Archives de catégorie : Schizophrénie

Je suis impatient et un patient

Depuis ce matin, je suis très impatient. Je compte les heures, les minutes… Rien n’y fait, je ne tiens plus en place. De plus, je suis très irritable. Malgré tout, j’ai réussi à ne pas ma mettre en colère pour des futilités. Extérieurement je reste calme, même si à l’intérieur ça boue.

Allez, il faut que je me calme.

impatient
impatient

Le soleil me chauffe le dos. C’est agréable. Je suis alors un peu moins impatient. Même si je n’ai toujours pas d’occupation. Je suis cependant le seul responsable. Et on pourrait me dire que je ne fais pas d’effort. Que je pourrais me secouer un peu. Qu’il faudrait que je trouve du travail.

Malheureusement, je suis englué dans une vie qui me dépasse. Je n’ai jamais demandé à souffrir de schizophrénie. Je veux juste vivre de manière autonome. Ne plus faire de crise et ne plus être hospitalisé en milieu psychiatrique.

J’ai l’impression d’être une marionnette secouée par les aléas de la vie. Toujours à subir, sans pouvoir organiser un tant soit peu mon existence.

Et voilà, je suis de nouveau très impatient.

J’arrive quand même avec beaucoup d’effort, à rester assis sur mon canapé. Cela fait peut-être 20 minutes.

Heureusement, j’ai quelques projets. Je ne peux pas trop vous en dire. Juste que je commence à être entouré de cartons.

Il faut que je me lève. Je n’ai plus la patience d’écrire. De plus, je me demande souvent, pourquoi je fais cela ? A quoi cela sert ? Le doute m’envahit.

Mais je continue malgré tout. Comme si cela était une thérapie.

C’est un peu comme la course à pied. Une sorte de souffrance utile, qui finit par donner du plaisir. D’ailleurs, il faut que je m’y remette aussi, même si la météo n’était pas très engageante. Allez, je vous dis à bientôt.

Le cerveau en question

C’est une belle après-midi d’été. Je m’ennuie un peu quand même, mais mon cerveau est relativement calme. Je n’ai pas d’idées envahissantes, pour le moment. Je manque cependant de motivation. L’horloge avance lentement. C’est une torture. Encore une journée qui va passer sans que je ne la vive réellement.

Et pourtant,

Je rêve de partir à la mer. Malheureusement pour moi, je n’y vais plus depuis 10 ans. Mon cerveau a dit stop. Je souffrais trop lorsque je m’éloignais de mon domicile. Je ne me suis pourtant pas laissé faire. J’ai lutté jusqu’à en pleurer, sans qu’une amélioration ne pointe le bout de son nez.

Le fonctionnement du corps humain est parfois étrange.

Hier quand même, je suis allé dans une chaine de restauration rapide. J’étais accompagné d’un ami, adulte handicapé aussi. Il est venu me chercher en voiture. Je n’ai pas eu d’angoisse. En même temps nous n’étions qu’à deux minutes de mon appartement.

Il est clair que malgré cette sortie, je me suis complètement désocialisé. Je ne supporte plus les visites, où les journées de groupe à l’extérieur. Je me sens pris au piège de mes interprétations. Mon cerveau est mon pire ennemi. Il faudrait que je me batte.

Le cerveau
Le cerveau

Malheureusement je reste dans ma zone de confort. Je veux souffrir le moins possible. Il y a quelques fois où j’essaie d’affronter mes angoisses. Lorsque je vais en bus à l’association de patients par exemple. Mais ce sont de biens maigres victoires.

Je suis reconnu travail handicapé. J’ai tenté plusieurs fois de travailler dans des entreprises adaptées. Malheureusement mon cerveau a encore tout gâché. Des angoisses, des boules au ventre insupportables. Même avec un traitement adapté. J’ai du mal à garder espoir. Les avancées scientifiques ne sont pas au rendez-vous. Il faudrait un grenelle de la recherche sur les maladies psychiques.

La schizophrénie, maladie génétique ?

La dépigmentation de ma peau est déjà bien avancée sur mes mains. Le vitiligo, cette maladie en partie génétique, s’est développée en 1 ans. Mon visage aussi est touché par de grandes taches blanches. En été cela se voit beaucoup plus. Il n’y a pas vraiment de traitement. Les gens se posent et me posent des questions en remarquant cette maladie.

De plus,

La schizophrénie est aussi en partie génétique. Je n’ai vraiment pas de chance. Malgré tout, il n’y aurait pas qu’un seul gène responsable, de cette grave affection psychique. Cela aurait été trop facile.

génétique
génétique

Mais aujourd’hui, les choses ne vont pas trop mal. Le déjeuner dominical en famille s’est bien déroulé. Depuis, l’après-midi s’étire doucement. Je suis dans mon canapé ou à ma fenêtre en train de vapoter, comme toujours. Le bruissement du vent dans les arbres est le seul bruit que j’entends.

A force de rester seul, je me demande si je ne suis pas le dernier humain sur terre. C’est une sensation assez étrange. Tout à l’heure dans la rue, je n’ai croisé personne.

Le sport,

Quand même, ce matin, en faisant mon jogging, j’ai croisé un collègue qui avait l’air lui aussi bien essoufflé. Nous nous sommes fait un signe de la tête. Pour marquer notre appartenance au même sport. Comme s’il existait une solidarité entres les coureurs à pied.

Demain, l’association de patients rouvre ses portes. Cela me fera un peu de vie sociale. Chose indispensable, pour ne pas devenir complétement fou.  Tout du moins encore plus malade que je ne le suis déjà. En revanche, tout le mois d’août l’association sera fermée.

Je suis en manque de nicotine. Il faut que j’aille vapoter un peu. Heureusement, c’est addiction est moins dangereuse que de fumer de vraies cigarettes. Elle ne provoque pas non plus des taches sur les dents, ou le jaunissement des murs…

Psychiquement défaillant

La fatigue est intense. Je n’ai plus la force de rien faire. Autant psychiquement que physiquement. Pourtant, je ne vais pas faire de sieste. Je me sens trop mal après. Il faut que je tienne.

Que faire?

Je vais vapoter pour passer le temps. Je devrais d’ici une heure avoir retrouvé un peu d’énergie. Pour l’instant, mon cerveau est vide. C’est comme cela tous les jours, ou presque. Je prends pourtant un antidépresseur. Mais également toutes sortes d’autres psychotropes qui m’épuisent…

Je ne vais surement pas aller faire mon jogging maintenant. J’ai juste envie de m’allonger dans mon canapé et ne rien faire. Mais même là, je ne me sens pas bien. Psychiquement ça ne va pas. Mon cerveau est pris dans un étau. Je n’arrive à me concentrer sur rien. Mes muscles sont tendus. C’est le Solian ça. C’est mon antipsychotique.

Heureusement

Malgré tout, sans cette molécule, je ne pourrais plus vivre. Croyez-moi, être schizophrène n’est pas une sinécure. Nous sommes nombreux à connaître cet enfer.

Il paraîtrait que ce sont les neurones que nous avons dans l’estomac, qui sont en partie responsables de notre pathologie. C’est une découverte assez récente.

En attendant, je prends sur moi. De toute façon, je n’ai rien de mieux à faire. Et toutes les journées se ressemblent.   Je sens comme une décharge électrique qui parcours mon corps. J’aimerai temps être apaisé. Chaque jour est un combat.  

Psychiquement
Psychiquement

Parfois quand je me regarde, je me demande pourquoi nous somme avec deux bras et deux jambes. Je doute comme si cela n’allait pas de soi. Mon corps est comme une prison. Mon esprit s’en échappe parfois et cela me provoque des angoisses.

Je suis psychiquement défaillant. Et cela ne se guérit pas. Au mieux l’on peut être stabilisé. Je ne pense pas l’être tout le temps. Il suffit de lire mon blog.

La folle communication d’un schizophrène

La journée est déjà bien avancée. Je relance un peu la cagnotte qui me permettra de payer l’hébergement de mon blog, pour une nouvelle année. Merci d’avance aux donateurs.

En discutant avec des amis souffrants aussi de schizophrénie. Je me suis aperçu que certains, comme moi, avaient tendance à avoir une communication dégradée. Nous avons une façon bien à nous de comprendre les choses. Nous pouvons donner plus d’importance à un geste anodin, qu’à une phrase construite. Un mot pris à la volé et sorti de son contexte, pourra nous faire agir de façon inattendue.

Pendant des années j’étais persuadé d’avoir ce super pouvoir. Celui de comprendre les choses de façon unique, et mieux que quiconque.

Je voyais le monde par le prisme de ma maladie. Tout était déformé et je souffrais en réalité beaucoup de ne pas être comme les autres. De ne pas comprendre et communiquer comme mes camarades. Je me suis retrouvé de plus en plus isolé.

C’était une souffrance d’autant plus intense, que je pensais être sur la terre avec une mission. J’imaginais être l’élu.

La communication
La communication

Cette dichotomie entre mon rôle divin supposé sur terre, et le rejet dont j’étais victime me rendait complètement fou.

Pourquoi ma communication tombait toujours à côté ? Je n’avais jamais le mot qu’il faut.

Je voyais les autres devenir populaire et moi rejeté. J’étais pourtant l’élu.

Cela me renforçait dans ma folie. C’était un chemin de croix que je devais suivre, comme mon illustre prédécesseur. Il fallait souffrir. C’était ainsi pour devenir le nouveau fils de Dieu sur terre.

En réalité, je suis un type ordinaire qui souffre d’une maladie psychiatrique. Aujourd’hui j’ai arrêté de chercher à être populaire. Je ne souhaite même plus à avoir des amis. Ma vie monacale me suffit. J’essaie quand même de gérer le peu de communication que j’ai le mieux possible.  

Le climato-sceptique

Le quartier est désert. Les volets des maisons sont fermés. Il n’y a pas âme qui vive. La chaleur est écrasante. Au moindre effort, de grosses gouttes de sueur perlent sur mon front, dans mon dos…

climato-sceptique
climato-sceptique

Il faut s’y faire. Cela va s’accentuer dans les décennies à venir. Mon logement n’est pas du tout adapté.

Hier, j’ai reçu un MMS de mes parents sur la plage. Ils sont en vacances. Ils ont fait plusieurs heures de voiture. Ils ont l’air heureux.

Cela fait 6 ans que je n’ai pas quitté mon agglomération. Je suis trop angoissé à l’idée de m’en éloigner. Je ne suis donc pas allé en vacances depuis tout ce temps. Parfois cela me manque. Je vis à travers mon blog. Vous pouvez m’aider ici à le financer.

Je suis enraciné dans ma terre.

Là, j’ai éteint la télévision. Cela va me faire des vacances. Le silence est assourdissant. J’entends juste le ronronnement de mon réfrigérateur, qui peine pour faire du froid, tirant son électricité d’une centrale à charbon, comme il en existe des milliers dans le monde.  

Comment peut-on encore être climato-sceptique, et minimiser l’impacte des activités humaines sur le réchauffement de la planète. A chaque fois je suis en colère… C’est l’avenir de nos enfants qui est en jeux. Et tout cela, juste pour faire plus d’argent.

Je dois me calmer un peu. J’ai envie d’aller crier dans la rue.

Il ne faut pas que je fasse une crise. Je vais encore me retrouver en hôpital psychiatrique. Attaché à mon lit par un climato-sceptique, qui me fera la morale.

Je suis schizophrène en même temps. De ma bouche ne peuvent sortir que des propos délirants qui n’intéressent personne.

J’ai de plus en plus chaud. Je vais aller me mouiller les avants bras. Il parait que c’est efficace pour refroidir le corps. Il fait 28 degrés dans mon appartement. Même avec les volets fermés.

Je suis un schizophrène énervé

Je me sens plutôt bien. Même si je suis encore un peu énervé. Ce matin, j’ai parlé à une dame qui habite dans ma rue. De plus en plus je me mets à interpréter les propos des gens, pour leurs donner une signification cachée, que je serais le seul à comprendre. Comme si j’avais un don et une mission divine sur cette terre. Tout cela est bien sûr des élucubrations. Mais c’est plus fort que moi, je ne peux pas m’empêcher de délirer.

Je suis un schizophrène énervé
Je suis un schizophrène énervé

J’ai déjà été conduit en milieu psychiatrique, énervé, à cause de cela. Pour le moment, j’ai le sentiment de pouvoir gérer ces délires. Grandement aidé par mes neuroleptiques.

Je sais que dans mon appartement, si la télévision ne me parle pas, je suis moins soumis à cette folie.

Quand je sors, j’aimerai que la rue soit complètement déserte. Que je puisse marcher sans devoir sourire, dire bonjour maladroitement, gêné…

Je suis moins énervé que tout à l’heure. Je suis même un peu fatigué. Comme éteint. Je n’ai plus de force.

Mais j’ai toujours au plus profond de mon être, tous ces délires mystiques. Je ne pense pas réussir un jour à les évacuer complètements. C’est comme un fardeau que je devrais porter toute ma vie. Qui cependant me fait vivre et rallume la petite flamme en moi. Quand je n’ai pas le moral, que je suis au fond du trou, elle me réconforte. Et puis tout cela donne une raison de vivre. Qu’elle intérêt sinon, de faire un passage sur cette terre. Juste pour être le plus beau, le plus fort, le plus riche…

Il faut que je me calme. Je pense avoir déjà dit beaucoup de bêtises. Je devrais plutôt profiter des bons moments. Je dis cela mais je n’y crois pas une seconde. Je me demande à quoi bon être sur cette terre sinon.

Mes pensées mystiques

Aujourd’hui je ne me sens pas trop mal. Cela fait 15 jours que je prends du sulforaphane. C’est un complément alimentaire à issu de pousse de brocoli. Une étude montrerait son efficacité pour lutter contre les symptômes de la schizophrénie. Pour l’instant, j’en suis assez satisfait. Même si son prix reste assez élevé.

Mystiques
Mystiques

Mes pensées sont t’elles toujours rationnelles ?

Hier je suis allé chez le coiffeur sur un coup de tête, dans la galerie marchande du centre commercial pas loin de chez moi. Il y avait deux coiffeuses et 15 minutes d’attente. Je n’aime pas trop parler mais là, entres les coups de ciseau et de tondeuse, je me suis senti un peu obligé. J’ai toujours l’impression d’être à côté de la plaque. Apparemment les choses ne se sont pas trop mal passées. Je ne pense pas avoir dit trop de bêtises. Je suis parti sereinement. Sous le sourire bienveillant des deux employées.

En rentrant chez moi, des pensées mystiques se sont mises à tournoyer dans ma tête. Dans ces moments-là, il n’y a plus de limites… Aujourd’hui j’en ai honte mais hier je me suis pris pour l’élu. Une sorte de demi-Dieu. C’est très déroutant. Je n’ose plus alors à sortir de chez moi. Inquiet de perdre tout contact avec la réalité.           

Il a fallu une bonne nuit de sommeil, pour que je me dise que je souffrais simplement de schizophrénie. Je préfère cela. C’est invivable sinon.

Aujourd’hui j’ai rendez-vous chez ma psychiatre.

Dans deux heures je vais devoir aller en centre-ville pour ma consultation. Je vais pourvoir parler à ma psychiatre de mes pensées mystiques. Elle est toujours à l’écoute de mes problèmes et essaie de les comprendre. Cela me permet de remettre un peu les pieds sur terre, même si c’est frustrant sur le coup. Mais finalement cela me fait du bien.

Mon cerveau est en vrac

Je n’arrive pas à tenir en place ce matin. J’ai besoin de me lever, de me rassoir… Je me suis réveillé comme cela. C’est assez désagréable. En plus de cela il est encore tôt. J’espère retrouver un peu de sérénité dans la journée.

Mon cerveau est en vrac
Mon cerveau est en vrac

Heureusement mon genou ne me fait presque plus souffrir. J’ai vu mon généraliste mardi. C’est juste une tendinite de la patte d’oie. J’espère pouvoir recommencer à courir assez rapidement. J’aimerai évacuer le trop plein de nervosité.

Je ne suis vraiment pas trop bien ce matin. Mon cerveau est en vrac. Je ne pense pas avoir trop d’idées délirantes. Ce sont plutôt les nerfs qui sont tendus. Mais comme c’est le cerveau qui contrôle tout.

Il faudrait que je fasse quelques exercices de respiration. Car j’ai envie de retourner la table basse sur laquelle mon ordinateur est installé.

Il faut vraiment que je me calme.

Parallèlement, les minutes n’avancent pas. C’est un peu comme si tout tournait au ralenti. J’ai l’impression d’être englué dans un chewing-gum géant.  

Et je le redis mais mon cerveau est en vrac. Je n’arrive pas à me concentrer. Je ne regarde même plus ma télévision. Je me frotte régulièrement le visage avec la main.

J’espère qu’après le déjeuner et la digestion. Je pourrai m’allonger sur mon canapé et profiter un peu. Sinon, il faudra attendre la nuit pour être de nouveau zen.

Je fais aussi des ronds en tournant ma tête, cela me fait du bien.

Je suis nerveux. Ce midi je vais manger avec mon père. Dans une heure ou deux. J’espère être de bonne compagnie.

En même temps, l’épuisement commence à me gagner. J’ai cependant toujours envie d’aller dans la rue et d’hurler. Je suis nerveusement à bout de force. Il va bientôt être leur de prendre mon traitement. Cela me fera peut-être du bien.

Un schizophrène énervé

Un réveil en transe à 6 heures du matin. Je ne me suis pas rendormi. Je n’en n’étais pas capable. Comme si des années de colère étaient restées enfuies en moi et s’étaient libérées d’un seul coup. Quelques heures plus tard j’avais retrouvé un peu de sérénité.

Un schizophrène énervé
Un schizophrène énervé

Pourtant hier dans la soirée, je ne m’étais pas senti aussi bien depuis bien longtemps. J’avais passé une partie de mon temps à vapoter, en regardant les étoiles depuis ma porte fenêtre ouverte. J’aurai aimé que ce moment dure toujours.

Là je suis un peu éteint. Le bourdonnement d’une abeille solitaire en train de faire un nid m’agace un peu. Elle est juste dans l’entrebâillement de ma porte fenêtre.

De temps en temps, je prends un bonbon au CBD et je lève la tête pour regarder l’écran de ma télévision. De l’autre côté, les rayons du soleil commencent à me chauffer le dos.

Dans une semaine j’ai rendez-vous chez ma psychiatre. Déjà il y a un mois, elle m’encourageait à partir en Suisse pour y bénéficier de soins. J’ai créé une cagnotte en ligne pour m’aider au financement de ce projet, voir ici.

Je commence à devenir nerveux. Le bourdonnement de l’abeille est passé de gênant à insupportable. Je vais faire quelques exercices de respiration. Heureusement je vis seul dans mon appartement. Je n’ai personne sur qui passer mes nerfs. Bien que je sois contre toute forme de violence.

J’ai quand même fermé ma porte fenêtre. Tant pis pour les nids. Mais mon calme n’est pas encore revenu totalement. J’ai envie de retourner la table qu’il y a devant moi.

Je vais aller marcher un peu pour me détendre. Je suis encore énervé. Mardi, l’association de « patients » rouvre ses portes. Cela va me faire du bien de voir un peu de monde. Si j’arrive à prendre le bus pour m’y rendre.