Archives de catégorie : souffrance

Schizophrène fragmenté

Je suis fragmenté, en mille morceaux. Mon cerveau tourne à toute vitesse, sans que je puisse trouver de la sérénité. Je n’arrive pas à tenir en place. Je me suis réveillé dans cet état. Je ne sais pas trop pourquoi.

fragmenté
fragmenté

Peut être une nuit un peu agitée. En effet, des cauchemars sont venus perturber mon sommeil.

Il faut que je me calme. J’ai pourtant bien pris mes 5 pilules ce matin. Il y a cependant quelque chose qui cloche.

Peut-être des connexions qui ne se font pas correctement. Je vais mener l’enquête.

A 14 heures, j’ai rendez-vous avec ma psychiatre.

Il faut que je m’apaise. Je suis fragmenté. Je le sens jusqu’aux jambes. Je ne suis pas énervé, mais juste mal.

Je ne pense pas être en crise. Pourtant, il faut que je bouge sans arrêt. Je n’arrive pas à rester dans la même position, plus de 5 minutes.

Et puis mon cerveau est désespérément vide.

Je n’ai envie de voir personne. Pourtant je devrais bien. Ma tante est arrivée chez mes parents hier soir. Je vais aller lui dire bonjour.

C’est une vraie torture de rester devant cet écran pour écrire.

Dehors, le bitume est luisant et gorgé d’eau. Il n’y a pas un rayon de soleil. Cela fait de nombreux jours.

J’ai les poils des bras qui se hérissent. C’est désagréable. Il faut que je me lève et que j’aille faire quelques pas dehors.

Avant, il faut que je termine cet article.

Ce matin l’association de patients est fermée. Cela tombe plutôt bien. Je n’ai vraiment pas envie de m’éloigner de mon quartier.  

Je ne vais pas tarder à aller rejoindre ma tante, à deux minutes à pied. Je me sens toujours fragmenté. Au niveau des idées et du corps. Comme s’il y avait un schisme dans ma tête.

Je me sens seul

Je ne me sens pas bien. Un voile noir est venu s’abattre sur moi. Noël s’est terminé rapidement. Mon frère et ma sœur sont repartis à plusieurs centaines de kilomètres. Je me sens seul. Terriblement seul. Mes angoisses sont revenues. Le moral est retombé. Je suis dans mon petit appartement, face à cette grande porte fenêtre, d’où aucune lumière ne perce.  Le soleil est couché.

Je me sens seul
Je me sens seul

Ce midi, je me suis bu une ou deux bières, pour me remonter le moral. Ce n’était pas une bonne idée, je me suis senti plus mal après. Je n’ai pas beaucoup l’habitude de l’alcool.

C’est le vide qui est le plus dur à supporter. Comme si, même la présence de mes parents, pas très loin, n’était d’aucun réconfort.

Il n’y a rien autours de moi. Il est juste bientôt l’heure d’avaler mes 4 comprimés du soir. Cela va peut-être me faire du bien.

Et puis il y en aura encore 2 à avaler, au moment du couché.

Une fois dans mon lit, je n’aime plus ce moment. Je voudrais m’endormir le plus rapidement possible, pour ne plus penser.

En attendant, il reste quelques heures. Je vais surement faire des allers-retours chez mes parents. Mais c’est une journée comme cela. Tout mon corps est pris de ce mal être.

Demain, pour le réveillon de la Saint Sylvestre, j’ai juste prévu un repas amélioré. Je n’ai invité personne.

L’association de patients ne rouvrira que dans 9 jours.

Mais là, je suis envahi de pensées négatives. C’est surtout le soir, lorsque seul les lumières artificielles, n’éclairent la chaussée luisante.

Demain matin, mon moral sera surement remonté. Je l’espère. J’ai un petit comprimé pour cela. Ce n’était pas ma journée. Je vais pouvoir retrouver mon canapé, et attendre que le sommeil vienne me rechercher, et même l’aider un peu, avec mes 2 comprimés.

Le bues du dimanche soir, lorsque l’on est schizophrène

La nuit est tombée depuis plusieurs heures. Le blues du dimanche soir a commencé. Mon cerveau s’est mis en mode déprime. Je me sens estourbi. Je ne suis plus du tout joyeux. Je n’ai qu’une seule envie, que cette souffrance passe. Il me faut une bonne nuit de sommeil.

Le bues du dimanche soir
Le bues du dimanche soir

Dans l’après-midi, j’ai eu un appel téléphonique de ma tante. Elle était dans le parc de l’hôpital psychiatrique de son secteur. Elle venait juste d’être admise, après avoir été prise en charge par les pompiers. Elle souffre aussi de schizophrénie. Malheureusement, elle a fait une rechute.

Elle avait l’air de prendre cette situation avec beaucoup de philosophie. Elle risque cependant de passer les fêtes de fin d’années, là.

Elle est trop loin pour que je vienne la voir.

Mon blues du dimanche soir est toujours présent. J’ai éteint la télévision, ne supportant plus les images et les sons. Mais sans distractions, le temps est long. Je vais prendre mes neuroleptiques à effets sédatifs. Cela va peut-être me faire du bien, et calmer mon cerveau en surchauffe.

Demain matin, l’association de patients sera ouverte pour un petit déjeuner de noël.

J’ai fermé tous les volets de mon appartement. Normalement, plus personne ne viendra me déranger. Je ne supporterais pas la présence d’une autre personne, dans mon logement.

Il faut que je tienne jusque 22 heures, avant de me mettre dans mon lit. Sinon, je ne m’endormirais pas.

Et encore, il faut que je sois dans de bonnes dispositions, psychologiquement. Les idées envahissantes devront me laisser tranquilles.

Je n’aime vraiment pas le blues du dimanche soir.

Vivement demain matin, que j’avale mon antidépresseur et que je retrouve du punch. Là, j’ai l’impression que ma tête est dans un étau, avec comme fond sonore, la télévision de mon voisin, qui marche trop fort, dans un immeuble mal isolé.

De mauvaises connexions dans le cerveau d’un schizophrène

La douleur hier soir était intense. Ça a commencé vers 17 heures, avec le coucher du soleil. Je ne sais pas ce qui s’est passé. Surement de mauvaises connexions dans le cerveau. Une sorte de blues du dimanche soir. En pire !!!

J’étais dans mon canapé. Je ne supportais plus rien. Ni le son de la radio, ni l’image de la télévision. Et il était encore trop tôt pour aller dormir. Il fallait que les minutes passent plus vites. J’étais toujours dans mon canapé, désespéré.  Pour tuer le temps, je me suis fait à manger. Je n’étais pas bien. Mon seul salut était dans le sommeil.

J’ai pris deux comprimés d’un puissant sédatif. Malheureusement pour moi, ils n’ont pas été très efficaces. A force d’en avaler, mon corps s’est habitué.

Vers 20 heures, je me suis quand même mis dans mon lit. Dans l’espoir, que les mauvaises connexions dans le cerveau se rétablissent un peu pendant la nuit.

Avant cela, je n’avais pas passé un trop mauvais moment. Le midi, j’étais au marché de noël de ma ville. Il y avait un carré brasserie avec une scène. Un chanteur assez mauvais, reprenait les standards du rock. J’avais l’impression d’être dans un karaoké. Je n’ai pas pris d’alcool.

Cela fait trois jours que ne n’ai rien bu. Je préfère faire attention. C’est tellement facile d’aller au supermarché, et d’acheter de quoi s’assommer, pour ne plus penser. En général, je regrette après.

Ça y est. La nuit a enveloppé la ville de son désespoir. En tout cas, c’est comme cela que je vois les choses. Il faut que je ferme les volets.Demain, j’irai à l’association de patients, si les lycéens, en quête de vacances prolongées, veulent bien laisser passer les bus. J’ai toujours l’angoisse de me retrouver dans l’impossibilité de renter chez moi.

Les mois passent et se ressemblent

Les mois

Les mois

Cela fait trois mois que je n’ai vu ma psychiatre, et j’ai beaucoup de choses à lui dire. Il y a eu les deux mois de congés estivaux, et là, elle doit être en formation, je n’arrive pas à la joindre. Les idées délirantes se bousculent dans ma tête. Elle est un peu ma soupape de sécurité. Heureusement, grâce à mon médecin généraliste, mon traitement m’est quand même prescrit. J’avale toutes ces pilules trois fois par jour.

Cet après-midi, chez mes parents, mon père m’a demandé de ranger le bois qu’il venait de recevoir en vrac. Je me suis mis à l’ouvrage, péniblement. Je n’ai tenu que 40 minutes. Psychiquement, c’était une vraie souffrance. Je ferai les deux autres tiers de bois qu’il reste à ranger, ces prochains jours…

C’est comme quand mes parents me demandent de vider le lave-vaisselle, psychiquement, c’est usant. Je finis le travail épuisé. Tous les travaux manuels et répétitifs, me provoquent des angoisses, un mal être…

Je n’habite qu’à 500 mètres de chez mes parents. Je me suis « organisé » de telle façon, que je peux aller leur rendre visite dix fois par jour. Quand je dis que je me suis « organisé », c’est plutôt un toc. Heureusement pour mes parents, je ne reste chez eux que quelques minutes. Ils ne me disent rien pour l’instant, mais Il faut quand même que je vois ma psychiatre pour parler de tout cela.

Ma journée est très ritualisée, du matin jusqu’au soir. Cela me rassure beaucoup. Le soir pour m’endormir, je me mets dans mon lit 10 minutes, je me relève pour vapoter un peu, et une fois de retour dans mon lit, je m’endors, la tête toujours du même côté. Le matin je vais au  supermarché, toujours à la même heure, à une minute près. J’achète presque toujours la même chose.

1000 morceaux de cervelle

1000

1000

Le soleil brille de 1000 feux et fait fondre la route qui ce matin était encore glissante. Je me suis réveillé de bonne heure, vers 7 heures, avec toujours ces comprimés à avaler, sans vomir.  A force, je ne les supporte plus.

Ce matin, j’étais vraiment en 1000 morceaux. Excité par les antidépresseurs et en même temps, j’avais l’impression d’être au bord d’une falaise, prêt à dégringoler, ou tout du moins, à tomber de quelques mètres encore.

Mon cerveau était comme ouvert en deux, en trois en quatre… Comme une bouteille en verre, qui explose en 1000 éclats, lorsqu’elle touche violement le sol.

Je ne suis vraiment pas sur la bonne voie. J’ai des angoisses qui me paralysent, comme un tétraplégique. Toute action, que je mets en place, me fait craindre d’être le responsable d’une catastrophe.

Y aura-t-il, un moment dans l’infini de temps, où je serais bien ? Après ma mort ?

Pour l’instant j’attends. C’est tellement dur et pourtant, j’ai l’impression que le pire est à venir.

Cet après-midi un ami doit passer me voir. Je l’espère, pas trop longtemps. Je ne supporte pas d’être envahi dans mon espace. Je commence déjà à préparer une excuse pour le faire partir, au bout d’un certain temps.

Le soir vers 18 heures, quand je suis seul chez moi, 1000 pensées désagréables envahissent mon cerveau. Je n’en peux plus, je ferme les volets et je me refugie sous une épaisse couette, dans mon lit.

Le lendemain matin cela recommence. Il y a comme un paysan qui laboure mon cerveau avec sa charrue. Je suis crispé. Les antipsychotiques m’éloignent des pensées délirantes, mais pas de la souffrance.

Je suis tendu comme un arc. J’aurai besoin d’un relaxant. De me sentir bien, juste une heure ou deux. Malheureusement, les anxiolytiques n’ont plus d’effet sur moi.

Tendu, Je vais exploser

Tendu

Tendu

Je suis tendu. Je n’arrive plus à me concentrer sur rien. Il faut que je bouge, de chez moi à chez mes parents et inversement. Il n’y a que deux minutes à pied. J’habite dans le même lotissement que mes parents. J’y habite depuis que je suis né. Les gens du quartier me connaissent depuis toujours. Ils m’interpellent souvent pour me demander « ça va ? », quand ils me voient passer. Je réponds toujours « oui », même si ce n’est pas le cas. Je me sens harcelé. Peut-être s’imaginent t’ils que je vais leur dire « Non je me sens tendu… » Et « Méfiez-vous, je suis atteint de schizophrénie ».

Pour me détendre, je me mets devant mon ordinateur et j’écris. C’est comme une thérapie.

Hier soir pour dormir, alors que les idées négatives fusaient dans ma tête, j’ai pris plus de Temesta que ma prescription, pour m’assommer un bon coup. Sinon, je n’arrive plus à dormir. Je me relève deux trois fois avant que le sommeil ne vienne. J’ai envie de mourir. C’est une envie mélangée à une rage, qui vient de l’estomac. Je donne des coups de poing dans mon lit.  Dans ma tête, je me dis que je veux crever.

Et puis le lendemain, une nouvelle journée commence. Le matin au réveil, c’est toujours le même rituel. J’avale mes comprimés en espérant ne pas les vomir, avant qu’ils ne soient complétements absorbés. Je sens alors le Prozac m’envahir petit à petit. J’ai envie de chanter. Je suis tendu aussi. Il faut que je bouge. Ça tombe bien, c’est l’heure des courses. Je me déplace comme un bolide dans le supermarché pas loin de chez moi. Je ne regarde pas les gens. Je profite car quelques heures plus tard, je serais angoissé à l’idée de sortir de chez moi. Je suis plutôt du matin.

La tête dans un étau

étau

étau

J’ai la tête dans un étau. C’est très désagréable et cela survient tous les jours après le repas du midi. Je m’installe dans mon canapé. D’abord les jambes croisées, puis je m’allonge complétement. Aucune position ne fait disparaitre cette douleur. C’est lancinant, un peu comme la torture qui consiste à faire tomber une goutte d’eau sur le front, pendant des heures, au même endroit, jusqu’à ce qu’on ait l’impression que ce soit la fraise d’une perceuse et plus une goutte d’eau.

Je regarde l’heure et je vois qu’il est à peine 14h30. Le temps passe si lentement l’après-midi. Mon cerveau est toujours pris dans un étau. Je n’ai nulle part où aller. Personne avec qui discuter. Mes parents sont là bien sûr. Mais leur contact, à force, n’est pas très épanouissant. Je ne sais cependant pas ce que je ferais sans eux. Ils sont comme une force gravitationnelle qui m’aspire tous les jours un peu plus. Il faudrait que je prenne mon envole.

Aujourd’hui, il y a un air de printemps. J’ai ouvert les portes fenêtres de mon appartement. Un air chaud pénètre à l’intérieur de mon séjour. Je peux entendre distinctement les bruits de la rue. Les sirènes des pompiers… J’ai toujours la tête dans un étau. Il faut souvent que j’attende 18 heures, pour qu’un mieux-être s’installe.

J’ai hâte que le soleil se couche, que la vie autour de moi se ralentisse. Je peux commencer alors à me mettre en veille. Bien souvent je me mets dans mon lit de bonne heure. C’est un refuge.

En attendant, il me reste de longues heures à patienter. Comme perdu dans l’espace, sur une planète qui tourne sans moi ou presque. Je ne fais pas vraiment parti de ce monde. Nous sommes un pourcent de la population à être schizophrène. Chacun faisant comme il peut.

Crise aigüe sur un chantier de fouilles archéologiques

Fouilles archéologiques

Fouilles archéologiques

J’avais déjà fait une crise et subit une hospitalisation en milieu psychiatrique, mais 2 ans plus tard à, l’âge de 20 ans, mon état psychique s’est de nouveau fortement dégradé. A cette époque-là, je vivais chez mes parents. Ces derniers voulaient absolument que je fasse quelque chose de mes journées. J’avais arrêté mes études et mes parents s’inquiétaient de me voir ne rien faire de mes dix doigts.

Je me suis donc inscrit en tant que bénévole, sur un chantier de fouilles archéologiques. C’est à cette époque que je commençais à être fortement angoissé, lorsque je m’éloignais du domicile de mes parents. Heureusement le chantier de fouilles archéologiques n’était pas loin. Je pouvais y aller à pied, seul. C’était un grand morceau de terre, à nu, bordé d’un côté par un champ et de l’autre par des maisons. Il y avait tout autour, un  ruban et des piqués qui délimitaient la zone de fouille.

Dès les premiers jours, je peux dire que je n’étais pas en forme. Les délires mystiques envahissaient mes pensées. Les autres archéologues devaient me trouver étranges, de plus en plus en tout cas, au fur et à mesure que les jours avançaient. Nous passions nos journées à faire des trous dans la terre, avec des truelles. Plusieurs fois je me suis senti tellement mal, qu’avant l’heure, je suis rentré chez mes parents.

Le chantier de fouilles archéologiques était devenu un endroit de torture, mais je ne sais pourquoi, je continuais d’y aller. C’est peut-être à cause de mes délirent, car lorsque je voyais le calvaire, avec jésus sur sa croix, juste à côté du chantier, je me disais que c’était à mon tour de souffrir. Que j’étais comme lui.

Plus les jours avançaient et plus j’étais délirant. Jusqu’au moment où la souffrance étant trop forte, je me suis mis à marcher vers le responsable du chantier de fouilles archéologiques, je suis tombé… Lorsque je me suis relevé comme pris au piège, ne sachant plus ou aller, je me suis mis à hurler pendant de longues minutes. J’allais vers les uns et les autres, qui se sauvaient en me voyant arriver, tel un démon.  Ayant effrayé tout le monde, sous la menace d’appeler la police, je suis rentré chez moi en courant, pour ne plus jamais retourner sur ce chantier.

Mon cerveau, le pauvre

cerveau

cerveau

Je viens de marcher un bon quart d’heure. Sortir un peu de chez moi m’a fait du bien. Je n’en peux plus de ces journées devant la télévision… C’est comme une mort lente. Regarder des gens vivre à travers un carré, contre un mur, c’est déprimant. Et puis donner du temps de cerveau disponible, pour se mettre dans la tête toutes ces voitures que je ne peux pas acheter, c’est se faire du mal pour rien.

Il y a quelques jours j’étais au plus mal. Dans mon lit un soir, à rager d’être dans un corps que je ne pouvais éteindre. Je voulais disparaître de définitivement. J’ai cherché plusieurs façons d’en finir. Eteindre ce cerveau, sortir mon âme de ce corps malade, ou dormir pour l’éternité. Je voudrais pouvoir le moment venu, faire cela en toute l’égalité. Avec ma famille autour, partir dans la douceur et sans souffrance. C’est une liberté de base. Que chacun puisse décider de son sort. Nous sommes propriétaire de notre corps, de notre vie. On peut vous laisser croire que non, que c’est l’éternel qui doit décider. J’ai prié à une époque, et mes souffrances n’ont été que plus grandes. Quiconque n’a jamais souffert vraiment, ne peut pas se faire une opinion et décider pour nous.

Aujourd’hui, malgré cette marche, je suis fatigué. La nuit est arrivée entre temps, et mon état d’esprit s’est assombri. Mon cerveau est comme englué dans une pensée désagréable, qui ne me quitte plus. Comme si on venait de m’annoncer une mauvaise nouvelle. Mes poils se hérissent. Je ne sais plus quoi faire pour que la lumière se rallume à nouveau, pour chasser toute cette souffrance. Je rêve d’avoir l’esprit tranquille. De n’avoir jamais été marqué au fer rouge, par des douleurs qui m’ont fait m’évanouir.

Je vais fermer les volets de mon appartement.