Archives de catégorie : Vie sociale

La porte fenêtre d’une personne souffrant de schizophrénie

L’après-midi risque d’être longue. Les minutes s’écoulent lentement. Tictac… Mais pourtant, rien ne peut les arrêter. Mon visage se ride et mes cheveux tombent… Mon corps perd petit à petit de sa vigueur. Il m’en reste encore pour satisfaire une femme mais pour combien de temps ? Un jour il sera trop tard.

porte fenêtre
porte fenêtre

Le ciel gris me donne le cafard. La porte fenêtre de mon appartement est ouverte et je n’entends presque rien. Je suis peut-être déjà un fantôme. Il faudrait que je parle à quelqu’un pour me sentir vivant. Je vais aller faire un tour dans la rue pour humer l’air, prendre un passage piéton…

Un ami est parti sur la côte. Il va prendre un peu de bon temps. Il a bien raison.

Je viens d’avoir des nouvelles de « corps solidaires », pour mon projet. Cela devient de plus en plus réel. J’en suis heureux.

En attendant, le silence est assourdissant. De temps en temps je lève tête pour regarder l’écran de ma télévision, dont le son est coupé. Les images multicolores me sautent à la figure.

Quand même, derrière moi, une abeille solitaire fait son nid en terre dans un creux de ma porte fenêtre. Malheureusement pour elle, je le détruis involontairement à chaque fois que je ferme cette dernière. Pourtant obstinément, elle recommence tous les jours.

Une odeur de fruits rouges a envahi pour appartement et s’évacue doucement dehors. C’est la vapeur produite par ma cigarette électronique. C’est peut-être cela qui attire les abeilles…

Quelques fois même, mon alarme de protection contre les incendies se déclenche. Je laisse donc ma porte fenêtre ouverte.

Je tourne la tête vers mon horloge et je peux voir que le temps s’est accéléré. Il est relatif.

Pourtant, un sentiment de mal être s’est installé. Sans que je ne puisse en expliquer la cause. Je vais fermer ma porte fenêtre.

Le travail adapté lorsque l’on souffre de schizophrénie

L’heure est à l’ennui. Passer toutes ses après-midis à ne rien faire ou presque, finit par taper sur le système. Le cerveau se met en marche et les idées envahissantes ont toute l’attitude pour s’exprimer. C’est désolant.  Une abeille que vient de rentrer dans mon appartement m’occupe l’esprit quelques secondes.  

travail adapté
travail adapté

J’ai envie de voyage. De rencontrer du monde. De plonger mes pieds dans l’eau turquoise des mers du sud.

Il faut que je me reprenne et que j’arrête de rêver. Dans un premier temps, trouver du travail serait un bon point de départ. Mais avec l’âge, j’ai oublié ce que j’avais appris dans mes études.

Déjà à cette époque-là, ça commençait à en plus aller pas très bien. J’ai quand même eu la force d’obtenir un DUT.  Avant de sombrer définitivement.

Et puis il faudrait que le travail soit adapté.

J’ai déjà fait quelques tentatives qui se sont soldées par des échecs.

Dans un mois j’aurai 41 ans. Et autant de centaines d’heures à ne rien faire, allongé dans mon canapé, seul.

Je n’ai pas vu le temps passer.

Tous les matins de la semaine je vais quand même dans une association de « patients ». C’est mon seul moment de socialisation.

Le reste du temps, je vis reclus dans mon appartement. Il est rare que des gens y rentrent. Je ressens cela comme une intrusion.

Je vous en ai déjà parlé mais j’ai toujours mon projet de voyage en suisse romande qui me tient à cœur. Cela pourrait se faire avant les vacances d’été. Je croise les doigts. Il y a toujours ce chien qui aboie, dans le jardin d’à côté. Je suis obligé de fermer ma porte fenêtre. Cela fait au moins deux heures qu’il se plaint lui aussi d’être seul. Je ne lui en veux pas. Je le comprends même.

Des vacances en suisse pour se rendre à Corps Solidaires

Le vent souffle dans ma région. Cela fait quelques jours que je sors de mon lit avant que le réveil ne sonne. Je pense au voyage que je souhaite faire. Aller en suisse dans une association qui propose une assistance sexuelle pour les adultes en situation de handicap.  C’est tout à fait légal dans ce pays. J’ai créé une cagnotte pour me permettre de payer le transport, le logement et l’alimentation… Je pourrais être accompagné d’un éducateur pour le voyage.

Corps solidaires
Corps solidaires

Ce matin, je suis allé à l’association de « patients ». Il y avait d’autres adhérents et Thierry. Avec ce derniers nous utilisons des cigarettes électroniques, pour sortir du tabagisme. Cela fait deux ans que je n’ai pas touché à une vraie cigarette. J’ai retrouvé mon odorat et mon souffle…

Demain je pense y retourner, si j’arrive à prendre le bus pour y aller. Quand je suis seul, quelques fois, je descends de l’autocar au premier arrêt, et je rentre chez moi à pied. Je verrai bien demain si une crise d’angoisse m’envahit.

Hier soir je me suis couché un peu plus tard que d’habitude. Je n’étais pas en trop mauvaise forme. Invité par mes parents pour le souper, j’ai eu la force de sortir.

Cela fait assez longtemps que je n’ai pas pris de vacances. Ce possible voyage ne Suisse me ferait le plus grand bien. De plus, je n’y irai pas seul. Cela suppose une bonne organisation avec le Centre Médico Psychologique de mon secteur.

En attendant, je traine seul dans mon appartement. Il n’y a pas grand bruit. J’entends à peine les engins de chantiers qui travaillent à deux rues de chez moi. Mais également le son de la télévision d’un de mes voisins. Dehors il ne fait pas très chaud. Comme si les nuages s’étaient accumulés au-dessus de ma tête. Mais non, c’est juste une impression.

Les aidants sexuels lorsque l’on souffre de trouble psychique

Le soleil est au zénith sur toute la France. Hier j’ai passé la journée seul. L’association de « patients » étant fermée pour le weekend. Je me suis couché assez tard. Je n’avais pas pris trop vite mes neuroleptiques à effet sédatif.  Vers 23h00 quand même, un mal de tête m’a rappelé que je devais les avaler.

Je me suis alors endormi assez vite.

Les aidants sexuels
Les aidants sexuels

C’est un peu un sujet tabou, mais j’ai beaucoup de « collègues » qui souhaiteraient qu’en France soit légalisé la pratique des aidants sexuels, pour les personnes en souffrance psychique. Moi-même je suis demandeur. En effet, le repli sur soi, les propos délirants, les angoisses, les phobies sociales… ne sont pas de nature à créer des rencontres, et certains ne vivent pas complétements. Une cagnotte a été créé pour m’aider à financer un voyage en Suisse, pays dans lequel cette pratique est légale.

Si quelqu’un a d’autres informations sur ce sujet ?

Ce matin je n’ai pas fait la grasse matinée. Je ne me lève jamais plus tard que 8h00, tout le long de l’année. J’ai avalé vite fait mon petit déjeuné et je suis parti faire quelques courses.

Il arrive que le matin en se réveillant, et aussi dans les moments importants, que les neuroleptiques ne permettent pas à l’homme de montrer toute sa vigueur. Heureusement ce n’est pas mon cas. Mais certains arrêtent leur traitement à cause de cela.

Il est bientôt 13h00 et je prendrais le repas en famille. Aujourd’hui et pour l’instant, je ne me sens pas trop mal. Le printemps qui a pointé le bout de son nez m’a redonné le moral.

J’ai ouvert la porte fenêtre de mon appartement. Pendant quelques secondes, le bruit si particulier d’un bourdon est venu troubler ma sérénité. Demain, je vais essayer de prendre le bus pour aller en centre-ville, à l’association de « patients ». C’est une petite victoire mais j’ai pris ce moyen de transport, deux fois la semaine dernière.

Les addictions lorsque l’on est schizophrène

Le moral n’est pas trop mauvais aujourd’hui. Je suis installé dans mon canapé à me demander ce que je vais faire de mon après-midi. Pour l’instant je n’ai pas beaucoup de pistes. Hier soir, une furieuse envie de boire quelques bières m’a envahi. J’ai résisté. C’est tellement facile avec un hypermarché à 5 minutes à pied.

addictions alcool
addictions alcool

Dans ces moments-là, je veux tout envoyer balader. Je veux juste me saouler. Heureusement, cela n’arrive pas tous les jours.

Beaucoup de mes amis ont une consommation d’alcool excessive. C’est un piège lorsque l’on est schizophrène. On est plus sensible à toutes les addictions.

Il en existe d’autres. Comme celle des jeux d’argent. Parfois j’achète une grille Euro millions. Dans l’espoir de gagner le jackpot. C’est tellement facile quand on joue sur son smartphone. Comme c’est mon cas. Mais à force de perdre, l’on finit par se lasser.

Demain, à l’association de « patients » est programmé un conseil d’administration, que je vais devoir animer. C’est plutôt valorisant.

En attendant, je suis toujours assis sur mon vieux canapé déchiré, qui grince… Dehors, le vent bastonne.

Je dois voir ma psychiatre dans une semaine. La dernière fois, je suis resté 1 heure complète avec elle. Elle prend le temps d’écouter. Je ne lui cache rien. Son bureau est assez sombre. Le mobilier est en bois et en cuir. Il y fait souvent assez frais. Elle essaie de rentrer dans ma tête, de me comprendre. Cela n’est pas désagréable. Souvent elle me pose une question pour creuser un peu.

De retour dans mon canapé, je me rends compte que l’après midi vient juste de commencer. C’est un peu démoralisant. Je regarde les minutes passer. Encore de longues heures avant de discuter avec quelqu’un. Quand même, Fred vient juste de m’appeler pour retourner à la FNAC la semaine prochaine.

Alcoolisme et psychose

Petite victoire ce matin. J’ai pris le bus pour aller en centre-ville sans avoir d’angoisse. C’est un trajet de 15 minutes, mais quand même, cela faisait au moins 1 ans que je n’avais pas pris cette ligne. Je me suis installé derrière le conducteur, face à une cloison pour ne pas avoir à croiser le regard des autres passagers. C’est un détail mais ça me rend mal à l’aise. Je baisse la tête, je la tourne, je regarde ailleurs… Bref, j’évite de fixer le gens droit dans les yeux.

Alcoolisme et psychose
Alcoolisme et psychose

A l’association il y avait une petite dizaine d’adhérents. A 10 heures, Fred était déjà alcoolisé. Il avait bu quelques bières et avait entrainé Thomas dans son vice. Tous deux étaient arrivés en sifflotant. Fred boit en moyenne 30 bières par jour. Son médecin l’exhorte d’arrêter. Son espérance de vie étant fortement limitée. Mais il n’a pas l’air de prendre les mises en gardes au sérieux. Il en rie même.

C’est pour cela que j’évite de trainer avec lui.

Vers 11 heures je suis rentré chez moi, toujours en bus et installé derrière le conducteur. La place était heureusement libre.

Le reste de la journée s’annonce longue. Le soleil à travers ma porte fenêtre me chauffe le dos. C’est agréable.

Je vais peut-être prendre le temps d’aller chez le coiffeur. Il faut que j’affronte mes angoisses. En effet, j’ai des crises de panique lorsque je suis bloqué sur un fauteuil, face à une glace, pendant de longues minutes. Le seul bon moment est quand la coiffeuse me lave les cheveux, en frictionnant mon cuir chevelu.

On verra bien si j’ai le courage après le déjeuner. Hier j’ai acheté de quoi cuisiner un peu. C’est toujours meilleur que les pizzas surgelées que j’achète par facilité. Et puis cela fait passer le temps.

Invoquer Dieu lorsque l’on est schizophrène

Je ne me sens pas trop mal aujourd’hui. Bien sûr, le moindre petit grain de sable qui viendrait bousculer mes habitudes ou mes projets me provoque des angoisses. J’essaie alors d’invoquer des forces supérieures, pour que tout se passe bien. Pour qu’il n’y est pas de drame.

L’incertitude du futur me fait peur. Mes journées sont organisées toujours de la même façon. Cela me rassure.

Dieu schizophrène
Dieu schizophrène

J’ai eu quelques nouvelles de ma grand-mère. Elle n’est pas trop en forme. A 94 ans, la moindre bronchite peut être inquiètent. Je lui souhaite le meilleur. Elle ne me reconnait pas trop quand je vais là voir.  C’est un peu déroutant.

Ce matin, c’était calme à l’association de « patients ». Je suis rapidement rentré chez moi, en bus. Toujours la même ligne, c’est la seule que je prends. Elle me dépose juste devant mon immeuble.

Tic-tac l’heure tourne. J’ai du mal à me dire que j’ai 40 ans. La vie passe si vite. On croit que l’on va toujours rester jeune, lorsque l’on a 20 ans. Un jour on se réveille et dans les yeux des autres, l’on se rend compte que le temps est passé. On regarde un peu en arrière et on comprend que l’on n’a pas fait grand-chose. La routine…

Justement, hier j’en ai profité pour faire un peu de ménage. Le sol était très sale. Il me faut toujours dépenser beaucoup d’énergie pour nettoyer mon intérieur. Cet après-midi, le temps est agréable. L’on pourrait presque se croire un jour de printemps. Justement l’été va arriver et je me rends compte que je ne suis pas parti en vacances depuis plus de 8 ans. Je suis trop angoissé à l’idée de quitter mon quartier et mon appartement. Nager dans les grosses vagues de l’atlantique et bronzer au soleil me ferai pourtant du bien.

Un ami schizophrène avec moi à la Fnac

Je suis surexcité aujourd’hui. Je n’ai pas vu la journée passer. J’étais sur internet avec mon nouvel ordinateur. Il marche vraiment très bien. Heureusement, je n’en ai pas oublié de prendre mon traitement.

Un ami schizophrène avec moi à la Fnac
Un ami schizophrène avec moi à la Fnac

Ce matin j’étais avec Thierry, un autre adhérent de l’association de « patients ». Nous nous étions donnés rendez vous devant la Fnac. Il voulait y faire quelques achats. Il ne passe pas inaperçu avec ses longs cheveux, son maquillage et ses santiags…Dans le magasin il parlait avec les vendeurs, comme s’il les connaissait depuis des années. Même si ces derniers étaient occupés avec des clients. Nous nous un peu fait remarquer mais cela n’est pas très grave. Cela m’a fait une sortie.

Demain je vais déjeuner chez ma tante. Elle habite la ville à côté de la mienne. Elle va venir me chercher. J’avoue être trop angoissé pour y aller tout seul. Nous nous voyons rarement mais je suis toujours content de la voir.

Ce soir je me sens un peu seul. Un peu triste même et angoissé surtout. Je devrais avoir un appel téléphonique de mes parents, qui cette semaine ne sont pas dans la région.

Et puis une fois la nuit tombée, je ne sors presque plus de chez moi. Je me calfeutre dans mon appartement. Ce matin, il y avait de nombreux débats sur les chaines d’information en continu concernant personnes souffrants de troubles psychiatriques. Les psychiatres heureusement relativisaient les risques. Alors que les journalistes beaucoup moins. Il y a 600 000 schizophrènes en France. Heureusement que dans notre grande majorité nous ne sommes pas dangereux pour les autres. Nous mettrions le pays à feu et à sang dans le cas contraire et l’on nous enfermerait en HP pour le reste de nos jours. N’oublions pas que pendant les heures sombres de l’histoire, nous étions dans les chambres à gaz.

Cacher sa schizophrénie

Enfin, J’ai fait l’acquisition d’un nouvel ordinateur. Je suis très heureux de vous en faire part. Je vais pouvoir continuer à écrire sur mon blog. Merci à tous !

Cacher sa schizophrénie
Cacher sa schizophrénie

Ce matin, je me sens donc plutôt bien. Je suis insouciant même. C’est aussi grâce à mon antidépresseur qui fait des miracles.

Demain, j’ai promis d’accompagner un autre « patient » de l’association, à la Fnac. Il veut regarder les disques. Ça me fera une sortie. De plus, le magasin n’est pas trop loin de chez moi. Je ne serai donc pas angoissé. Thierry a la même pathologie que moi. Il est assez exubérant, mais sympathique.

En allumant ma télévision ce matin. J’ai appris qu’un grave incendie avait eu lieu à Paris. Apparemment 9 personnes sont mortes et 36 autres blessées. Le procureur de Paris parle d’un acte criminel. Une femme ayant des antécédents psychiatriques est en garde à vue.

Je pense aux familles des victimes et aux blessés. C’est extrêmement triste. Mais encore une fois, l’effet loupe va nous stigmatiser.

J’ose de moins en moins dire que je souffre de schizophrénie. Dans mon quartier cela pourrait me poser des problèmes, comme de l’hostilité…

Je ne mets pas mes boites vides de neuroleptiques, de manière apparentes, dans les poubelles communes.  Je les cache dans des sachets bien fermés.

Quand je parle de ma pathologie dans mon appartement, je baisse la voix. Les murs ne sont pas très épais. Je suis peut-être un peu paranoïaque.

Heureusement sur internet je suis anonyme. C’est une soupape de décompression. Même avec mes parents ma pathologie est taboue. Il y a quelques jours, j’ai appris qu’une de mes nièces, à peine adulte, commençait à montrer certains signes inquiétants. Ayant déjà deux tantes malades, il y a une forte prévalence génétique dans ma famille. J’espère donc qu’elle fait juste une dépression.

Seul et perdu dans un immeuble

A peine réveillé, tous les matins, je me sens comme un robot. J’effectue toujours les mêmes tâches et c’est de plus en plus dur. J’ai de moins en moins d’entrain. Je ne me sens soulagé, que lorsque je peux me mettre dans mon canapé, une fois toutes les routines effectuées. C’est identique le soir, quand enfin je me couche.

Malgré tout, je m’oblige dans la douleur, à faire quelques activités. Je me rends tous les matins de la semaine à l’association de « patients ».

Mais aujourd’hui, je ne suis pas dans une trop mauvaise forme. Mon esprit est clair. Je suis relativement serein.

Je vais quand même passer la journée seul. C’est d’abord agréable, puis pénible au fur et à mesure que les heures passent.

Pour l’instant, il n’y a pas un bruit dans mon appartement. La télévision est éteinte. C’est reposant. Je n’entends pas non plus les voisins.  Dehors, un épais brouillard me donne l’impression d’être perdu en pleine montagne.

Tout à l’heure, je me cuisinerai surement une galette bretonne, pour changer un peu des éternels spaghettis.

Enfin quand même, un peu de son me parvient maintenant de l’appartement de mon voisin. J’entends les bips de l’émission de télévision Motus. Je me sens un peu moins seul. Il y a une bonne ambiance dans mon immeuble. Nous entamons souvent une petite conversation, lorsque nous nous croisons dans les couloirs.

Immeuble
Immeuble

Heureusement personne ne sait que je souffre de schizophrénie. On me lancerait des pierres sinon. Même si mes voisins me trouvent surement un peu étrange. Bien que je ne fasse pas d’histoire.

Il est l’heure, Tic-tac. Midi va sonner. Je vais avaler « goulument » mes petites pilules. De quoi tenir, sans sombrer pendant quelques heures.

Des odeurs de cuisines commencent à arriver dans mon appartement. De quoi m’ouvrir l’appétit.