire d’alcool trop tôt. Pour noël, j’irais chez mes parents, qui reçoivent ma famille, le 24 et le 25. Heureusement pour moi, je pourrais m’éclipser de temps en temps.

Etre amoureux lorsque l’on est schizophrène

L’engagement avec les femmes me fait peur. J’ai eu quelques expériences dans ma vie, que j’ai rapidement interrompues. La simple idée de partager un lit, toute une nuit, avec quelqu’un d’autre, me donne maintenant des sueurs froides. Il me faut ma zone de confort. Je suis un solitaire, depuis toutes ces années. Même si les femmes continuent à m’attirer. Je ne perds donc pas espoir.

Etre amoureux lorsque l’on est schizophrène
Etre amoureux lorsque l’on est schizophrène

De plus, j’ai des amis schizophrènes qui vivent très bien en couple. Ce n’est donc pas impossible. Je pense à Henry, qui a vécu de nombreuses années avec une femme ayant la même maladie psychique. Il y a bien d’autres exemples, avec des mariages…

A l’association de patients, il y a une adhérente schizophrène, qui a accouchée il y a quelques années, d’un garçon. Malheureusement pour elle, la garde lui en a été retirée, après une hospitalisation en psychiatrie. Elle l’élevait seule. Cependant, elle continue de tisser des liens très forts avec lui, et pourra bientôt l’avoir à son domicile, quelques jours et nuits par semaine. La maladie ne coupe pas le lien d’amour, d’une mère ou d’un père pour son enfant.

Comme je le dis plus haut. Une personne souffrant de schizophrénie, peut être amoureux et aimer. Il n’y a pas d’incompatibilité. Il m’est arrivé aussi, d’avoir des sentiments pour une femme, qui se sont concrétisés, à l’association de patients. C’était il y a quelques années, avant que je ne me replie beaucoup plus sur moi-même.

Aujourd’hui, je ne veux juste plus souffrir. Je souhaite trouver un équilibre. Même si je dois finir ma vie seul. Je veux bien sûr encore embrasser les lèvres d’une femme, toucher sa peau, sentir son parfum, tomber amoureux… Mais ce n’est plus une obsession. Je me laisse le temps. Peut-être une vie de couple ou chacun aura son logement, avec des moments privilégiés.

De mauvaises connexions dans le cerveau d’un schizophrène

La douleur hier soir était intense. Ça a commencé vers 17 heures, avec le coucher du soleil. Je ne sais pas ce qui s’est passé. Surement de mauvaises connexions dans le cerveau. Une sorte de blues du dimanche soir. En pire !!!

J’étais dans mon canapé. Je ne supportais plus rien. Ni le son de la radio, ni l’image de la télévision. Et il était encore trop tôt pour aller dormir. Il fallait que les minutes passent plus vites. J’étais toujours dans mon canapé, désespéré.  Pour tuer le temps, je me suis fait à manger. Je n’étais pas bien. Mon seul salut était dans le sommeil.

J’ai pris deux comprimés d’un puissant sédatif. Malheureusement pour moi, ils n’ont pas été très efficaces. A force d’en avaler, mon corps s’est habitué.

Vers 20 heures, je me suis quand même mis dans mon lit. Dans l’espoir, que les mauvaises connexions dans le cerveau se rétablissent un peu pendant la nuit.

Avant cela, je n’avais pas passé un trop mauvais moment. Le midi, j’étais au marché de noël de ma ville. Il y avait un carré brasserie avec une scène. Un chanteur assez mauvais, reprenait les standards du rock. J’avais l’impression d’être dans un karaoké. Je n’ai pas pris d’alcool.

Cela fait trois jours que ne n’ai rien bu. Je préfère faire attention. C’est tellement facile d’aller au supermarché, et d’acheter de quoi s’assommer, pour ne plus penser. En général, je regrette après.

Ça y est. La nuit a enveloppé la ville de son désespoir. En tout cas, c’est comme cela que je vois les choses. Il faut que je ferme les volets.Demain, j’irai à l’association de patients, si les lycéens, en quête de vacances prolongées, veulent bien laisser passer les bus. J’ai toujours l’angoisse de me retrouver dans l’impossibilité de renter chez moi.

La crise d’angoisse ultime

Il y a dans ma ville un marché de noël. Déjà le weekend dernier, J’ai pu profiter du carré brasserie, pour manger un steak frites avec mon père. La salle était bondée. Je n’ai pas eu de crise d’angoisse, ni de sentiment de mal être. Evidemment, le fait d’être accompagné m’a aidé. Seul, je n’aurais pas fait cela.

crise d'angoisse
Crise d’angoisse

Aujourd ’hui, j’ai déjà passé quelques heures dans mon canapé. A force, le tissu commence à se déchirer. Je regarde à la télévision,les directs sur les manifestations de gilets jaunes à paris. C’est assez hypnotisant.De toute façon, je n’ai pas grand-chose d’autre à faire.

Hier, en fin de journée, je me suis acheté deux trois bières,que j’ai bu assez rapidement. Je n’étais pas vraiment saoul. Mais quand même,je me suis mis dans mon lit de bonne heure. Je crois que je me suis endormi en quelques minutes.

Dans l’après-midi, mon blog avait planté. J’étais donc assez stressé, le temps d’avoir le service technique au téléphone. J’étais assez mal,avec les mains qui tremblaient… jusqu’à ce que le problème soit résolu.

D’une manière générale, je reste dans ma zone de confort. J’évite tout ce qui pourrait me provoquer une crise d’angoisse. Il y a quelques années, j’essayais encore de les combattre. J’allais au cinéma, je prenais le bus pour aller en centre-ville, j’invitais des gens chez moi… Mais aujourd’hui, je ne veux plus souffrir.

C’est un peu triste, mais j’ai perdu l’envie de me battre contre moi-même. Des années et des années de souffrance m’ont fait abdiquer.

Je ne veux plus risquer la crise d’angoisse ultime, qui me fera perdre conscience. J’y suis déjà passé pas loin. Dans l’autocar, dans le train, sur mon vélo, ou sur mes rollers, le temps de rentrer chez moi, ou même pour un examen sous anesthésie.

Je déprime. Vais-je aller chercher des bières ?

Je déprime

Je déprime

Cela fait plus d’une heure que je déprime. Je suis dans mon canapé et je n’ai plus d’énergie. Plus le gout de vivre. A force de ne rien faire, c’est un peu normal. Du coup, j’ai hésité à aller chercher quelques bières. Au final, j’ai ouvert un sachet de cannabidiol ou CBD, pour y prendre quelques bonbons. Il n’y a pas d’effet planant. Ça relaxe juste un peu.

Pourtant, ce matin, comme tous les matins, j’avais pris mon antidépresseur.  De toute évidence, Je ne pourrais plus vivre sans. Il est d’habitude assez efficace. Surtout après l’avoir avalé. Je suis une vraie pile électrique. C’est ce qui me donne la force d’aller à l’association de patients.

Mais cet après-midi, je déprime.

Enfin, là, devant mon écran et avec les deux bonbons de cannabidiol ou CBD que j’ai pris. Mon cerveau est dans de meilleures dispositions, comme apaisé.

Je me sens quand même un peu seul. Mais pour ça je ne peux pas trop me plaindre. J’ai tendance à repousser toutes les personnes qui voudraient s’approcher de moi.

Comme je le dis dans mon article précèdent, je vie comme un ermite. Je privilégie les relations par internet. J’ai un ami, qui n’est pas venu chez moi depuis de nombreux mois, mais avec qui j’échange encore par tchat.

L’intérêt est que je peux éteindre mon téléphone, si je veux être tranquille.

J’ai toujours été un solitaire, et avec ma pathologie, cela s’est aggravé.

Mon appartement est dans un épais brouillard. C’est ma puissante cigarette électronique qui en ait la cause. Il faut que j’ouvre en grand mes fenêtres pour aérer.

Dehors, il fait gris et froid. Ce n’est pas très encourageant. Je suis déjà obligé de mettre une veste polaire, pour affronter les 15 degrés qu’il fait dans mon logement.

Va-t-il neiger cette année ? Rien n’est moins sûr.

Schizophrène donc ermite ?

Ermite

Ermite

La journée s’étire comme un élastique. Je passe mon temps dans mon canapé, qui commence à vieillir, à regarder les chaines d’information en continue, ou musicale. Qu’est ce qui a changé depuis 20 ans ? Pas grand-chose. J’ai tenté à deux reprises de me rapprocher du monde du travail, sans succès. Je suis quand même parti de chez mes parents, pour avoir mon propre logement.

Mais j’ai l’impression d’être un mort vivant. Je ne vais jamais au cinéma, ni au restaurant, et encore moins en vacances… Cela me ferait pourtant du bien, de mettre mes pieds dans l’océan atlantique, un été. D’allonger ma serviette sur le sable et de prendre le soleil.

Je vis un peu comme un ermite. Chaque fois que je sors de chez moi, je respire un bon coup pour me donner du courage.

Dehors, il y a pleins de gens avec lesquels je croise le regard. J’essaie de ne pas trop les fixer. Il y en a un en particulier, à l’arrêt de bus. Cet homme est souvent là quand je vais faire mes courses. Il doit avoir 40 ans passé, le crâne rasé. Il n’a pas l’air commode. Je me méfie un peu de lui. Il me regarde souvent profondément, avant que je ne tourne la tête.

Vite vite, il faut que je m’éloigne.

Ce weekend, j’ai quand même effectué la visite d’un marché de noël. Cela m’a sorti de chez moi. Je me suis fondu dans la foule. Je n’étais pas trop angoissé. En tout cas moins que l’année dernière, pour le même évènement.

Je suis content, c’est plutôt positif. J’ai quand même un fond d’ermite. Je ne cherche plus à inviter du monde chez moi, ou aller chez les autres.

Je ne cherche pas non plus à avoir des amis.es, ou même des connaissances.

Pour nouvel an, je serais sans doute seul, dans mon appartement. Je me prendrais peut être un peu d’alcool. Ermite et heureux de l’être.

Dieu me harcèle

Dieu

Dieu

Le soleil réchauffe mon petit appartement. Dieu m’influence dans tous les petits gestes de la vie. Je n’entends pas de voix, mais c’est plutôt une directive qui s’impose à moi. Je dois suivre cette injonction, sous peine qu’un malheur vienne me frapper. C’est dur à vivre. J’ai l’impression d’être sans arrêt sous surveillance, avec des plaques d’égout à éviter, choisir un interrupteur plutôt qu’un autre, faire  le bien, ou penser une chose plutôt qu’une autre… D’autre fois je parle directement à Dieu, pour lui demander de l’aide. Je lui répète plusieurs fois mes doléances, puis je m’excuse de le harceler.

Ce matin, j’étais à l’association de patients, comme tous les jours de la semaine. Elle est fermée le weekend. Je peux donc me dire que je suis en repos. En effet, franchir le pas de ma porte et m’en éloigner, me demande toujours un gros effort. Cependant, le lundi matin, je suis quand même content de revoir du monde.

Là-bas, Dieu me laisse un peu tranquille.

Dans le bus que je prends pour revenir à mon domicile. J’essaie de m’installer toujours à la même place, derrière le conducteur. Parfois, je croise le regard d’un homme, souvent âgée, et un flash m’envahit. Je me dis que cet homme est Dieu, et que je l’ai repéré. D’une semaine sur l’autre, il peut choisir des apparences différentes, en changer d’enveloppe corporelle. Cela me perturbe beaucoup.

Quand J’étais en crise, je voyais même le tout puissant à la télévision, et c’est comme si il me parler, juste à moi.

Je devrais peut être demander à ma psychiatre, d’augmenter ma dose de neuroleptique.

Je commence juste à lui parler de tout cela.

Aujourd’hui, je n’ai pas pris de cannabidiol (CBD). Je ne sens pas le besoin d’en prendre, ni d’en racheter. Cela fait plusieurs mois que j’en consomme régulièrement.

Un drame va arriver, et cela va être de ma faute

Drame

Drame

Mes angoisses sont insupportables, toute la journée. J’ai sans arrêt peur d’être le responsable d’un drame, de manière involontaire. Je vérifie toujours 10 fois que j’ai bien fermé le gaz dans la cuisine, pareil pour le réfrigérateur, ou les lumières…  surtout quand je suis chez mes parents. De peur que leur maison ne brûle de ma faute. On ne sait jamais, un congélateur mal fermé pourrait y mettre le feu. Je n’ai plus confiance en moi, ni en l’avenir. A cause de mes crises de schizophrénie aiguës. Il y a quelque chose qui s’est brisé. La certitude a disparu, pour laisser place à l’incertitude généralisée. Je vis dans un monde imaginaire, bien souvent. Je ne sais plus trop distinguer le réel, de la folie. J’ai souvent besoin de quelqu’un pour me rassurer. Pour me dire, que congélateur laissé ouvert  ne prendra pas feu.

Je prie bien souvent pour me donner confiance.

Aujourd’hui, je n’ai presque pas pris de Cannabidiol, ou CBD. Pour l’instant, je ne me sens pas particulièrement en manque. J’ai encore quelques bonbons de ce cannabidoïde, mais je ne souhaite pas les prendre pour l’instant.

Je me suis quand même bu deux bières, en début d’après-midi. Je ne suis pas saoul, juste un peu guilleret.

J’attends sagement que la soirée n’arrive, sans drame.

Un chargeur de téléphone mal branché pourrait être la cause d’un incendie. Je débranche alors toujours tout.

Dans 15 jours, j’ai rendez-vous chez ma psychiatre. Elle m’avait laissé un mois, avant d’éventuellement augmenter mon traitement. On verra bien.

C’est pareil, quand je bouge la voiture de mes parents, dans une impasse où il n’y a jamais personne, je me dis que j’ai écrasé un bébé, en faisant marche arrière. A chaque fois pourtant, je fais le tour à pied avant, et je regarde dans les rétroviseurs, pour bouger la voiture et passer une vitesse.