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Cacher sa schizophrénie

Enfin, J’ai fait l’acquisition d’un nouvel ordinateur. Je suis très heureux de vous en faire part. Je vais pouvoir continuer à écrire sur mon blog. Merci à tous !

Cacher sa schizophrénie
Cacher sa schizophrénie

Ce matin, je me sens donc plutôt bien. Je suis insouciant même. C’est aussi grâce à mon antidépresseur qui fait des miracles.

Demain, j’ai promis d’accompagner un autre « patient » de l’association, à la Fnac. Il veut regarder les disques. Ça me fera une sortie. De plus, le magasin n’est pas trop loin de chez moi. Je ne serai donc pas angoissé. Thierry a la même pathologie que moi. Il est assez exubérant, mais sympathique.

En allumant ma télévision ce matin. J’ai appris qu’un grave incendie avait eu lieu à Paris. Apparemment 9 personnes sont mortes et 36 autres blessées. Le procureur de Paris parle d’un acte criminel. Une femme ayant des antécédents psychiatriques est en garde à vue.

Je pense aux familles des victimes et aux blessés. C’est extrêmement triste. Mais encore une fois, l’effet loupe va nous stigmatiser.

J’ose de moins en moins dire que je souffre de schizophrénie. Dans mon quartier cela pourrait me poser des problèmes, comme de l’hostilité…

Je ne mets pas mes boites vides de neuroleptiques, de manière apparentes, dans les poubelles communes.  Je les cache dans des sachets bien fermés.

Quand je parle de ma pathologie dans mon appartement, je baisse la voix. Les murs ne sont pas très épais. Je suis peut-être un peu paranoïaque.

Heureusement sur internet je suis anonyme. C’est une soupape de décompression. Même avec mes parents ma pathologie est taboue. Il y a quelques jours, j’ai appris qu’une de mes nièces, à peine adulte, commençait à montrer certains signes inquiétants. Ayant déjà deux tantes malades, il y a une forte prévalence génétique dans ma famille. J’espère donc qu’elle fait juste une dépression.

Seul et perdu dans un immeuble

A peine réveillé, tous les matins, je me sens comme un robot. J’effectue toujours les mêmes tâches et c’est de plus en plus dur. J’ai de moins en moins d’entrain. Je ne me sens soulagé, que lorsque je peux me mettre dans mon canapé, une fois toutes les routines effectuées. C’est identique le soir, quand enfin je me couche.

Malgré tout, je m’oblige dans la douleur, à faire quelques activités. Je me rends tous les matins de la semaine à l’association de « patients ».

Mais aujourd’hui, je ne suis pas dans une trop mauvaise forme. Mon esprit est clair. Je suis relativement serein.

Je vais quand même passer la journée seul. C’est d’abord agréable, puis pénible au fur et à mesure que les heures passent.

Pour l’instant, il n’y a pas un bruit dans mon appartement. La télévision est éteinte. C’est reposant. Je n’entends pas non plus les voisins.  Dehors, un épais brouillard me donne l’impression d’être perdu en pleine montagne.

Tout à l’heure, je me cuisinerai surement une galette bretonne, pour changer un peu des éternels spaghettis.

Enfin quand même, un peu de son me parvient maintenant de l’appartement de mon voisin. J’entends les bips de l’émission de télévision Motus. Je me sens un peu moins seul. Il y a une bonne ambiance dans mon immeuble. Nous entamons souvent une petite conversation, lorsque nous nous croisons dans les couloirs.

Immeuble
Immeuble

Heureusement personne ne sait que je souffre de schizophrénie. On me lancerait des pierres sinon. Même si mes voisins me trouvent surement un peu étrange. Bien que je ne fasse pas d’histoire.

Il est l’heure, Tic-tac. Midi va sonner. Je vais avaler « goulument » mes petites pilules. De quoi tenir, sans sombrer pendant quelques heures.

Des odeurs de cuisines commencent à arriver dans mon appartement. De quoi m’ouvrir l’appétit.

Alcool est antidépresseur

Aujourd’hui je suis allé à l’hypermarché du coin. J’ai acheté trois bières. Je suis un peu saoul. Je n’ai pas l’habitude de boire. J’ai la tête qui tourne. C’est désagréable. Mélanger l’alcool aux médicaments n’est pas très bon. Il faut que je patiente pour retrouver ma lucidité.

En attendant, je me suis installé dans mon canapé. Je regarde d’un œil discret les clips musicaux à la télévision. C’est toujours un peu la même chose. Des femmes qui dansent…

alcool est antidépresseur
alcool est antidépresseur

Je vais peut-être faire une petite balade pour évacuer l’alcool. Je vais aller voir s’il y a du monde chez mes parents. Ça sera la surprise.

Pour l’instant, mon appartement est brumeux. La vapeur de la cigarette électronique a envahi mon intérieur. Heureusement ça ne laisse pas d’odeur ni de taches sur les papiers peints, tissus…

Je sens que mon alcoolémie descend petit à petit. Je suis rassuré. Je n’aimais pas cela.

Je ne sais pas ou est mon père. Sa voiture n’était pas devant chez lui. J’irai lui dire bonjour plus tard.

L’heure avance, tic-tac. Ma tête ne tourne presque plus. Décidément, l’alcool n’est pas fait pour moi.

En attendant je bois de l’eau pour me réhydrater.

Hier en début d’après-midi, un ami est venu me voir. Comme je n’aime pas recevoir, je lui ai dit que j’avais un rendez-vous de bonne heure. Je supporte de moins en moins la présence de gens dans mon appartement. Je ne me sens plus chez moi. Il est donc reparti assez vite.

Cette nuit devrait être neigeuse. On verra bien demain. J’aime les situations un peu exceptionnelles, quand elles ne durent pas.

Dîtes moi si dans votre région vous êtes impactés ? Je suis retourné voir sans succès s’il y avait du monde chez mes parents. Je ne sais jamais trop où ils sont. Cela n’est pas bien grave.

L’humanité lorsque l’on est schizophrène

Il ne faut pas croire que souffrir de schizophrénie enlève toute humanité. Pour ma part, je ne supporte pas toute forme de violence, toute injustice… Je suis souvent confronté à des douleurs morales, lorsque je vois certaines situations. Je ne suis pas parfait bien entendu, mais j’essaie de faire au mieux. Je suis même plus sensible à la souffrance des autres, qui fait écho en moi.

humanité
humanité

Là, je suis en weekend. Je vais pouvoir ne rien faire sans culpabiliser.

Ce matin, je suis allé à l’association de patients. J’ai profité d’être en ville pour acheter de quoi faire fonctionner ma cigarette électronique.

Je ne fume plus aucune vraie cigarette depuis deux ou trois ans.  Je suis même écœuré. J’ai retrouvé mon odorat, le gout des aliments et mon souffle…

Être schizophrène veut dire aussi être plus fragile. Il y a souvent à la télévision des programmes qui me choquent.

Même les disputes avec les autres me marquent beaucoup plus facilement. C’est comme marcher sur un fil au-dessus du vide. Il faut se préserver et ne pas tomber. J’essaie d’être en bons termes avec mon entourage, au risque sinon d’être en grande souffrance.

Je suis beaucoup plus sensible lorsqu’il y a des tensions.

Je me répète mais une personne souffrant de schizophrénie, ressent la douleur et l’inhumanité beaucoup plus facilement.

En tout cas c’est mon cas et j’ai pu le vérifier avec d’autres amis schizophrènes.

Nous ne sommes pas de dangereux psychopathes, insensibles et froids.

Nous sommes en souffrances mais cette souffrance se retourne souvent contre nous. Jusqu’à nous pousser à l’irréparable, comme un suicide. Notre espérance de vie est plus faible en partie à cause de cela. J’avoue qu’à plusieurs reprises, j’ai déjà tenté de mettre fin à mes jours.

Nous ne sommes pas dangereux pour les autres mais plus pour nous même.

Mon ordinateur est KO

Je suis sur mon vieux canapé, les jambes croisées. Le tissu de ce dernier est déchiré. Je sens sur ma jambe, le ressort en métal. C’est désagréable.

J’ai mis un gros pull. Le thermomètre de mon séjour affiche 15 degrés. Je suis dans un petit appartement mal isolé.

En plus de cela, mon ordinateur me fait faux bond. Je suis en train d’écrire un texte, ou faire toute autre manipulation, et il redémarre tout seul. Toutes les 5 minutes. J’ai effectué plusieurs démarches auprès du fabriquant, mais c’est le matériel qui est affecté. Malheureusement pour moi, je ne suis plus sous garantie, et les réparations coûteraient plus chers que d’en racheter un. Il me faut donc un nouvel ordinateur, pour continuer à vous écrire.

J’ai créé une cagnotte leetchi, pour recevoir des fonds, voir lien.

En attendant, on m’a prêté un PC.

ordinateur KO
ordinateur KO

Ce matin, je suis retourné à l’association de patients, qui était fermée depuis 15 jours. Sortir et voir un peu de monde m’a fait du bien. Il y avait Fred, avec qui je m’entends bien. Nous avons discuté des fêtes toutes récentes. Noël en famille et nouvel tout seul, pour moi. Lui a passé la Saint-Sylvestre avec sa copine.

Puis j’ai repris le bus pour rentrer chez moi. Une fois un repas vite avalé, je suis parti voir mes parents.

En rentrant chez moi, j’ai senti comme une grande lassitude. La simple pensée qu’il me restait encore 6 ou 7 heures, avant d’aller me réfugier dans mon lit, m’a définitivement mis KO. Il y a un peine un an, je pouvais me coucher à 18 heures.

J’ai alors allumé la télévision. Pour mettre une chaîne musicale. C’est à peu près le seul type de programme que je supporte encore. Autrement, je me sens agressé par le petit écran. Et là, le ciel est tellement gris que je me sens comme englué.

L’association de patients

Il fait gris. J’écoute de la musique d’une oreille. Lundi, l’association de patients rouvre après 15 jours de fermeture. Je vais encore être anxieux, loin de mon quartier. Cependant, je me force à y aller tous les matins. Je ne sortirais presque plus sinon. J’y reste pourtant de moins en moins longtemps. Une heure grand maximum. Puis d’un pas rapide, je regagne l’arrêt de bus. Je scrute de loin l’arrivé de l’autocar.  

Une fois dans mon appartement, je pousse un grand ouf de soulagement, de courte durée.

L’association de patients
L’association de patients

Quand le soir arrive, après une après-midi de souffrance, viennent les angoisses. C’est comme si j’étais seul au monde. Je n’arrive pas à penser à quelqu’un pour me réconforter. Je me sens perdu dans l’univers, avec mes délires métaphysiques. La peur d’une vie après la mort, qui ne s’arrêterait jamais, et qui serait faite d’atroces souffrances. Une sorte d’enfer en somme.

C’est à force de ne voir personne, et de rester entres ses quatre murs, que l’on finit par avoir ce genre d’idées envahissantes.

C’est pour cela que je m’oblige aussi à aller à l’association de patients. Même si j’y suis anxieux, au moins je m’aère la tête.

On y discute de tout et de rien, des derniers matchs de foot, même si je n’aime pas trop ce sport.

Il y règne une atmosphère chaleureuse.

L’animatrice est là pour y veiller. On la paie pour cela, et pour mettre en place des activités…

Il y a également une intervenante théâtre.

Cette association de patients est une bouée, pour une cinquantaine de personne. Des adhérents souffrants de schizophrénie, de trouble bipolaire, de trouble borderline, de dépression…

Nous y organisons aussi de grands repas. Vraiment, il faut que j’y passe plus de temps. Mais cela fait maintenant dix ans que j’y vais. Une sorte de lassitude s’est mise en place.

Je souffre de phobie sociale et noël est là

Les fêtes de noël sont presque là. Je suis plutôt joyeux.

Ce n’était pas trop le cas il y a quelques jours. Un soir, soudainement, une grosse angoisse est venue me rappeler que rien n’est jamais gagné. Dans ces moments-là, plus rien n’a d’importance, si ce n’est comment gérer au mieux cette situation. Ça a duré quelques heures. Le temps que le sommeil me gagne.

Noël
Noël

Le lendemain matin, j’avais retrouvé mes esprits et un peu de sérénité.

Comme tous les ans, une partie des festivités de noël auront lieu dans ma famille, à plusieurs dizaines de kilomètres de mon appartement. Trop angoissé à l’idée de quitter mon quartier, je n’y vais plus. Je reste tout seul. C’est un peu triste. Cette année quand même, pourquoi pas ne pas essayer de voir mes proches ? J’ai juste peur de faire une grosse crise de panique. Il faudrait que je me réhabitue progressivement à y aller.

Pour la soirée du 31 décembre. Je le faisais avec des amis. Beaucoup ont quitté la région… Cependant me retrouver tout seul ce soir-là ne me gêne pas.

Je me rends compte quand même que j’évite toutes les situations qui m’angoissent. Mon psychiatre m’avait dit que je souffrais de phobie sociale.

Dans un premier temps, j’avais essayé de me battre contre moi-même, pour capituler finalement.

Malgré tout, en me baladant des les magasins de mon quartier, j’ai été pris par l’ambiance de noël. Il y a encore quelques mois, je voulais mourir au plus vite. Mais depuis peu, les choses ont changé. J’ai envie de vivre le plus longtemps possible.

Et puis ma famille, je la verrais un peu quand même le 24 au soir. Chez mes parents qui habitent mon quartier. Il y aura ma sœur et mon frère. C’est déjà ça. Une soirée à manger jusqu’à n’en plus pouvoir.

Etre amoureux lorsque l’on est schizophrène

L’engagement avec les femmes me fait peur. J’ai eu quelques expériences dans ma vie, que j’ai rapidement interrompues. La simple idée de partager un lit, toute une nuit, avec quelqu’un d’autre, me donne maintenant des sueurs froides. Il me faut ma zone de confort. Je suis un solitaire, depuis toutes ces années. Même si les femmes continuent à m’attirer. Je ne perds donc pas espoir.

Etre amoureux lorsque l’on est schizophrène
Etre amoureux lorsque l’on est schizophrène

De plus, j’ai des amis schizophrènes qui vivent très bien en couple. Ce n’est donc pas impossible. Je pense à Henry, qui a vécu de nombreuses années avec une femme ayant la même maladie psychique. Il y a bien d’autres exemples, avec des mariages…

A l’association de patients, il y a une adhérente schizophrène, qui a accouchée il y a quelques années, d’un garçon. Malheureusement pour elle, la garde lui en a été retirée, après une hospitalisation en psychiatrie. Elle l’élevait seule. Cependant, elle continue de tisser des liens très forts avec lui, et pourra bientôt l’avoir à son domicile, quelques jours et nuits par semaine. La maladie ne coupe pas le lien d’amour, d’une mère ou d’un père pour son enfant.

Comme je le dis plus haut. Une personne souffrant de schizophrénie, peut être amoureux et aimer. Il n’y a pas d’incompatibilité. Il m’est arrivé aussi, d’avoir des sentiments pour une femme, qui se sont concrétisés, à l’association de patients. C’était il y a quelques années, avant que je ne me replie beaucoup plus sur moi-même.

Aujourd’hui, je ne veux juste plus souffrir. Je souhaite trouver un équilibre. Même si je dois finir ma vie seul. Je veux bien sûr encore embrasser les lèvres d’une femme, toucher sa peau, sentir son parfum, tomber amoureux… Mais ce n’est plus une obsession. Je me laisse le temps. Peut-être une vie de couple ou chacun aura son logement, avec des moments privilégiés.

Je déprime. Vais-je aller chercher des bières ?

Je déprime

Je déprime

Cela fait plus d’une heure que je déprime. Je suis dans mon canapé et je n’ai plus d’énergie. Plus le gout de vivre. A force de ne rien faire, c’est un peu normal. Du coup, j’ai hésité à aller chercher quelques bières. Au final, j’ai ouvert un sachet de cannabidiol ou CBD, pour y prendre quelques bonbons. Il n’y a pas d’effet planant. Ça relaxe juste un peu.

Pourtant, ce matin, comme tous les matins, j’avais pris mon antidépresseur.  De toute évidence, Je ne pourrais plus vivre sans. Il est d’habitude assez efficace. Surtout après l’avoir avalé. Je suis une vraie pile électrique. C’est ce qui me donne la force d’aller à l’association de patients.

Mais cet après-midi, je déprime.

Enfin, là, devant mon écran et avec les deux bonbons de cannabidiol ou CBD que j’ai pris. Mon cerveau est dans de meilleures dispositions, comme apaisé.

Je me sens quand même un peu seul. Mais pour ça je ne peux pas trop me plaindre. J’ai tendance à repousser toutes les personnes qui voudraient s’approcher de moi.

Comme je le dis dans mon article précèdent, je vie comme un ermite. Je privilégie les relations par internet. J’ai un ami, qui n’est pas venu chez moi depuis de nombreux mois, mais avec qui j’échange encore par tchat.

L’intérêt est que je peux éteindre mon téléphone, si je veux être tranquille.

J’ai toujours été un solitaire, et avec ma pathologie, cela s’est aggravé.

Mon appartement est dans un épais brouillard. C’est ma puissante cigarette électronique qui en ait la cause. Il faut que j’ouvre en grand mes fenêtres pour aérer.

Dehors, il fait gris et froid. Ce n’est pas très encourageant. Je suis déjà obligé de mettre une veste polaire, pour affronter les 15 degrés qu’il fait dans mon logement.

Va-t-il neiger cette année ? Rien n’est moins sûr.

Schizophrène donc ermite ?

Ermite

Ermite

La journée s’étire comme un élastique. Je passe mon temps dans mon canapé, qui commence à vieillir, à regarder les chaines d’information en continue, ou musicale. Qu’est ce qui a changé depuis 20 ans ? Pas grand-chose. J’ai tenté à deux reprises de me rapprocher du monde du travail, sans succès. Je suis quand même parti de chez mes parents, pour avoir mon propre logement.

Mais j’ai l’impression d’être un mort vivant. Je ne vais jamais au cinéma, ni au restaurant, et encore moins en vacances… Cela me ferait pourtant du bien, de mettre mes pieds dans l’océan atlantique, un été. D’allonger ma serviette sur le sable et de prendre le soleil.

Je vis un peu comme un ermite. Chaque fois que je sors de chez moi, je respire un bon coup pour me donner du courage.

Dehors, il y a pleins de gens avec lesquels je croise le regard. J’essaie de ne pas trop les fixer. Il y en a un en particulier, à l’arrêt de bus. Cet homme est souvent là quand je vais faire mes courses. Il doit avoir 40 ans passé, le crâne rasé. Il n’a pas l’air commode. Je me méfie un peu de lui. Il me regarde souvent profondément, avant que je ne tourne la tête.

Vite vite, il faut que je m’éloigne.

Ce weekend, j’ai quand même effectué la visite d’un marché de noël. Cela m’a sorti de chez moi. Je me suis fondu dans la foule. Je n’étais pas trop angoissé. En tout cas moins que l’année dernière, pour le même évènement.

Je suis content, c’est plutôt positif. J’ai quand même un fond d’ermite. Je ne cherche plus à inviter du monde chez moi, ou aller chez les autres.

Je ne cherche pas non plus à avoir des amis.es, ou même des connaissances.

Pour nouvel an, je serais sans doute seul, dans mon appartement. Je me prendrais peut être un peu d’alcool. Ermite et heureux de l’être.