En finir avec la vie

En finir

En finir

Hier soir, une envie récurrente est venue me chatouiller le cerveau. Ça a commencé en milieu d’après-midi. Je ne me sentais pas bien. J’étais comme en morceau, à l’intérieur, il y avait une vibration désagréable. Comme une fausse note, qui jouait en permanence. Le corps tout entier était pris par cette  sensation plus que désagréable. Les rayons du soleil devenaient agressifs. Il n’y avait aucun lieu, aucune personne qui pouvait me soulager. J’avais envie d’en finir.

Malgré tout,  depuis peu, je me dis : « Paul, essaie de reprendre le dessus, positive. Tu peux jouer sur ton mental, il faut y croire ».

Malheureusement, toutes ces incantations sont sans effets. J’ai beau me dire que je suis le capitaine, toutes mes souffrances sont ingérables.

L’envie qui me tenaillait depuis le début de l’après-midi, est devenue plus forte, je voulais en finir. Il devait être 16 heures quand, j’ai commencé à prendre du Temesta. C’est un anxiolytique, qui à forte dose et mélangé à l’alcool, peut être dangereux.

Je plaçais deux par deux les comprimés sous ma langue, pour qu’ils fassent effet plus vite. Je voulais en finir.

Au bout d’un moment, je commençais à avoir des difficultés pour marcher. Il y avait cette bouteille d’alcool, là dans mon placard.

Je l’ai mise sur la table. Je l’ai regardé pendant de longues minutes.

Mais non, même si je voulais en finir, je me suis ravisé.

Il n’était pas tard, à peine 19 heures. Il n’y avait qu’une solution, si je voulais éviter d’être de nouveau tenté par cette bouteille, il fallait que je dorme.

Le soleil était déjà couché. Je me suis mis en condition pour dormir, en vérifiant que tout était bien éteint, lumières, plaques de cuissons…

J’avais toujours envie d’en finir. Vite, il fallait que j’aille dormir, pour ne plus y penser.

3 réflexions au sujet de « En finir avec la vie »

  1. Pixel

    Bonsoir Paul,

    Il faut relever la tête et être courageux. Je sais que c’est pas facile… le suicide doit être une des premières causes de mortalité chez les personnes qui souffrent de schizophrénie.

    Faut que tu sois fort Paul, je te jure, tu as des personnes dans ton entourage qui t’aiment et rien que pour ça, c’est une raison de tenir bon et d’être courageux.

    Quand la maladie s’est déclarée chez moi, j’ai faillt aussi me foutre en l’air et heureusement que les gendarmes m’ont ramassés sur le bord d’une route, sinon je ne serais plus là.

    Une autre fois j’ai faillt passer à l’acte sur mon lieu de travail pas longtemps après ma seconde hospitalisation et je ne te parle pas de toute les fois où j’ai fait le con en mélangeant alcool et médocs… Bref des périodes noires de ma vie. Puis j’ai pensé à ma famille qui est une chose que j’ai de plus précieux dans ce bas monde.

    Accroches toi Paul, je sais bien que les délires peuvent parfois même souvent prendre le dessus mais casse la gueule à tes psychoses en leur montrant que tu es plus fort, respires, aères toi les idées, souris et perds pas espoir surtout…

    Je vais pas te dire la phrase type la vie mérite d’être vécu même si c’est vrai mais nous sommes en décalage avec et à cause de nos délires et angoisses mais on ne mérite pas de tout lâcher pour une maladie qui nous pourrie l’existence jusqu’au plus profond de nôtre chair… Je te cache pas que j’ai encore aujourd’hui des problèmes d’alcool et les lendemains de murge,mes angoisses m’envahissent, j’ai souvent des flashs ou je me revois gamin avant m’a maladie heureux avec ma famille avant que ma vie ne soit bousillée par cette foutue pathologie.

    Courage Paul, je te comprends mais il ne faut pas baisser les bras. Je t’embrasse.

    Pixel

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  2. Nizar

    Bonsoir

    Ça faisait longtps que je ne suis pas venu lire tes textes. Ils sont tjrs aussi bien écris, tu décris tjrs aussi bien ce que tu ressent, ce blog doit être d’une grande aide pr les autres souffrant du même mal, alors courage !

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  3. Laurence

    Bonsoir Paul,
    Je ne suis pas schizo. Une amie dit que je suis bipo. Peut être un peu, et peu importe.
    Les pulsions suicidaires que je ressens parfois sous antidépresseur et anxiolytiques me semblent être des défis à mon instinct de survie.
    Ça ferait quoi si je sautais du quatrième alors que je rate systématiquement une marche dans les escaliers et que j’ai le vertige ?
    Ça donnerait quoi si je me fracassais la tête sur le robinet ?
    Je ne suis pas schizo, peut-être limite bipo, mais évidement dépressive.
    Mon meilleur ami était bipo schizo et je crois que je ressentais un peu tout ceci.
    La seule chose que je pourrais dire est : ne laissons pas quelque d’autre prendre le contrôle de nous-mêmes.
    Courage en tous cas.

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