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J’ai les bras ballants

Je n’arrive pas à trouver la sérénité. J’ai les jambes raides. Le cerveau en ébullition. Les bras ballants… Je sens une pression en moi, qui n’arrive pas à s’évacuer. Pourtant j’ai fait un peu de sport. Sans succès pour me rendre la vie plus supportable. Il faut que j’attende le début d’après-midi pour que ma situation psychique et physique ne s’améliore. En général c’est ce qui se passe.

les bras ballants
les bras ballants

Cette souffrance a commencé dès le réveil. D’habitude j’ai un petit moment de répit quand je me lève. Mais là non. Je m’interroge. Pourquoi ?

J’en ai les bras ballants.

Dehors, la pluie claque sur les visages. Dans mon appartement, je n’ai pas encore remis le chauffage. Je mets juste un gros pull.

Peut être qu’avec un peu de CBD, je serais d’avantage d’étendu. Je ne sais plus trop quoi faire. Mais là je n’en ai plus.

Il va bientôt être l’heure de partager le repas dominical, en famille. Ce weekend j’ai de la chance, mon frère sera là chez mes parents.

Il faut que je tienne. Cette tension extrême dans la tête et le corps, me rend nerveux. Je suis pourtant d’habitude quelqu’un de calme et de posé.

Je me tortille dans tous les sens.

Heureusement, j’ai encore la patience de taper sur un clavier, même si je fais des pauses. Dans le silence de mon logement, mon téléphone portable s’est mis à sonner. Une voix masculine a commencé à me parler, voulant faire chez moi, tout un tas de travaux pour un euros. Énervé, j’ai raccroché sèchement.

Dehors, le gris est toujours la couleur dominante. Le soleil me manque. Les bras ballants, j’attends midi en faisant de grands cercles avec ma tête. Cela me détend un peu. Même si au bout de quelques secondes, j’ai la tête qui tourne et le cou qui craque.

Cette chanson me sort par les yeux

Mon appartement me sort par les yeux. J’y passe quasiment tout mon temps. Il y a quelques minutes, quand même, j’étais sur la terrasse de mes parents. Ah, un peu d’air frais m’a fait du bien. A peine étais je rentré dans mon logement, qu’une grande lassitude m’a envahi. Tout le bénéfice de ma sortie avait disparu, ou presque.

sort par les yeux
sort par les yeux

Le jogging,

Ce matin, quand même, entres deux nuages, j’ai pu courir une demi-heure. Les endorphines ont irrigué mon cerveau pendant une bonne heure. Je me shoote à la course à pied. Mais depuis, je compte les heures.

De temps en temps, j’ai mon père au téléphone. En général, les appels ne durent pas très longtemps. Nous ne sommes pas très bavards dans la famille. Mes parents sont en vacances dans une autre région.

Il y a aussi les voisins, qui à cause la météo sont calfeutrés chez eux. C’est dommage, j’avais pris gout aux discussions sur le trottoir, dans ma rue.

Dans mon appartement qui me sort par les yeux, je peux entendre la vmc qui tourne à plein régime. De plus, la télévision est éteinte. Cela fait du bien.

Mes repas,

Cela fait un bout de temps que je mange un peu lorsque j’en ai envie, sans me soucier des horaires. En même temps, malgré les médicaments, je ne grossis pas trop.

Il y a aussi mon frère qui habite assez loin et que j’appelle assez souvent. Sans excès non plus. Il pourrait se lasser. Plus précisément, je lui envoie un sms et il me téléphone quand il peut. Il a des horaires décalés.

Il va bientôt être l’heure d’avaler mes comprimés. Si je compte bien, je dois en prendre trois dans une heure, et deux avant d’aller me coucher. C’est un rituel et je n’oublie jamais. Je le sentirais assez rapidement.

Douleur diffuse

Ce n’est pas la grande forme. Dans tout le corps, une douleur diffuse me fait souffrir depuis ce matin. Je n’ai pas réussi à en découvrir la cause exacte. Je sais juste que c’est psychologique. Il faudrait que je me remette les idées en place.

En attendant je vaque à mes occupations, comme si de rien n’était.

Ce matin dans ma rue, je n’ai croisé aucune connaissance. Un vrai désert. Je n’ai donc parlé à personne depuis hier. Il ne faudrait pas que cela dure trop longtemps.

Douleur diffuse
Douleur diffuse

J’espère que cet exercice d’écriture me libérera de cette douleur diffuse. Sachant que je n’ai pas de solution médicamenteuse pour me redonner la forme.

Pour l’instant, je ne peux que serrer les dents.

Dans le pire des cas, je devrais attendre une bonne nuit de sommeil.

Mais là, je n’ai presque plus la force d’écrire. La douleur diffuse s’est intensifiée, dans les jambes, les bras et la tête…

Il faut que je concentre mes pensées sur autre chose. Par exemple, je peux imaginer que je suis sur une plage de sable fin, dans une île paradisiaque. Il fait chaud et je vais me baigner.

Malheureusement, je tourne la tête et je vois par la fenêtre de mon appartement, la pluie qui tombe sous un ciel gris.

Alors,

Je prends ma cigarette électronique, pour rajouter encore un peu plus d’opacité dans cet endroit clos. Cela me détend un peu.

Quelque fois, le soir, j’arrive aussi à me relaxer un peu. Une fois tous les volets fermés. Je me sens en sécurité. Malheureusement, il est encore bien tôt.

Je vais sans doute allumer la télévision pour passer le temps. Je ne sais pas encore ce que je vais regarder. Il parait qu’écouter de la musique est bon pour le cerveau. Je vais donc peut être essayer une chaîne musicale.

Désagréable sensation

Ce matin au réveil, j’ai été pris d’une angoisse assez forte. Elle a duré au moins une heure. C’est assez désagréable. Il a fallu que j’aille à l’association de patients pour la faire passer. Je me pose beaucoup de questions en ce moment. Tout cela tourne dans ma tête.

Heureusement que j’ai un traitement médicamenteux. Avec une forte dose de neuroleptique. Sans ça, la vie devient impossible. Je me maintiens donc à flot, même si je ne fais pas trop de progrès. J’ai quand même quitté la maison parentale il y a une petite dizaine d’années. Je prends parfois le bus… Tout cela me paressait impossible.

Alors oui, je ne travaille pas… Mais mon objectif est juste de souffrir le moins possible. Je n’ai pas d’ambitions démesurées. Certains diront que je ne progresse pas. Il faut voir le verre à moitié plein. Je n’ai pas refait de crise de schizophrénie aiguë depuis 20 ans. C’est une énorme victoire.

Sinon,

Cet après-midi je ne passe pas un moment trop désagréable. Les heures avancent relativement vite. Je peux entendre le taille haie du jardinier qui travaille à quelques mètres de ma porte fenêtres.

J’ai déjà discuté un peu avec lui. C’est un garçon sympathique. Il s’occupe des espaces verts de la petite résidence. Il transporte dans sa voiture, tout ce dont il a besoin pour couper, tailler, tondre…

Malgré tout,

Je me sens un peu nerveux. Je n’arrive pas à me détendre complètement. Un peu dans une autre dimension. Je n’ai pas les mêmes sensations que d’habitude.

Désagréable
Désagréable

Avant-hier soir, je me suis bu deux bières. Ce ne fut pas une expérience intéressante. C’était même très désagréable. Un fort sentiment d’étrangeté m’avait envahi. Je n’ai retrouvé ma sérénité que le lendemain matin. Je ne le referais plus. Ou peut être juste une bière légère.

L’enfer c’est l’espace

Je ne suis pas en grande forme depuis plusieurs jours. Hier au moment du déjeuner, une puissante angoisse est venue perturber mon repas. J’étais seul, face à mon assiette. Et le vide de l’espace autour de moi.

espace
espace

Il faut dire aussi que les journées n’en finissent plus. J’ai passé le reste du temps à faire les cent pas dans mon séjour. Vers 21 heures, j’étais complètement épuisé.

Plus généralement,

Il suffit d’un petit grain de sable pour enrayer la machine psychique, et conduire à de véritables souffrances. Notamment lorsque l’on souffre de schizophrénie.

Heureusement, le matin, j’ai un peu de répit. Je me sens moins angoissé. A l’ouverture de l’hypermarché, je vais faire quelques courses. Il n’y a personne. Je n’y retourne presque plus le reste de la journée, lorsque la foule a envahi les rayons.

Nous sommes dimanche. Pas de repas en famille ce midi. Ils sont partis en vacances.

Je suis quand même moins joyeux ce matin. Je me demande si j’ai bien pris mon antidépresseur. Petite pilule du bonheur qui me rend de grands services. En effet, elle me relie à la terre. J’ai nettement moins l’impression d’être perdu dans l’espace.

Il est à peine 10 heures. Il va falloir vraiment que je me trouve des occupations pour passer la journée. Sinon, je risque de vapoter tout le dimanche.

J’ai fermé les volets de mon appartement, pour me protéger du soleil et des fortes chaleurs. Hier par chat, j’ai quand même discuté avec un ami qui touche aussi l’allocation adulte handicapée. Il ne va pas très fort. Il passe ses nuits à boire de l’alcool et le jour il dort.  Un moment il venait chez moi. C’était interminable. Je n’en pouvais plus. Comme toute personne qui reste trop longtemps dans mon appartement. J’ai besoin de mon espace. Sans cela c’est l’enfer.

Au bord de la crise de nerfs

Je suis depuis mon réveil au bord de la crise de nerfs. Il faudrait que je me détende. J’ai marché un peu, pour évacuer, sans succès. Dans quelques heures, le repas dominical se fera chez mes parents. J’éspere d’ici là retrouver un peu de sérénité. Pour l’instant je ne tiens plus en place.

au bord de la crise de nerfs
au bord de la crise de nerfs

De plus,

L’horloge n’avance pas. De petites décharges électriques me parcourent tout le corps. Je sens la pression monter dans ma tête. Surtout, je n’ai pas envie de faire une crise. Je ne veux pas être hospitalisé. Je regarde dans mon pilulier. J’ai apparemment pris correctement mes médicaments.

La journée risque d’être longue. Je suis au bord de la crise de nerfs. Les anxiolytiques que j’ai pris ne font plus effets depuis longtemps. Peut être des exercices de respiration me feraient du bien.

En attendant, je me déplace de mon canapé à ma porte fenêtre, pour vapoter sans déclencher mon alarme incendie.

Vendredi matin, je suis allé à l’association de patients. Il y avait du monde, même si l’animatrice est en congés. En effet, nous nous arrangeons pour ouvrir le local malgré tout.

Mais ce matin, je fais des bonds sur mon canapé. C’est très désagréable.

En plus de cela, je me suis fait une légère blessure au genou et je ne peux même pas aller courir.

Bref, je suis au bord de la crise de nerfs. La matinée est cependant bien entamée. Mais cela risque de durer encore quelques heures. J’évite quand même de trop vapoter. La nicotine étant un excitant. Je n’ai pas besoin de cela.

Il faut que je me calme. Je suis tendu. Heureusement je suis seul. Je n’ai personne avec qui me disputer. Toute présence humaine serait vécue comme une agression. Pas au point d’être violant, mais juste désagréable. Allé Paul, cela va passer.

Mon ciboulot est sous pression

Je ne me sens pas très bien depuis quelques heures. Mon ciboulot est écrasé. Mes sourcils tombent sur mes yeux. Je n’ai plus aucune motivation. Je suis fatigué. Comme si l’apesanteur était devenue plus intense. De plus, mes pensées sont perturbées. Il y a des courts circuits à l’intérieur. J’ai pourtant pris mon traitement correctement.

ciboulot
ciboulot

En même temps.

Je regarde mes mains en train de taper sur le clavier de mon ordinateur. Je ne peux que constater la progression des tâches blanches sur ma peau. C’est un vitiligo. Ce n’est pas contagieux. J’en ai aussi sur le visage. C’est assez perturbant.

Derrière moi, par la porte fenêtre ouverte de mon appartement, je peux entendre un chien aboyer. Cela me crispe.

Pour revenir à mon mal être.

Les chemins de pensées à l’intérieur de mon ciboulot ne sont pas très bien agencés. Il y a des routes qui ne mènent nulle part. Et d’autres qui conduisent à des collisions. Il faudrait que je remette un peu d’ordre là-dedans.

Sinon,

Hier soir, je me suis un peu saoulé. J’ai bu deux trois bières. Ce n’était pas une bonne idée. J’ai eu assez rapidement la tête qui tourne. Je me suis donc mis dans mon lit assez tôt.

Le lendemain matin, comme pour expier ma faute, j’ai couru un peu. En même temps, l’exercice physique élimine les toxines. Mon ciboulot en avait bien besoin.

Un peu perdu.

Je ne sais plus trop quel jour nous sommes. Les dimanches ressemblent aux mardis. Sans activité je n’ai plus de points de repères. Le vent souffle petit à petit mes capacités cognitives. Je m’en rends compte. Les Temesta, grignotent également petit à petit ma mémoire. Cela fait 20 ans que j’en prends trois fois par jour. Administré en hôpital psychiatrique, sous la contrainte, je n’ai pas eu le choix.

Exploser psychiquement

Cet après-midi j’ai envie d’exploser. La monotonie de mes journées et mes rituels commencent à me devenir insupportables. Il faut que je reste calme. Je suis à la limite et intellectuellement sous pression. Je ne sais pas comment faire pour retrouver un peu de sérénité. Ce matin, j’ai couru 30 minutes dans la campagne. Apparemment, le bien être de cette activité ne s’est pas prolongé plus de quelques heures. C’est dommage.

D’autre part, il ne me reste plus que deux trois semaines, pour payer l’hébergement de mon blog. J’ai donc créé une cagnotte ici, pour continuer d’écrire.

Des vacances,

Cela commence à faire quelques années que je ne me suis pas éloigner de mon agglomération. Je suis aimanté à mon appartement. J’ai envie de vacances, pour ne pas exploser. Mais à peine me suis-je éloigné de quelques kilomètres, et mes 4 murs me sont indispensables. Au point de ne pouvoir passer une nuit ailleurs.

L’océan et ses vagues à vous faire perdre tout sens de l’orientation me manquent. Ainsi que le sable brûlant, d’une plage en été.

La dure réalité,

Exploser
Exploser

Mais là, je souhaite juste me détendre et garder la clarté de mon raisonnement. Je ne veux pas faire de crise et me retrouver en hôpital psychiatrique.

Je suis à fleur de peau. J’arrive pour l’instant à donner le change dans les discussions avec les autres. Même si tout le monde m’énerve prodigieusement. Là je suis dans mon appartement et heureusement personne n’y vient jamais.

Exploser n’est pas la solution. C’est un échec dans la lutte contre ma maladie, la schizophrénie. Deux fois dans le passé, j’ai dû subir cette terrible épreuve, qui marque au fer rouge. C’est après la première que sont apparues les crises d’angoisses. Ma vie n’a plus jamais été la même. Ce fut la fin d’une sorte d’insouciance.

La fin de l’espèce humaine

La chaleur est déjà bien présente. Et cela ne fait que commencer. J’ai quand même pris le temps, de bonne heure, de faire un peu de course à pied. Hier dans l’après-midi, j’ai visionné à la télévision un reportage sur la plus grande prison de haute sécurité des états unis d’Amérique. J’aurai mieux fait de passer mon tour.

Je ne veux plus faire partie de l’espèce humaine.

Dans le documentaire, certains prisonniers se comportaient bien pire que des animaux. Il m’a fallu une nuit de sommeil, pour arrêter de penser en boucle à ce que j’avais vu et entendu. C’était vraiment envahissant.

Ce matin, je suis malgré tout encore perturbé.

Ma foi en l’espèce humaine en un pris un sacré coup. J’essaye au plus vite d’évacuer tout cela de mon esprit.

l’espèce humaine
l’espèce humaine

Les heures passant, je retrouve un peu de sérénité.

La porte fenêtre de mon appartement est ouverte en grand. Cette après-midi je fermerais mes volets, pour ne pas trop souffrir de la chaleur.

Il est clair maintenant que les activités de l’espèce humaine, sont responsables du changement climatique.

Sous les combles mal isolés, mon appartement risque d’être une vraie cocotte-minute. J’éspere que mon état psychique ne va pas se dégrader lui aussi. Il faut que je tienne le coup.

Je me souviens de la canicule de 2003. Cela avait été assez dur. Surtout la nuit.

Demain et toute la semaine, l’association de patients est fermée. Je vais encore me sentir bien seul. Cela me pèse surtout en milieu d’après-midi.

Hier je n’ai presque parlé à personne. Je ne vais pas spontanément vers les autres. Je me réfugie dans mon appartement. En évitant toute visite. Les angoisses viennent alors le gagner. Je me demande si j’existe vraiment ou si je ne suis pas dans un cauchemar. Et puis le matin, ça va un peu mieux.

Dans mon canapé, fatigué psychiquement et physiquement

Ce matin, j’ai repris la course à pied. Juste 20 minutes pour savoir si mon genou allait tenir le coup. L’essai fut concluant. Je vais pouvoir reprendre le sport plus intensément.

canapé fatigué
canapé fatigué

Quelques heures plus tard, après le déjeuner, une fatigue intense s’est emparée de moi. Je me suis installé dans mon canapé. Je ne fais cependant plus de sieste dans la journée. Je me sens trop mal après. Dans mon canapé, je suis donc resté éveillé. La fatigue était autant physique que psychique. La lassitude était intense.

De temps en temps, je me levais pour aller vapoter à ma porte fenêtre. Cela me demandait beaucoup d’énergie.

Je me rends compte que tous les jours, une souffrance différente m’assaille. Je suis souvent à la limite de ne plus me contrôler totalement. Cela me fait peur. Je ressens très souvent une tension psychologique. Plus ou moins forte. C’est très désagréable.

Il faut que je me calme. Que je respire profondément. Là je suis assis en tailleur sur mon canapé, face à mon ordinateur sur une table basse. J’ai retrouvé un peu d’énergie.

Je peux entendre les engins de chantier qui travaillent dans la rue d’à côté. Cela fait un peu d’animation.

Je prends toujours du sulforaphane, à faible dose. Je n’ai pas remarqué d’effet indésirable. Il faudrait cependant que j’en prenne 2 fois plus par jour, pour atteindre le dosage de l’étude, voir ici. Mais le prix de ce complément alimentaire, issu de pousse de brocoli est un frein.

Le soleil fait son apparition. Je suis un peu moins fatigué.

Ce matin, j’ai pris le bus pour aller à l’association de patients. Je ne me suis pas senti angoissé. En effet, je ne le prends jamais aux heures de pointe. Lorsque les scolaires sont entassés les visages contre les vitres. Je préfère partir plus tard.