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Intellectuellement fatigué

Intellectuellement fatigué

Intellectuellement fatigué

Cela fait plusieurs jour que je suis fatigué, intellectuellement. Vers 17 heures, je n’en peux déjà plus. Je regarde l’horloge en me demandant si je ne rêve pas. Mon esprit est intellectuellement fatigué, alors que mon corps ne l’ait pas. Dans ma tête, les pensées s’amoncellent les unes sur les autres, mon cerveau est complètement bloqué. Je ne peux plus rien entreprendre, même écouter un peu de musique.

Je ne sais pas à quoi est du cet embouteillage dans ma tête. Souvent n’en pouvant plus, vers 18 heures, je ferme les volets et tremblotant je me couche. J’attends alors quelques heures avant de dormir et j’angoisse dans le noir.

Aujourd’hui, les choses ont l’air d’aller un peu mieux. Je me sens plus en forme. J’ai même pris un comprimé de Ginseng pour me donner un petit coup de fouet. Je sais que pris pendant plus de trois jours, c’est déconseillé. Au-delà, intellectuellement, ça me rend nerveux et angoissé.

Le soleil est splendide et je vais peut-être pouvoir enlever une couche de vêtement, cet après-midi.

Dans le bus, ce matin, il n’y avait pas grand monde. Je ne peux plus le prendre aux heures de pointe. Je suis angoissé lorsqu’il y a du monde et que les gens sont trop proches de moi. Je me sens agressé.

A l’association de patients, c’était assez calme. Comme souvent, je discute et peu et je me mets dans un coin près du radiateur. Cela me fait une sortie bien agréable, même si je suis devenu de moins en moins sociable.

Intellectuellement, je ne supporte plus de longues discussions. J’ai fait des efforts au début, il y a dix ans, mais aujourd’hui je ne peux plus. La présence d’autrui me fatigue très vite et j’ai besoin de me ressourcer dans mon appartement, seul.

Il n’est encore que 12 heures et je vais essayer de tenir le plus longtemps possible, avant d’aller me réfugier dans mon lit.

Images qui me hantent

images dans la tête

images dans la tête

Un dimanche matin glacial. Pour faire des économies, j’ai arrêté mon chauffage. Dehors, une légère bruine et un vent venu du nord, transperce les vêtements jusqu’à l’os. Je suis devant ma télévision, j’ingurgite des tonnes d’ images. Mon cerveau est saturé. J’espère qu’ils les évacuent quand même à un moment. Souvent, je préfère prendre un livre, même si cela demande un peu plus d’effort et de concentration.

Hier soir, chez mes parents qui n’habitent pas très loin, une angoisse est montée. J’ai eu des flashs, des images de mon appartement. J’étais anxieux de ne pas être dans mes murs. Cela se produit, le soir, quand il fait nuit. Je voulais courir chez moi, pour me retrouver dans mon cocon.

Puis, les images de mon appartement ont peu à peu disparu, pour me laisser savourer ce repas en famille.

Le dimanche est un jour que je ne porte pas dans mon cœur. Souvent l’après-midi, je suis en souffrance. Il n’y a rien à faire. Tous les magasins sont fermés. J’attends en tournant en rond, que les heures passent. Le soir je n’en peux plus, et la nuit venant est un soulagement, car je sais qu’elle mettra fin à cette journée.

Demain, une semaine va reprendre. J’espère arriver à prendre le bus. Des images de gens qui me regardent, dans un espace clos, provoquent en moi un frisson d’agréable. Je préfère alors souvent prendre un bus à un horaire diffèrent, pour ne pas retomber sur les mêmes voyageurs.

J’anticipe trop les moments qui peuvent être stressants, et j’en fais tout un monde.

L’association de personnes en souffrance psychique commence à me lasser. Pourtant, je vais quand même continuer à y aller. C’est ma seule activité sociale.

Dehors, le ciel est devenu blanc comme de la neige. Tout est figé et l’on a du mal à se croire à six jours du printemps, que j’attends avec impatience.

La tête à l’envers

La tête à l’envers

La tête à l’envers

Cela fait quelques jours que je me couche plus tard le soir, plus à 19h00 comme avant. Dormir n’est plus un refuge. Je pense que cela est positif, je suis moins en souffrance à ce moment-là de la journée. Le matin, je me réveille quand même avec la tête à l’envers. Il faut au moins une heure, pour que j’arrête d’être mal.  Si bien, que je n’arrive pas toujours à prendre le bus, pour aller en ville. Je suis face à un mur, une angoisse. La souffrance est trop présente pour que je me mette dans une situation stressante, comme celle de prendre les transports en commun.

Il y a quelques jours, j’ai envoyé un sms à ma psychologue à domicile, pour lui dire que financièrement, je ne pouvais plus faire appel à ses services. De plus, j’étais arrivé au bout de ce qu’elle pouvait m’apporter. Je ne sors pas plus que d’habitude, malgré son travail. Je garde quand même contact avec elle, on ne sait jamais.

En parallèle, depuis deux jours, j’ai augmenté ma dose de neuroleptique. Je pense que cela me fait du bien. Je suis un peu moins anxieux. J’ai moins la tête à l’envers l’après-midi, m’obligeant à rester dans mon canapé.

Aujourd’hui, le soleil brille, j’ai pu arrêter mon chauffage et je pense aux économies que je pourrai faire, dans mon logement mal isolé.

A l’association, ce matin, j’ai voulu discuter avec tout le monde, j’avais la tête à l’envers. J’avais des difficultés pour m’exprimer. Les mots sortaient dispersés de ma bouche, sans cohérences. Tout le monde a bien ri. Je n’ai pas aimé.

La schizophrénie est une maladie à mille handicaps. La souffrance, les angoisses, les phobies, les délires, le repli sur soi, la tête à l’envers… La liste est longue.

Demain, j’espère être assez bien pour prendre le bus, être un peu plus autonome et ne pas demander que l’on me conduise en voiture, comme aujourd’hui.

Mission impossible

L’angoisse monte. Je dois aller faire des courses dans un supermarché. Je me suis dit que je devais le faire, alors c’est comme une mission. Mon cœur se met à battre de plus en plus rapidement. J’ai les jambes en coton et l’impression d’aller à l’échafaud.  Sur la route je suis hyper vigilant. Je fais attention aux voitures. A pied je suis vulnérable. En rentrant dans le magasin, je respire un bon coup. Le plus dur reste à faire. Au fur et à mesure que je m’enfonce dans la grande surface, j’évite les regards. Il suffit d’en croiser un pour qu’une angoisse monte. Je ne prends pas trop d’articles. Lorsque je mets les derniers dans mon sac, une peur panique m’envahie. Je redoute de m’évanouir et cela renforce l’angoisse. Vite vite, il faut que j’aille aux caisses automatiques. Je connais bien les machines et je les préfère aux hommes.

mission impossible

mission impossible

Une fois sorti du magasin, la tension redescend. Je vais pouvoir rentrer chez moi et manger. Pourtant aujourd’hui, je dois aussi sortir les poubelles de mon bloc d’appartement. C’est une autre mission. Je ne serais tranquille que quand j’aurais effectué cette autre tâche.  Je ne supporte pas les contraintes. C’est comme un corset qui fait mal.

Vers midi, une violente migraine m’a contraint à m’aliter. Je n’étais plus capable de ne rien faire d’autre. Au bout de quelques heures une violente envie de vomir est montée. Quelques minutes plus tard, comme libéré, je n’avais plus mal à la tête. C’était le stress, il fallait qu’il s’évacue.

Si je veux faire quelque chose de mes journées, il faut que je me fixe des missions. Sinon je ne sors pas. Prendre le bus et aller dans une association de patients en est une autre.

Dans les locaux de l’association, je me sens mieux. Ce matin, il y avait le même groupe que d’habitude. Avec toujours des adhérents, en difficultés sociales ou de santé. C’est un peu la cour des miracles.

Décalage avec les autres

A l’association de patients ce matin, je me suis senti en décalage avec certains adhérents. Il y a Pierre d’abord, qui est arrivé avec le visage couvert de sueur et une veste qui n’avait pas été lavée depuis de trop nombreux mois. Je lui ai serré la main du bout des doigts.

Décalage avec les autres

Décalage avec les autres

En décalage aussi avec Gérard. Un homme de soixante ans, souvent en train de râler contre sa tutelle, qui ne lui donne pas assez d’argent, mais pas que… Ça fait partie de son personnage de pester, sur tout et rien. Il a fait de la prison, je ne sais trop pourquoi. Il n’est malgré tout pas méchant. Il y a une semaine, il s’est retrouvé aux urgences pour être tombé sur le visage. Ce matin, il avait encore le visage couvert de bleus et du sang sur le pull, qu’il n’avait pas lavé. A l’association, les adhérents lui reprochent son manque d’hygiène. Il a des ongles de plusieurs centimètres, noirs de crasse. Quand il prend un sucre en morceau dans la boite, plus personne ne veut se servir.

Heureusement, il y a Charlotte, j’espère la voir un après-midi de la semaine. J’aime discuter avec elle. J’ai envie découvrir qui se cache derrière cette trentenaire, qui n’a beaucoup parlé d’elle. Elle ne vient pas très régulièrement.

Je me sens aussi en décalage avec les amis que j’avais quand je n’étais pas en souffrance. Ils ont presque tous une femme et des enfants, et ont quitté le quartier qui était notre terrain de jeux.

Quand je refais le film d’une partie de ma vie, des diverses évènements qui l’ont jalonné, je me sens aussi en décalage. Je comprends mieux pourquoi certains « amis » étaient distants avec moi. Il faut dire que je peux être étrange, quand je tiens certains propos. J’ai beau faire des efforts, je suis comme ça.

Je suis une sorte d’ovni, avec de nombreuses angoisses, pas capable de travailler et ne trouvant nulle part ma place.

Crises de schizophrénie

J’ai mal à la tête. A l’intérieur de mon crâne, ça tire dans tous les sens. Je suis dans mon canapé. La musique me berce doucement. Je ne pense pas être  délirant, à ce moment précis. Malheureusement, on ne peut jamais être sûr. Lorsque j’ai fait mes crises de schizophrénie aigues, je pensais être en pleine possession de mes moyens, c’est le paradoxe.

Le bruit du réfrigérateur me sort doucement de ma torpeur.

crises

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Je me souviens de l’une de mes  crises, sur un chantier. J’ai vécu le pire moment de ma vie. J’ai hurlé et encore hurlé de douleur, en allant vers les uns et les autres, de manière désordonné. J’ai fait peur à tous mes collègues et de honte, je ne suis pas revenu le lendemain, ni les jours d’après.

Quelques semaines plus tard, j’étais hospitalisé sous la contrainte. De force on m’avait installé dans une voiture pour me conduire tout droit dans un hôpital psychiatrique.

Au début, malgré l’évidence,  j’étais dans le déni. J’ai pris les comprimés qu’on me donnait, en me disant que si je coopérerais, je sortirais plus vite.

Il m’a fallu des années pour accepter de me dire schizophrène et accepter ouvertement d’en parler sur un blog.

Cela fait bientôt dix ans et je touche du bois, car je n’ai pas fait de nouvelles crises. Pourtant, j’y ai perdu beaucoup. Je ne suis  plus du tout autonome et J’ai des angoisses, pour quasiment tout.

Aujourd’hui, j’ai perdu tous les rêves que j’avais étant jeune. Je connais mes limites et je les accepte. Je voudrais juste une chose, souffrir le moins possible. Qu’à l’avenir, j’arrive à maitriser mes crises d’angoisses.

Malheureusement, mon mal être est là et il me suivra jusqu’à la mort. N’ayez pas peur des schizophrènes, ils sont occupés à essayer de vivre le moins mal possible, et ne veulent de mal à personne.

Dehors, c’est angoissant

Dehors, peur de sortir

Dehors, peur de sortir

La solitude rend fou. J’ai passé la journée d’hier entre quatre murs. Trop angoissé pour sortir, j’ai juste été faire un tour de 20 minutes dehors. Mes parents qui n’habitent pas loin, étaient partis pour la journée et j’étais complètement démuni. Quand ils ne sont pas là, je n’ai plus aucune vie sociale, je n’ose presque plus sortir. En dehors de mon appartement, c’est le vide et plus aucun repère n’existe.

Comme mon logement n’est pas très grand, je tourne vite en rond et ne n’arrive plus à me concentrer sur rien.

Je voudrais pouvoir vivre, prendre le bus, quand ma famille est à plusieurs centaines de kilomètres. Détruit par une crise de schizophrénie aigue, il y a 35 ans, j’ai eu subitement peur de tout, la foule, la solitude, le train, l’avion, les ascenseurs….

Hier n’en pouvant plus, je me suis mis dans mon lit une grande partie de  l’après-midi. Dehors, c’était la souffrance et l’ennuie.

Aujourd’hui, mes parents étant revenus, je me suis levé de bonne heure. J’ai pu aller à mon association de patients.

L’autocar était rempli de jeunes gens bruyants. Malgré cela, je me suis senti bien. En descendant du bus, dehors, un vent glacial me fouettait le visage et rendait le sol glissant.

J’ai passé plusieurs heures hors de chez moi. Sans cela, je crois que je deviendrais encore plus fou et surtout plus mal dans ma peau que je ne le suis déjà.

C’est un cercle vicieux, moins je suis dehors, plus je me sens mal et moins j’ai envie de sortir. Mes parents n’habitent pas avec moi, mais je sens leur présence à quelques centaines de mètres de là. Cela calme beaucoup d’angoisses que je peux avoir. Si par exemple dehors, loin de mon appartement, j’ai une crise d’angoisse, je peux les appeler et je sais qu’ils viendront rapidement me chercher.

Bipolaires et schizophrènes

Bipolaires, schizophrènes et dépressifs.

Bipolaires, schizophrènes et dépressifs.

Ce matin à l’association de patients, il y a quand même eu une petite dizaine d’adhérents qui ont montré le bout de leur nez, malgré les vacances. Ce n’était ouvert qu’une heure trente. Chantal qui avait d’abord appelé en pleur, parce qu’elle avait perdu de l’argent, est venue malgré ses difficultés pour marcher. C’est une dame d’une soixantaine d’années, un peu vieille France, qui est bipolaire. Pour se remonter le moral, elle achète des viennoiseries. Elle a ouvert la porte de l’association avec un chausson aux pommes dans la main et plein de miettes sur son pull et autour de la bouche. Elle s’est assise pour parler. Elle avait besoin d’échanger et à trouver du soutien auprès d’une autre adhérente, bipolaire elle aussi.

Il y a Fred qui n’a plus de mémoire. Il est un peu crasseux, il oublie de se laver, alors tout le monde hésite à lui serrer la main. Moi, après lui avoir dit bonjour, je me lave les mains avec du savon Hydroalcoolique. Malgré cela, c’est quelqu’ un de très respectueux et de sociable et l’on essaye tous de s’occuper de lui comme ont peu.

Je pourrais aussi vous parler de Thierry, qui a les nerfs qui lâchent facilement. La gouttière du local, complément enfoncée, se souvient encore de son coup de poing. Il ne doit pas être bipolaire mais toujours sur le fil du couteau.

Ou Erica, qui a été diagnostiqué bipolaire à quarante ans. Elle peut passer d’un état de pleur à un état d’euphorie en très peu de temps. Elle n’accepte pas la maladie, après avoir eu un travail et des enfants… Elle est cependant toujours là pour soutenir un autre adhérent. C’est sa façon à elle de continuer à se sentir utile.

Il y a Kevin aussi, schizophrène. Il parle ouvertement des voix qu’il entend et de ses supers pouvoir.

Je me sens dans mon élément avec toutes ces personnes. Nous sommes un groupe avec des dépressifs, des bipolaires, des schizophrènes… Malgré quelques petites disputes anecdotiques nous continuons d’avancer.

Mentalement, trop méfiant

Je suis fatigué, physiquement et mentalement. Je vais passer la journée, seul. Il n’est que 11h00 du matin et je vais regarder l’heure tourner jusqu’au moment, où le sommeil viendra me chercher, ce soir.

Je n’ai plus la force de créer des liens amicaux. Je n’ai plus envie de m’engager. Cela fait sans doute trop longtemps que je vis comme un ermite. Il faudrait que je remette en marche la machine. J’en suis loin.

Dans la rue, les gens apparaissent menaçants. Ils vont m’agresser, surement. Pour me détendre, je fais des exercices de respirations. Pourquoi, s’approche-t-il si près de moi ? C’est mon téléphone qu’il veut voler ? Je regarde ailleurs et je m’éloigne de lui. Ouf voilà, le bus qui arrive. En plus, il ne monte pas dedans.

Vite, vite, je veux rentrer dans mon appartement et fermer à double tour. Les passagers me regardent de temps en temps. Je consulte mon téléphone, pour ne pas avoir à croiser leurs regards.

Le bus est moderne, et il n’y a pas trop de monde. Je me détends un peu en me rapprochant de chez moi. Une angoisse m’envahie soudain, en imaginant qu’il va tomber en panne et nous laisser sur le bord de la route.

Il continue sa route, à coups de freins, de gens qui montent et descendent… Derrière moi, deux hommes parlent forts. Je peux sentir l’alcool qu’ils dégagent. Cela ne me rassure pas. Ils descendent, rapidement.

J’arrive enfin à destination, après de nombreux feux rouges, comme autant de frustrations. Une fois chez moi, je me lave tout de suite les mains.

Je peux souffler un peu. Je ne ressortirais pas de la journée ou juste pour aller voir mes parents.

Le téléphone sonne, cela me stresse. Je n’ai pas envie de parler. Je ne décroche pas. C’est une connaissance et je n’ai rien à lui raconter.

J’attends le soir pour fermer mes volets me mettre dans mon lit.

J’ai viré mon psychiatre

viréCela faisait 16 ans que je voyais mon psychiatre, toutes les trois semaines. Une routine c’était mise en place. En montant l’escalier conduisant à sa salle d’attente, mon cœur s’accélérait, j’avais une angoisse.

En l’attendant, je réfléchissais à ce que j’allais lui dire et ce qu’il allait me rétorquer. La porte s’ouvrait, il me serrait la main en me faisant entrer dans son bureau.

Tout de suite, j’étais mal à l’aise. Il ne montrait aucune émotion face à mes souffrances. Il se contentait de réfléchir, de me regarder et de parler dans un langage pas toujours très clair. Malgré les phrases dures qu’il me disait, je l’écoutais comme le messie. En sortant de l’entretient, j’étais toujours profondément démoralisé.

La première rencontre avait eu lieux suite à ma première crise de schizophrénie aigue. J’étais complètement détruit, au fond du trou et je cherchais désespérément une main pour m’aider à remonter. J’avais passé trois jours dans un hôpital psychiatrique et j’y étais ressorti sans aucun traitement ni recommandation du personnel. J’avais donc quand même décidé de voir un psychiatre en libéral. Un peu au hasard j’avais pris rendez-vous avec lui.

Je n’étais jamais rassuré et il n’était jamais compatissant… Au fil du temps, une emprise psychologique c’était mise en place. J’étais dépendant.

Depuis quelques semaines, je faisais venir chez moi une psychologue. J’ai pu me rendre compte de la différence de traitement. Elle est bien plus humaine, précise et claire. Lorsque nos entretiens sont terminés, je  me sens mieux.

Vendredi donc, lors de mon rendez avec mon psychiatre, je lui ai expliqué mon malaise. Il s’est vexé. Rapidement je me suis levé, suite à une dernière provocation de sa part et je lui ai dit d’un ton autoritaire que nous allions en rester là.

Je lui ai payé sa consultation et je suis parti. Il m’a souhaité bonne route, un peu hagard.