Trouver une association de patients

Cela fait quelques jours que je ne suis pas allé à l’association de patients. J’ai hâte d’y retourner lundi. J’ai envie de voir du monde et d’échanger… C’est assez rare pour le signaler. Je crois que je suis resté trop longtemps dans ma rue. Même si je ne veux pas me mettre en danger, m’éloigner un peu me ferait du bien. Et puis l’association de patients n’est pas si loin. Environ 5 kilomètres. Je l’avais fait à vélo il y a une époque. J’avais eu de terribles angoisses. Mon psychiatre m’avait conseillé d’arrêter.

Mais,

Quelques années plus tard, oui cela fait dix ans que je vais à cette association, je me suis remis à prendre le bus. Au début, les angoisses étaient là aussi. Il m’a fallu du temps mais aujourd’hui c’est un peu plus facile. Tout du moins pour rentrer chez moi.

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J’évite quand même les heures de pointe, et après onze heures, le matin. Cela limite sérieusement les possibilités, je vous l’accorde.

Il y a environ soixante minutes. J’ai croisé le regard d’une voisine qui faisait du jardinage, devant sa maison. Enceinte de son deuxième enfant, je discute parfois avec elle. Aujourd’hui, nous nous sommes contentés de nous demander mutuellement si nous allions bien.

C’est une jeune femme sympathique.

Il y d’autres voisins avec qui je discute. Ils me connaissent pour certains depuis longtemps. Heureusement, je n’ai jamais fait de crise de schizophrénie aigue dans le secteur. Ils seraient beaucoup plus méfiants…

J’ai toujours eu la sage idée de m’éloigner. Ils doivent quand même se poser des questions sur ma santé mentale.

Allez, encore une belle journée qui a filé comme le vent. Apparemment nous sommes tous sous les éclaircies, poursuivant ainsi la période estivale.

Donc, je ne vais pas tarder à sortir un peu. Même si ce n’est pas plus loin qu’une centaine de mètres.

1 réflexion sur « Trouver une association de patients »

  1. Valérie

    bonjour Paul
    je vos que la difficulté de sortir dehors est toujours très présente . Donc, rester dans le canapé et vapoter, un peu de télé un peu de blog, c’est peu quand même quand on prend autant de médicaments aussi forts pour calmer voire stopper les angoisses. C’est à se demander si ça sert à quelque chose ces cachets , non ?
    Quand on prend des ces cachets, on doit être capable de reprendre une vie quasi normale, sortir et prendre le bus devrait être facile, il y en a même qui arrive à travailler.
    Je me demande si cette façon de traiter le problème ne serait pas une impasse totale. d’accord pour les cachets mais alors au prix de la vie.
    petite notion de medecine indienne, ayurvédique : Cette discipline considère que tant que la personne n’a pas atteint l’éveil spirituel, elle ne peut être considérée comme saine du point de vue mental. Onpeut dire que ça fait beaucoup de monde mais dans le cas de cette médecine globale, qui considère le corps d’un malade mental comme atteint d’une problématique intestinale, la partie psychologique et spirituelle est très importante.
    Faire une psychothérapie, lire, pratiquer les arts, discuter avec des gens ouverts à la méditation, au yoga sont tout autant de pistes à explorer pour trouver une issue à ce labyrinthe qu’est la maladie mentale. Grace aux cachets, les angoisses tombent et on peut se tourner vers l’extérieur pour s’aider à comprendre où on en est.Mais dans ton cas, Paul, les angoisses sont toujours aussi fortes et si j’ai bien lu ton blog, tu ne progresses pas. Si tu t’en tiens au problème de la dopamine et à ta psy dix minutes tous les deux mois, t’es très mal barré. Dans 20 ans t’es encore là, à t’ennuyer tout seul. Je crois qu’il va falloir te poser les bonnes questions et réagir, tu ne crois pas ? Le cannabis ou le brocolis, ok , mais rester seul toute sa vie, non.
    Il me semble que c’est important d’y réflechir, tu es largement capable de t’intérroger vraiment

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