Archives de catégorie : Psychiatre

Les ruminations mentales

Les ruminations mentales attaquent. Cela fait plusieurs jours que c’est insupportable. Je n’ose plus allumer la télévision, sous peine d’une aggravation de mon état psychique. Et elles arrivent principalement le matin. Moment ou d’habitude je me sens bien.

Les ruminations mentales
Les ruminations mentales

Que faire ?  

J’essaie de donner le change, sans y parvenir complétement. Je me sens sous pression. J’ai pourtant gardé les mêmes rituels, quotidiens. Il n’y a pas eu de changement.

Et c’est toujours dans ces moments-là que votre psychiatre est en congés. Je ne la revois que début septembre. Je vais essayer de tenir le coup.

Il faut que je me calme. Les ruminations mentales ont tendance à me rendre nerveux. Notamment dans le contexte familial, avec mon père. Heureusement je ne me suis pas énervé. Même si l’envie ne m’en a pas manqué. Il n’aurait pas compris pourquoi.

Et les éléments extérieurs.

C’est peut-être la chaleur intense qui me perturbe à ce point… Aujourd’hui, j’ai fermé tous mes volets et il fait quand même 33 degrés à l’intérieurs. Je suis en sueur.

Les ruminations mentales prennent entièrement le cerveau. On ne pense plus qu’à cela, comme une machine qui s’emballe. Sans laisser de répit.

Ce matin, j’ai quand même réussi à me rendre à l’association de patients. Cela m’a permis de couper un peu et de discuter de choses et d’autres avec les adhérents.

En revanche, hier, à peine étais-je monté dans le car, qu’une crise d’angoisse m’a contraint à descendre. J’aurais pu exploser si j’avais été plus loin. Pris au piège loin de chez moi, dans cette carcasse de métal. Avec tous ces yeux qui me scrutaient.

C’est ce genre d’angoisse qui me conduit à ne plus prendre le train. Cela fait 20 ans que je ne suis pas monté dans un wagon. En effet, l’on ne peut pas dire au conducteur que l’on veut descendre…

Hier j’ai regardé des reportages sur les hôpitaux psychiatriques

Hier, j’ai passé une partie de mon après midi à regarder des vidéos sur YouTube. Il s’agissait de reportages sur les hôpitaux psychiatriques français. On n’y voyait beaucoup de schizophrènes en grandes difficultés. Des Hommes qui avaient presque complètement perdu tout contact avec la réalité. On pouvait heureusement y voir des infirmiers dévoués.

Malgré tout, les méthodes de soins utilisées restaient moyenâgeuses. Les punitions étaient monnaies courantes. Les règlements censés apporter un cadre étaient trop liberticides…

Reportages dans les hôpitaux psychiatriques
Reportages dans les hôpitaux psychiatriques

Je me suis déjà retrouvé dans ce genre de structure, à plusieurs reprises. J’espère ne pas y retourner, même si la guérison totale pour une personne souffrant de schizophrénie est, disons, hors de portée en l’état actuel des connaissances scientifiques.

Les reportages montraient des lieux vétustes. Avec une majorité de patients fumeurs. Souvent infantilisés…

J’avoue qu’au bout de deux heures de visionnage, il me fallait faire un break. Même passer complètement à autre chose. Cela avait ravivé en moi, des souvenirs désagréables. Ma soirée fut donc un peu terne.

Heureusement pour moi, ce matin, j’avais retrouvé ma sérénité.

J’ai pu me rendre à l’association de patient dans un bon état d’esprit.

Pour en revenir aux reportages, il y a 20 ans, je n’aurai pas pu en regarder même 1 minutes. Cela me renvoyait trop à ma condition de malade, que je n’acceptais pas.

Aujourd’hui, j’ai compris que je ne suis qu’une simple personne souffrant de schizophrénie. Avec je l’espère, encore beaucoup de décennies à vivres loin des hôpitaux psychiatriques.

Nous sommes 600 000 en France. Si nous descendions tous dans la rue, nous pourrions surement avoir des droits supplémentaires, plus de respect et moins de stigmatisation…

C’est un doux rêve que je caresse depuis un bon moment. La révolte des schizophrènes !!! La marche des parias. Cela ferait surement du bruit. La révolution est en route.

Quand un schizophrène interprète les propos des autres

Une nouvelle semaine commence. Je suis tranquillement installé dans mon canapé. Ce matin, en discutant avec mon père, j’ai encore interprété ses propos. Ça me rend fou. Je ne peux pas avoir une conversation normale. C’est incroyable !!! Il faut toujours que je donne un sens caché aux discours de mes congénères. Le pire est que j’y crois et que je m’adapte en conséquence.

interprète les propos
interprète les propos

Souvent ça me fait souffrir. Surtout quand je suis dans un groupe. C’est la folie dans mon cerveau. Je suis alors obligé de m’isoler si je ne veux pas exploser, même avec les neuroleptiques. Dans ce cas-là, la solitude est salvatrice.

Vers 10 heures, je suis quand même allé à l’association de « patients ». Les propos parfois décousus des uns et des autres, me facilitent la tâche. Moi aussi je peux dire des choses incohérentes sans que cela ne prête trop à conséquence.

C’était assez calme. Je n’y suis pas resté très longtemps. J’avais quand même hâte de retrouver mon appartement. Et puis cela fait une dizaine d’années maintenant que je m’y rends presque tous les matins. J’en ai vu défiler des « patients ».

Même si je devrais plutôt dire « adhérents ». Comme c’est une association et qu’il n’y a pas de soignants. On est des personnes comme les autres !!!

C’est parce qu’il faut mettre les gens dans des cases. Cela rassure. On sait ou l’on se situe par rapport aux autres.

Je lève la tête de l’écran de mon ordinateur pour constater que l’image de ma télévision fonctionne toujours.

Je me replonge dans mon pc. J’aime le cliquetis que font les touches lorsque j’appuie rapidement dessus. C’est comme une mélodie. Cela coupe un peu l’assourdissant silence. Demain, de nouvelles aventures et du bien être je l’espère.  Et peut être de bonnes nouvelles.

Une psychiatre que je recommande

Psychiatre

Psychiatre

J’ai recommandé du Cannabidiol ou CBD, sur internet. Cela va faire 20 jours que je n’en ai pas pris. Il n’y a pas de manque, mais juste une envie d’être un peu relaxé. Je l’achète en huile. Je mets quelques gouttes sous la langue, deux à trois fois par jour. Je devrais recevoir mon colis, milieu de semaine prochaine.

Vendredi, j’avais rendez-vous avec ma psychiatre. Mon état était un peu limite. Elle voulait augmenter ma dose de neuroleptique. J’ai proposé d’attendre encore un mois, et de faire le point. Elle a accepté.

J’en prends déjà beaucoup. Je suis presque au maximum. J’ai tellement peur des effets secondaires, comme la contraction des muscles de la mâchoire. C’est très douloureux. La bouche reste grande ouverte, et la langue sort. Ça peut durer des heures.

J’ai déjà passé des nuits aux urgences, à cause de cela.

Vendredi, l’association de patients était fermée. J’ai quand même fait une webcam avec un adhérent, Thierry. Il souffre aussi de schizophrénie. Il est très excentrique et pas bête du tout.

Le soleil inonde mon appartement. Je n’ai du coup pas besoin de mettre du chauffage. Je fais des économies.

Dehors, les gilets jaunes manifestent à l’entrée du centre commercial. J’ai pu quand même à pied, faire mes courses ce matin. Tous les caddies avaient été rentrés dans la galerie marchande. De peur peut être, qu’ils soient utilisés pour bloquer la circulation.

Dans quelques minutes, je vais aller déjeuner chez mes parents. Le repas sera certainement assez simple. Je donnerais surement un coup de main, pour la préparation.

Je les vois plusieurs fois par jour. C’est un peu excessif. J’en ai parlé à ma psychiatre. Nous faisons un travail sur cette problématique. Le courant passe plutôt bien avec elle. Elle est assez claire dans ses propos, et tire les files pour me comprendre.

Ma tension monte, que faire ?

Tension

Tension

Aujourd’hui, une puissante tension me parcourt le corps. Des mollets jusqu’aux avant-bras, en passant par le cerveau, je suis tendu.

Je n’arrive pas à me détendre. J’ai envie de sortir dans la rue. De faire quelques pas, ouvrir la bouche et hurler. L’on me remarquerait aussitôt. Peut être quelqu’un appellerait-il les pompiers ?

Non vraiment, il faut que je reste chez moi, même avec cette tension. Je n’ai pas envie d’être hospitalisé en psychiatrie, de me retrouver infantilisé par des infirmières en blouses blanches. Je fais les cents pas dans mon appartement. La tension dans ma tête monte de plus en plus. Il faudrait que je prenne une douche fraiche.

Pourtant, j’ai bien avalé toutes mes pilules. Qu’est ce qui cloche dans mon cerveau ?

Je n’ose plus sortir de mon appartement. Un regard de travers pourrait faire monter encore d’un cran ma tension.

Mon appartement est trop petit. Peut-être que si je fermais les volets je me sentirais mieux, mais il est trop tôt. Je prie pour que personne ne sonne à la porte. Surtout pas de vendeur de calendrier. De toute façon je fais l’autruche.

Je m’allonge sur mon canapé et je fais quelques exercices de respiration, pour faire baisser ma tension, avec de la musique douce en fond sonore.

Il faut que je tienne jusqu’à 18 heures, pour prendre de puissants sédatifs. Malheureusement, avec le temps, leurs effets s’amenuisent.

Le soleil commence à descendre doucement dans les arbres.

Heureusement, dans ma tête, les idées deviennent moins envahissantes. Mes pensées me paraissent moins délirantes. Je me calme tout doucement. Ma tension va donc baisser, au fur et à mesure que je retrouve un semblant de raison.

Ce n’est pas encore gagné. Un fort sentiment d’étrangeté est encore bien ancré en moi. Surtout je n’ai envie de voir personne. Je pourrais interpréter les propos…

Je me souviens de mon hospitalisation en psychiatrie

je me souviens

je me souviens

Cela fait quinze jours que j’ai quitté l’hôpital psychiatrique. Je garde encore de nombreux contacts. Des patients que j’ai rencontrés là-bas et qui se sont montrés d’une rare humanité. Malgré les portes qui étaient fermées, les grillages, l’ambiance était joyeuse. Je me souviens de fous rires à table, malgré les règles strictes à respecter. Je me souviens de certains patients placés à l’isolement, dans une chambre fermée à clés, avec juste un matelas par terre, parce qu’ils avaient été violents.

Je me souviens de cette jeune femme, qui plutôt que de frapper une autre patiente, a préférée donner des coups de poings dans un mur, à plusieurs reprises et même avec son plâtre.

Parfois il faisait beau et je faisais plusieurs fois le tour du parc fermé, auquel nous avions accès. Je me retrouvais aussi souvent dans ma chambre, comme un oasis, quand je voulais être seul. Mais souvent la porte était ouverte par une infirmière, quand il était leur du traitement par exemple.

Je me souviens de ces nombreux sourires et ces « bonjour ça va ? », quand je croisais un autre patient dans un couloir.

Il y avait une rare humanité qui tranchait avec le lieu dans lequel j’étais.

L’après-midi, de 14 heures à 18 heures s’était l’heure des visites, pour les familles, les amis… La grande salle à manger se remplissait, prête à exploser, devenant bruyante. Il y avait quelques enfants qui courraient partout.

Il y avait aussi ces patients, le visage fermé, qui ne disaient presque rien. Ils étaient peut être perdu dans leur monde intérieur, inaccessible.

Aujourd’hui j’ai retrouvé mon appartement. Je peux aller me balader quand cela me chante. J’ai la clé de la porte qui m’ouvre le monde libre, qui parfois quand je regarde les informations, me parait plus fou qu’à l’hôpital psychiatrique.

Jeanne ma psychiatre

jeanneApres une série de visites chez les médecins, vient enfin le weekend et les fêtes de Noël. Je vais pouvoir souffler un peu. Cet après-midi, c’était ma nouvelle psychiatre, Jeanne. Je continue d’avoir pour elle, une opinion positive. Pour récupérer des documents, j’ai dû appeler Gorges, le psychiatre que j’avais vu pendant quinze ans, avant Jeanne. Je suis tombé sur son répondeur et rien que d’entendre sa voix m’a été désagréable.

Avec Jeanne, nous avons fait le point sur ce que je ferai pendant les fêtes. Pour nouvel an, comme depuis de nombreuses années, je vais surement être seul.

C’est une expérience étrange. En général je suis dans mon appartement avec un repas amélioré. Je sais que beaucoup de gens seront en train de faire la fête, alors j’essaie de marquer le coup quand même.

Malgré tout, je me sens hors du temps, comme un ermite.  Hors de cette vie qui trépigne autours de moi. C’est le jour de l’année ou je le ressens le plus. Le lendemain matin, je serai content que cette soirée d’angoisse soit passée.

J’espère que l’année 2015 sera heureuse, sans trop y croire.

J’espère, pour toutes les personnes en souffrances psychiques, que de nouveaux traitements plus efficaces seront, peut-être pas trouvés, mais en préparations.

Pour aujourd’hui, j’ai effectué tous les déplacements que j’avais à faire. Il est 17h00, le soleil est couché et les lampadaires éclairent d’une pâle lueur, le bitume qui n’a pas encore but entièrement, toute l’eau de pluie. Je vais pouvoir commencer à déstresser un peu, une fois quelques papiers remplis, si des délires catastrophiques, ne viennent pas envahir mes pensées.

Et puis demain c’est le weekend. Le vide va favoriser mes délires et ceux-ci vont m’inciter à rester chez moi. C’est le serpent qui se mord la queue. Il faudra vraiment, que j’ai la force de sortir de ce cercle vicieux.

Dire au revoir à son psychiatre

Une heure de course à pied fait beaucoup de bien. Ca relaxe, surtout lorsque l’on est très anxieux, comme moi. Les endomorphines ont envahi mon cerveau et je suis bercé par une douce quiétude.

Hier, j’ai rencontré pour la première fois ma nouvelle psychiatre. Ce fut plutôt une bonne surprise. Ce n’est pas l’usine comme avec le précèdent et la distance entre nous deux une fois assis n’était pas non plus de plusieurs mètres. Nous étions relativement proches. Le diable se cache dans les détails. Le tarif est raisonnable et les questions étaient pertinentes. Le feeling est bien passé.

J’ai un nouveau rendez-vous dans un mois.

Humainement, je ne supportais plus « l’autre », le psychiatre qui me suivait depuis 16 ans. Les séances ne duraient que 20 minutes pour 30 avec la nouvelle. L’ « autre » était sûr de lui et un peu arrogant. Il y a 16 ans, au fond du trou, je n’avais pas été trop regardant sur ce qu’il me disait et petit à petit, j’ai mis le doigt dans l’engrenage. L’écoutant comme le messie. Je n’ai eu que récemment la force de m’opposer à lui.

Ça fait du bien de s’aérer intellectuellement, en rencontrant de nouvelles personnes.

Aujourd’hui, dans mon appartement sous les toits, la chaleur est étouffante. Je suis obligé de prendre régulièrement des douches fraiches.

Ce midi, ma grand-mère était chez mes parents pour le déjeuner. Elle n’a quasiment plus de mémoire immédiate. Elle est obligée de se laisser guider par les autres, avec agacement quelquefois.

Elle vit dans une maison de retraite le reste du temps. Je suis allé la chercher et j’en ai profité pour y prendre l’ascenseur. C’est une de mes phobies. J’ai pu l’affronter avec succès, aidé par des exercices de respirations.

Je regarde le ciel et il se couvre. Un orage ne va pas tarder.

Psychiatre et patients

souffrance psychique patients

Ma matinée a commencé par un rendez-vous chez mon psychiatre. D’habitude toujours en chemise, il portait un t-shirt assez décontracté, avec écrit en gros « vacances » dessus, sur une surépaisseur en tissus. On voit que ses congés du mois d’août approchent.

Il m’a attentivement écouté et posé deux trois questions pour avoir des précisions. Dans l’ensemble ça avait l’air de le satisfaire. Du coup, moi aussi j’étais content.

A l’association de patients, j’ai retrouvé un peu de plaisir à communiquer avec les autres. Même si chacun, à peine arrivé dans les locaux, raconte ses grands et petits problèmes.

Heureusement que les animateurs sont là, pour absorber cette masse de souffrance. Il faut être d’une bonne composition pour travailler dans cette association.

Moi, j’essaie de prendre un peu de recul face à la peine des autres. Je suis trop fragile pour tout écouter.

Un moment, je me suis retrouvé seul avec Jade. Elle ne peut s’empêcher de faire marcher sa bouche, avec de nombreux ratés. C’est donc compliqué de la comprendre complètement. En même temps, pour tous les adhérents, c’est un lieu d’échange et de parole, on n’en a tous bien besoin.

C’est un des seuls endroits où cela est possible, sans être stigmatisé.

De retour chez mes parents pour le déjeuner, j’étais seul avec mon père. J’aime ces moments privilégiés. On ne dit pas forcement grand-chose mais l’on se comprend.

Demain, comme pour tous les weekends, mon emploi du temps sera vide. De nombreuses heures dans le canapé à regarder l’heure tourner. Le soir, quelques bières, des fois un peu trop et une bonne nuit de sommeil.

Ma grand-mère sera certainement chez mes parents le midi. Elle est grabataire. Quand on mange ensemble avec mes parents, c’est rare qu’elle ne pique pas une crise pour un oui ou pour un non. Ça rend l’atmosphère un peu tendue.

En attendant le soleil

soleilIl y a quelque chose de cassé en moi, c’est comme cela depuis quelques jours. C’est peut-être le mauvais temps. J’y suis très sensible. Le manque de soleil est mauvais pour le moral.

A peine réveillé, un manque d’entrain me gagne. Je prends le bus sans plaisir. A l’association de patients, je n’ai pas envie d’échanger avec les autres adhérents. Il y a Géraldine qui me fait du rentre dedans. Elle est sans arrêt en train de me parler, c’est un long monologue. Elle ne me plait pas. C’est une femme de 40 ans, un peu plus vieille que moi. J’essaie de faire bonne mesure en disant un mot de temps en temps. Je sais que je peux être un peu dur, alors je fais attention.

Les autres me racontent leur vie. On n’est tous un peu cabossés. Moi je ne parle jamais de mes problèmes, par fierté surement. Et puis je préfère en garder la fraicheur pour mon psychiatre.

Justement je dois le voir vendredi. 20 minutes, ça va encore aller très vite. J’ai bien envie de consulter une psychologue en parallèle. Les séances durent plus longtemps. J’avais déjà fait quelques tentatives mais je n’étais pas encore mûr. Je ne voulais pas qu’on mette le doigt sur mes problèmes. J’ai évolué et aujourd’hui, je veux bien me remettre en cause.

Il faut que je consulte ma mutuelle pour savoir si je serai remboursé. J’en ai vu une qui se déplace à domicile. Je me sentirai peut être plus à l’aise dans mon cocon.

J’ai enfin eu le courage de faire la vaisselle. Ce n’était pas catastrophique mais quand même, j’aime quand mon intérieur est propre.

Il ne me reste plus qu’à garnir un peu mon réfrigérateur. En même temps, je mange chez mes parents le midi et les grandes surfaces ne conditionnent pas leur produit en quantité individuelle.

La logistique est donc un peu compliqué pour ne pas me retrouver avec des produits avariés.