Archives de catégorie : Vie sociale

Les addictions lorsque l’on est schizophrène

Le moral n’est pas trop mauvais aujourd’hui. Je suis installé dans mon canapé à me demander ce que je vais faire de mon après-midi. Pour l’instant je n’ai pas beaucoup de pistes. Hier soir, une furieuse envie de boire quelques bières m’a envahi. J’ai résisté. C’est tellement facile avec un hypermarché à 5 minutes à pied.

addictions alcool
addictions alcool

Dans ces moments-là, je veux tout envoyer balader. Je veux juste me saouler. Heureusement, cela n’arrive pas tous les jours.

Beaucoup de mes amis ont une consommation d’alcool excessive. C’est un piège lorsque l’on est schizophrène. On est plus sensible à toutes les addictions.

Il en existe d’autres. Comme celle des jeux d’argent. Parfois j’achète une grille Euro millions. Dans l’espoir de gagner le jackpot. C’est tellement facile quand on joue sur son smartphone. Comme c’est mon cas. Mais à force de perdre, l’on finit par se lasser.

Demain, à l’association de « patients » est programmé un conseil d’administration, que je vais devoir animer. C’est plutôt valorisant.

En attendant, je suis toujours assis sur mon vieux canapé déchiré, qui grince… Dehors, le vent bastonne.

Je dois voir ma psychiatre dans une semaine. La dernière fois, je suis resté 1 heure complète avec elle. Elle prend le temps d’écouter. Je ne lui cache rien. Son bureau est assez sombre. Le mobilier est en bois et en cuir. Il y fait souvent assez frais. Elle essaie de rentrer dans ma tête, de me comprendre. Cela n’est pas désagréable. Souvent elle me pose une question pour creuser un peu.

De retour dans mon canapé, je me rends compte que l’après midi vient juste de commencer. C’est un peu démoralisant. Je regarde les minutes passer. Encore de longues heures avant de discuter avec quelqu’un. Quand même, Fred vient juste de m’appeler pour retourner à la FNAC la semaine prochaine.

Alcoolisme et psychose

Petite victoire ce matin. J’ai pris le bus pour aller en centre-ville sans avoir d’angoisse. C’est un trajet de 15 minutes, mais quand même, cela faisait au moins 1 ans que je n’avais pas pris cette ligne. Je me suis installé derrière le conducteur, face à une cloison pour ne pas avoir à croiser le regard des autres passagers. C’est un détail mais ça me rend mal à l’aise. Je baisse la tête, je la tourne, je regarde ailleurs… Bref, j’évite de fixer le gens droit dans les yeux.

Alcoolisme et psychose
Alcoolisme et psychose

A l’association il y avait une petite dizaine d’adhérents. A 10 heures, Fred était déjà alcoolisé. Il avait bu quelques bières et avait entrainé Thomas dans son vice. Tous deux étaient arrivés en sifflotant. Fred boit en moyenne 30 bières par jour. Son médecin l’exhorte d’arrêter. Son espérance de vie étant fortement limitée. Mais il n’a pas l’air de prendre les mises en gardes au sérieux. Il en rie même.

C’est pour cela que j’évite de trainer avec lui.

Vers 11 heures je suis rentré chez moi, toujours en bus et installé derrière le conducteur. La place était heureusement libre.

Le reste de la journée s’annonce longue. Le soleil à travers ma porte fenêtre me chauffe le dos. C’est agréable.

Je vais peut-être prendre le temps d’aller chez le coiffeur. Il faut que j’affronte mes angoisses. En effet, j’ai des crises de panique lorsque je suis bloqué sur un fauteuil, face à une glace, pendant de longues minutes. Le seul bon moment est quand la coiffeuse me lave les cheveux, en frictionnant mon cuir chevelu.

On verra bien si j’ai le courage après le déjeuner. Hier j’ai acheté de quoi cuisiner un peu. C’est toujours meilleur que les pizzas surgelées que j’achète par facilité. Et puis cela fait passer le temps.

Invoquer Dieu lorsque l’on est schizophrène

Je ne me sens pas trop mal aujourd’hui. Bien sûr, le moindre petit grain de sable qui viendrait bousculer mes habitudes ou mes projets me provoque des angoisses. J’essaie alors d’invoquer des forces supérieures, pour que tout se passe bien. Pour qu’il n’y est pas de drame.

L’incertitude du futur me fait peur. Mes journées sont organisées toujours de la même façon. Cela me rassure.

Dieu schizophrène
Dieu schizophrène

J’ai eu quelques nouvelles de ma grand-mère. Elle n’est pas trop en forme. A 94 ans, la moindre bronchite peut être inquiètent. Je lui souhaite le meilleur. Elle ne me reconnait pas trop quand je vais là voir.  C’est un peu déroutant.

Ce matin, c’était calme à l’association de « patients ». Je suis rapidement rentré chez moi, en bus. Toujours la même ligne, c’est la seule que je prends. Elle me dépose juste devant mon immeuble.

Tic-tac l’heure tourne. J’ai du mal à me dire que j’ai 40 ans. La vie passe si vite. On croit que l’on va toujours rester jeune, lorsque l’on a 20 ans. Un jour on se réveille et dans les yeux des autres, l’on se rend compte que le temps est passé. On regarde un peu en arrière et on comprend que l’on n’a pas fait grand-chose. La routine…

Justement, hier j’en ai profité pour faire un peu de ménage. Le sol était très sale. Il me faut toujours dépenser beaucoup d’énergie pour nettoyer mon intérieur. Cet après-midi, le temps est agréable. L’on pourrait presque se croire un jour de printemps. Justement l’été va arriver et je me rends compte que je ne suis pas parti en vacances depuis plus de 8 ans. Je suis trop angoissé à l’idée de quitter mon quartier et mon appartement. Nager dans les grosses vagues de l’atlantique et bronzer au soleil me ferai pourtant du bien.

Un ami schizophrène avec moi à la Fnac

Je suis surexcité aujourd’hui. Je n’ai pas vu la journée passer. J’étais sur internet avec mon nouvel ordinateur. Il marche vraiment très bien. Heureusement, je n’en ai pas oublié de prendre mon traitement.

Un ami schizophrène avec moi à la Fnac
Un ami schizophrène avec moi à la Fnac

Ce matin j’étais avec Thierry, un autre adhérent de l’association de « patients ». Nous nous étions donnés rendez vous devant la Fnac. Il voulait y faire quelques achats. Il ne passe pas inaperçu avec ses longs cheveux, son maquillage et ses santiags…Dans le magasin il parlait avec les vendeurs, comme s’il les connaissait depuis des années. Même si ces derniers étaient occupés avec des clients. Nous nous un peu fait remarquer mais cela n’est pas très grave. Cela m’a fait une sortie.

Demain je vais déjeuner chez ma tante. Elle habite la ville à côté de la mienne. Elle va venir me chercher. J’avoue être trop angoissé pour y aller tout seul. Nous nous voyons rarement mais je suis toujours content de la voir.

Ce soir je me sens un peu seul. Un peu triste même et angoissé surtout. Je devrais avoir un appel téléphonique de mes parents, qui cette semaine ne sont pas dans la région.

Et puis une fois la nuit tombée, je ne sors presque plus de chez moi. Je me calfeutre dans mon appartement. Ce matin, il y avait de nombreux débats sur les chaines d’information en continu concernant personnes souffrants de troubles psychiatriques. Les psychiatres heureusement relativisaient les risques. Alors que les journalistes beaucoup moins. Il y a 600 000 schizophrènes en France. Heureusement que dans notre grande majorité nous ne sommes pas dangereux pour les autres. Nous mettrions le pays à feu et à sang dans le cas contraire et l’on nous enfermerait en HP pour le reste de nos jours. N’oublions pas que pendant les heures sombres de l’histoire, nous étions dans les chambres à gaz.

Cacher sa schizophrénie

Enfin, J’ai fait l’acquisition d’un nouvel ordinateur. Je suis très heureux de vous en faire part. Je vais pouvoir continuer à écrire sur mon blog. Merci à tous !

Cacher sa schizophrénie
Cacher sa schizophrénie

Ce matin, je me sens donc plutôt bien. Je suis insouciant même. C’est aussi grâce à mon antidépresseur qui fait des miracles.

Demain, j’ai promis d’accompagner un autre « patient » de l’association, à la Fnac. Il veut regarder les disques. Ça me fera une sortie. De plus, le magasin n’est pas trop loin de chez moi. Je ne serai donc pas angoissé. Thierry a la même pathologie que moi. Il est assez exubérant, mais sympathique.

En allumant ma télévision ce matin. J’ai appris qu’un grave incendie avait eu lieu à Paris. Apparemment 9 personnes sont mortes et 36 autres blessées. Le procureur de Paris parle d’un acte criminel. Une femme ayant des antécédents psychiatriques est en garde à vue.

Je pense aux familles des victimes et aux blessés. C’est extrêmement triste. Mais encore une fois, l’effet loupe va nous stigmatiser.

J’ose de moins en moins dire que je souffre de schizophrénie. Dans mon quartier cela pourrait me poser des problèmes, comme de l’hostilité…

Je ne mets pas mes boites vides de neuroleptiques, de manière apparentes, dans les poubelles communes.  Je les cache dans des sachets bien fermés.

Quand je parle de ma pathologie dans mon appartement, je baisse la voix. Les murs ne sont pas très épais. Je suis peut-être un peu paranoïaque.

Heureusement sur internet je suis anonyme. C’est une soupape de décompression. Même avec mes parents ma pathologie est taboue. Il y a quelques jours, j’ai appris qu’une de mes nièces, à peine adulte, commençait à montrer certains signes inquiétants. Ayant déjà deux tantes malades, il y a une forte prévalence génétique dans ma famille. J’espère donc qu’elle fait juste une dépression.

Seul et perdu dans un immeuble

A peine réveillé, tous les matins, je me sens comme un robot. J’effectue toujours les mêmes tâches et c’est de plus en plus dur. J’ai de moins en moins d’entrain. Je ne me sens soulagé, que lorsque je peux me mettre dans mon canapé, une fois toutes les routines effectuées. C’est identique le soir, quand enfin je me couche.

Malgré tout, je m’oblige dans la douleur, à faire quelques activités. Je me rends tous les matins de la semaine à l’association de « patients ».

Mais aujourd’hui, je ne suis pas dans une trop mauvaise forme. Mon esprit est clair. Je suis relativement serein.

Je vais quand même passer la journée seul. C’est d’abord agréable, puis pénible au fur et à mesure que les heures passent.

Pour l’instant, il n’y a pas un bruit dans mon appartement. La télévision est éteinte. C’est reposant. Je n’entends pas non plus les voisins.  Dehors, un épais brouillard me donne l’impression d’être perdu en pleine montagne.

Tout à l’heure, je me cuisinerai surement une galette bretonne, pour changer un peu des éternels spaghettis.

Enfin quand même, un peu de son me parvient maintenant de l’appartement de mon voisin. J’entends les bips de l’émission de télévision Motus. Je me sens un peu moins seul. Il y a une bonne ambiance dans mon immeuble. Nous entamons souvent une petite conversation, lorsque nous nous croisons dans les couloirs.

Immeuble
Immeuble

Heureusement personne ne sait que je souffre de schizophrénie. On me lancerait des pierres sinon. Même si mes voisins me trouvent surement un peu étrange. Bien que je ne fasse pas d’histoire.

Il est l’heure, Tic-tac. Midi va sonner. Je vais avaler « goulument » mes petites pilules. De quoi tenir, sans sombrer pendant quelques heures.

Des odeurs de cuisines commencent à arriver dans mon appartement. De quoi m’ouvrir l’appétit.

Alcool est antidépresseur

Aujourd’hui je suis allé à l’hypermarché du coin. J’ai acheté trois bières. Je suis un peu saoul. Je n’ai pas l’habitude de boire. J’ai la tête qui tourne. C’est désagréable. Mélanger l’alcool aux médicaments n’est pas très bon. Il faut que je patiente pour retrouver ma lucidité.

En attendant, je me suis installé dans mon canapé. Je regarde d’un œil discret les clips musicaux à la télévision. C’est toujours un peu la même chose. Des femmes qui dansent…

alcool est antidépresseur
alcool est antidépresseur

Je vais peut-être faire une petite balade pour évacuer l’alcool. Je vais aller voir s’il y a du monde chez mes parents. Ça sera la surprise.

Pour l’instant, mon appartement est brumeux. La vapeur de la cigarette électronique a envahi mon intérieur. Heureusement ça ne laisse pas d’odeur ni de taches sur les papiers peints, tissus…

Je sens que mon alcoolémie descend petit à petit. Je suis rassuré. Je n’aimais pas cela.

Je ne sais pas ou est mon père. Sa voiture n’était pas devant chez lui. J’irai lui dire bonjour plus tard.

L’heure avance, tic-tac. Ma tête ne tourne presque plus. Décidément, l’alcool n’est pas fait pour moi.

En attendant je bois de l’eau pour me réhydrater.

Hier en début d’après-midi, un ami est venu me voir. Comme je n’aime pas recevoir, je lui ai dit que j’avais un rendez-vous de bonne heure. Je supporte de moins en moins la présence de gens dans mon appartement. Je ne me sens plus chez moi. Il est donc reparti assez vite.

Cette nuit devrait être neigeuse. On verra bien demain. J’aime les situations un peu exceptionnelles, quand elles ne durent pas.

Dîtes moi si dans votre région vous êtes impactés ? Je suis retourné voir sans succès s’il y avait du monde chez mes parents. Je ne sais jamais trop où ils sont. Cela n’est pas bien grave.

L’humanité lorsque l’on est schizophrène

Il ne faut pas croire que souffrir de schizophrénie enlève toute humanité. Pour ma part, je ne supporte pas toute forme de violence, toute injustice… Je suis souvent confronté à des douleurs morales, lorsque je vois certaines situations. Je ne suis pas parfait bien entendu, mais j’essaie de faire au mieux. Je suis même plus sensible à la souffrance des autres, qui fait écho en moi.

humanité
humanité

Là, je suis en weekend. Je vais pouvoir ne rien faire sans culpabiliser.

Ce matin, je suis allé à l’association de patients. J’ai profité d’être en ville pour acheter de quoi faire fonctionner ma cigarette électronique.

Je ne fume plus aucune vraie cigarette depuis deux ou trois ans.  Je suis même écœuré. J’ai retrouvé mon odorat, le gout des aliments et mon souffle…

Être schizophrène veut dire aussi être plus fragile. Il y a souvent à la télévision des programmes qui me choquent.

Même les disputes avec les autres me marquent beaucoup plus facilement. C’est comme marcher sur un fil au-dessus du vide. Il faut se préserver et ne pas tomber. J’essaie d’être en bons termes avec mon entourage, au risque sinon d’être en grande souffrance.

Je suis beaucoup plus sensible lorsqu’il y a des tensions.

Je me répète mais une personne souffrant de schizophrénie, ressent la douleur et l’inhumanité beaucoup plus facilement.

En tout cas c’est mon cas et j’ai pu le vérifier avec d’autres amis schizophrènes.

Nous ne sommes pas de dangereux psychopathes, insensibles et froids.

Nous sommes en souffrances mais cette souffrance se retourne souvent contre nous. Jusqu’à nous pousser à l’irréparable, comme un suicide. Notre espérance de vie est plus faible en partie à cause de cela. J’avoue qu’à plusieurs reprises, j’ai déjà tenté de mettre fin à mes jours.

Nous ne sommes pas dangereux pour les autres mais plus pour nous même.

Mon ordinateur est KO

Je suis sur mon vieux canapé, les jambes croisées. Le tissu de ce dernier est déchiré. Je sens sur ma jambe, le ressort en métal. C’est désagréable.

J’ai mis un gros pull. Le thermomètre de mon séjour affiche 15 degrés. Je suis dans un petit appartement mal isolé.

En plus de cela, mon ordinateur me fait faux bond. Je suis en train d’écrire un texte, ou faire toute autre manipulation, et il redémarre tout seul. Toutes les 5 minutes. J’ai effectué plusieurs démarches auprès du fabriquant, mais c’est le matériel qui est affecté. Malheureusement pour moi, je ne suis plus sous garantie, et les réparations coûteraient plus chers que d’en racheter un. Il me faut donc un nouvel ordinateur, pour continuer à vous écrire.

J’ai créé une cagnotte leetchi, pour recevoir des fonds, voir lien.

En attendant, on m’a prêté un PC.

ordinateur KO
ordinateur KO

Ce matin, je suis retourné à l’association de patients, qui était fermée depuis 15 jours. Sortir et voir un peu de monde m’a fait du bien. Il y avait Fred, avec qui je m’entends bien. Nous avons discuté des fêtes toutes récentes. Noël en famille et nouvel tout seul, pour moi. Lui a passé la Saint-Sylvestre avec sa copine.

Puis j’ai repris le bus pour rentrer chez moi. Une fois un repas vite avalé, je suis parti voir mes parents.

En rentrant chez moi, j’ai senti comme une grande lassitude. La simple pensée qu’il me restait encore 6 ou 7 heures, avant d’aller me réfugier dans mon lit, m’a définitivement mis KO. Il y a un peine un an, je pouvais me coucher à 18 heures.

J’ai alors allumé la télévision. Pour mettre une chaîne musicale. C’est à peu près le seul type de programme que je supporte encore. Autrement, je me sens agressé par le petit écran. Et là, le ciel est tellement gris que je me sens comme englué.

L’association de patients

Il fait gris. J’écoute de la musique d’une oreille. Lundi, l’association de patients rouvre après 15 jours de fermeture. Je vais encore être anxieux, loin de mon quartier. Cependant, je me force à y aller tous les matins. Je ne sortirais presque plus sinon. J’y reste pourtant de moins en moins longtemps. Une heure grand maximum. Puis d’un pas rapide, je regagne l’arrêt de bus. Je scrute de loin l’arrivé de l’autocar.  

Une fois dans mon appartement, je pousse un grand ouf de soulagement, de courte durée.

L’association de patients
L’association de patients

Quand le soir arrive, après une après-midi de souffrance, viennent les angoisses. C’est comme si j’étais seul au monde. Je n’arrive pas à penser à quelqu’un pour me réconforter. Je me sens perdu dans l’univers, avec mes délires métaphysiques. La peur d’une vie après la mort, qui ne s’arrêterait jamais, et qui serait faite d’atroces souffrances. Une sorte d’enfer en somme.

C’est à force de ne voir personne, et de rester entres ses quatre murs, que l’on finit par avoir ce genre d’idées envahissantes.

C’est pour cela que je m’oblige aussi à aller à l’association de patients. Même si j’y suis anxieux, au moins je m’aère la tête.

On y discute de tout et de rien, des derniers matchs de foot, même si je n’aime pas trop ce sport.

Il y règne une atmosphère chaleureuse.

L’animatrice est là pour y veiller. On la paie pour cela, et pour mettre en place des activités…

Il y a également une intervenante théâtre.

Cette association de patients est une bouée, pour une cinquantaine de personne. Des adhérents souffrants de schizophrénie, de trouble bipolaire, de trouble borderline, de dépression…

Nous y organisons aussi de grands repas. Vraiment, il faut que j’y passe plus de temps. Mais cela fait maintenant dix ans que j’y vais. Une sorte de lassitude s’est mise en place.