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Ce matin, je suis un schizophrène en forme

Ce matin je ne me sens pas trop mal. Hier en fin d’après-midi, j’avais rendez-vous au cabinet de ma psychiatre. L’entretien s’est plutôt bien passé. Même si elle a évoqué un possible changement de neuroleptique. Depuis 20 ans je prends 800mg de Solian par jour. En ce qui me concerne, je préfère garder ce traitement. Je n’ai pas trop d’effets secondaires. Qu’en serait-il avec une autre molécule ?

Ce matin
Ce matin

Une fois passé à la pharmacie, je suis rentré chez moi. J’ai pu alors me détendre dans mon canapé.

Là, ce matin, je peux entendre ma voisine râler. Je ne n’arrive pas à comprendre exactement contre quoi elle peste. Ça met malgré tout un peu d’ambiance dans l’immeuble.

J’ai toujours besoin de votre aide, pour continuer à écrire dans mon blog. En effet, je dois payer l’hébergement de mon site, qui arrive à échéance dans mois. J’ai donc créé une cagnotte, ici.

A la télévision, sur les chaines d’information en continu, tourne en boucle l’information principale de la journée. C’est comme un feuilleton, avec une nouvelle histoire haletante toutes les 24 heures. De nombreuses personnes, des spécialistes, sont sur les plateaux pour donner leur avis.

Je n’ai pas grand-chose à faire d’autre, alors je regarde.

L’association de patients est fermée ce matin. Hier, j’ai réussi à prendre le bus pour m’y rendre. Pour le retour, un adhérent m’accompagnait. Il était un peu perdu, et je l’ai guidé jusqu’à sa destination. Tout le mois d’août, l’animatrice sera en congés. Le local sera donc fermé. Je serais donc aussi un peu en vacances. Je ne devrais pas me faire violence pour quitter mon quartier. Même si en septembre, je sais que de nouveau, il faudra que je sorte et que je m’éloigne de mon domicile. C’est une question de survie. Dans le cas contraire, l’évitement finirait par complètement prendre le dessus.

J’ai envie de verdure

Cela fait trois jours que je suis sous sulforaphane. C’est un complément alimentaire issu de pousse de brocoli. On lui donne comme vertu de réduire les symptômes de la schizophrénie. Pour l’instant je n’ai pas remarqué d’effet secondaire. En revanche, je suis moins refermé sur moi-même. J’ai envie de sortir et d’échanger avec les autres. Il est cependant encore trop tôt pour en déduire des conclusions définitives. Je verrai bien d’ici 4 ou 5 jours.

J’ai envie
J’ai envie

Ce matin, le soleil est généreux. J’ai ouvert en grand mes fenêtres. Je peux voir mes voisins en train de travailler dans leur jardin. L’ambiance dans ma rue est plutôt sereine. Il y a ceux qui ne laissent pas la moindre mauvaise herbe dans leurs parterres. C’est un peu triste ces mètres carrés de terre à nues. La nature est pourtant si belle lorsque l’on lui donne un peu de liberté. De toute façon, c’est un travail de tous les jours qu’ils ne gagneront jamais.

De l’autre côté, à l’intérieur de mon appartement. La télévision est allumée mais fonctionne sans le son. En effet, sinon, je n’arrive à me concentrer pour écrire.

J’ai envie de me balader un peu. Je vais peut-être aller faire un tour à mon association de patients. Il faut cependant que je prenne le bus. Rentrer dans cette carcasse en métal me donne parfois des crises d’angoisse. Quand je suis à l’intérieur, à quelques kilomètres de mon quartier, j’ai la sensation d’être perdu dans l’espace. Je suis viscéralement attaché à mon lotissement. J’y habite depuis de nombreuses années. Tous mes repaires sont là.

Un petit vent frais vient me chatouiller le dos. Encore presqu’une heure avant d’avaler mes pilules. Tic-tac, cela rythme ma journée. Si je ne vais pas à l’association de patients, j’irais dans un parc, à côté de chez moi. J’ai envie de verdure…

Le sulforaphane ou le pouvoir de réduire les symptômes de la schizophrénie

Ce matin, je me suis réveillé en grande forme. J’ai dormi jusque 8 heures. Pour moi c’est un peu faire la grasse matinée. En effet, j’ai toute une cohorte de pilules à avaler, sans vomir. Je dois donc mettre mon réveil.

Biens souvent je me lève plus tôt. Commence alors une sorte d’errance dans mon appartement, jusqu’au moment ou je vais acheter mon petit déjeuner, au centre commercial qui ouvre à 8H30.

Tous les jours sont organisés de la même façon, ou presque. Cela me rassure.

sulforaphane
sulforaphane

Il y a peu de temps, j’ai eu connaissance d’une étude, qui donne au sulforaphane le pouvoir de réduire les symptômes de la schizophrénie, voir ici. Le sulforaphane est un dérivé de pousse de brocoli. On peut le trouver en complément alimentaire.   

Cela fait donc deux jours que je prends cette substance. Pour l’instant je n’ai remarqué aucun effet particulier.

Je vous tiendrais au courant dans mes prochains articles.

En me baladant, j’ai discuté le bout de gras avec un habitant de ma rue qui faisait son jardin. Un homme de 81 ans avec des capacités physiques et psychiques impressionnantes pour son âge.

Je m’entends assez bien avec mes voisins. Je suis toujours très poli. Ma hantise serait qu’ils apprennent ma pathologie. Elle a tellement mauvaise presse que je recevrais surement des cailloux.   

En attendant, tout le monde à l’air de bien m’aimer. J’éspere ne jamais faire de crise dans mon quartier.

Ils me voient principalement passer en train de marcher, ou faire mon jogging. Depuis quelques jours, je n’ai plus mal au genou. Mais je préfère attendre encore un peu avant de reprendre la course à pied.

C’est comme une petite famille ce lotissement dans lequel j’habite. Même si les gens doivent me trouver parfois un peu étrange. Car bien souvent, je me sens sur une autre planète.

Schizophrène et encore ce matin, je ne suis pas en trop mauvaise forme.

Comme souvent je me sens bien le dimanche matin. Cette journée ne fait pas exception à la règle.  De plus, mon antidépresseur me donne un sacré coup de pouce.  Je chante tout seul chez moi. Je ne pense pas avoir d’idées délirantes à ce moment précis. Cependant, j’ai l’impression d’avoir toujours été psychotique. Aussi loin que je me souvienne. J’avais juste réussi à le caché. Jusqu’au jour où j’ai explosé. Vers l’âge de 20 ans. Une terrible surprise pour toute ma famille. Pour mes parents cela a dû être très dur. Même s’ils ne le montrent pas.

Je souffre de schizophrénie
Je souffre de schizophrénie

Dans quelques minutes je vais avaler mes pilules de la mi-journée. Sans elles, je vis un véritable cauchemar.  Alors je n’oublie jamais de les prendre.

Il a fallu des années et des années pour que j’accepte de dire que je suis une personne qui souffre de schizophrénie. Aujourd’hui je le revendique dans mon blog. Je veux même militer pour que nous en soyons plus stigmatisés…

Il faudrait que nous descendions tous dans la rue !!! Nous sommes 600 000. Cela ferait un sacré ramdam. Enfin c’est plus un rêve….

Demain, l’association de « patients » rouvre ses portes après le weekend. Depuis quelques semaines, j’arrive à mis rendre en bus, seul, pour l’aller et le retour. J’en suis assez fier. Il y aura peut-être Thierry, avec qui je m’entends assez bien. Nous parlons souvent de cigarette électronique, que nous utilisons tous les deux. Cela fait deux ans que je n’ai pas touché à une vraie cigarette.

Mon ventre vide commence à me rappeler à l’ordre. Je ne sais pas encore ce que je vais me faire à déjeuner. Ce sera surement des pâtes. Autant par soucis économique que par facilité de préparation. J’espère être aussi en forme, après le repas et pendant l’après-midi. C’est souvent plus compliqué.

Je souffre de schizophrénie mais je ne me sens pas trop mal

Je ne me sens pas trop mal aujourd’hui. Je suis plutôt content. Cela fait quelques jours que je ne suis pas en souffrance. C’est appréciable. J’espère que cela va durer. Mais quand même, le soir vers 22 heures, j’ai hâte d’être au lendemain matin. Je n’aime pas trop ce moment de la journée, entre deux rives.

le moral est bon
le moral est bon

Cependant, avant de me mettre dans mon lit. Je vérifie pendant 10 minutes que tout est bien éteint et fermé, (plaques de cuissons, réfrigérateur, ampoules…). Ce sont de véritables tocs de vérification. C’est usant.

Sinon, je continue mon petit bonhomme de chemin avec l’association Corps Solidaires. C’est une association Suisse Romande pour l’assistance Sexuelle des personnes handicapées. Cela coute un peu d’argent. J’ai donc créé une cagnotte à ce sujet.

Ce matin quand même, je suis allé voir mon médecin généraliste. Une dépigmentation de la peau, sur le visage et sur les mains, m’oblige à quelques soins. Heureusement ce n’est pas grave et pas contagieux. C’est juste pour le côté esthétique que c’est embêtant.

Depuis, je me suis installé dans mon canapé. C’est un peu un rituel l’après-midi. Le soleil baigne mon appartement d’une douce lumière, chaude et rassurante. Avec les reflets, je n’arrive plus à voir pleinement l’écran de mon téléviseur.

Lundi, je vais retourner à l’association de « patients ». L’animatrice absente la semaine dernière, sera de nouveau présente. C’est un peu mon seul lieu de socialisation.    

En attendant le weekend risque d’être long. La solitude sera pesante. Surtout le dimanche. J’irai peut-être dire bonjour à mes parents. Ils sont toujours contents de me voir. Il faut dire que les concernant, j’ai mis de l’eau dans mon vin. Je suis beaucoup plus calme et je ne m’emporte plus à la moindre remarque. J’ai longtemps été quelqu’un d’énervé. Bêtement, ou dans mes délires…

Un schizophrène en forme

Je ne suis en trop mauvaise forme aujourd’hui. Je souffre juste d’un mal de tête. Ce n’est vraiment pas grand-chose. Ce matin, j’ai commandé du CBD sur internet. Cela faisait de nombreux mois que je n’en n’avais pas consommé. On verra bien. Je recherche surtout l’effet anxiolytique, déstressant et antipsychotique…

schizophrène en forme
schizophrène en forme

En effet, je suis sujet à des délires d’interprétation. Il y a une heure ou deux chez mes parents. J’ai imaginé dans une discussion qui n’avait rien à voir avec moi, que ces derniers me reprochaient de me prendre pour dieu.

De plus, j’ai toujours peur d’être le responsable d’un drame. Par exemple, ça m’angoisse d’imaginer que je n’ai pas bien fermé le congélateur, et qu’il s’en suivrait un incendie meurtrier. Ce genre d’angoisse m’assaille pour presque tout, et plusieurs fois par jour. Je vérifie alors tout dix fois.

Ce matin, je suis allé à l’association de « patients ». Cela m’a fait du bien. J’ai pu discuter de tout et de rien avec les autres adhérents. Nous étions réunis pour l’activité théâtre.

Dans le bus pour rentrer à mon domicile, le trajet s’est déroulé sans angoisse. Mais je ne regarde que rarement les autres passagers. Je préfère me mettre derrière le conducteur et me plonger dans l’écran de mon smartphone.

Sinon, je continue à me préparer pour mon projet de voyage en suisse romande, pour rencontrer des aidants sexuels. C’est légal dans ce canton. Je serai accompagné d’un éducateur, pour la route. J’ai créé une cagnotte pour les frais engendrés.

A me retour, je pourrai en faire la promotion en France.

Demain soir, je serai en weekend. Je vais peut-être m’acheter une ou deux bières pour marquer le coup. Voila mon mal de tête qui revient. Je vais devoir vous laisser. Je vais aller me prendre du paracétamol avec un grand verre d’eau.

Un schizophrène en forme

Ce matin le soleil brille de mille feux. Je suis plutôt en forme. L’association de « patients » est fermée pour la journée. Je tourne donc un peu en rond. J’ai quand même avalé une canette de coca en vapotant ma cigarette électronique. L’association des deux est assez agréable.

Un schizophrène en forme
Un schizophrène en forme

Il faut que je prenne un rendez-vous chez ma généraliste. J’ai des taches blanches sur la peau des mains et du visage. Encore une fois je vais devoir faire appel à quelqu’un de confiance pour m’y conduire. Seul c’est un peu compliqué.

Sinon, j’ai eu un contact avec Corps Solidaires, Association Suisse Romande Assistance Sexuelle et Handicaps. J’ai même créé une cagnotte pour m’y rendre, avec un éducateur. Le projet est sur les rails. Il ne manque plus que les fonds.

Demain soir c’est le weekend qui commence. Même si je ne travaille pas, j’ai moins de scrupules à ne rien faire ces jours-là. Je suis un peu comme tout le monde.

Dehors, j’entends un chien qui n’arrête pas d’aboyer depuis une heure. Ça me met les nerfs en à vif. Je prends une grande respiration est j’essaie de garder mon calme.

Ce midi, j’irai déjeuner chez mes parents. Je prendrais surement une bière sans alcool sur leur terrasse. Mon appartement au premier étage n’a pas de balcon. Juste une porte fenêtre qui donne directement sur une balustrade.

Le calme est revenu. Je peux me détendre un peu. J’aime le silence. C’est apaisant. Je suis devenu un solitaire. Je ne recherche plus à tout prix la compagnie des autres. Je crois que je l’ai toujours été. Il m’arrive quand même de vouloir discuter un peu. Quand je marche dans ma rue. Je dis bonjour rapidement et sans m’arrêter à mes voisins. Ils doivent me trouver un peu étrange. Toujours seul, à déambuler sans but précis.

La cagnotte a atteint son objectif

Je suis très heureux. Hier soir, La cagnotte qui avait été mise en place pour que je fasse l’acquisition d’un nouvel ordinateur a atteint son objectif. Merci à tous.

cagnotte
cagnotte

Les fonds devraient arriver lundi sur mon compte en banque. Je commence déjà à regarder les ordinateurs pour en choisir un.  Cela va me permettre de continuer à alimenter mon blog…

Encore un grand merci !!!

Hier, ma soirée fut donc joyeuse. Dans l’élan de cette bonne nouvelle, je me suis attaqué à une vaisselle sale qui trainait dans mon évier depuis de trop nombreux jours.

J’en ai même profité pour faire un peu de cuisine. En générale, je me contente d’un plat de pâtes avec un peu d’emmental. C’est une habitude que j’ai prise autant par facilité que par soucis économique.

Ce matin, je me suis levé un peu plus tôt que d’habitude. Avant que mon réveil ne me sorte difficilement du lit vers 8 heures.

Dehors, tout était calme et noir. J’aime ces moments ou le tintamarre de la journée n’a pas encore commencé. Je me sens un peu comme navigateur à la voile en solitaire, perdu au milieu de l’océan atlantique. Parfois c’est agréable. A d’autres moments la solitude me pèse comme si je portais un sac à dos rempli de pierres.

Là je viens de renter de l’association de « patients », en bus. Je ne vais pas retourner en ville pour aujourd’hui, ni pour ces deux prochains jours. L’association étant fermée le samedi et le dimanche.  Je peux donc dire que je suis en weekend. Comme voyager en transport en commun me donne des angoisses, je vais me calfeutrer chez moi avec plaisir.

J’irai quand même faire quelques courses à pied, dans l’hypermarché à côté de chez moi. Depuis qu’il y a des caisses en libre-service. Je n’ai presque plus d’angoisses. Je me sentais enfermé dans le magasin, avec comme seule sortie une longue file d’attente, avec une hôtesse de caisse comme garde frontière.

Avec mon antidépresseur, je suis comme une pile électrique.

Hier, en début d’après-midi, j’avais rendez-vous chez ma psychiatre. L’entretien a duré une petite heure. Je suis alors rentré chez moi, content de retrouver mon appartement, dans un état d’esprit assez positif. Elle n’a pas modifié mon traitement, qui est déjà assez conséquent.

Ce matin, une heure après avoir avalé mon antidépresseur, le Prozac, j’étais comme une pile électrique. Il fallait absolument que je marche un peu. Je me suis donc rendu dans le supermarché de mon quartier, pour acheter une bricole à quelques cents.

Le Prozac
Le Prozac

Sur le chemin, j’ai chanté tellement j’étais joyeux. Le Prozac est vraiment un antidépresseur puissant.

Quelques heures après, j’étais toujours aussi dynamique.

Ce médicament m’a vraiment sorti du gouffre. Bien sûr, il suffirait de peu, pour qu’une idée envahissante, une grosse angoisse ou une idée délirante, me prenne tout entier pour me faire plonger à nouveau.

Mais maintenant, bien souvent, lorsque l’on me demande comment ça va, je peux répondre sans mentir, « ça va bien ».

Avec ma psychiatre, j’ai notamment parlé de mes délires. De cette idée de toute puissance, qui me gâche la vie depuis tellement d’années.

Elle a beaucoup écouté, prononçant quelques mots de temps en temps.

Je dois la revoir après les fêtes de fin d’année. Etant soumis à de nombreuse réunions de famille, c’est toujours un moment difficile, qui vient bousculer ma vie « monastique » et très ritualisée.

Dans ces périodes-là, même mon puissant antidépresseur, le Prozac, atteint ses limites.

Pour la soirée du nouvel an, je pense rester seul. C’est trop dur d’être confronté aux autres, pendant plusieurs heures. Je me ferais un repas amélioré, et je me coucherais sans doute avant les douze coups de minuit. J’essaierais de ne pas boire d’alcool trop tôt. Pour noël, j’irais chez mes parents, qui reçoivent ma famille, le 24 et le 25. Heureusement pour moi, je pourrais m’éclipser de temps en temps.

Bières et antidépresseurs

Bières et antidépresseurs

Bières et antidépresseurs

Je suis fatigué. Hier soir, j’ai bu trois bières assez fortes. C’est assez rare, mais j’avais envie de décompresser. Les antidépresseurs et l’alcool ne font pas bon ménage. Je me suis réveillé ce matin, avec une enclume dans la tête.

Il m’a fallu une bonne heure pour me sentir un peu mieux.

Cela faisait 2 mois, que je prenais plutôt une bière le matin. J’ai cependant arrêté cette mauvaise habitude, il y a une semaine.

Quand on souffre de schizophrénie, l’on est plus facilement sujet aux addictions. Je ne veux pas devenir alcoolique.

Je suis déjà dépendant aux médicaments, mais également à la nicotine, via ma cigarette électronique.

Il y a 4 ans, je pouvais fumer 40 vraies cigarettes par jour. Aujourd’hui, j’ai retrouvé le goût, mon souffle… grâce à la cigarette électronique, que j’utilise exclusivement pour avoir ma dose de nicotine.

Demain dimanche, je vais passer la journée seul chez moi. Souvent, ces journées me paraissent interminables. Je m’installe dans le canapé, et pendant des heures, je regarde la télévision jusqu’à n’en plus pouvoir.

De temps en temps, anxieux, je passe le pas de ma porte, pour marcher un peu dehors. Mais je rentre assez vite me réfugier dans mon appartement. C’est une sorte de sanctuaire.

Lundi matin, je vais retourner à l’association de patients. Ça va me faire du bien de voir un peu de monde. Il y aura peut-être Thierry, avec qui j’aime bien discuter. Il souffre de la même pathologie que moi, mais nous ne parlons pas souvent de cela. Et l’animateur, avec qui j’échange régulièrement. Il me résume les problèmes qu’il peut rencontrer. Je suis président de cette association de patients, donc je suis son employeur.

Samedi midi, pour fêter les 5 ans de l’association de patients, je vais devoir faire un petit discours. Pour l’instant, je ne suis pas trop anxieux, je croise les doigts.