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Fatigué nerveusement

Je me suis levé fatigué nerveusement. Mais ce n’est pas grave. C’est une journée comme ça. Heureusement hier, j’étais en pleine forme les ami-e-s.

nerveusement
nerveusement

Aujourd’hui je me sens lasse, le cerveau vide… Comme si j’avais trop puisé dans mon stock d’énergie. J’attends les effets bienfaiteurs de mon antidépresseur, qui tardent à venir. Je me souviens pourtant l’avoir pris ce matin. Il faisait nuit.

Sinon,  

Bientôt les fêtes de fin d’années. C’est toujours fatiguant nerveusement. En effet, il y aura de nombreuses réunions de famille… D’un autre côté, j’ai de la chance, en comparaison des personnes qui seront seules pendant cette période. C’est un grand bonheur d’avoir encore ma famille proche. J’ai d’ailleurs déjà acheté deux ou trois cadeaux.

Justement, aujourd’hui il y a une sortie dans un marché de noël de la région, organisée par mon association de patients. Mais je ne m’y suis pas inscrit. Je suis toujours angoissé à l’idée de m’éloigner de ma ville. De plus, toute une journée c’est trop fatiguant nerveusement. Même si j’apprécie de boire un peu de vin chaud.

Là, je n’ai toujours pas retrouvé mon entrain. J’ai l’impression de porter un sac rempli de cailloux. Espérons me mon état psychique s’améliore dans la journée.

Il faut que je finisse par quitter ce damné canapé. Je ne vais quand même pas y passer ma vie. Soudainement, un nuage passe devant le soleil qui éclairait mon séjour. Comme un signe qu’il faut que je décrypte.

Oui, je suis souvent dans l’interprétation. Cela fait partie de ma pathologie comme disent les psychiatres.

Allez, la journée est déjà bien entamée et je me sens de moins en moins fatigué nerveusement. C’est plutôt bon signe.

Je vais aller me balader dans ma rue. En essayant de ne pas me casser la bobine sur l’une des nombreuses plaques de verglas.  

Un jour meilleur

Je suis au bord de la crise de nerfs. Je ne sais pas combien de temps je vais pouvoir tenir comme cela. J’espère que demain, sera un jour meilleur. J’ai peur de décompenser.  J’essaie mentalement de me réfugier, dans un lieu sûr et agréable. C’est un endroit imaginaire, toujours le même, un peu comme mon paradis. Cela me fait du bien.

Un jour meilleur
Un jour meilleur

Dehors, le froid piquant a tout blanchi. Ce matin, du haut de mon appartement, j’ai pu observer les voitures passer. Et une femme, dans un virage, chuter de sa trottinette électrique, heureusement sans se blesser.

Avant cela, j’avais eu beaucoup de mal à me sortir du lit. Je suis quand même allé à l’association de patients. Même s’il m’a fallu une bonne heure pour que toutes les connexions de mon cerveau se fassent, et que je sois donc prêt à sortir de chez moi.

Là, je sens la pression monter en moi. Nous sommes en fin d’après-midi. Tic-tac les ami-e-s. A force d’espérer que demain sera un jour meilleur, on ne vit plus le temps présent.

Installé dans sur mon canapé, des fourmilles dans les jambes m’obligent à changer de position.

Et soudainement,

Une angoisse m’envahit. J’ai peur que jamais le jour meilleur n’arrive. Et comme un encrier renversé sur une page blanche, la nuit se prépare. Prête de plus en plus tôt, à tout éclabousser.

J’ai peur les ami-e-s. Mais heureusement vous êtes là. Rempart contre la solitude. Toujours à l’écoute.

Encore quelques heures avant que ne m’emporte le sommeil salvateur. Pour recommencer croit-on, jusqu’à l’infini, la vie.

Mais de plus en plus mes cheveux deviennent blancs. Comme pour me mettre en garde. Mais là, il est temps de fermer les volets, il n’y a plus de soleil. Je vous dis à bientôt les ami-e-s. Prenez soin de vous.

Mon hypervigilance me mène la vie dure

Depuis ce midi je suis angoissé. Au réveil pourtant, j’étais en forme. Mais depuis quelques heures, je suis en d’hypervigilance. Je fais attention à tout. Aux gens dans la rue. Aux appareils éteints quand je pars, aux fenêtres et à la porte fermées… Je n’arrive pas à me poser psychologiquement.

Alors, je consulte nerveusement mon téléphone portable. Je sors un peu de chez moi et je rentre presque aussi vite.

hypervigilance
hypervigilance

Que faire?

Il faudrait que je jugule cette hypervigilance et cette angoisse qui m’obligent à tout vérifier. A faire attention à toutes les menaces potentielles. Je ne sais pas trop comment faire. Je suis déjà au maximum du dosage en anxiolytique.  C’est épuisant.

Peut-être que le weekend arrivant, mes angoisses vont s’estomper. La météo prévoit du soleil.

En attendant, je me suis installé dans mon canapé. Il y a du brouillard dans mon appartement. C’est la vapeur de ma cigarette électronique.

Il faut que je me calme. J’essaie de me souvenir des exercices de respiration que j’ai appris. Pas de chance, cela ne marche pas. Mon hypervigilance est toujours présente.

Allez encore 6 ou 7 heures et je serais dans les bras de Morphée. J’éspere m’endormir rapidement.

Mais là je suis sur les nerfs. Il faut que j’aille faire un tour. Il y a un parc pas loin de chez moi. Je pourrais éventuellement aller m’y détendre. La nature a un côté rassurant. Bien qu’il ne faudrait pas qu’il y ait trop de monde.

Et par-dessus tout, je sens un mal de tête qui commence à poindre.

Bon allez Paul !!! Il faut que tu te bouges un peu.

Je vais essayer de ne pas rester seul, sans activité. C’est cela aussi qui n’est pas bon pour le psychisme. A la réouverture, dans une semaine, je passerais plus de temps à l’association de patients, et d’ici là, je vais sortir.   

Cauchemars de schizophrène

Ma nuit fut riche de cauchemars en tout genre. Il m’a fallut une bonne heure pour retrouver mes esprits. Quand enfin le soleil s’est levé, j’ai pu profiter de sa chaleur, réconfortante.

Cauchemars
Cauchemars

Cela fait 48 heures que je n’ai pas eu de vrai moment de socialisation. Je ne suis pas retourné à l’association de patients. En effet, je suis trop angoissé pour prendre le bus. Je reste dans mon quartier. J’y déambule, sous le regard méfiant des habitants. Parfois, l’un d’entre eux me salue de la main, heureusement.

Hier, quand même, j’ai appelé mon frère. Il était au travail mais nous avons pu quand même échanger quelques minutes. Nous n’avons que deux ans d’écart. Nous sommes donc relativement proche.

Enfin,

Le weekend approche. Cela ne va pas bouleverser mes habitudes. Même si j’ai moins de scrupule à ne rien faire.

J’éspere que mes prochaines nuits seront plus apaisées. Mon psychiatre m’avait informé que mon neuroleptique favorisait les cauchemars. Quelque fois c’est vraiment dur.

Depuis mon réveil, je compte un peu les minutes. Tic-tac. Je suis toujours à me dire que le temps ne passe pas assez vite. Malheureusement, un jour je risque de réaliser qu’il ne m’en reste plus beaucoup. Je regretterai alors tous ces moments perdus.

Il va bientôt être l’heure de ma balade. J’irai peut-être faire un tour chez mes parents, même s’ils ne sont pas chez eux. Avec ma cigarette électronique et ma bière sans alcool, je m’imprégnerai de leur présence. Puis, après avoir vérifié dix fois que la porte d’entrée est bien fermée, je rentrerai chez moi.

Je peux faire cela plusieurs fois par jour. Juste pour marcher un peu.

Le soleil continue de me chauffer le dos. C’est assez agréable. Je suis un de ses fils. Je déprime quand il n’est pas là. La nuit, je fais des cauchemars.

Trouver une association de patients

Cela fait quelques jours que je ne suis pas allé à l’association de patients. J’ai hâte d’y retourner lundi. J’ai envie de voir du monde et d’échanger… C’est assez rare pour le signaler. Je crois que je suis resté trop longtemps dans ma rue. Même si je ne veux pas me mettre en danger, m’éloigner un peu me ferait du bien. Et puis l’association de patients n’est pas si loin. Environ 5 kilomètres. Je l’avais fait à vélo il y a une époque. J’avais eu de terribles angoisses. Mon psychiatre m’avait conseillé d’arrêter.

Mais,

Quelques années plus tard, oui cela fait dix ans que je vais à cette association, je me suis remis à prendre le bus. Au début, les angoisses étaient là aussi. Il m’a fallu du temps mais aujourd’hui c’est un peu plus facile. Tout du moins pour rentrer chez moi.

association
association

J’évite quand même les heures de pointe, et après onze heures, le matin. Cela limite sérieusement les possibilités, je vous l’accorde.

Il y a environ soixante minutes. J’ai croisé le regard d’une voisine qui faisait du jardinage, devant sa maison. Enceinte de son deuxième enfant, je discute parfois avec elle. Aujourd’hui, nous nous sommes contentés de nous demander mutuellement si nous allions bien.

C’est une jeune femme sympathique.

Il y d’autres voisins avec qui je discute. Ils me connaissent pour certains depuis longtemps. Heureusement, je n’ai jamais fait de crise de schizophrénie aigue dans le secteur. Ils seraient beaucoup plus méfiants…

J’ai toujours eu la sage idée de m’éloigner. Ils doivent quand même se poser des questions sur ma santé mentale.

Allez, encore une belle journée qui a filé comme le vent. Apparemment nous sommes tous sous les éclaircies, poursuivant ainsi la période estivale.

Donc, je ne vais pas tarder à sortir un peu. Même si ce n’est pas plus loin qu’une centaine de mètres.

Les anxiolytiques

La fatigue est intense. J’ai beaucoup de mal à sortir de mon canapé. C’est souvent le cas en début d’après-midi. La forte dose de pilules que je prends, comme les anxiolytiques et les neuroleptiques, en sont en partie responsables. D’ailleurs sur les boites des médicaments, il est indiqué que la conduite d’un véhicule est fortement déconseillée. De toute façon, je n’ai pas le permis de conduire. Je serais de toute manière trop angoissé à l’idée d’être au volant d’un engin, qui pourrait être mortel pour moi ou pour les autres. Je me contente donc de la marche ou du bus.   

Les anxiolytiques
Les anxiolytiques

Je n’ai plus la force psychique ou physique de faire quoi que ce soit. Je suis littéralement abruti. Il n’y a que l’écriture, comme activité, qui est encore possible. D’ailleurs j’ai créé une cagnotte pour m’aider à financer l’hébergement de mon blog, voir ici.

Le lorazépam

Je prends en autre, 2mg de lorazépam, matin, midi et soir. C’est un des anxiolytiques que l’on donne en première instance. Il y a 20 ans, lorsque l’on a commencé à m’en prescrire, l’effet était assez saisissant. Il y avait un bien être immédiat, une sorte d’euphorie. Aujourd’hui je ne ressens plus rien. En revanche, c’est une vraie drogue. Il faut même se faire hospitaliser si l’on veut arrêter. Les effets de manques sont essentiellement des grosses angoisses et un mal être intense… C’est l’enfer sur terre.

De plus, aujourd’hui il existe des études qui démontreraient l’effet délétère des anxiolytiques sur la mémoire.

Je suis au dosage maximum. Je ne me sens donc pas très à l’aise avec ce produit, que l’on prescrit maintenant avec plus de parcimonie et sur des durées courtes.

Au fur et à mesure que je tapais sur mon clavier. Ma fatigue psychique a diminué. C’est l’effet bénéfique de l’écriture. Bien plus que n’importe quel médicament.

Les angoisses d’un schizophrène

Dans mon appartement mal isolé, la chaleur est déjà suffocante. Vers 7 heures du matin, je me suis quand même accordé un petit jogging. Heureusement, il faisait encore frais. Je n’ai quasiment croisé personne. Je n’aime pas trop le regard des autres.

Crise
Crise

Justement hier, après quelques courses dans l’hypermarché de mon quartier, en fin de journée, j’ai été confronté à une grosse crise d’angoisse. J’étais dans mon canapé lorsque ma respiration s’est accélérée. Aussi soudain et violent qu’un orage, toutes sortes de pensées se sont mises à tournoyer dans ma tête. Les pires scénarios, les plus déstabilisants, m’ont harcelé pendant de longues minutes. Ce n’est que vers 18 heures, lorsque j’ai pris mon traitement, que la sérénité est revenue.

Je suis régulièrement soumis à ce type de crise. Je me sens alors encore bien fragile. Même si lorsque tout va bien, je me sens indestructible.

Aujourd’hui, justement j’espère passer une journée agréable.

J’aimerai me lancer dans un barbecue, pour sentir l’odeur de la viande griller tout doucement, dans un panache de fumé.

Malheureusement pour moi, je n’ai ni jardin ni balcon. Je me contenterai d’une balade dans le parc à côté de chez moi. Il est composé de nombreux petits étangs, très rafraîchissants. Idéal pour une journée comme aujourd’hui.  

En écrivant, je regarde mes mains.

Ces dernières comme mon visage sont tachetés de surfaces blanches, dépigmentés. Je souffre d’un vitiligo. C’est assez déroutant est peu esthétique. Il n’y a rien à faire cela ne se soigne pas. C’est en partie génétique.

Il faut voir plus loin.

Demain, l’association de patients rouvre ses portes. Je vais pouvoir retrouver un semblant de vie sociale. J’éspere arriver à prendre le bus pour m’y rendre. Ce n’est pas encore gagné. Ce n’est pourtant qu’à 20 minutes. Mais à plusieurs reprises, complètement angoissé, je suis descendu à peine monté.

« Dieu le père » vous avez fait de moi un schizophrène

Mon cerveau est dans un état d’euphorie permanent. C’est un peu désagréable à force. Je me suis réveillé comme cela. Je n’arrive dans pas à tenir en place. Je ne sais pas si c’est l’antidépresseur ou autre chose…

Du coup dans ma tête c’est un peu l’effervescence. Les idées fusent. Il faut que je me calme. J’ai bien fait un peu de course à pied ce matin, dans l’espoir d’évacuer ce trop-plein d’énergie. Mais rien n’y fait, mon cerveau est une vraie cocotte-minute. Des pensées mystiques m’envahissent. « Dieu le père » me surveille. Il faut que je marche bien sur le passage piéton…

Dieu le père
Dieu le père

« Dieu le père est là » Il ne faut pas que je marche sur cette fourmi. C’est un être vivant…

C’est un peu décousu tout cela, je vous l’accorde.

Et la vengeance de « Dieu le père » sera terrible, si je n’agis pas correctement. Mais quel est le chemin. Qui dois-je écouter. Je ne sais plus.

Il y a tout une kyrielle de bonimenteurs. Tous et toutes disent qu’ils savent. « Dieu le père » va-t-il m’envoyer un message ou me laisser dans l’ignorance. Pour l’instant je suis dans l’expectative. Depuis 41 ans.

Je n’ai aucune leçon à donner à personne. « Dieu le père » en serait courroucé.

Il faut que je m’apaise et que je me fasse un peu plus confiance.

J’ai tellement peur de mal agir. Je suis surveillé de prés. C’est mon côté parano. Il faut dire que je suis schizophrène, officiellement depuis 20 ans maintenant.

Mais je pense que je l’étais bien avant.

« Dieu le père » je souffre tellement et vous ne faites rien !!! Je vais écouter un peu de musique. Cela me fera peut-être du bien, en attendant de prendre mes pilules. Trois fois par jour, j’avale ces comprimés. C’est mes prières quotidiennes. Ainsi soit-il. J’essaie de vous comprendre.

Je suis le dernier humain sur terre

Ce matin en me levant, j’ai eu la bonne surprise de ne pas avoir mal au genou. Je vais encore attendre quelques jours que cela se confirme, pour reprendre tout doucement la course à pied. Dehors le temps est glacial pour un mois de mai, il n’y a personne. J’ai l’impression d’être le dernier humain sur terre.  

le dernier humain sur terre
le dernier humain sur terre

Mon état psychique me parait relativement bon. La télévision ne ma parle pas. Je me suis installé dans mon canapé, face à mon ordinateur sur la table basse. Je ne suis pas en souffrance, même si l’ennuie risque de me gagner assez rapidement. En effet, je n’ai presque pas de vie sociale. J’ai trop souffert de la raillerie des autres. Dû à ma pathologie et amplifiée par mon état paranoïaque.

Aujourd’hui, je refuse presque toutes les invitations à des moments d’échange de partage avec mes « amis ». De même, je n’invite plus personne chez moi.

Je me contente de ma cigarette électronique, ma télévision et mon ordinateur. C’est un peu triste mais je souffre beaucoup moins. Cela faisait plusieurs décennies que je me sentais « mal » en société. J’ai lutté et finalement j’ai abandonné.

Je garde quand même l’espoir de me rendre en Suisse, rencontrer une assistante sexuelle. J’ai créé une cagnotte pour financer ce projet, ici.

En attendant, je vis seul dans mon appartement. Aujourd’hui comme la plupart du temps, le silence est assourdissant. Je me sens le dernier humain sur la planète terre. C’est assez étrange comme sensation.

Il va bientôt être l’heure de prendre mon traitement. De gros comprimés qui restent parfois bloqués au fond de la gorge, me faisant presque vomir.

Heureusement de temps en temps, j’entends une moto passer en vrombissant. Cela me rappelle que je ne suis pas le dernier humain sur terre.

Très jeune j’ai ce sentiment de solitude extrême, même entouré de dizaines de personnes.

Les angoisses d’une personne souffrant de schizophrénie

Le weekend est enfin arrivé. Je peux ne rien faire sans trop culpabiliser. Ce matin, comme tous les jours, j’ai avalé mes pilules. J’ai été assez vite envahi par de l’excitation, dû à mon antidépresseur. Je me mets alors à chantonner tout seul. Le matin, les angoisses ne sont pas trop prononcées.

Les angoisses
Les angoisses

C’est plutôt en fin d’après-midi que je suis balayé par un sentiment de solitude absolu. Je tourne en rond dans mon appartement. Mon cœur se met à battre de plus en plus vite. Je reste sur mes gardes, comme si une catastrophe allait arriver d’une seconde à l’autre.

Cet épisode angoissant décroit tout doucement jusqu’au moment du couché. C’est seulement le lendemain matin que je retrouve ma sérénité.

Mais je ne me plains pas trop. J’ai déjà été en beaucoup moins grande forme. J’ai connu des souffrances, m’obligeant à rester plusieurs heures dans mon lit en pleine journée.

Dans une heure ou deux, je vais aller déjeuner chez mes parents. Ce sera une des seules sorties de la journée. Le repas sera sans doute assez frugal.

Il faut que je me batte pour sortir davantage. Mais je n’ai pas trop d’amis et je ne cherche pas particulièrement à m’en faire. Je suis lassé des relations humaines. Parfois je préfère ma solitude.  Quand elle n’est pas trop longue.

Lundi, une nouvelle semaine va commencer. Je vais retourner à l’association de « patients ». Depuis 10 ans que je m’y rends tous les matins, j’y reste de moins en moins longtemps. Une puissante envie de retrouver me appartement se fait vite sentir.

Je fonce alors vers l’arrêt de bus, en m’asseyant toujours à la même place, derrière le conducteur. Le trajet se passe alors sans angoisses. Il m’aura quand même fallu des années pour en arriver là. Mais uniquement sur cette ligne et dans el sens du retour.