Amour et schizophrénie

Cela fait quelques jours, qu’une femme, à l’association de patients que je fréquente, m’avoue ouvertement son amour. Bien que cela soit flatteur, je ne suis pas intéressé par elle. Cela fait deux ans que je la connais et je la considère, c’est vrai, comme une bonne amie. J’ai de l’affection pour elle mais pas d’amour et elle ne m’attire pas.

Elle est « marante » et dans l’association elle est aussi un repère pour d’autres adhérents. Mais il est vrai aussi que nous avons douze ans d’écarts.

Bien que schizophrène, je suis capable d’aimer. Cela m’est arrivé d’avoir des sentiments et de pouvoir les partager, mais pas avec cette femme.

Ne voulant pas la faire souffrir, je lui ai expliqué calmement que c’était une amie. Puis, comme elle insistait je lui ai dit qu’elle trouverait un homme qui pourrait lui apporter de l’amour.

Elle s’est mise en colère. Je me doutais qu’elle n’apprécierait pas.

Apparemment cela n’a pas suffi, puisque quelques heures plus tard, elle m’a envoyé un message dans lequel elle m’expliquait, que vu la façon dont je la regardais, il devait y avoir de l’amour.

Je ne lui jette pas la pierre, il m’est arrivé aussi d’avoir des sentiments pour une femme qui n’en n’avait pas pour moi.

Elle est intelligente, mais dans c’est moment-là, c’est plutôt le cœur qui parle et elle est très fleur bleue.

Heureusement, le weekend est arrivé et l’association est fermée. Cela va peut-être mettre un peu de distance entre nous.

Je ne sais pas si lundi, elle va venir à l’association et dans quel état d’esprit elle va être.

La schizophrénie n’est pas une maladie qui empêche d’aimer. Je dis cela parce que j’ai vu que beaucoup de personnes se posaient cette question sur « Google ». C’est juste que cela doit être réciproque.

13 réflexions sur « Amour et schizophrénie »

  1. Agnės

    Bonsoir !
    Amoureuse d’un homme plus jeune que je suspecte de symptômes schyzophreniques, je me suis reconnue dans votre description ! Si son refus m’avait mise en colère j’aurais certainement réussi à faire le deuil de cet amour envahissant et unilatéral.
    Grâce à vous me voilà assurée qu’une personne diagnostiquée schizophrène peut tomber amoureuse et que sa maladie ne perturbe pas ses sentiments.
    Merci pour votre blog. Vous rendez service à tout le monde.

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  2. umabel

    Bonjour !!!
    la schyzophrénie ne permet pas a ceux qui sont atteints d ‘ avoir une vie affective , je parle pour un vrai malade que je suis , car la plus part ce disent malade mais ils ont quand mème de l ‘ amour , donc tant qu ils ont quelqu ‘ un avec de la chance sa passe , par contre sans chance c est foutue c est guérie et les médocs c est de la merde , camisole chimique , un vrai malade n en a qu a foutre des médocs ont veut du concret , mais en faites ont est pas malades , les malades c est ceux qui se disent sain d esprit et qui pète un cable et qui font du mal , un malade comme nous a peur du mal il fait tout pour l éviter , mais les cons il y en a des plus en plus dans cette société pourrie

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  3. Titi

    En tant que jeune homme adulte diagnostiqué schizophréne, stabilisé nn pas sans mal, je pense, que lorsque l’on ai attirés, par une femme “normal”, et que cette attirance est réciproque, il ne faut surtout pas dévoilé, cette maladie dans un premier temps, car cette maladie est très stigmatisés, par tout les côté (elle fais peur, beaucoup de préjugés négatif…), à tord car ces personnes sont plus souvent victimes, que auteurs d’agression; physique, verbale, morale etc…
    En tant que personne ateint du syndrome schizophrénique, j’ai mes défauts comme tt le monde, certe parfois un peu différents [(les symptômes de la schizophrénie, qui sont invalidant au quotidien) manque de motivation, trouble de la concentration, repli social,(parfois du au regard des gens sur la maladie) halucinations de tt sortes mes gérable grâce aux neuroleptiques)] mes aussi beaucoup de qualité, je suis très sensible, (plus que les gens nn malade), intelligent, attentionné, bienveillant envers autrui, et gentil : si..si.. c’est vrais 🙂
    Mais en france, dès que l’on est différent, ds tt les domaines, pas seulement la maladie, et que l’on est pas dans le même sillon, que la majorité des “bonnes gens ou dans la normalité” on vs regarde d’un mauvais oeil…
    Pour finir, dans cette société, de plus en individualiste, matérialiste et tt vas vite, et ou l’on ne prend plus le temps de connaître les personnes pr ce quel sont ! Mais pr ce quel vaut, DSL mais je pense que certains on perdu les vrais valeurs de l’existence.
    Cordialement,
    Titi

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  4. Lucrecia

    Je suis une jeune élève infirmière .. lors de mon deuxième stage j’ai rencontrée un patient schizophrène pour qui j’ai eu une sorte de béguin , mais en tant qu’eleve je me refusais a cette relation .. le dernier jour de mon stage voyant que j’allais perdre ce jeune homme j’ai pris mon courage a demain et dans les dernières minutes avant mon départ je suis allée le voir pour lui dire en revoir et j’en ai profitée pour prendre ses coordonnées . Il a accepté et ce fut le début d’une de mes plus belles relation . Avant cela lors de mon stage nous n’avions que très peu échangés . Je savais qu’il était la suite à un passage à l’acte sur deux personnes mais cela ne m’a pas arrêtée . Il y a eu des échanges de regards tellement puissant que j’en avais le tournis . Depuis maintenant quatre mois nous sommes en couples je lui ai conseillé de le dire au psychiatre qui le suit pour être honnête ce qu’il a d’ailleurs beaucoup apprécié . Nous nous voyons seulement lors de ses permissions le weekend ce qui est très dur . La chance que j’ai eu c’est qu’il a très vite était régulé par les neuroleptiques et qu’il n’a plus aucuns symptômes de la maladie ( plus de délires , de voix ou de réactions typiques a la maladie) j’ai en face de moi un être exceptionnel dont je suis follement amoureuse .. et qui me fascine . Je le trouve tellement courageux je suis admirative . Au début nous nous sommes posés la question de savoir si ça n’était pas le fantasme de l’infirmière pour lui et du patient pour moi . Mais en allant plus loin dans la relation nous en sommes arrivés à la conclusion que ca n’était pas le cas .

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  5. chris

    Bonjour Paul,

    Je tombe par hasard sur votre blog….
    J’ai rencontré un homme au départ merveilleux et qui s’est avéré souffrant de votre maladie….mais qui se dit “guéri”…
    Aux vues de ses réactions, je pense que non…
    A son contact tout a d’abord été merveilleux….et rapidement étrange et violent psychologiquement…
    En moi même je me sentais très étrange et avec de gros soucis de sommeil….
    J’aurais voulu….l’aider…..l’aimer…..mais il ne le souhaite pas…
    Quand j’ai commencé à lire des articles pour comprendre et posé des questions comme il me l’avait demandé si je voulais savoir des choses……il s’est braqué…..il s’est fermé durement et notre relation naissante à explosé…
    Est-ce que vous arrivez à aimer, à ressentir l’amour des autres….ou cela ne vous touche ? ou pas du tout….
    Je me sens désemparée et très affectée…
    Ne comprenant pas son degré de maladie, quoi dire, ne pas dire, son ton et son regard très agressif m’a sûrement poussé à lui dire des choses qu’il ne fallait pas….donc c’est fini avec lui…
    Ce fût intense et super bref …mais je me sens en vrac…et tellement triste pour lui…
    Belle journée à vous

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    1. Mitch

      Bonjour Chris,

      Si je peux vous aider, étant schizophrène, je répondrais à vos questions, bien sûr que l’on peut aimer, ça m’est même arrivé d’avoir un coup de foudre :). En ce moment il y a une fille pour laquelle je ressens de l’amour mais ce n’est pas réciproque.
      Pour ma part, je ressens bien plus fortement les émotions que la plupart des gens normaux (schizophrène et émotif… je vous raconte pas le mélange !).
      Par exemple, je capte facilement les sentiments et émotions des gens autour de moi, même si je peux contrôler mon niveau de sensibilité parfois en intériorisant ces émotions et ne rien laisser paraître (on me voit certainement comme froid et renfermé, alors que j’adore avoir de la compagnie ;)).

      Si je peux vous donner un conseil, ne laisser pas cette histoire aussi belle fut-elle, vous “gâcher” la vie.
      Tournez la page et passer à autre chose, à quelqu’un d’autre.
      Surtout ne culpabilisez pas pour lui. Pour moi on a toutes et tous des capacités et donc “handicaps” différents suivant nos gènes, notre environnement, nos expériences et ce que l’on en retire. La vie n’est pas facile pour tout le monde, que l’on ait un handicap reconnu ou non. Il y a des degrés divers dans la normalité.
      Ce n’était pas la bonne personne, mais gardez ce qu’il y a de positif, et ce que cette relation vous aura apprise.
      Perso je ne voudrais pas que quelqu’un culpabilise pour ce que j’ai.

      Bien cordialement,

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  6. Bouanga

    Bonjour. Je suis heureuse de tomber sur cette page et j’espère avoir des réponses. Je sors avec un monsieur depuis 4 mois déjà, on est très amoureux l’un envers l’autre. Je ce je constatais de son comportement, c’est qu’il est trop renfermé et il fume beaucoup. Il ya une semaine il m’a avoué qu’il était en asile psychiatrique pour schizophrénie, il ya trois donc depuis 2016, qu’il est sorti de l’hôpital psychiatrique. Il loue son appartement et il travaille. En fait il mène une vie normale. Mais depuis qu’il me l’a avoué je ne sais plus quoi penser. J’envisageais vivre avec lui tellement il est attentionné, aucun homme normal de m’avait jamais traité aussi bien auparavant. Je l’aime je ne veux pas le faire de faire. Mais maintenant j’ai peur des lendemains. Dois je le quitter ou rester avec lui ?

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    1. Paul Auteur de l’article

      Bonjour Bouanga,

      Tu es heureuse avec lui. C’est le point essentiel. En plus il travaille… Je suis certain que c’est une personne fiable, sur laquelle tu pourras compter. Il y a tous les degrés dans la schizophrénie.

      Paul,

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  7. Mae

    Bonjour,
    Depuis plus d’un an je suis amoureuse d’un homme extra-ordinaire. Lui a un coup de foudre pour moi. Pour ma part, lorsque je le vois la première fois, je ressens instinctivement une bizarrerie chez lui. Il fumé un joint, a un pull difforme et le regard paumé. Il m’observe intensément, de manière très appuyée et me met mal à l’aise. Malgré cela, je Je le revois plusieurs fois chez ses amis et je commence à le voir différemment. Il a une jolie voix, un beau sourire qui s’élargit jusqu’au coin de ses magnifiques yeux verts. Il a un rire qui me prend aux tripes. On s’observe, se sourit. Je me surprends à espérer le voir à chaque fois que je vais chez ses amis. Un soir, on se retrouve à parler sans fin d’une envie commune de visiter l’Australie. On se fait un ciné, un resto et on ne se quitte plus. C’est fluide, évident, spontané. J’ai des peurs tout de même car je sors d’une séparation douloureuse avec le père de mon enfant. Puis, par hasard je tombe sur une boîte de risperdal dans son sac. Étant aide-soignante, je devine tout de suite. Je tombe des nues, je pleure, je panique. Je suis en colère contre son amie qui a joué les entremetteuses. Mais je reste. Parce que je suis tombée amoureuse. J’ai quelques discussions avec sa sœur et sa mère qui m’expliquent beaucoup de choses. Un gros chagrin d’amour qui le fait décompenser. Une consommation excessive d’alcool et de drogues. Des amis et un rythme de vie néfastes. Il finit par être interné quelques fois. Malgré tout ce passif, je reste. On a des hauts et des bas. Ce qui ressort principalement c’est sa jalousie maladive à la limite de la paranoïa. Il n’a pas confiance en moi. A des comportements stupides et prends des décisions douteuses sur des coups de têtes. Il opte beaucoup pour la vengeance. Il s’emporte de manière irrationnelle, frôle la violence physique à chaque dispute. Tout est décuplé, intensifié. C’est affreux à vivre pour moi qui ne supporte pas l’injustice et qui me dévoue à lui. Quoi que je fasse, je suis toujours son ennemie qui va le tromper et lui faire du mal. Pourtant il m’aime passionnément, on rit beaucoup, on voyage régulièrement ensemble, on fait l’amour tout le temps. Il a tout pour être rassuré et heureux mais rien n’y fait. Après une violente dispute où il m’étrangle et où j’envoie les pieds et les mains pour le virer de la maison, nos rapports se tendent. On se sépare mais on s’aime plus que tout. On se retrouve en cachette, on vit encore des moments magiques, on se dit qu’on ne veut plus jamais se quitter. Mais la jalousie et la paranoïa reprennent le dessus. Je le quitte définitivement. En étant toujours éperdument amoureux l’un de l’autre. On devient de vrais zombies. Je culpabilise de le laisser tomber. Je lui demande de reprendre son traitement, de suivre un psychiatre régulièrement, de retourner travailler (il a abandonné son poste), de se trouver un appart (il choisit de dormir dans sa voiture). Il refuse de reprendre un traitement. Il comprend qu’il me perd et est persuadé que je vois quelqu’un d’autre. Ce qui est faux. Un soir, il m’avoue qu’il est allé voir ailleurs. Je le prends mal, je suis dure dans mes paroles. Il finit par menacer de se suicider et il menace mes parents. Il est arrêté par la gendarmerie puis emmené pour être interné. Depuis, je ne pense qu’à lui. Il m’est insupportable de le savoir seul, à tourner en rond dans une pièce sans âme. Mais je sais que son traitement est la seule chose qui peut le sauver. Je suis impuissante. Dois-je continuer à le soutenir coûte que coûte ? Ou tourner la page ? Comment mes parents pourront-ils pardonner ? Ne vais-je pas mettre mon fils en danger ? L’amour peut-il triompher de tout ?
    Merci de m’avoir laissé m’exprimer.

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  8. Mitch

    Bonjour Mae,

    A-t-il accepté son état, en a-t-il conscience ? Tout du moins il ne l’accepte pas complétement vu qu’il le vit plutôt mal.
    Peut-être se met-il dans une relation avec vous du type patient-soignant. Ce ne serait pas le premier.
    Il attendrait de vous que vous l’aidiez, que vous le guérissiez… ce qui apparemment serait possible mais sur le très long terme. L’Amour et la sexualité y aidant beaucoup.
    Et du coup comme tout “soignant”, étant donné qu’il est malade, il vous en veut, parce que vous êtes normale et que c’est injuste. Comme son état ne s’améliore pas, ou pas assez, inconsciemment il pense que vous ne remplissez pas votre contrat en tant que soignante.
    En tant que schizophrènes parait-il, nous tissons des relations avec les gens tout comme avec des objets.
    Donc nous attendons d’une relation qu’elle ait une utilité.
    Pour vous donnez un peu d’espoir quand même, pour ma part étant altruiste je suis quand même capable d’aimer plus une personne que je n’aime moi-même, ce qui pour nous est très difficile sachant qu’on est quelque peu narcissique. Du coup je ne suis pas très d’accord avec cette analyse de voir tous les autres comme des objets, avec une obligation d’utilité dans les relations, avec une certaine fonction, voire une obligation de résultats.

    Perso si j’étais à sa place et dans une relation aussi forte et fusionnelle, je ferais tout pour ne pas la gâcher.
    Regardez au fond de vous dans votre cœur, ce que vous souhaitez vraiment faire, en l’acceptant avec ses hauts et ses bas, ou peut-être que cette relation vous fait du mal et vous préféreriez en sortir ?
    Vous seule le savez.
    Tout ce que je peux vous dire c’est que le chemin de la “guérison” (disons plutôt du vivre mieux, proche de la normale) est long que c’est un combat de tous les jours, voire de chaque instant, autant pour vous que pour lui.

    Témoignage intéressant à l’appui, y’en a un qui s’en est sorti, “the one that get away” :
    https://www.carenity.com/infos-maladie/magazine/temoignages/schizophrenie/temoignage-63

    Salutations,
    Bon courage

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  9. Quentin

    Bonjour ,
    Premièrement je tenais à signifier que je suis skyzo affectif .stabiliser a moitier il ne veulent pas me changer le traitement parceque eux pensse que je suis stabiliser .jai eu beau tout faire même me faire hospitaliser il me laisse dans cette galerre avec un traitement qui ne me conviens pas je fait toujours des crise qui ce transforme petit a petit en crise suicidaire et meurtrière j’en et parler a ma psy sa ne la pas affoler plus que sa je travaille en ezat et jai une copine a vrais dire ces mon ex femme.on a pas réussi a se separer totalement elle et borderline,du coup ces pas facile tout les jours des foi je laime des foi je la déteste mais on ne se separe plus elle a 11 ans de plus que moi .ces très difficile d’être skyzophrene sacher le ces nous qui souffrons on souffre a la foi des symptôme de la maladie dit positif ou négatif on souffre de la stigmatisation et on souffre des effet négatif du traitement .apathie aboulie et j’en passe fait que petit a petit on ce coupe du monde et rester terre a terre nest pas facile.en vue dune science nouvelle sur la skyzophrenie et les améliorations qu’il y a eu cette décennie je tend à pensser que un jour proche ou lointain il inventeront un remede miracle qui eradiquera de la surface de la terre cette maladie handicapante qui fait parti des 10 maladie les plus invalidante du moment .donc difficile a dire si on peut aimer moi jespere qun jour je saurais aimer comme avant même si cela reste un doux rêve je pensse temp que ma femme maime ces le principale merci et bonne chance pour la suite

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