Archives de catégorie : souffrance

Désagréable sensation

Ce matin au réveil, j’ai été pris d’une angoisse assez forte. Elle a duré au moins une heure. C’est assez désagréable. Il a fallu que j’aille à l’association de patients pour la faire passer. Je me pose beaucoup de questions en ce moment. Tout cela tourne dans ma tête.

Heureusement que j’ai un traitement médicamenteux. Avec une forte dose de neuroleptique. Sans ça, la vie devient impossible. Je me maintiens donc à flot, même si je ne fais pas trop de progrès. J’ai quand même quitté la maison parentale il y a une petite dizaine d’années. Je prends parfois le bus… Tout cela me paressait impossible.

Alors oui, je ne travaille pas… Mais mon objectif est juste de souffrir le moins possible. Je n’ai pas d’ambitions démesurées. Certains diront que je ne progresse pas. Il faut voir le verre à moitié plein. Je n’ai pas refait de crise de schizophrénie aiguë depuis 20 ans. C’est une énorme victoire.

Sinon,

Cet après-midi je ne passe pas un moment trop désagréable. Les heures avancent relativement vite. Je peux entendre le taille haie du jardinier qui travaille à quelques mètres de ma porte fenêtres.

J’ai déjà discuté un peu avec lui. C’est un garçon sympathique. Il s’occupe des espaces verts de la petite résidence. Il transporte dans sa voiture, tout ce dont il a besoin pour couper, tailler, tondre…

Malgré tout,

Je me sens un peu nerveux. Je n’arrive pas à me détendre complètement. Un peu dans une autre dimension. Je n’ai pas les mêmes sensations que d’habitude.

Désagréable
Désagréable

Avant-hier soir, je me suis bu deux bières. Ce ne fut pas une expérience intéressante. C’était même très désagréable. Un fort sentiment d’étrangeté m’avait envahi. Je n’ai retrouvé ma sérénité que le lendemain matin. Je ne le referais plus. Ou peut être juste une bière légère.

L’enfer c’est l’espace

Je ne suis pas en grande forme depuis plusieurs jours. Hier au moment du déjeuner, une puissante angoisse est venue perturber mon repas. J’étais seul, face à mon assiette. Et le vide de l’espace autour de moi.

espace
espace

Il faut dire aussi que les journées n’en finissent plus. J’ai passé le reste du temps à faire les cent pas dans mon séjour. Vers 21 heures, j’étais complètement épuisé.

Plus généralement,

Il suffit d’un petit grain de sable pour enrayer la machine psychique, et conduire à de véritables souffrances. Notamment lorsque l’on souffre de schizophrénie.

Heureusement, le matin, j’ai un peu de répit. Je me sens moins angoissé. A l’ouverture de l’hypermarché, je vais faire quelques courses. Il n’y a personne. Je n’y retourne presque plus le reste de la journée, lorsque la foule a envahi les rayons.

Nous sommes dimanche. Pas de repas en famille ce midi. Ils sont partis en vacances.

Je suis quand même moins joyeux ce matin. Je me demande si j’ai bien pris mon antidépresseur. Petite pilule du bonheur qui me rend de grands services. En effet, elle me relie à la terre. J’ai nettement moins l’impression d’être perdu dans l’espace.

Il est à peine 10 heures. Il va falloir vraiment que je me trouve des occupations pour passer la journée. Sinon, je risque de vapoter tout le dimanche.

J’ai fermé les volets de mon appartement, pour me protéger du soleil et des fortes chaleurs. Hier par chat, j’ai quand même discuté avec un ami qui touche aussi l’allocation adulte handicapée. Il ne va pas très fort. Il passe ses nuits à boire de l’alcool et le jour il dort.  Un moment il venait chez moi. C’était interminable. Je n’en pouvais plus. Comme toute personne qui reste trop longtemps dans mon appartement. J’ai besoin de mon espace. Sans cela c’est l’enfer.

Au bord de la crise de nerfs

Je suis depuis mon réveil au bord de la crise de nerfs. Il faudrait que je me détende. J’ai marché un peu, pour évacuer, sans succès. Dans quelques heures, le repas dominical se fera chez mes parents. J’éspere d’ici là retrouver un peu de sérénité. Pour l’instant je ne tiens plus en place.

au bord de la crise de nerfs
au bord de la crise de nerfs

De plus,

L’horloge n’avance pas. De petites décharges électriques me parcourent tout le corps. Je sens la pression monter dans ma tête. Surtout, je n’ai pas envie de faire une crise. Je ne veux pas être hospitalisé. Je regarde dans mon pilulier. J’ai apparemment pris correctement mes médicaments.

La journée risque d’être longue. Je suis au bord de la crise de nerfs. Les anxiolytiques que j’ai pris ne font plus effets depuis longtemps. Peut être des exercices de respiration me feraient du bien.

En attendant, je me déplace de mon canapé à ma porte fenêtre, pour vapoter sans déclencher mon alarme incendie.

Vendredi matin, je suis allé à l’association de patients. Il y avait du monde, même si l’animatrice est en congés. En effet, nous nous arrangeons pour ouvrir le local malgré tout.

Mais ce matin, je fais des bonds sur mon canapé. C’est très désagréable.

En plus de cela, je me suis fait une légère blessure au genou et je ne peux même pas aller courir.

Bref, je suis au bord de la crise de nerfs. La matinée est cependant bien entamée. Mais cela risque de durer encore quelques heures. J’évite quand même de trop vapoter. La nicotine étant un excitant. Je n’ai pas besoin de cela.

Il faut que je me calme. Je suis tendu. Heureusement je suis seul. Je n’ai personne avec qui me disputer. Toute présence humaine serait vécue comme une agression. Pas au point d’être violant, mais juste désagréable. Allé Paul, cela va passer.

Mon ciboulot est sous pression

Je ne me sens pas très bien depuis quelques heures. Mon ciboulot est écrasé. Mes sourcils tombent sur mes yeux. Je n’ai plus aucune motivation. Je suis fatigué. Comme si l’apesanteur était devenue plus intense. De plus, mes pensées sont perturbées. Il y a des courts circuits à l’intérieur. J’ai pourtant pris mon traitement correctement.

ciboulot
ciboulot

En même temps.

Je regarde mes mains en train de taper sur le clavier de mon ordinateur. Je ne peux que constater la progression des tâches blanches sur ma peau. C’est un vitiligo. Ce n’est pas contagieux. J’en ai aussi sur le visage. C’est assez perturbant.

Derrière moi, par la porte fenêtre ouverte de mon appartement, je peux entendre un chien aboyer. Cela me crispe.

Pour revenir à mon mal être.

Les chemins de pensées à l’intérieur de mon ciboulot ne sont pas très bien agencés. Il y a des routes qui ne mènent nulle part. Et d’autres qui conduisent à des collisions. Il faudrait que je remette un peu d’ordre là-dedans.

Sinon,

Hier soir, je me suis un peu saoulé. J’ai bu deux trois bières. Ce n’était pas une bonne idée. J’ai eu assez rapidement la tête qui tourne. Je me suis donc mis dans mon lit assez tôt.

Le lendemain matin, comme pour expier ma faute, j’ai couru un peu. En même temps, l’exercice physique élimine les toxines. Mon ciboulot en avait bien besoin.

Un peu perdu.

Je ne sais plus trop quel jour nous sommes. Les dimanches ressemblent aux mardis. Sans activité je n’ai plus de points de repères. Le vent souffle petit à petit mes capacités cognitives. Je m’en rends compte. Les Temesta, grignotent également petit à petit ma mémoire. Cela fait 20 ans que j’en prends trois fois par jour. Administré en hôpital psychiatrique, sous la contrainte, je n’ai pas eu le choix.

Exploser psychiquement

Cet après-midi j’ai envie d’exploser. La monotonie de mes journées et mes rituels commencent à me devenir insupportables. Il faut que je reste calme. Je suis à la limite et intellectuellement sous pression. Je ne sais pas comment faire pour retrouver un peu de sérénité. Ce matin, j’ai couru 30 minutes dans la campagne. Apparemment, le bien être de cette activité ne s’est pas prolongé plus de quelques heures. C’est dommage.

D’autre part, il ne me reste plus que deux trois semaines, pour payer l’hébergement de mon blog. J’ai donc créé une cagnotte ici, pour continuer d’écrire.

Des vacances,

Cela commence à faire quelques années que je ne me suis pas éloigner de mon agglomération. Je suis aimanté à mon appartement. J’ai envie de vacances, pour ne pas exploser. Mais à peine me suis-je éloigné de quelques kilomètres, et mes 4 murs me sont indispensables. Au point de ne pouvoir passer une nuit ailleurs.

L’océan et ses vagues à vous faire perdre tout sens de l’orientation me manquent. Ainsi que le sable brûlant, d’une plage en été.

La dure réalité,

Exploser
Exploser

Mais là, je souhaite juste me détendre et garder la clarté de mon raisonnement. Je ne veux pas faire de crise et me retrouver en hôpital psychiatrique.

Je suis à fleur de peau. J’arrive pour l’instant à donner le change dans les discussions avec les autres. Même si tout le monde m’énerve prodigieusement. Là je suis dans mon appartement et heureusement personne n’y vient jamais.

Exploser n’est pas la solution. C’est un échec dans la lutte contre ma maladie, la schizophrénie. Deux fois dans le passé, j’ai dû subir cette terrible épreuve, qui marque au fer rouge. C’est après la première que sont apparues les crises d’angoisses. Ma vie n’a plus jamais été la même. Ce fut la fin d’une sorte d’insouciance.

La fin de l’espèce humaine

La chaleur est déjà bien présente. Et cela ne fait que commencer. J’ai quand même pris le temps, de bonne heure, de faire un peu de course à pied. Hier dans l’après-midi, j’ai visionné à la télévision un reportage sur la plus grande prison de haute sécurité des états unis d’Amérique. J’aurai mieux fait de passer mon tour.

Je ne veux plus faire partie de l’espèce humaine.

Dans le documentaire, certains prisonniers se comportaient bien pire que des animaux. Il m’a fallu une nuit de sommeil, pour arrêter de penser en boucle à ce que j’avais vu et entendu. C’était vraiment envahissant.

Ce matin, je suis malgré tout encore perturbé.

Ma foi en l’espèce humaine en un pris un sacré coup. J’essaye au plus vite d’évacuer tout cela de mon esprit.

l’espèce humaine
l’espèce humaine

Les heures passant, je retrouve un peu de sérénité.

La porte fenêtre de mon appartement est ouverte en grand. Cette après-midi je fermerais mes volets, pour ne pas trop souffrir de la chaleur.

Il est clair maintenant que les activités de l’espèce humaine, sont responsables du changement climatique.

Sous les combles mal isolés, mon appartement risque d’être une vraie cocotte-minute. J’éspere que mon état psychique ne va pas se dégrader lui aussi. Il faut que je tienne le coup.

Je me souviens de la canicule de 2003. Cela avait été assez dur. Surtout la nuit.

Demain et toute la semaine, l’association de patients est fermée. Je vais encore me sentir bien seul. Cela me pèse surtout en milieu d’après-midi.

Hier je n’ai presque parlé à personne. Je ne vais pas spontanément vers les autres. Je me réfugie dans mon appartement. En évitant toute visite. Les angoisses viennent alors le gagner. Je me demande si j’existe vraiment ou si je ne suis pas dans un cauchemar. Et puis le matin, ça va un peu mieux.

Dans mon canapé, fatigué psychiquement et physiquement

Ce matin, j’ai repris la course à pied. Juste 20 minutes pour savoir si mon genou allait tenir le coup. L’essai fut concluant. Je vais pouvoir reprendre le sport plus intensément.

canapé fatigué
canapé fatigué

Quelques heures plus tard, après le déjeuner, une fatigue intense s’est emparée de moi. Je me suis installé dans mon canapé. Je ne fais cependant plus de sieste dans la journée. Je me sens trop mal après. Dans mon canapé, je suis donc resté éveillé. La fatigue était autant physique que psychique. La lassitude était intense.

De temps en temps, je me levais pour aller vapoter à ma porte fenêtre. Cela me demandait beaucoup d’énergie.

Je me rends compte que tous les jours, une souffrance différente m’assaille. Je suis souvent à la limite de ne plus me contrôler totalement. Cela me fait peur. Je ressens très souvent une tension psychologique. Plus ou moins forte. C’est très désagréable.

Il faut que je me calme. Que je respire profondément. Là je suis assis en tailleur sur mon canapé, face à mon ordinateur sur une table basse. J’ai retrouvé un peu d’énergie.

Je peux entendre les engins de chantier qui travaillent dans la rue d’à côté. Cela fait un peu d’animation.

Je prends toujours du sulforaphane, à faible dose. Je n’ai pas remarqué d’effet indésirable. Il faudrait cependant que j’en prenne 2 fois plus par jour, pour atteindre le dosage de l’étude, voir ici. Mais le prix de ce complément alimentaire, issu de pousse de brocoli est un frein.

Le soleil fait son apparition. Je suis un peu moins fatigué.

Ce matin, j’ai pris le bus pour aller à l’association de patients. Je ne me suis pas senti angoissé. En effet, je ne le prends jamais aux heures de pointe. Lorsque les scolaires sont entassés les visages contre les vitres. Je préfère partir plus tard.

La mauvaise journée d’une personne souffrant de schizophrénie

Je suis un peu anxieux aujourd’hui. Le réveil fut matinal. Il faisait quand même jour. A l’ouverture, je vais faire une balade dans l’hypermarché à côté de chez moi. C’est un peu un rituel. Je n’y achète pas grand-chose. Juste de quoi me nourrir pour la journée. A force, l’on finit par voir les mêmes personnes. Les employés comme les clients avec qui j’ai un peu de mal à tisser des liens. Je ne suis pas d’un abord facile et je vais difficilement vers les autres. Je souffre de phobie sociale.

mauvaise journée
mauvaise journée

Et puis bien souvent mon cerveau bug quand je discute avec autrui. Je suis à côté de la plaque. Je vois inexorablement les gens s’éloigner de moi. A force c’est vraiment décourageant.

Je me sens tendu en cette fin d’après-midi. Je vais avaler mes pilules. Cela va peut-être me faire du bien. Je n’arrive plus à tenir en place. Ou que j’aille, j’ai envie de partir. Pour l’instant, je suis dans mon canapé. Il est tellement usé que les ressorts apparaissent à travers le tissu déchiré. J’ai déjà abimé un pantalon à cause de cela.  

Je vais aller voir si mes parents sont chez eux. Au bout de quelques minutes, j’aurai certainement envie de repartir.

C’est une mauvaise journée. Il faut qu’elle passe, en espérant que demain ça aille mieux.

Je suis même un peu énervé. Malgré cela, je n’arrive pas à me mettre en colère et à hausser le ton. Même quand la situation le nécessite. C’est un peu embêtant lorsque l’on n’est pas capable de poser des limites aux autres. C’est handicapant.

Si j’étais un professeur je ne me ferais surement pas respecter. Je viens de voir que ma cagnotte a démarré. Je suis vraiment content. Elle est active encore une quarantaine de jours. Allez y faire un tour.

Anxiolytique ou paracétamol

Je me sens faible. Tellement que j’ai peur de faire un malaise. Je ne sais pas si c’est psychique ou physique. J’ai pourtant mangé ce midi. Un peu léger peut être, mais quand même.

Ce matin, j’avais rendez-vous chez le dentiste. Je me suis levé un peu plus tôt que d’habitude. J’étais angoissé. Pour finir, plus de peur que de mal. Tout s’est bien passé.

Anxiolytique ou paracétamol
Anxiolytique ou paracétamol

Je suis rentré chez moi dans un bus plein à craquer de scolaires. Arrivé au lycée, le bus s’est vidé d’un seul coup. J’ai pu respirer un peu pour la fin du voyage.

Plus les lignes de mon écran se noircissent et plus je me sens pris à la tête. Comme dans un étau. Je me demande si tout ce qu’il y a autour de moi est réel. Je me pose souvent ce genre de question. Tout n’est peut-être qu’une illusion.

Mercredi, un adhérent de mon association de « patients » m’a proposé de l’accompagner à la FNAC. Ça va me faire une sortie, pas loin de chez moi. Fred est un panier percé. C’est pour cela qu’il est sous tutelle. Il arrive quand même à grapiller un peu d’argent pour se payer quelques CD. La musique est sa passion.

Il y a aussi Fabien à l’association. Aussi sous tutelle. Sa passion est son vélo. Tous les mois il change un accessoire.

Bref, nous sommes une joyeuse bande.

Je n’arrive toujours pas à retrouver mon bien être. Je suis dans mon canapé. Assis face à mon écran d’ordinateur. La porte fenêtre de mon appartement est ouverte et je peux entendre le bruit de la rue qui résonne dans ma tête. J’hésite entre prendre un anxiolytique ou du paracétamol. Je vais opter pour les deux. Afin d’être sûr. Je serai peut-être soulagé. Puis je sortirais un peu prendre l’air.

Schizophrène fragmenté

Je suis fragmenté, en mille morceaux. Mon cerveau tourne à toute vitesse, sans que je puisse trouver de la sérénité. Je n’arrive pas à tenir en place. Je me suis réveillé dans cet état. Je ne sais pas trop pourquoi.

fragmenté
fragmenté

Peut être une nuit un peu agitée. En effet, des cauchemars sont venus perturber mon sommeil.

Il faut que je me calme. J’ai pourtant bien pris mes 5 pilules ce matin. Il y a cependant quelque chose qui cloche.

Peut-être des connexions qui ne se font pas correctement. Je vais mener l’enquête.

A 14 heures, j’ai rendez-vous avec ma psychiatre.

Il faut que je m’apaise. Je suis fragmenté. Je le sens jusqu’aux jambes. Je ne suis pas énervé, mais juste mal.

Je ne pense pas être en crise. Pourtant, il faut que je bouge sans arrêt. Je n’arrive pas à rester dans la même position, plus de 5 minutes.

Et puis mon cerveau est désespérément vide.

Je n’ai envie de voir personne. Pourtant je devrais bien. Ma tante est arrivée chez mes parents hier soir. Je vais aller lui dire bonjour.

C’est une vraie torture de rester devant cet écran pour écrire.

Dehors, le bitume est luisant et gorgé d’eau. Il n’y a pas un rayon de soleil. Cela fait de nombreux jours.

J’ai les poils des bras qui se hérissent. C’est désagréable. Il faut que je me lève et que j’aille faire quelques pas dehors.

Avant, il faut que je termine cet article.

Ce matin l’association de patients est fermée. Cela tombe plutôt bien. Je n’ai vraiment pas envie de m’éloigner de mon quartier.  

Je ne vais pas tarder à aller rejoindre ma tante, à deux minutes à pied. Je me sens toujours fragmenté. Au niveau des idées et du corps. Comme s’il y avait un schisme dans ma tête.