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Les neuroleptiques m’épuisent

Je suis épuisé. J’ai passé une partie de la matinée à récurer mon appartement. Il est propre comme un sou neuf maintenant. Enfin presque…

Je n’ai plus de force. La forte dose de neuroleptiques que je prends tous les jours n’y est pas étrangère.

neuroleptiques dose
neuroleptiques dose

Ce matin à l’association de patient, j’ai fait l’ouverture à 10 heures. Il y avait Pierre qui attendait devant la porte. Il avait le doigt couvert de pâte à tartiner au chocolat. Dans l’autre main, il tenait le pot ouvert. De plus, il était complètement shooté à je ne sais quelle drogue. Au bout de quelques minutes, l’animatrice l’a renvoyé chez lui pour qu’il aille se reposer. Il n’a pas fait d’histoire et a obtempéré.

Il est très rare que cela se passe mal. L’animatrice sait trouver les mots. Il est indiqué dans notre règlement intérieur, que l’on ne doit pas être sous l’emprise d’alcool ou de stupéfiant pour rentrer dans notre local.

Je suis resté une petite heure puis je suis rentré chez moi pour faire le ménage.  

Après le repas du déjeuner, je me suis installé dans mon canapé. Depuis, je n’ai pas eu la force d’en sortir. Il fait relativement chaud. Je suis en t-shirt. Mon ordinateur est posé sur ma table basse, juste devant mon vieux sofa. Plus loin, ma télévision est allumée sans le son. De temps en temps, je regarde quelques images.

Cela fait beaucoup d’écrans j’en conviens, mais je n’ai pas grand-chose à faire d’autre. Tout à l’heure, j’irai voir chez mes parents s’il y a du monde. Avec mes divers allers-retours dans la journée, je fais bien mes 10 000 pas par jour. Ce qui est recommandé par l’organisation mondiale pour la santé. C’est aussi très bon pour garder la ligne, malgré mes boulimies de chips et de gâteaux apéritifs.

Mon neuroleptique me rend apathique

Je suis découragé. J’ai à peine la force d’écrire. Il n’y a pas de raison particulière. C’est une journée comme ça. Pourtant ce matin j’étais plutôt en forme. Là, tout me parait lointain. Les sons de la télévision m’arrivent de manières déformées. J’ai du mal à comprendre les dialogues. Une odeur de cuisine arrive jusqu’à mon appartement. On dirait de la soupe aux poireaux. Il y a un petit côté âcre.

Je suis apathique
Je suis apathique

Hier midi, j’ai déjeuné chez ma tante. Il y avait également mon cousin, sa conjointe et leur fils de 1 an. Nous avons mangé un bon morceau de viande. Je me suis resservi. J’en achète rarement. A la fin du repas, je n’avais qu’une seule envie, rentrer chez moi. J’étais angoissé. Je voulais retrouver mon domicile. Il a fallu attendre un peu que ma tante me raccompagne en voiture.  Sur la route du retour, au fur et à mesure que mon appartement se rapprochait, je retrouvais un peu de sérénité.

Cet après-midi, le vent souffle fort. Je me mets à la fenêtre pour vapoter avec ma cigarette électronique. Sinon, mon alarme incendie se déclenche de manière intempestive.

Je me sens vide. Je me connais. Cette sensation désagréable va durer jusqu’au couché.

Pas très loin de chez moi, il y a une clinique psychiatrique privée. En 2016, lors d’une hospitalisation pour décompensation anxieuse, j’y ai retrouvé un ami d’enfance. Il est bipolaire. Il y va régulièrement. Il y a quelques jours, j’ai appris qu’il y était de nouveau. C’est un habitué, malheureusement.

En 20 ans, je n’ai connu que 4 hospitalisations psychiatriques. J’espère même si je n’y crois pas trop en rester là. Même avec mon neuroleptique, je suis souvent à la limite. C’est une béquille indispensable, même si elle a tendance à me rendre apathique et à me sédater.

J’ai échappé de peu à la lobotomie

Je suis comme abasourdi. J’ai l’impression d’être loin des choses, des autres. Les sons m’arrivent de manière déformée. J’ai chaud. Je réagis avec quelques secondes de retard. Je suis dans une petite bulle de bien-être. Je ne sais pas trop ce qu’il m’arrive. J’ai pourtant pris mon traitement comme d’habitude.

Des « médecins » seraient-ils venus cette nuit dans mon sommeil pour me faire une lobotomie ?

lobotomie
lobotomie

En tout cas, si j’avais vécu il y a 50 ans, je crois que j’y aurai eu droit. En effet, sans traitement moderne, je ne tiens pas quelques mois sans faire de violentes crises. Je me mets à hurler en déambulant dans la rue. Je n’agresse personne mais je fais très peur. Je souffre également intensément.

Mon cerveau est comme scindé en plusieurs morceaux qui ne communiquent plus entres eux. Cela crée des chocs, des réactions étranges, des troubles du comportement et de la souffrance…

Mais la lobotomie était une solution moyenâgeuse comme l’étaient encore avant les saignées.

Avec le cerveau, les médecins jouent parfois les apprentis sorciers.

Et encore aujourd’hui, leur toute puissance sur les patients est détestable. J’ai connu l’infantilisation et l’enfermement en milieu psychiatrique. Souvent, les droits des malades ne sont pas respectés.

Mais je ne jette pas le bébé avec l’eau du bain. Depuis 50 ans, les traitements ont progressé, heureusement. Sinon, je serai surement encore dans un hôpital psychiatrique.

On y passait notre existence, dans de grands centres organisés comme des villes, avec une église, un bar…

C’est vrai que cela fait maintenant officiellement 20 ans que je suis psychotique. Aujourd’hui, si je fais une crise, je ne suis plus obligé de faire 70 kilomètres. De plus petits centres de soins ont été construit, pour créer un maillage plus fin du territoire. Mais à quand la grande révolution médicale dans le secteur de la psychiatrie ?

Bonne année 2018

31 décembre

31 décembre

De mon côté, la soirée du 31 décembre 2017 s’est déroulée rapidement. Trop angoissé pour sortir chez des amis qui m’avaient invités en ville, je me suis fait passer pour pâle. J’avais senti l’angoisse monté dès le 31 au matin, au moment de faire mes courses. J’avais donc acheté une bouteille de bière, au cas où.

Le 31 décembre vers 18 heures, j’ai donc ouvert les 75cl de bière, seul, chez moi. J’avais récupéré un verre chez mes parents, spécialement pour boire ce genre de breuvage.

Au moment de prendre les médicaments du soir, j’avais déjà bu la moitié de la bouteille. C’est alors que me sont revenues les mises en garde de ma psychiatre, « ne pas boire d’alcool avec votre traitement ».

Un peu méfiant, j’ai quand même fini la bouteille.

J’ai commencé à me sentir mal. Mes parents étaient à 200 kilomètres, je ne pouvais compter sur eux. C’étaient des angoisses qui montaient, de plus en plus fortes. J’étais assez alcoolisé et je ne pensais plus qu’à une chose, faire baisser mon taux d’alcoolémie.

Il fallait que je dorme, pour faire passer le temps, sans penser aux risques que l’alcool mélangé aux médicaments pouvait engendrer.

Ce n’était vraiment pas une soirée de fête, ce 31 décembre 2017.

Il devait être 20 heures quand je me suis mis dans mon lit. Il fallait que je m’endorme le plus vite possible, et oublier cette soirée pour passer à 2018.

J’avais déjà vu dans l’après-midi, les villes de l’hémisphère sud comme Sydney, passer à l’année suivante, dans un concert de feux d’artifices et de pétards. Mais avec l’âge, l’excitation était de moins en moins forte.

J’espère que vos soirées du nouvel an ont été plus festives que la mienne, et je vous souhaite force sérénité, et santé, pour cette nouvelle année 2018.

La nicotine lorsque l’on est schizophrène

Nicotine

Nicotine

J’ai la tête qui tourne. J’ai trop utilisé ma cigarette électronique et la nicotine m’est montée au cerveau. C’est désagréable comme sensation. J’ai envie de vomir.

Il est déjà 17 heures. Je commence doucement à rentrer dans la nuit, qui peut durer jusqu’à 12 heures, sans interruption. Avec les 2 comprimés de 25 mg  de Tercian que je prends le soir, il n’y a rien d’étonnant. C’est un neuroleptique avec effet sédatif très puissant. La première fois que j’ai pris un comprimé de 25mg, je suis resté scotché dans mon canapé pendant 3 heures, comme cloué !!!

C’est un moyen facile pour gérer les patients, dans les hôpitaux psychiatriques.

La nuit est complétement tombée. Je reprends une aspiration de nicotine. La vapeur a envahi mon appartement, jusqu’à se déposer comme un film gras sur les fenêtres.

C’est le moment de la journée, pendant lequel tous les stimuli, radio, télévision, sonnette de porte, sont insupportables et vécus comme de vraies agressions. Je ferme alors tous les volets de mon appartement, et prie pour que personne ne téléphone ou ne vienne chez moi.

En générale, je ne tiens pas beaucoup dans ces conditions. Je reste un peu dans mon canapé à aspirer de la nicotine, et assez rapidement, entre 18 et 19 heures, je vais me réfugier dans mon lit. Là je n’ai plus de scrupules à en plus décrocher ou ouvrir une porte. Je ne dors pourtant pas tout de suite. Je peux, si je ne me sens pas bien, donner de violents coups de poing dans mon oreiller, jusqu’à ce que la fatigue soit la plus forte.

D’autres fois, je me lève et aspire un peu de nicotine, pour m’estourbir et faire venir le sommeil plus vite.  Bien souvent cela marche et je suis parti pour en pas me lever avec 6 heures du matin, 12 heures plus tard.

Ce qu’il ne faut pas faire lorsque l’on est schizophrène

Ce qu’il ne faut pas faire

Ce qu’il ne faut pas faire

Je viens de prendre trois Temesta d’un coup, en plus de ma prescription. Je ne risque pas la mort mais j’ai une furieuse envie de me mettre la tête à l’envers. Ça me prend parfois, lorsque la monotonie du quotidien est trop forte. Lorsque le soleil blême, éclaire une vie faite de souffrance et d’ennuie.

Il y a quelques mois, l’on pouvait encore trouver un dérivé d’opium, sans ordonnance en pharmacie, que je prenais de manière récréative. Ce qu’il ne faut pas faire. Pendant deux ou trois heures, j’étais bien, apaisé, comme dans du coton. Heureusement, j’ai arrêté avant de devenir accro. En plus, à force, cette molécule me donnait des angoisses.

En ce moment, il m’arrive d’aller acheter une ou deux bières, dans le supermarché pas loin de chez moi, en pleine après-midi. Ce qu’il ne faut pas faire tous les jours.

Je me méfie des drogues. Je me souviens de l’époque, pas si heureuse que cela, pendant laquelle je prenais du cannabis. Je n’étais même pas majeur, et surtout très bête. C’est à cause de cette substance, que ma schizophrénie s’est déclarée, du moins de manière si brutale.

Mais depuis quelques mois, je prends un antidépresseur. Il a fallu du temps pour qu’il agisse, mais maintenant je me sens guilleret. Il arrive que je chante tout seul dans mon appartement, ou que je danse, que je ne tienne pas en place… Et là, c’est une prescription de ma psychiatre.

Cela fait 30 minutes que j’ai pris mes trois Temesta, et je ne sens aucun effet. Je ne vais pas en prendre plus…

Dans une heure déjà, il fera nuit. Au premier étage de mon immeuble, je serai à l’abri des gens qui tournent autour. Il n’y a qu’une porte pour rentrer chez moi et elle est fermée à double tour.

Hier soir, j’ai pris un antidépresseur en trop

antidépresseur

antidépresseur

Mon antidépresseur coule dans mes veines, jusqu’au cerveau. Hier soir j’ai repris un comprimé, en plus de ma prescription. L’effet, au début, a été plutôt bénéfique. Au lieu de me mettre dans mon lit vers 19 heures, n’en pouvant plus, j’ai tenu 2 heures de plus. J’étais surexcité. Tout allait très vite dans ma tête.

Ce matin, le réveil a été un peu plus douloureux. J’ai passé une nuit agitée. Vous allez me dire, c’est un peu normal. Un antidépresseur ça se prend le matin. Je me sens fracassé. J’ai l’impression d’être sur une corde, avec des centaines de mètres, de vide en dessous.

C’est une sensation assez étrange, comme si tout pouvais basculer à la moindre parole négative. Heureusement, je suis tout seul chez moi.  Mon appartement est au premier étage, je peux regarder le paysage par la fenêtre, et me dire que personne ne viendra me déranger. Même si l’on sonne à mon interphone, je ne répondrais pas. Il y a trop de risque, pour mon intégrité psychique.

Il faut que je reste seul. L’antidépresseur que j’ai pris en plus, n’est pas le seul responsable de mon état ce matin. C’est dernières années, je me suis énormément replié sur moi. Je vis beaucoup à travers les écrans. C’est rassurant, et je garde quand même un contact avec les autres. Vous mes lecteurs, comptez beaucoup pour moi, dans vos commentaires…

Demain, il faudra que je me fasse violence, pour retourner à l’association de patients. C’est ma seule activité sociale. Ça m’oblige à prendre le bus, même si c’est désagréable.

Sinon,  le reste temps, je me remplis le cerveau d’images et de propos abrutissants, en regardant beaucoup la télévision. Quand je n’en peux plus, j’essaie de trouver du bon son, dans des radios pas trop commerciales, sur internet, pas facile.

En finir avec la vie

En finir

En finir

Hier soir, une envie récurrente est venue me chatouiller le cerveau. Ça a commencé en milieu d’après-midi. Je ne me sentais pas bien. J’étais comme en morceau, à l’intérieur, il y avait une vibration désagréable. Comme une fausse note, qui jouait en permanence. Le corps tout entier était pris par cette  sensation plus que désagréable. Les rayons du soleil devenaient agressifs. Il n’y avait aucun lieu, aucune personne qui pouvait me soulager. J’avais envie d’en finir.

Malgré tout,  depuis peu, je me dis : « Paul, essaie de reprendre le dessus, positive. Tu peux jouer sur ton mental, il faut y croire ».

Malheureusement, toutes ces incantations sont sans effets. J’ai beau me dire que je suis le capitaine, toutes mes souffrances sont ingérables.

L’envie qui me tenaillait depuis le début de l’après-midi, est devenue plus forte, je voulais en finir. Il devait être 16 heures quand, j’ai commencé à prendre du Temesta. C’est un anxiolytique, qui à forte dose et mélangé à l’alcool, peut être dangereux.

Je plaçais deux par deux les comprimés sous ma langue, pour qu’ils fassent effet plus vite. Je voulais en finir.

Au bout d’un moment, je commençais à avoir des difficultés pour marcher. Il y avait cette bouteille d’alcool, là dans mon placard.

Je l’ai mise sur la table. Je l’ai regardé pendant de longues minutes.

Mais non, même si je voulais en finir, je me suis ravisé.

Il n’était pas tard, à peine 19 heures. Il n’y avait qu’une solution, si je voulais éviter d’être de nouveau tenté par cette bouteille, il fallait que je dorme.

Le soleil était déjà couché. Je me suis mis en condition pour dormir, en vérifiant que tout était bien éteint, lumières, plaques de cuissons…

J’avais toujours envie d’en finir. Vite, il fallait que j’aille dormir, pour ne plus y penser.

Vomir le matin

Vomir

Vomir

Le matin de bonne heure, j’ai envie de vomir, un peu après le réveil. Il ne faudrait que je rende les pilules que je viens d’avaler. Je regarde avec beaucoup d’attention ma montre. Une heure après la prise de mon traitement, je peux me détendre, tout est maintenant dans mon sang.

Le Prozac fait son effet. Il a fallu plusieurs mois mais là, maintenant, le matin, j’ai envie de chanter. J’ai toujours un air dans la tête. Le weekend, je peux me détendre chez moi. Je suis accro à la nicotine, avec ma cigarette électronique, que j’associe avec  une cannette de Coca Zéro. Boire cette boisson me fait du bien. C’est un petit plaisir, quand je sens mon estomac se gonfler. Parfois, j’en bois tellement que j’ai envie de vomir. Ce n’est certainement pas bon pour la santé, mais le marketing est tellement bien fait, sans doute, que boire un Coca, m’apporte du bonheur.

L’après-midi, après le repas du déjeuner, l’antidépresseur est moins efficace. Je retourne souvent dans mon canapé, sans air entêtant dans la tête. Je souffre d’ennui, mais je suis vraiment trop fatigué, avec mes 800 mg d’antipsychotique, pour faire quoi que ce soit. La moindre tâche comme faire la vaisselle, me demande un effort sur humain. Je me sens mal aussi, de manière crescendo, jusque 18h00. J’avale mon traitement du soir, en espérant ne pas vomir.

En fin d’après-midi, j’essaie de tenir le plus longtemps possible, mais je me sens trop mal. Parfois pour m’assommer, je prends plusieurs Temesta. Je suis alors dans une sorte de coton artificiel. Je ne réfléchis plus. Mon cerveau est à l’arrêt.

Vers 19h00, je peux alors me mettre dans mon lit. Tous les volets sont fermés et la journée est terminée pour moi. Je m’endors assez facilement avec les 50 mg de neuroleptique à effets sédatifs.

Mon antidépresseur me maintient à flot

antidépresseur

Antidépresseur

Le weekend débute. Le Prozac que j’ai pris ce matin m’a mis dans un état euphorique. J’avais envie de chanter. Après quelques courses, j’ai dû attendre de rentrer dans mon appartement pour faire quelques vocalises, à l’abri d’oreilles indiscrètes. Je prends 20 mg de cet antidépresseur tous les matins. Il a fallu quelques mois pour que son effet se fasse vraiment ressentir.

J’avais essayé un autre antidépresseur, et puis encore un autre, mais le Prozac était le seul qui ne me donnait pas d’angoisses.

Malheureusement, l’effet de cet antidépresseur s’estompe dans l’après-midi. Monte alors, une souffrance diffuse, un mal être. Je vois tout en noir. Je perds toute confiance en moi. Je tremble à l’idée d’être responsable de la moindre chose.

Je fais alors d’interminables allers-retours chez mes parents, pour voir mon père. Je reste une demi-heure chez lui, puis je reviens chez moi. Je suis fatigué de tout cela. De la communication difficile que cela entraine. A force, nous n’avons plus rien à nous dire, et je vois bien qu’il voudrait que je fasse ma vie, que ma présence l’agace un peu.

Justement, ces derniers jours, j’ai repris contact avec d’anciens amis, qui ont la même pathologie que moi. Nous ne nous jugeons pas, c’est agréable. Nous sommes tous les trois un peu étranges, avec nos phobies, nos délires… Nous devons sortir un soir, boire un verre ensemble dans un pub.

Je bois un peu d’alcool, rarement, une ou deux bières. C’est comme une soupape de sécurité. Quand je n’ai plus envie de réfléchir. Je raisonne quand même ma consommation, car avec ma pathologie, je suis plus sensible aux addictions.

Je regarde sur ma droite, et je vois qu’une montagne de vaisselle est à faire. Il faut vraiment que je m’y mette. Je n’ai pas le courage. Je suis fatigué.