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Je suis fracassé

Au réveil, j’étais complètement fracassé. Il m’a fallu une bonne heure pour retrouver ma sérénité. Et encore… Depuis, j’ai fait quelques courses dans l’hypermarché du mon quartier. J’étais comme un zombie. Ne regardant pas les gens que je croisais. Juste un petit sourire pour la jolie caissière. Une fois de retour chez moi, j’ai pu m’installer dans mon canapé pour souffrir en silence.

Heureusement,

fracassé
fracassé

Dehors, le soleil brille. Il y a comme un air de printemps. C’est assez étrange comme sensation, car nous filons droit vers l’hivers. Je suis déboussolé.

Les rues sont désertes. Il n’y a pas âme qui vive. Soudainement, une angoisse m’envahit. Et si tout le monde ou presque était mort dans la nuit. Il faut que j’allume BFMTV pour vérifier.

Mais avant cela, je me rassure. La caissière m’en aurait parlé.

J’allume quand même ma télévision.

Ouf, tout va bien. Pas de guerre nucléaire, ni de virus dévastateur… Juste les informations habituelles. La fin du monde n’était pas pour cette nuit. La terre peut continuer à tourner.   

Encore un peu fracassé, j’éteins ma télévision.

Je regarde autour de moi. Les rayons du soleil font apparaître toute la poussière accumulée partout dans mon appartement. Il faut vraiment que je fasse du ménage.

Lassé d’avance, je vais juste donner un coup d’aspirateur.

En attendant, pour me donner du courage, je tape violemment sur le clavier de mon ordinateur.

Mon cerveau est encore bien fracassé. Comme s’il on venait faire des expériences scientifiques sur lui, la nuit, pendant que je dors. Je suis un peu paranoïaque.

Il va bientôt être l’heure d’avaler mes trois comprimés du midi. Cela ne me remettra pas complètement d’aplomb. Je serais juste extérieurement plus ou moins normal. Si l’on ne creuse pas trop.

Allé il est l’heure. Je vous dis à bientôt mes chez ami(e)s.

Les parents d’une personne souffrant de schizophrénie.

Je me sens plutôt bien aujourd’hui. Le soleil me donne des ailes. Mes parents sont partis en vacances. Je suis donc un peu seul. Pourtant je ne suis pas plus angoissé que cela. Je n’habite pas chez eux, mais leur présence dans la ville est en générale rassurante.

De plus, je me déplace rarement sans un tiers, qui est souvent mon père. Ça peut être compliqué d’être les parents d’une personne souffrant de schizophrénie.  Pour moi, ce le fut à une époque. J’avais des relations très tendues avec ces derniers.

Heureusement, depuis plusieurs années, tout est maintenant très cordial.

Même si je sollicite encore mon père assez souvent. Lorsque j’ai des idées envahissantes, par exemple. Je sais cependant que cela peut être fatiguant d’être les parents d’une personne souffrant de schizophrénie. J’essaie donc de régler mes problèmes moi-même et avec ma psychiatre.  

Les parents d’une personne souffrant de schizophrénie
Les parents d’une personne souffrant de schizophrénie

Et puis je ne suis pas agressif. En tout cas cela fait bien longtemps que je ne me suis pas énervé.

Je ne supporte pas les disputes. Elles ont un impact assez fort sur moi. Il me faut plusieurs jours pour récupérer. Et le temps de se réconcilier.

Un jour mes parents vont partir définitivement. Cela m’angoisse beaucoup. Je ne sais pas comment je vais réagir.

Enfin pour l’instant, ils ont encore de nombreuses bonnes années devant eux.

Être les parents d’une personne souffrant de schizophrénie, c’est un peu être parent à vie.

En attendant je les laisse profiter de leurs vacances. De temps en temps j’ai un appel téléphonique, pour discuter de tout et de rien. Là, je vais me diriger doucement vers la cuisine, pour me mitonner un bon petit plat. En général, je me prépare des mets assez simples. Souvent des pâtes… Je n’achète cependant plus de plats tout préparés. Cela revient trop cher et c’est moins bon.

Je suis schizophrène et je vais craquer

Aujourd’hui je suis énervé. Depuis le réveil. Je n’arrive plus à tenir en place. Si je pouvais crier sans que l’on m’entende, je le ferais. J’ai l’impression d’être sur le corde raide. Il suffirait de peu pour que je bascule. Je suis sous pression. Je vais craquer. Alors, j’évite au maximum le contact avec les autres.

Craquer schizophrène
Craquer schizophrène

De plus, j’ai l’impression que mon esprit se détache de mon corps. Cela me provoque des angoisses. C’est assez étrange comme sensation. Je me demande pourquoi j’ai des bras et des jambes. Ils sont comme des poids morts que je dois trimbaler. Mes pensées s’échappent et filent alors que mon corps fait du surplace. Attention au point de rupture.

Je prends une profonde respiration et j’essaie de me rassembler.

Mais rien n’y fait. Je passe à côté de ma journée. C’est dommage. Le temps passe si vite.

C’est dans ces moments-là que je me sens pleinement schizophrène. Aussi lorsque j’essaie de parler à quelqu’un et que je ne trouve plus mes mots. Je balbutie jusqu’à rendre mal à l’aise mon interlocuteur.

Je suis à bout. Il me faudrait un nouveau cerveau tout neuf. Le miens est complètement cabossé.

J’ai besoin d’une bonne nuit de sommeil et recommencer la journée à zéro.

Là je vais craquer. Le tintamarre d’une scie circulaire, dehors, m’est insupportable. Ça raisonne dans ma tête.

Je ne sais pas comment la journée va se terminer. Il reste encore de nombreuses heures à tenir.

Je ferais peut-être bien d’utiliser la contention pour me tenir attaché à mon lit. Au moins jusqu’à demain matin. Ainsi je ne pourrais faire de mal à personne.

Pardonnez-moi, aujourd’hui mes écrits sont brouillons. Je ne peux cacher que je suis schizophrène. Mes propos et gestes désarticulés en sont la signature. J’ai toute ma place d’en un hôpital psychiatrique.

La descente aux enfers

Cela faisait quelques jours que le moral était au plus bas. Une semaine pour être plus précis. En effet, à la suite d’une reprise trop intense de la course à pied, je me suis mis à souffrir du genou. Le matin au réveil, lorsque je posais ma jambe par terre, la souffrance était intense. Ainsi que lorsque je marchai…

La descente aux enfers
La descente aux enfers

Des angoisses et des idées envahissantes se sont mises à se bousculer dans ma tête. Je n’avais pas encore vu mon médecin, que l’on devait m’amputer la jambe. Cela peut paraitre risible mais les pires scenarios tournaient dans ma caboche. M’empêchant de dormir la nuit.

Il faut dire que je en maitrise pas complètement mes pensées. La descente aux enfers avait commencé. J’en avais également arrêté de manger…

Heureusement pour moi, depuis 48 heures, les douleurs ont bien diminué. Je peux attendre mon rendez vous de mardi chez le médecin, plus sereinement.

Je me rends compte qu’avec ma pathologie psychiatrique, le moindre grain de sable peut m’empêcher de vivre.

Et même avec un traitement de choc, la descente aux enfers peut être rapide et brutale.

Depuis ce matin, je vaque à mes occupations, tranquillement.

J’ai même discuté le bout de gras avec un voisin, concernant la vitesse excessive des voitures dans notre rue. Et des moyens de les ralentir. J’en étais un peu confus. Je suis passé d’un sujet à l’autre… Je n’aime pas trop parler comme cela, à brûle-pourpoint.  

Cette nuit j’espère dormir et ne pas me réveiller au bout de deux trois heures, sans arriver à me rendormir. Heureusement, la santé psychique est bien meilleure. Je ne suis donc pas trop inquiet.

Malgré tout, les heures sont longues. Lorsque l’on passe son dimanche seul. Il est à peine midi et j’ai déjà mangé, pour passer le temps. Dans la soirée j’irai peut-être rendre visite à mes parents.

La journée d’un psychotique

Après un repas frugal chez mes parents, je suis rentré dans mon appartement. Il faut dire qu’avec l’âge, ils mangent de moins en moins. J’ai fait la centaine de mètres qui s’éparent leur habitation de la mienne à pied.

J’ai allumé la télévision. C’est un automatisme. Je vis seul alors cela me fait une présence. Il faudrait que je me rachète un nouveau canapé. Le bien est fait de trous et de bosses. Mais financièrement, c’est un peu compliqué.

Crise
Crise

J’ai vapoté aussi un peu, à la fenêtre, pour éviter que les effluves ne déclanchement l’alarme incendie.

Je n’étais pas en grande forme. Comme si tout mon corps et mon cerveau étaient sur courant alternatifs. Impossible de m’apaiser et de me concentrer. Jusqu’au moment ou j’ai allumé le PC qu’un ami me prête pour quelques semaines. Face à la page blanche, que je noircissais petit à petit, j’ai retrouvé de la sérénité.

Mais hier soir, une violente envie de me mettre une balle en pleine tête est arrivée sans prévenir. J’étais dans un état second. Je voulais « crever ». Heureusement pour moi, avant que cet état d’esprit ne s’installe, j’ai reçu l’appel dans ami, un peu bavard. C’était Bertrand, psychotique et alcoolique. Nous avons discuté et cela m’a fait du bien. Une fois raccroché, j’ai pu reprendre tranquillement le cours de ma soirée. Il sort avec une femme bipolaire, qui rompt avec lui toutes semaines pour mieux revenir après.

Ce matin, je suis allé à l’association de patients, à peine une demi-heure. Trop loin de chez moi, je n’avais qu’une seule hâte, retrouver mon appartement. Je me suis donc dépêché de prendre rapidement le bus du retour. J’ai quand même vu quelques adhérents et amis, qui me trouvent peu bavard. J’ai toujours été comme cela, pas très loquace. Je ne m’en rends cependant pas compte.

A partir de quel âge peut-on être psychotique ?

Je tourne en rond. Je suis cependant plus apaisé qu’hier, lorsque j’avais écrit mon article. J’ai rendu visite à ma tante et je suis allé voir ma psychiatre. C’est l’entretien avec cette dernière, qui m’a permis d’évacuer. Cela fait quelques années qu’elle me suit. Je me sens maintenant à l’aise, pour lui parler de tous les sujets qui me tracassent. Cela à pris du temps, mais la folie que je dissimule depuis tant de décennies était farouche.

Un jour, j’ai demandé à ma psychiatre à partir de qu’elle âge l’on peut être psychotique. Elle n’avait pas su me répondre.

psychotique
psychotique

Dans mon cas, même si la schizophrénie n’était pas diagnostiquée. L’on peut penser que j’étais assez jeune, avant l’adolescence même.

Pendant toutes ces années, je me suis construit comme j’ai pu, de manière bancale. J’ai commencé à me sentir mal très jeune, à l’école primaire. Mon cerveau avait déjà à cette époque, commencé à me jouer des tours.

Aujourd’hui, je ne suis pas le phénix que j’avais rêvé. C’est même plutôt le contraire.

En effet, je n’ai pas beaucoup de vie sociale. J’évite au maximum de m’éloigner de mon quartier. Et je prends 14 pilules par jour.

Pour couronner le tout, mon ordinateur vient de me lâcher. Je dois en racheter un. Vous pouvez si vous en avez les moyens, m’aider en participant à ma cagnotte en ligne, voir lien.

C’est l’outil principal que j’utilise pour communiquer avec les autres.

La nuit arrive. Les angoisses et les boules au ventre vont commencer. Je ne vais pas tarder à vous laisser. N’arrivant plus à réfléchir ni à écrire, je me réfugie parfois dans mon lit. J’attends alors avec impatience de m’endormir, pour me retrouver le matin, moment de la journée pendant lequel je souffre moins. Allez, il me reste encore quelques heures à tenir.

La schizophrénie paranoïde

En faisant mes papiers, je suis tombé sur le compte rendu d’une hospitalisation en milieu psychiatrique. C’était en mars et avril 2016. Il était écrit que mon séjour, était justifié en raison de la décompensation anxieuse d’une schizophrénie paranoïde.

Je souffrais beaucoup. Dès lors, je m’étais rendu dans cette clinique de mon propre chef.

La schizophrénie paranoïde

Aujourd’hui, je suis moins anxieux, heureusement. A l’époque, je prenais 50 mg de Tercian, matin midi et soir. Je tenais à peine debout. Tellement l’effet sédatif de ce médicament était puissant. 

Je ne vivais plus, je survivais.

On ne m’avait jamais dit exactement de quelle schizophrénie je souffrais. Je l’ai découvert sur ce compte rendu.

La schizophrénie paranoïde est la forme la plus fréquente. Je me reconnais assez dans la description de cette pathologie, avec la surestimation de soi (les idées de “grandeur”), des délires interprétatifs, l’anxiété…  

Il en existe cependant bien d’autres.

Je me souviens des premiers jours dans cette clinique. Il faisait beau et je me baladais dans le parc. Les deux premières semaines, nous ne pouvions pas sortir de la structure. Grâce à ma mutuelle, j’avais une chambre particulière, avec une armoire fermant à clé, pour y mettre mes affaires personnelles… Nous pouvions garder nos smartphones en permanence sur nous. Le règlement n’était pas trop strict.

Malgré tout, au bout de quelques semaines, je commençais à trouver le temps long. Les jours s’enchaînaient, toujours de la même façon. Les médicaments, la visite dans la chambre pendant quelques minutes du psychiatre,et les repas…

De plus, ma pathologie, la schizophrénie paranoïde, me faisait me méfier des autres. Il n’y avait vraiment qu’une personne, avec qui je me sentais en confiance.

Je me sentais être centre d’une intrigue malveillante. A la fin, je ne descendais même plus le soir pour le souper. Je restais dans ma chambre, pour être un peu tranquille.

Les propos délirants d’un schizophrène

Propos délirants

Propos délirants

Les températures ont nettement baissées. Je ne me sens pas trop mal. Je suis assez serein. Pourtant, lors de mon dernier entretien avec ma psychiatre, j’ai tenu des propos délirants. Il fallait que j’en parle. J’étais tout excité. Elle ne m’en a pas tenu rigueur.

En règle générale, j’arrive à tenir ma langue. Lorsque je suis à l’association de patients, ou avec des amis. Mais mon cerveau est rempli de propos délirants, que j’enfouis au plus profond de moi.

Ils ne sortent que rarement. Cependant, il a encore quelques années, je pouvais harceler mes parents. C’était horrible.

Heureusement pour eux, je suis plus stable, et surtout, j’ai changé de psychiatre.

Mes propos délirants, principalement mystiques, ont nettement baissés. Je peux encore avoir des envolés lyriques, quand je suis seul, mais c’est assez rare.

Mon cerveau se met dans une sorte d’excitation. C’est assez agréable, de se croire le roi du monde.

Pour me protéger, je n’invite plus personne chez moi. J’avais un ami qui venait de temps en temps, mais depuis plusieurs mois, je communique avec lui exclusivement par texto.

Mon appartement est un sanctuaire. Le lieu dans lequel, je peux être seul et me retrouver, pour me détendre et m’éloigner de l’agitation de la vie. Je ne suis plus soumis au regard des autres, que j’ai du mal à gérer.

Dans quelques minutes, je vais aller rendre visite à mon père, qui habite tout à côté de mon appartement. En passant le pas de ma porte, je vais enfiler un masque, pour me protéger, comme je peux, d’un voisin, du facteur….

Je n’ai que 2 minutes de marche à faire, mais cela me parait être une éternité. Je ne resterai que quelques minutes, histoire de voir mon père, et de me dégourdir un peu les jambes.

J’attends le crépuscule avec impatience, pour fermer mes volets et ma porte à double tour.

Tout le temps à la limite de la folie

Tout le temps à la limite de la folie

Tout le temps à la limite de la folie

Je suis trop souvent à la limite de la folie. Il suffit qu’une phrase que je dis ou que j’entends, sonne un peu différemment, je l’interprète, croyant détenir la vérité caché du propos. C’est dans ces moments-là que je ne me sens pas bien. C’est très désagréable. Je m’arrête de parler, je me sens souvent remis en cause, et les idées folles tournent dans ma tête.

Je voudrais que mon cerveau cesse de me torturer de la sorte, qu’il soit moins parano.

Je me sens tellement mieux, lorsque la discussion est fluide, que les mots sortent de ma bouche de façons spontanées, et en rapport avec le sujet évoqué.

J’en ai assez, de passer du coq à l’âne, d’être exclu de la discussion, ou qu’un silence s’installe, parce que mes propos sont hors sujets.

Je ne veux plus être décalé.

Les autres sont devenus une vraie torture. Je suis plus qu’à la limite de la folie et je ne sais plus comment faire. Je reste chez moi, enfermé, paranoïaque… Les autres ne veulent pas mon bien, je me dis souvent.

De qu’elle planète je viens ?

Tout le temps à la limite de la folie, je scrute chacun de mes mouvements, je me remémore presque tous mes propos, pour savoir pourquoi ça ne match pas avec les autres.

Je me pose trop de questions. Dans mon cerveau, le disque est rayé.

Et puis, je suis fragile. La moindre critique ou remise en cause me perturbe beaucoup.

Tout ce mélange, pour former un être malade : Parano, décalé, fragile…

Je suis une vraie bombe à retardement. Prête à exploser, au moindre choc. Je me replis alors sur moi. Je ne laisse plus rentrer personne dans mon appartement. C’est ma zone de confinement, un peu en hauteur, au premier étage, pour voir arriver le danger.

Voyage au cœur de la folie

Voyage au cœur de la folie

Voyage au cœur de la folie

Hier mon cerveau m’a accordé un peu de répit. Malgré mes craintes, la réunion pour mon association s’est bien déroulée. J’étais pourtant très anxieux, quelques heures avant.  Mon père au volant de sa voiture, m’y a conduit. Nous avons discuté tout au long de la route.

J’étais tellement mal ces jours précédents, que j’avais peur d’y faire une crise d’hystérie. J’étais rentré dans une logique, ou chaque propos entendu, était déformé, pour lui donner un sens plus profond. Révélant je le croyais, de mystérieuses informations sur les relations réels avec les autres.

C’est invivable de vivre comme dans ces conditions, et cela m’a déjà conduit en hôpital psychiatrique.

Aujourd’hui, j’essaie au maximum d’être spontané, sans trop réfléchir aux éventuels seconds sens, qu’un geste ou une parole pourrait signifier.

Je ne m’étais pas posé ce genre de questions par hasard. En effets, je n’arrivais pas à communiquer avec les autres. Je sentais bien que dans mes attitudes, j’étais à côté de la plaque. Mes relations amicales ne duraient jamais très longtemps, et j’en étais fort peiné.

Je voulais alors comprendre pourquoi, en disséquant jusqu’à la folie, toute communication.

Pourquoi très souvent, tout échange verbal se terminait rapidement, alors que j’avais encore des choses à dire. Pourquoi j’étais si souvent exclu.

C’est un véritable cauchemar de vivre comme cela.

Hier, lorsque j’étais en voiture avec mon père, pour la première fois, je l’ai vraiment écouté. J’ai très souvent acquiescé à ses propos. Une relation privilégiée s’est mise en place entre nous deux.

Ce matin, je suis assez calme. Au centre commercial, j’ai un peu discuté avec la caissière. Il n’y a pas eu de sens caché dans nos propos. J’en étais soulagé.

Dans quelques minutes, je vais aller voir si mon père est chez lui, pour voir un peu ce que nous avons à nous dire, et surtout l’écouter.