Quand un schizophrène est mélancolique

Je suis mélancolique. Mon frère qui était chez mes parents ce weekend est reparti. Du coup, je n’ai pas envie de faire grand-chose. Je suis lasse de tout. Comme il habite trop loin pour moi, je ne vais pas lui rendre visite. Je n’ai jamais vu sa maison… Il y habite pourtant depuis quelques années.

Je lui ai parlé de maladie, la schizophrénie, il n’y a pas si longtemps. Il s’avait juste que j’étais en proie à de nombreuses angoisses, qui m’empêchaient de vivre normalement…

Comment a-t-il réagi?

Le jour ou je lui ai fait cette terrible révélation. Il a eu un sursaut dans son regard. Il n’a pas posé de question et nous n’en n’avons jamais reparlé. C’est tabou dans la famille.

Mon frère est deux ans plus jeune que moi. Nous sommes donc relativement proche. Je sais malgré tout que je ne le reverrais pas avant un bon bout de temps. Je suis donc mélancolique.

mélancolique
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Demain matin, l’association de patients rouvre ses portes. Ça va être l’occasion de me changer les idées, je l’éspere.

En attendant, je me suis installé dans mon canapé et je vapote. Un épais brouillard a envahi mon appartement. Il faut que j’ouvre en grand mes portes fenêtres. Je risque sinon de déclencher mon alarme incendie.

Et puis il faut que je fasse aussi un peu de ménage. Mais là, aujourd’hui, je n’en n’ai vraiment pas le courage.

J’ai juste envie de ne rien faire.

Même la météo a décidé de se jouer de mon moral. Le ciel est gris. S’il descend encore un peu, je risque de le prendre sur la tête. Tic-tac, l’heure tourne. Encore 15 minutes et il sera temps d’avaler mes comprimés du soir. De quoi garder ma lucidité pour la nuit. Trois fois par jour, c’est le même rituel, immuable. Comme le soleil que se lève chaque matin.

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