Triste jour

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Je suis triste depuis quelques jours. Ce matin, le réveil fut tardif. Mes antipsychotiques n’avaient pas encore atteint le cerveau que j’étais déjà parti faire quelques courses. Je luttais contre une crise d’angoisse qui montait, au fur et à mesure que j’avançais dans le fond du magasin. Tout autour de moi était mouvant. Mon corps n’était plus présent. Mon esprit voulait s’envoler, je ne sais ou. C’était horrible. Le visage des autres clients était déformé et le sol ne m’inspirait pas confiance. Aux caisses automatiques, mes mains se mirent à trembler. La tension se relâchait. Je pouvais enfin respirer.

Hier, j’étais tellement triste et mélancolique, que je suis allé acheter de la Codéine. Au moins avec elle, j’étais bien pour une heure ou deux. Je venais de faire beaucoup de peine à quelqu’un pour qui j’avais une grande affection, et je m’en voulais.

Aujourd’hui, plus grand-chose n’avait d’intérêt à mes yeux, après avoir fragilisé cette personne. Je me sentais triste. C’était une femme, que j’aurais dû rendre heureuse.

La solitude est tellement présente dans ma vie que je sais plus vivre avec les autres. Je suis seul et j’évite toute situation sociale, dans laquelle je pourrais être trop impliqué, comme une relation amoureuse.

C’est triste de vivre ainsi. Le soleil brille dans mon dos et je sens le poids de cette malédiction.

La souffrance va petit à petit gagner du terrain, comme tous les weekends. La tristesse sera sans doute remplacée par un mal être, et je vais surement me plier de douleur dans mon canapé.

Dehors, malgré le soleil, les températures sont encore basses.

J’ai envie d’échapper à cette maladie, la schizophrénie, qui dirige ma vie. Qui m’empêche de vivre comme je l’aurais voulu.

Je pense à cette femme, et je me demande ce qu’elle fait en ce moment.

3 réflexions au sujet de « Triste jour »

  1. Zelina

    Elle s’en veut aussi probablement de ne pas savoir y faire. Tu sais, une femme, ça ne cherche pas forcément à s’impliquer. Certaines femmes vivent au jour le jour et se laissent porter au gré des rencontres sans penser au jour suivant. Les femmes peuvent avoir aussi très très peur de s’engager. tellement que parfois, le mot seul suffit pour les faire fuir. Je crois pouvoir dire qu’elle fait partie de ces femmes là. Fais-lui confiance. Si tu en es là avec elle; je veux dire si elle a suffisamment d’affection pour toi pour se laisser fragiliser, c’est que de son côté, elle te l’a donnée sa confiance. Crois-moi. Vis et laisse mourir. Le reste n’est que littérature 😉
    Biz

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