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Extrêmement fatigué

Je suis extrêmement fatigué depuis le début d’après-midi. Malgré tout, je ne me lance pas dans une sieste qui me rendrait encore plus mal. J’essaie de tenir le coup. Ce n’est juste l’histoire que de quelques heures. Après ça ira mieux. Enfin, je l’éspere.

Extrêmement fatigué
Extrêmement fatigué

Dehors, une averse vient de se terminer. L’atmosphère est redevenue respirable. Il n’y a plus que le cliquetis de l’eau qui finit de s’évacuer, dans les gouttières…  

A l’intérieur, les volutes de vapeur de ma cigarette électronique ont envahi mon séjour, au risque de déclencher mon alarme incendie.

Devant moi, mon ordinateur.

Le moral n’est pas trop mauvais aujourd’hui. Même si je suis toujours extrêmement fatigué. Ce matin, je me suis même autorisé un jogging de 30 minutes.

En regardant le clavier de mon ordinateur, je peux voir de grandes tâches blanches, sur le dessus de mes mains. C’est un vitiligo. Maladie en partie génétique, qui ne se soigne pas. Je suis donc contraint d’y mettre de la crème solaire, tous les jours.

Le temps passant, je suis moins fatigué. Je vais pouvoir aller me balader dans mon quartier. Ce matin, justement, j’ai discuté avec un voisin. Un homme de plus de 80 ans. En pleine forme physiquement et intellectuellement. Malgré tout, c’est toujours une corvée. Je n’aime pas trop parler. J’ai quand même donné le change. Pour ne pas paraître impoli. Et puis une bonne ambiance de voisinage peut toujours être utile. Même si je ne me souviens déjà plus de quoi nous avons discuté.

C’était en allant à la pharmacie. Et cette dernière n’a pas pu me donner la totalité de mon traitement, à cause d’un manque fabriquant. C’est assez embêtant. C’est le Lepticure qu’elle n’avait plus. Ce médicament annule les effets secondaires des neuroleptiques, comme les contractions musculaires, qui sont affreusement douloureuses. Heureusement, j’ai un peu de stock.

Quand un schizophrène est mélancolique

Je suis mélancolique. Mon frère qui était chez mes parents ce weekend est reparti. Du coup, je n’ai pas envie de faire grand-chose. Je suis lasse de tout. Comme il habite trop loin pour moi, je ne vais pas lui rendre visite. Je n’ai jamais vu sa maison… Il y habite pourtant depuis quelques années.

Je lui ai parlé de maladie, la schizophrénie, il n’y a pas si longtemps. Il s’avait juste que j’étais en proie à de nombreuses angoisses, qui m’empêchaient de vivre normalement…

Comment a-t-il réagi?

Le jour ou je lui ai fait cette terrible révélation. Il a eu un sursaut dans son regard. Il n’a pas posé de question et nous n’en n’avons jamais reparlé. C’est tabou dans la famille.

Mon frère est deux ans plus jeune que moi. Nous sommes donc relativement proche. Je sais malgré tout que je ne le reverrais pas avant un bon bout de temps. Je suis donc mélancolique.

mélancolique
mélancolique

Demain matin, l’association de patients rouvre ses portes. Ça va être l’occasion de me changer les idées, je l’éspere.

En attendant, je me suis installé dans mon canapé et je vapote. Un épais brouillard a envahi mon appartement. Il faut que j’ouvre en grand mes portes fenêtres. Je risque sinon de déclencher mon alarme incendie.

Et puis il faut que je fasse aussi un peu de ménage. Mais là, aujourd’hui, je n’en n’ai vraiment pas le courage.

J’ai juste envie de ne rien faire.

Même la météo a décidé de se jouer de mon moral. Le ciel est gris. S’il descend encore un peu, je risque de le prendre sur la tête. Tic-tac, l’heure tourne. Encore 15 minutes et il sera temps d’avaler mes comprimés du soir. De quoi garder ma lucidité pour la nuit. Trois fois par jour, c’est le même rituel, immuable. Comme le soleil que se lève chaque matin.

La maladie me fatigue

La fatigue m’assaille. Tous les jours après le déjeuner, vers 14H00, je ne tiens plus debout. Je suis alors obligé de m’installer dans mon canapé. Aujourd’hui ne fait pas exception à la règle. Il n’y a véritablement que le matin ou je suis dynamique.

fatigue et canapé
fatigue et canapé

Il faut aussi voir la quantité impressionnante de médicaments psychotropes que j’ingurgite. Un peu comme une oie que l’on veut gaver. C’est bien simple, je suis un vrai zombie. Mon cerveau tourne au ralenti. Lorsque l’on me parle, les sons arrivent de manière lointaine. Je ne comprends pas toujours tout. Cela me donne un petit air bête.

C’est aussi pour cela que je me replie sur moi-même. Je ne me sens rarement à l’aise dans un groupe. Je suis souvent la cinquième roue du carrosse. Celui que l’on n’écoute pas vraiment.

Tout va toujours trop vite et je ne fais que suivre.

Je préfère donc rester seul. Ou discuter avec les autres par petite touche. Notamment lorsque le matin, je vais à l’association de patients.

Je pense être un inadapté social. Cela a toujours était très compliqué pour moi à gérer.

Là je suis dans mon appartement. La plus crépite sur les carreaux. Je suis seul. Je ne me sens pas trop mal. Je suis fatigué mais assez serein. C’est surement de l’inconscience mais je me vois un avenir facile. Sachant que lorsque l’on est schizophrène, les rechutes sont rapides et les améliorations lentes. J’en ai fait plusieurs fois l’amer expérience. L’on croit avoir fait le plus dur et il faut souvent recommencer. Et cela prend du temps.

Cet après-midi, la fatigue m’obligera encore à rester de longs moments dans mon canapé. L’on ne s’y habitue jamais vraiment. Et lorsque je vais marcher un peu dans la rue, je suis épuisé au bout d’une centaine de mètres. Autant psychiquement que psychiquement.  

Lassitude

lassiude

Lassitude

Lassitude, je me sens comme anéanti. Je marche, toujours pour faire la même route. De mes parents à chez moi et de chez moi à mes parents. Ils ont un jardin, alors c’est bien agréable, lorsque l’on habite en appartement sans terrasse. Je regarde le ciel, les nuages. Je me plonge dans l’immensité de ce qui me dépasse. Déjà que mes idées ne sont pas très claires, alors je dois faire deux fois plus attention. Les angoisses arrivent vite.

Lassitude aussi, d’avaler tous ces comprimés trois fois par jour. Parfois, ils restent bloqués dans ma gorge. Comme si mon corps les refusait, surtout le matin. Au réveil, je n’aime pas être pris au dépourvu.

Je suis en weekend. Pas de bus à prendre pour aller à l’association de patients. C’est un stress en moins.

Heureusement, en ce moment j’ai ma famille au complet, chez mes parents. Mon frère que j’adore !!! Il n’est au courant que depuis peu de ma pathologie. Il pensait juste que j’étais atteint d’angoisses et de dépression. C’est vrai que cela fait plusieurs années que je n’ai pas quitté ma région. Que je ne vais pas chez lui car c’est trop loin, à cause de mes angoisses.

Lassitude de ne pas partir en vacances, de ne pas changer de paysage. J’ai envie de m’allonger sur une plage de sable fin. De sauter dans une eau revigorante.

Lassitude, comme un robot, de faire tout le temps les mêmes choses. Vapoter toute la journée, devant la télévision ou en écoutant de la musique, dans un canapé déformé sous mon poids. Dans un appartement calme. En ce moment, je n’entends que rarement mes voisins. Pourtant leurs angueulades étaient déstressantes, je me sentais moins seul. J’étais comme une petite souris.

Il est 17h00 et je ne sais pas ce que je vais faire du reste de ma journée. Fermer les volets, me mettre dans mon lit pas trop tard, pour ne plus avoir à penser.

Mon esprit va mieux lorsque je vous écris

esprit

esprit

La pluie arrose copieusement le bitume de la route. Je le vois depuis la porte fenêtre de mon appartement. Les voitures éclaboussent les bas-côtés. Il ne fait pas un temps à mettre un piéton dehors.

Je suis calfeutré chez moi à côté d’un des deux seuls radiateurs de mon appartement. Il fait 17 degrés à l’intérieur. J’ai dû mettre un pull épais. Un sentiment de malaise profond m’a envahi depuis que je suis rentré chez moi, ce midi. A peine mon repas avalé, une boule au ventre s’est manifestée, de manière insupportable. Plusieurs fois je me suis mis devant mon ordinateur pour vous écrire, mais je ne pouvais pas, c’était trop dur. Toute démarche demandant un peu de concentration était impossible. Au bout de deux heures de souffrance, j’ai quand même réussi à quitter mon poste de télévision, pour vous écrire. C’est toujours un soulagement quand j’arrive à aligner quelques phrases…

Quand j’écris, mon esprit est occupé et je ne pense moins à mes angoisses. Ou du moins, je rationalise tout cela. En ce moment, c’est la peur de finir dans la rue qui me perturbe, quand le soir, dans mon lit, juste avant de m’endormir, je laisse vagabonder mon esprit.

A l’écrit, je pense m’exprimer correctement, vous me direz ? Parce qu’à l’oral, souvent je perds mes mots, ou je les intervertis… C’est une vraie souffrance quand je dois parler à quelqu’un.

Aujourd’hui, mes parents sont chez ma sœur, qui habite à 2 heures de voiture. Cela fait des années que je ne me suis pas éloigné autant de mon appartement. Je suis angoissé lorsque je m’éloigne trop de mon domicile.

Tout cela fini par jouer sur mon moral. Je n’ai plus la force de me battre. Il y a quelques jours, ma psychiatre m’a prescrit des antidépresseurs. Je n’ai pris qu’un comprimé que je n’ai pas bien toléré. J’ai eu de gros moments de fatigue et de grosses angoisses. Décidément je n’ai pas de chance.

Fatigue ou dépression?

La fatigue m’assaille. Les puissants neuroleptiques, que je prends trois fois par jour, me mettent ko. Le soleil chauffe mon appartement, à travers les vitres, accentuant mon sentiment d’épuisement. J’ai l’impression d’être dans une cocotte-minute.

Tous les jours se ressemblent. Des heures de solitude face à ma télévision. Je regarde un monde qui n’est vraiment pas le mien. Des publicités pour des voitures, alors que je n’ai pas la permis de conduire. Des publicités pour des vacances, alors que je suis incapable de quitter mon appartement, ou presque. Tout cela me fatigue.

Je suis devenu un robot, aux capacités limitées. Je marche dans la rue, pour aller faire mes courses, juste à côté de chez moi. Heureusement qu’il y a ce magasin. Je ne serais pas capable d’aller plus loin. Parfois, je rencontre une personne que je connais. Je souris et je dis bonjour poliment, alors qu’à l’intérieur, je me sens mal, tellement mal. J’ai l’impression d’être déjà mort. Un peu comme si j’étais en enfer.

Quand mes parents me demandent si je vais bien. Bien souvent, je réponds « oui ».  Ils ont fait leur vie ou presque. Je ne veux pas trop les perturber. Et puis, ils ne peuvent rien faire pour me soulager, alors, à quoi bon les tracasser.

Le angoissent sont là, bien présentes. La fatigue psychique, à devoir supporter mes peurs, pour tout, comme si le monde autour de moi n’était tenu que par que par une mince ficelle. Tout est mouvant et cela me fait peur. J’ai besoin de certitude. Je n’aime pas le changement. J’en ai des sueurs froides.

Je ne me souviens plus de ma dernière joie. J’ai l’impression d’être étranger à ce qui m’arrive. Je laisse l’eau m’emporter sans savoir ou je vais.

Je n’ai plus la force de combattre cette fatigue psychique.

Ennuyeuse après-midi

Ennuyeuse

Ennuyeuse

L’après-midi se passe de manière longue et ennuyeuse. Je suis chez moi, devant la télévision qui crache des images multicolores pour attirer les téléspectateurs. Je change souvent de chaine, à la recherche de programmes intéressants… Rien n’y fait cet après-midi. Je me décide à éteindre cet écran pour passer à autre chose. Mon appartement est alors plongé dans un calme suspect. Seul, le ronronnement du réfrigérateur me teint compagnie.

Je suis pourtant sorti ce matin, à l’association de patients. J’ai discuté avec les uns et les autres. Il y avait Fred qui était là. C’est chez lui que j’avais passé la soirée du nouvel an. Ça avait été une soirée forte agréable. Fred est un ami de longue date qui souffre de schizophrénie comme moi. Il est de taille moyenne et 10 ans plus âgé que moi. Il a un visage sympathique, assez rond. Souvent souriant, dénotant un côté sociable développé.

Il y avait aussi Thierry, dans un autre style, avec son chapeau de cow-boy, son manteau descendant jusqu’à ses chevilles et son collier clouté autour du cou, recouvert par de longs cheveux noirs. Thierry est un homme original. Il a plus ou moins essayé toutes les substances hallucinogènes. Ce qui lui a laissé quelques séquelles intellectuelles. Il est pourtant aussi très joyeux et pas du tout ennuyeux.

Malgré tout, cet après-midi est ennuyeuse, comme le ciel, sans soleil, complétement gris et sans aucune variation de couleur.

Mais ce matin, j’ai réussi à prendre le bus pour aller à l’association de patients. J’en ai été assez fier. Moi qui ai du mal à sortir. L’intérieur du bus un peu crasseux était assez calme. Les scolaires étaient déjà à l’école et il y régnait une ambiance populaire, avec ces jeunes mamans et leurs poussettes, ou ces passagers qui pas seulement à cause des mouvements brusques du bus n’arrivaient plus trop à tenir debout.

Dépression

Dépression

Dépression

Le réveil fut difficile.  Une bonne heure pour  sortir de la torpeur dans laquelle j’étais. La dépression du matin, avec sa cohorte d’angoisses et d’idées délirantes, s’installe de plus en plus profondément. L’immobilisme de ma vie, rythmée par les mêmes actions et occupations toute la journée, sapent mon moral. Mon existence manque cruellement de piquant. Des vacances à la plage me feraient le plus grand bien. Sauter avec un élastique d’un pont pourrait peut-être aussi m’être profitable.

Il faudrait que je casse ce mur un verre, invisible mais terriblement réel, pour changer ma vie. La dépression m’accompagne dans mes marches quotidiennes, pour aller à la boulangerie, prendre le bus… Les échanges humains de qualités sont rares. Dans mon appartement, la télévision ne fait que parler. Elle ne m’écoute jamais. Les discussions que j’ai avec moi-même sont stériles. Pourtant mon cerveau fabrique des pensées que ma conscience doit bien prendre en compte. Un dialogue dans ma tête s’est mis en place. Je parle avec moi-même et je ne sais plus très bien qui je suis et qui je dois écouter.

Je m’éloigne des autres et la dépression qui n’aime pas le vide est comme une métastase qui grossit de jour en jour. Je dois réfléchir pour savoir si je respecte encore les conventions sociales. Je ne sais plus trop bien. J’utilise des phrases que j’ai apprises. Malgré tout je me demande si je les utilise dans le bon contexte. Quand je vais à la boulangerie, la vendeuse me sourit… Elle fait son travail. Pour l’instant elle ne se doute pas de l’intense activité qu’il y a dans ma tête, avec des pensées plus farfelues les unes que les autres. J’arrive encore à faire illusion. Quelque chose pense cependant en moi, à ma place, comme un Alien qui va me sortir du ventre dans un grand cri de terreur.  Ce sera le moment de la crise et de l’hospitalisation.

Concerné ?

Concerné

Concerné

Je ne me sens plus concerné par grand-chose. Comme si j’étais loin de tout. Le temps pluvieux accentue ce sentiment. Ce matin en me levant de bonne heure, vers sept heures, j’étais en souffrance. Je suis concerné par ma souffrance mais c’est à peu près tout. Je n’arrive plus à m’intéresser à autre chose. Ma souffrance m’obsède.  Les gens dans la rue sont comme des ombres qui traversent le temps à côté de moi. Je ne les regarde plus et je ne veux pas avoir d’interactions avec eux. Si quelqu’un s’approche de moi pour me demander la route, j’ai d’abord envie de fuir.

A l’association de patients, je ne me sens pas plus concerné par la vie des gens. Leurs histoires sont une longue litanie que j’écoute un peu pour être poli. Assez rapidement, j’ai envie de passer à autre chose. D’ailleurs je n’y suis pas resté très longtemps.

Dans le bus pour le retour, je regarde par la fenêtre ou sur mon smartphone pour ne pas avoir à croiser le regard des autres voyageurs. Je ne veux pas m’impliquer.

Chez moi, la télévision bourdonne tranquillement. Je suis autant concerné par les images que par les gens en chair et en os. Autant dire que je ne suis pas réellement dans le même monde que vous.

L’après-midi risque d’être longue.  Tourner en rond dans mon petit appartement, en attendant que les heures passent, sans autres perspectives.

Mon frigo est vide est je n’ai pas la force d’aller acheter de quoi manger. Je n’ai d’ailleurs pas trop d’appétit.

Il est l’heure que j’avale ma ration journalière de pilules. Elles sont presque toutes blanches. Certaines ont un gout horrible et j’évite de les mettre en contact avec ma langue. Je les avale par paquets de quatre avec un grand verre d’eau. Je plonge alors dans une grande fatigue.

Lassitude

Lassitude

Lassitude

La lassitude face à cet océan de souffrance me gagne, petit à petit. Je suis fatigué. Je n’ai plus la force de me battre. Pourtant il faut bien. Le soleil m’écrase, chaque fois que je mets un pied en dehors de mon appartement. Je marche difficilement jusqu’au supermarché. La lassitude est là. Je ne sais plus trop pourquoi je continue. C’est sans issue. La maladie a envahi tous les domaines de ma vie.

Dans le supermarché, les gens autour de moi n’existent même plus. Ce qui me faisait plaisir avant, me rend indifférent. J’achète rapidement quelques aliments et je retourne dans mon canapé. Dans le magasin tout le monde s’active. Les employés rangent les articles dans les rayons ou se réunissent en cercle pour écouter leur chef. Des pancartes géantes et des animations nous poussent à acheter d’avantage. Il faut que le système tourne. Jusqu’au bout, jusqu’à l’écœurement… Il n’y a pas d’issue, juste une course effrénée.

Dans mon canapé, la vie n’est pas très joyeuse. La télévision tourne en boucle. J’ai envie de vomir. Il faudrait que je rencontre du monde. Qu’un soir j’aille boire un verre avec quelques amis.

Heureusement, ce weekend, j’ai de la famille qui est là. Comme une béquille, je vais peut-être sortir un peu avec à mon frère. Tout seul je n’en ai pas la force.

Mon cerveau ne produit plus aucune émotion positive. Les neuroleptiques me rendent apathiques. J’ai envie de ressentir de la joie, être heureux… Pour l’instant, il n’y a que l’agacement qui anime mes actions. Je retiens ma colère et je pars. C’est mieux ainsi. La lassitude de cette situation est insupportable. Toujours le même schéma et je finis par me retrouver seul chez moi à ruminer ma colère. Au moins je ne suis pas désagréable avec les autres, ou du moins, pas de manière incontrôlable.