Quand la douleur est trop forte.

On ne peut pas se battre contre une douleur qui chaque jour à la même heure vient frapper à la porte. D’abord dans le ventre puis comme un crabe qui dévore sa proie, la douleur envahit petit à petit tout le corps pour finir dans la tête, les bras, les jambes… Il faut prendre son mal en patience. Il n’y a rien à faire. Ce concentrer sur une cigarette pour gagner quelques minutes ou faire un tour mais rien n’y fait, cela dure des heures.

Le soleil se couche et le crabe se cache. Je peux pousser un ouf de soulagement mais je sais que demain ce sera pareil, 365 jours par ans et toujours la même douleur. Elle est toujours au rendez-vous.

Heureusement en fin de journée c’est l’heure des médicaments. Je vais pouvoir sombrer dans une sorte de doux nuage. Un peu comme une cuite après des heures de stress. Le Temesta est l’alcool du schizophrène.

Je vous envie, votre vie de famille, les photos de bonheur que vous mettez sur Facebook…

Moi c’est la douleur qui m’accompagne, plus fidèle qu’un chien, je sais que demain elle reviendra. Laissez-moi juste ce soir avec mes Temesta, oublier cette après-midi. Oubliez-moi, je suis une erreur.

[paypal-donation]

1 réflexion sur « Quand la douleur est trop forte. »

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.