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Il n’y a aucun soignant dans mon association de « patients »

Hier soir, J’ai été submergé par un profond sentiment de mélancolie. Je ne voulais plus aller me coucher. Ce n’était désagréable. J’ai tourné rond dans mon petit appartement. Je suis allé voir mon père plusieurs fois. Vers 23 heures quand même, je me suis décidé à rejoindre mon lit.

Ce matin, quelques minutes après mon réveil, mon cerveau était sur le point d’exploser. Depuis que je prends du Prozac, mon antidépresseur, j’ai souvent cette gêne. J’ai alors des difficultés pour réfléchir et m’exprimer. Je suis comme grippé.

Malgré tout, je suis plus dynamique et heureux avec cette « pilule du bonheur ».

Nous sommes jeudi et demain je serai en weekend. Je ne travaille pas mais je fais un peu de bénévolat dans une association de « patients ». Je m’occupe de certaines tâches administratives. Je m’y rends tous les matins.

Nous nous retrouvons entre schizophrènes, bipolaires, borderline, dépressifs… Malgré tout, au premier abord, vous ne nous trouveriez pas différents. A 10 heures le local ouvre. Nous prenons une tasse de café, dans une ambiance chaleureuse, avant le début des activités, comme le théâtre, la gym douce…

association de « patients »
association de « patients »

Il y a une cinquantaine de « patients » sans aucun soignant. Nous sommes autonomes et responsables de notre association. D’ailleurs, je devrais plutôt dire adhérents que « patients ».

Ce projet de responsabilisation est financé par l’état. Il nous permet également de sortir de l’isolement.

Voila, il va bientôt être midi. Je lève les yeux de mon écran pour regarder autour de moi. Dehors, il y a un épais brouillard. Je me suis calfeutré sous une couverture. En effet, à l’intérieur il fait 13 degrés. L’ordinateur que l’on m’a prêté bug un peu. J’attends avec impatience de pouvoir en racheter un. La cagnotte créée pour cette occasion ne fonctionne pas trop mal. Merci à vous tous.

Sommes-nous abrutis par les neuroleptiques ?

Je ne tiens pas en place. C’est horrible. Depuis que je suis rentré de l’association, je n’arrive pas à rester assis plus de 5 minutes. Il y a comme des fourmillements dans ma tête et dans mes jambes. J’ai envie de sauter, de hurler… Pourtant, j’ai pris scrupuleusement mon traitement. Je ne pense pas être en crise. Mais je ne suis pas calme, cela est certain.

Je ne dois voir ma psychiatre que dans un mois. C’est assez long. J’espère être plus serein, après le déjeuner. Il y a comme un grondement sourd dans ma tête qui ne demande qu’à se déchainer.

les neuroleptiques
les neuroleptiques

Malgré cela, je sens le neuroleptique qui fait son effet et me maintient dans une sorte d’hébétement. Je ne prends plus d’initiative. Je subis les évènements.

Je suis comme abrutis.

Malgré tout, je préfère ce traitement à l’intense souffrance, lorsque j’en suis privé. L’immense douleur qui m’a conduit à deux reprises, sous la contrainte, en hôpital psychiatrique.

Je me suis un peu calmé. Il va être l’heure de sortir des pâtes, pour préparer le repas.

Mon petit appartement est silencieux. Plongé comme dans une bulle, je n’entends pas un bruit. C’est même un peu inquiétant. Dans ces moments-là, une angoisse m’envahit. Je me demande si je ne suis mort et devenu fantôme. Je m’imagine invisible aux yeux des autres.  

Il faut que je discute avec quelqu’un pour me rassurer. Je vais sortir un peu, pour voir s’il n’y a pas un voisin avec qui échanger quelques mots. De plus, il est l’heure que je prenne mes trois pilules du midi. Il y a du Solian et du Temesta. C’est devenu un rituel comme de faire ses prières. Je ne manque jamais ce moment. Parfois, un comprimé reste bloqué dans la gorge. J’avale alors un grand verre d’eau et je tousse.

Combien de temps avant la prochaine décompensation ?

Je n’arrive pas à tenir en place. Je marche dans la rue, sans trop savoir ou aller. Je rentre chez moi, puis je repars.

décompensation
décompensation

Je regarderais bien un film, mais je n’arrive pas à tenir plus de quelques minutes. Pareil pour un livre, après quelques lignes.

Je suis comme une pile l’électrique. Je me demande si je vais faire une décompensation.

Après un noël en famille, je pense déjà au nouvel an. J’aime me retrouver seul ce soir-là. Je ferme à double tour la porte de mon appartement. Je descends les volets…  Je m’achète un peu d’alcool. J’allume la télévision. C’est un peu triste ce soir-là, tout est en différé. Alors j’écoute plutôt de la musique.

En général, je n’attends pas les 12 coups de minuit pour aller me coucher. L’alcool ayant fait son œuvre bien avant.

Je pense à ma tante, qui est hospitalisée en psychiatrie.

Combien de temps fais-je tenir sans faire une rechute. Ma dernière hospitalisation remonte à mars 2016. J’avais fait une décompensation anxieuse.

D’après ma psychiatre, quand il y a quelques semaines, je lui ai tenu des propos délirants, que je ne rapporterais pas ici, il ne me restait que dix pour cent de lucidité. Ce n’est pas beaucoup.

En attendant, j’essaie temps bien que mal de donner le change avec les autres.

Je repense à mes 18 ans. Année qui a marqué mon entrée dans la maladie. Avec ma première décompensation.

C’était comme si je venais de mourir, et qu’une deuxième vie, faite de souffrances et d’angoisses, débutait.

Cela fait déjà 20 ans.

Je n’ai pas fait grand-chose pendant tout ce temps. J’ai plutôt subi les événements. Je connais pour les avoir testés, les différents hôpitaux ou cliniques psychiatriques de mon secteur. Avec parfois des règles stupides et humiliantes à respecter. Le manque d’intimité, et l’infantilisation….

Ce nouvel écran, la porte fenêtre de mon appartement

porte fenêtre

porte fenêtre

Le temps est plutôt agréable. J’ai ouvert la porte fenêtre de mon appartement. Il n’y que des maisons et des jardins vides, pas âme qui vive, d’après ce que je peux voir. Un sentiment d’étrangeté m’envahit. Je ne suis plus sûr de rien. Mon cerveau est en train vaciller. Il s’enfonce tout doucement. Je me regarde, je me pince le bras pour me rassurer. Pour voir, si j’existe vraiment. Cela fait de longues heures que je n’ai parlé à personne. Je me demande si tout cela est bien réel.  Il n’y a que la douce mélodie de la chanson qui passe à la radio, qui me raccroche à quelque chose.

Je me demande si ce que je vois est bien la même chose que ce que voit mon voisin. Je me sens un peu seul. Je jette un coup d’œil par la porte fenêtre et je vois passer une voiture. Ouf enfin quelqu’un. C’est comme une télévision, je vois le monde de la même façon. Je ne sais plus faire la différence.

Je m’enfonce dans la solitude, dans la folie… Il est juste passé 16 heures et maintenant les voitures passent presque en continues devant chez moi. Le monde continue à tourner. Chacun vaque à ses occupations, sans se poser trop de questions. Ce n’est pas bon de laisser trop vagabonder son cerveau, surtout lorsqu’il est fragile. C’est un coup à sauter par la porte fenêtre, juste pour voir ce que cela fait. Voir s’il le sol est toujours là. Si l’on va mourir.

Tout me parait si absurde. Pourtant il faut bien se bouger, pour manger, se vêtir… pour ne pas rester dans la boue.

Mais même, je n’ai plus la force. Il faut que je dorme.

Je referme la porte fenêtre, et je ne vais pas tarder à allumer la télévision.

La douleur électrique me parcourt

douleur électrique

Douleur électrique

Aujourd’hui ça ne va pas. Une douleur électrique me parcourt le corps, jusqu’au cerveau.  Je suis comme anesthésié. Je me sens vide. Je me suis mis devant mon écran de télévision, sans succès, même pire, je n’en pouvais plus. Regarder des téléfilms sur noël me rendait nerveux. Tout ce bonheur de circonstance, étalé comme une crème au chocolat, me faisait souffrir d’avantage. J’avais presque envie de vomir.

Au réveil déjà, je savais que la journée n’allait pas être des plus épanouissante. Je m’étais levé du pied gauche. Mais la douleur électrique n’est venue qu’après le déjeuner. Ce matin donc, j’ai dû attendre que mon antidépresseur fasse effet pour me sentir un peu mieux. J’ai une relation très psychologique avec lui. Il suffit que je regarde le comprimé, avant de l’avaler, pour sentir joie m’envahir.

Mais là, en ce moment, l’envie de chanter a disparu, la douleur électrique l’a remplacé et le cerveau est pris en tenaille. Peut-être, si je prenais des antalgiques, je me sentirais mieux, mais non j’ai  déjà essayé, ça ne marche pas.

Il doit bien y avoir une solution, pour stopper cette douleur électrique intenable. Aller faire un tour dehors, dans le supermarché à 5 minutes à pieds de chez moi.

Oui je vais faire cela. Il faut que je sorte. Je vais acheter une bricole puis revenir.

Et puis il y a aussi se soleil d’hivers, que je finis par détester. Comme si ses rayons étaient eux aussi électriques.

La tension monte de plus en plus, au fur et à mesure que je me prépare à aller au supermarché. Je n’ai pas envie d’y faire une crise. Dehors, je me sens en insécurité. Le regard des autres m’agresse.

Il faut que je me conditionne. « Tu te sentiras mieux une fois que tu seras rentré » je me dis.

Loin de chez moi

Loin de chez moi

Loin de chez moi

Je suis seul chez moi, ma famille est à plusieurs centaines de kilomètres, loin de chez moi. J’ai tout un sac rempli d’angoisses. J’ai peur de perdre mes clefs quand je sors, j’ai peur de tout…  Ma famille est partie il y a 3 jours maintenant. Les deux premiers jours furent les plus compliquées. J’étais sur le fil, j’aurai pu basculer d’un instant à l’autre.

Aujourd’hui dimanche est un autre jour. Je commence à me faire à l’idée. Je fais des allés et retours, chez mes parents pour nourrir le chat. Ce matin, je me suis aperçu qu’il y avait une légère fuite d’eau dans leur garage. J’ai fait appel à un voisin. Ce n’était pas grand-chose et l’homme assez corpulent, m’a donné une claque sur l’épaule, une fois le problème réglé. Je lui ai parlé de mes angoisses sans lui dire que j’étais schizophrène. Je ne sais jamais comment les gens reçoivent une telle annonce.

Le dimanche est un jour un peu compliqué. Tous les magasins sont fermé et je ne peux aller faire ma balade dans le centre commercial pas loin de chez moi. Paradoxalement, me fondre dans la foule pour quelques minutes me fait du bien. Aujourd’hui je ne peux pas.

J’ai un ami qui doit venir chez moi cet après-midi. Je me sentirais moins seul, moi qui n’ai pas eu beaucoup de contacts humains depuis trois jours. C’est un homme de 33 ans, souvent seul lui aussi, vivant chez ses parents et ayant des difficultés psychique, sympathique, mais l’un n’empêche pas l’autre.

Demain, ma psychologue à domicile doit venir à 14h00. Ce sera l’occasion de faire le point avec elle de ce début de semaine. Cela va casser un peu ma solitude. En effet lorsque mes parents sont loin de chez moi, je n’ose plus prendre le bus pour aller en ville. Il n’est alors plus question d’aller à l’association de patients, tout seul. Je dois m’y faire conduire par l’animatrice.

Nouvelle année

année

Année

Nous sommes le 31 décembre 2015 et j’ai une soirée de prévu, avec des amis qui ont la même particularité psychique que moi. C’est à 20 heures et j’espère être assez en forme jusque-là pour fêter la nouvelle année. Cela fait plusieurs années que je passe la saint Silvestre seul, dans mon appartement à entendre les voisins faire la fête et les feux d’artifices pétarader… Pour l’instant tout va bien, je suis motiver pour sortir ce soir. J’espère que mon entrain va durer et que je ne vais pas faire faut bon à mes amis au dernier moment. Je ne sais jamais trop comment ma santé évolue.

Hier, l’après-midi fut assez dur. La visite de ma psychologue à domicile ne m’a pas fait du bien. Lors de sa visite précédente je n’étais vraiment pas en forme et tout est remonté à la surface. L’étau dans ma tête et la souffrance psychique m’ont contraint à me mettre dans mon lit vers 19h00. Je n’en pouvais plus.

Heureusement, ce matin je me sens bien. J’ai même discuté avec un ancien professeur d’anglais, que j’avais eu au lycée et que j’ai retrouvé à la boulangerie du quartier. Lors de ces années, pas les meilleurs pour lui m’a-t-il confié, j’étais un élève assez studieux. Il était dans un lycée difficile et pas toujours apte à se faire respecter avec les autres classes. Aujourd’hui, cet homme souriant et débonnaire est à la retraite.

A cette heure, le soleil brille et cela me fait un peu oublier la journée d’hier. Une nouvelle année va bientôt commencer. Je souhaite de tous mes vœux que la recherche en santé mentale comprendra mieux les maladies psychiques, pour toutes les personnes qui souffrent dans leur âme et dans leur chair. C’est un domaine de la médecine qui est trop souvent mis de côté.

Cannabidiol (CBD) substance miracle ?

Cannabidiol

Cannabidiol

Le cannabidiol (CBD) est un cannabinoïde présent dans le cannabis. C’est un constituant majeur de la plante, représentant jusqu’à 40 % de ses extraits. C’est un composant qui contrairement au THC ne provoque pas l’ivresse habituelle du cannabis et ne favorise pas la psychose.

Le cannabidiol (CBD) est en vente sur de nombreux sites internet, comme huile, complément alimentaire ou e-liquide pour cigarette électronique… Il est cependant vendu très cher et je ne l’ai pas testé. Je vais demander l’avis ma psychiatre, sur cette substance.

A auteur de 800mg/jour, il serait aussi efficace qu’un antipsychotique comme l’amisulpride pour soigner la schizophrénie, mais sans les effets secondaires.

Le cannabidiol (CBD) aurait de nombreuses autres vertus comme réduire l’anxiété, et améliorer la socialisation…

Sur internet, de nombreux articles en parlent comme un remède miracle, pour soulager les personnes souffrants de schizophrénie.

Le laboratoire GW est en phase 2, sur un médicament contenant du cannabidiol (CBD), pour les schizophrènes, voir lien.

Il serait heureux que la psychiatrie, ne soit plus le parent pauvre de la médecine et que d’autres laboratoires, développent ce genre de médicament.

Je suis à la recherche de personnes souffrant de schizophrénie, ayant testé le cannabidiol (CBD), même en faible quantité, pour avoir leur retour.

Pour l’instant, le cannabidiol (CBD) est couteux à extraire mais les prix risquent de baisser, s’il existe un vrai bien être, en absorbant cette substance qui ne contient pas de THC, je le rappelle.

En effet, des méthodes plus industrielles seraient alors mises en place pour extraire le cannabidiol (CBD), en cas d’effet bénéfique.

Souffrant de schizophrénie et de phobie sociale, je suis intéressé par toute nouvelle molécule ou substance, qui pourraient rendre ma vie moins difficile.

Encore avant-hier, je n’ai pas réussi à prendre le bus pour me déplacer en centre-ville. L’anxiété a encore une fois été la plus forte, malgré toute ma motivation.

Apathique ce jour

apathique

apathique

Je suis complètement apathique depuis ce matin, et ma psychiatre vient d’annuler le rendez-vous de cet après-midi. Le prochain est dans un mois. Pour une fois que j’avais envie de parler. Je commence doucement à m’ouvrir à elle. C’est dommage.

Depuis le réveil, j’ai l’impression d’avoir un boulet accroché à un pied. Rester dans une pièce avec les autres m’est insupportable. Je trouve tout le monde agaçant. A l’association de patients, j’ai lutté pour discuter un peu et faire semblant de sourire. Pour ne pas que l’on me demande pourquoi je ne suis pas en forme.

Il n’y avait rien à dire. Je suis apathique et démoralisé, parce que rien n’avance dans ma vie. Je suis dans une routine, qui en même temps qu’elle me rassure, est terriblement ennuyeuse.

Je voudrais oser pour une fois. Que mes angoisses arrêtent d’être un carcan et qu’elles me laissent ouvrir mes ailes. Passer mon permis de conduire et rouler, sans destination, à l’aventure. Au lieu de cela, je suis tellement apathique que je n’ai plus la force de bouger de mon canapé, plié en deux de douleur et d’angoisse.

Ma vie est une longue succession de souffrance, avec quelques moments de délires, qui m’éloignent encore plus des autres.

Dans le bus ce matin, plus rien n’avait d’importance. J’étais dans ma bulle, assis sur une place bien à l’abri du regard des autres.

Chez moi seul, je retrouve un peu de bien-être. Je peux cacher aux autres ce que je suis vraiment.

Il faut beau. Je vais en profiter pour aller boire une ou deux bières, dans un parc pas loin.  Ce n’est pas mon habitude de boire de l’alcool mais j’ai besoin d’évacuer, de ne plus penser à rien, de faire le vide dans ma tête.

J’ai envie de voir du monde et en même temps j’en ai peur.  C’est un dilemme insupportable. Une spirale vers la solitude.

Triste jour

triste jour

triste jour

Je suis triste depuis quelques jours. Ce matin, le réveil fut tardif. Mes antipsychotiques n’avaient pas encore atteint le cerveau que j’étais déjà parti faire quelques courses. Je luttais contre une crise d’angoisse qui montait, au fur et à mesure que j’avançais dans le fond du magasin. Tout autour de moi était mouvant. Mon corps n’était plus présent. Mon esprit voulait s’envoler, je ne sais ou. C’était horrible. Le visage des autres clients était déformé et le sol ne m’inspirait pas confiance. Aux caisses automatiques, mes mains se mirent à trembler. La tension se relâchait. Je pouvais enfin respirer.

Hier, j’étais tellement triste et mélancolique, que je suis allé acheter de la Codéine. Au moins avec elle, j’étais bien pour une heure ou deux. Je venais de faire beaucoup de peine à quelqu’un pour qui j’avais une grande affection, et je m’en voulais.

Aujourd’hui, plus grand-chose n’avait d’intérêt à mes yeux, après avoir fragilisé cette personne. Je me sentais triste. C’était une femme, que j’aurais dû rendre heureuse.

La solitude est tellement présente dans ma vie que je sais plus vivre avec les autres. Je suis seul et j’évite toute situation sociale, dans laquelle je pourrais être trop impliqué, comme une relation amoureuse.

C’est triste de vivre ainsi. Le soleil brille dans mon dos et je sens le poids de cette malédiction.

La souffrance va petit à petit gagner du terrain, comme tous les weekends. La tristesse sera sans doute remplacée par un mal être, et je vais surement me plier de douleur dans mon canapé.

Dehors, malgré le soleil, les températures sont encore basses.

J’ai envie d’échapper à cette maladie, la schizophrénie, qui dirige ma vie. Qui m’empêche de vivre comme je l’aurais voulu.

Je pense à cette femme, et je me demande ce qu’elle fait en ce moment.