Crise de schizophrénie aiguë à la montagne

Crise de schizophrénie aiguë

Crise de schizophrénie aiguë

Cela fait 20 ans maintenant, que j’ai fait ma première crise de schizophrénie aiguë. Ce fut un véritable cataclysme dans ma vie. C’est après cet évènement, que la souffrance latente s’est exprimée pleinement. J’ai eu mes premières crises d’angoisse et mes premières, terribles boules au ventre, quelques jours après ma première crise de schizophrénie aiguë. Je n’avais jamais connu de telles souffrances, bien que je ne fusse pas bien depuis plusieurs mois.

Cette première crise de schizophrénie aiguë, s’est déclenchée en vacances, avec ma famille, un hiver à la montagne. Cela faisait plusieurs mois que j’étais délirant, tout en arrivant à donner le change, dans les discussions avec les autres. Je ne dormais plus la nuit, je délirais…  Un soir donc, alors que dehors tout était immaculé de blanc, éclairé par la pleine lune. Je me suis mis à déambuler à l’intérieur de l’immeuble, dans lequel ma famille et moi avions un appartement. Arrivé au sous-sol, je savais que j’allais exploser. Je me suis alors mis en quête d’un lieu plus approprié, pour hurler et me débattre avec les pompiers…

A partir de ce moment, mon ancienne vie était morte. Je naissais dans la douleur, une seconde fois. Plus rien ne serait comme avant. Je venais de perdre définitivement mon insouciance, mon espérance…

Quelques mois plus tard, j’ai réussi à reprendre des études, mais j’étais en morceau, angoissé pour le moindre détail…

Cette crise de schizophrénie aiguë, a fait exploser mon âme. Depuis, je ne suis plus que l’ombre de moi-même.

Il n’y avait qu’un traitement, à base d’un puissant neuroleptique, qui pouvait me permettre de juguler les délires.

Malheureusement pour moi, il a fallu une deuxième crise de schizophrénie aiguë, deux ans plus tard, pour que ce puissant neuroleptique me soit prescrit.

Depuis j’essaye de me reconstruire, sans y parvenir.

2 réflexions au sujet de « Crise de schizophrénie aiguë à la montagne »

  1. Pixel

    Bonjour Paul,

    La première crise est souvent fatale et nous change pour toujours… comme tu le décris si bien c’est une seconde naissance dans la douleur. Et même si tu as une plume à en faire pâlir un non malade, il est est extrêmement difficile de retranscrire à l’écrit ce que l’on peut ressentir dans ces moments de crises, une sorte d’apocalypse psychique et pour moi heureusement que les gendarmes m’ont ramassés sur une route, sinon je ne serais plus là, je me suis perdu dans une campagne loin de chez moi, après ça, direction les urgences puis l’hp.

    Aujourd’hui je vais mieux, j’espère que ça continuera

    Courage! Je t’embrasse Paul,

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    1. Clément

      Salut,
      Il est en effet difficile de retranscrire les crises :j’ai eu ma première hallucination à douze ans et ma famille n’a pas compris (et nie toujours ma pathologie) je n’ai pas été soignée. J’étais dans un âge où on doit se construire et cela s’est avéré compliqué
      Courage,Paul
      Je t’embrasse

      Répondre

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