Les autres n’existent pas

les autres

Les autres

Parfois, lorsque je me promène dans la rue, je me demande si les autres existent vraiment. Je m’interroge sur mon existence. La réalité me parait s’éloigner, et le sol sur lequel je marche, n’est peut-être, avec tout ce qui m’entoure, qu’une grande illusion. Il y a quelqu’un qui tire les ficelles, il m’observe… Il place un environnement autour de moi. Il appuie sur mon ventre ou sur ma tête pour me faire souffrir.

Angoissé, je regarde dans mon sac pour savoir si j’ai bien pris mes médicaments ce midi. Mais non, ce n’est pas cela. Pourquoi je me sens si seul. Les autres sont si loin. Il faudrait que j’aille voir  quelqu’un, discuter un peu pour remettre ma tête à l’endroit.

Mais peut être à la fin, lorsque mon dernier souffle arrivera. Je me réveillerais, comme pour une fête surprise, des gens seront là, ils m’applaudiront, et m’expliqueront tout. Je comprendrais alors que la vie n’était qu’un vaste canular.

Pour l’instant je dois composer avec les autres. Même si à certains moments, j’ai un grand doute sur leur existence.

Lorsque je suis seul dans mon lit, il m’arrive de joindre les deux mains, et de prier pour que mon existence soit moins dure. Mais je me ravise assez rapidement. Je ne veux pas me faire trop remarquer. Peut-être que les attentions de celui qui tire les ficelles, ne sont pas bienveillantes. Un peu comme lorsque j’écrase une grosse araignée, au moment de prendre ma douche.

Les autres, il faudrait que je les voie un peu. Ce n’est pas bon de rester seul trop longtemps. Mais chacun a sa propre réponse et est persuadé que c’est la bonne. En réalité, personne ne sait. Il n’y a que des imposteurs. J’ai peur de tout cela. Je suis le seul à être dans l’ignorance ?

Insécurité au quotidien

Insécurité

Insécurité

Il fait un franc soleil sur toute la France. Je n’en profite pas vraiment. J’ai une boule au ventre. Elle s’est installée ce midi, lors du repas dominical chez mes parents. Je ne sais pas pourquoi, je me sentais en insécurité. En rentrant chez moi, cette souffrance psychique ne s’est pas arrêtée. Elle s’est même amplifiée, avec une barre sur le front et les tempes.

Dans ces moments-là, lorsque le sentiment d’insécurité est trop fort, je me demande si en prenant quelques comprimés de Temesta, je ne pourrais pas aller mieux. Ce n’est pas une bonne idée, car je ne me limite pas à un ou deux comprimés. Je peux en prendre 5 ou 6, en quelques minutes. Je ne me sens pas forcement mieux, et je culpabilise.

L’insécurité, je la ressens souvent. Elle m’accompagne aussi, lorsque je marche dans la rue. C’est comme une seconde peau. Le regard des gens l’amplifie. Je suis sur mes gardes, tendu, prêt à me défendre. Plus la journée progresse et plus je me sens en insécurité. Des lors, le soir, je ne sors que rarement de chez moi.

Quand je m’éloigne de mon domicile, également, je suis sur mes gardes.

La tête et le ventre sont les deux principaux centres de la douleur psychique. C’est souvent dur à supporter. Il me faudrait une pilule miracle. Que je puisse avaler pour me sentir bien.

La boule au ventre n’a pas disparu, elle est toujours là, et dans la tête, c’est la peur, l’insécurité…

Je suis cloué à mon siège. J’ai les mains qui tremblent. Je sens qu’une angoisse est en train de monter. Que faire, ou aller…

Je mets un peu de musique pour créer une présence. Je prends fébrilement ma cigarette électronique. J’aspire profondément la vapeur aromatisée. J’essaie de me raisonner. Je ne risque rien, je suis chez moi…

En manque, mes médicaments sont en rupture de stock

médicaments

Médicaments

Réveil à 6h30. Il fait encore nuit noire dehors. J’avale un bol de céréales. Je n’ouvre pas les volets tout de suite.  Je prépare mes médicaments pour la journée. Avec un grand verre d’eau, je prends ceux du matin. Ils restent souvent bloqués dans ma gorge, comme si depuis 20 ans, mon corps ne les acceptait plus. Je vomis presque.

Je prends ma cigarette électronique. Je remplis mes poumons d’une vapeur agréable. Le soleil, à travers les nuages s’est levé. Je vais pouvoir sortir de chez moi. Je suis surexcité. J’ai envie de marcher. Mais pour aller ou, faire quoi…

L’autre jour, un ami est venu me rendre visite. C’est une des rares personnes à qui j’ai annoncé ma pathologie. Je me souviens encore, il y a quelques années, de son attitude lorsque je lui ai dit que j’étais atteint de schizophrénie. Ça lui a fait comme un coup de poing dans le ventre. Il s’est reculé de quelques centimètres. J’ai lu un peu de méfiance dans ses yeux. Puis nous avons discuté de tout et de rien. Comme s’il fallait qu’il digère la nouvelle.

Aujourd’hui il vient chez moi régulièrement. Lui aussi il est un peu cabossé, avec des idées noires, un arrêt de travail depuis plusieurs mois, et une demande de rendez-vous au Centre Médico Psychologique de notre ville. Il ne se sent pas bien.

Il est bientôt midi. L’heure de prendre mes médicaments. Je n’oublie jamais. De toute façon, mon corps, en manque de Temesta, me le rappellerait rapidement. Je ne pourrais plus dormir, vivre, je serais angoissé à ne plus ouvrir la porte de mon appartement. C’est du vécu, il y a quelques années, lors d’une rupture de stock de cette molécule, je m’étais renseigné pour une hospitalisation, avant que mes médicaments ne reviennent sur le marché.

Tendu, Je vais exploser

Tendu

Tendu

Je suis tendu. Je n’arrive plus à me concentrer sur rien. Il faut que je bouge, de chez moi à chez mes parents et inversement. Il n’y a que deux minutes à pied. J’habite dans le même lotissement que mes parents. J’y habite depuis que je suis né. Les gens du quartier me connaissent depuis toujours. Ils m’interpellent souvent pour me demander « ça va ? », quand ils me voient passer. Je réponds toujours « oui », même si ce n’est pas le cas. Je me sens harcelé. Peut-être s’imaginent t’ils que je vais leur dire « Non je me sens tendu… » Et « Méfiez-vous, je suis atteint de schizophrénie ».

Pour me détendre, je me mets devant mon ordinateur et j’écris. C’est comme une thérapie.

Hier soir pour dormir, alors que les idées négatives fusaient dans ma tête, j’ai pris plus de Temesta que ma prescription, pour m’assommer un bon coup. Sinon, je n’arrive plus à dormir. Je me relève deux trois fois avant que le sommeil ne vienne. J’ai envie de mourir. C’est une envie mélangée à une rage, qui vient de l’estomac. Je donne des coups de poing dans mon lit.  Dans ma tête, je me dis que je veux crever.

Et puis le lendemain, une nouvelle journée commence. Le matin au réveil, c’est toujours le même rituel. J’avale mes comprimés en espérant ne pas les vomir, avant qu’ils ne soient complétements absorbés. Je sens alors le Prozac m’envahir petit à petit. J’ai envie de chanter. Je suis tendu aussi. Il faut que je bouge. Ça tombe bien, c’est l’heure des courses. Je me déplace comme un bolide dans le supermarché pas loin de chez moi. Je ne regarde pas les gens. Je profite car quelques heures plus tard, je serais angoissé à l’idée de sortir de chez moi. Je suis plutôt du matin.

Etre hospitalisé

hospitalisé

hospitalisé

Hier soir, j’ai cru que j’allais être hospitalisé. La pression est montée au fur et à mesure dans la journée. Une idée envahissante, le matin d’abord supportable, a commencé à devenir de plus en plus forte. Le midi, je ne pensais déjà plus qu’à cela. Comme si ma vie tout entière était en jeux. Je ne savais plus faire la part des choses pour m’en sortir. Je ne pensais pas encore à être hospitalisé, mais  j’étais déjà dans un terrible état psychique. Dans ma tête, une seule pensée. Un message peut être important, que j’avais effacé sur mon répondeur, la veille, avant de l’avoir écouté. Comment m’en sortir ? Dans ma tête, je ne pensais plus qu’à cela. J’avais beau me répéter que c’était un ancien message que j’avais effacé, mais rien n’y faisait. Je n’étais plus sûr de rien. Ma vie ne tenait qu’à un fil. Plus rien n’était stable. J’avais peur de tout. J’étais fortement angoissé. L’après-midi, bloqué dans mon appartement, je n’osais plus sortir dans la rue. Je commençais à tourner en rond dans mon appartement. C’était horrible.

Vers 19 heures, j’ai fermé tous les volets de mon appartement. J’ai pris mon traitement. D’habitude, je m’endors quelques minutes plus tard. Mais dans mon lit, le sommeil ne venait pas, malgré les puissants sédatifs. J’ai pensé à ces nuits blanches, à délirer, avant d’exploser et être hospitalisé, que j’avais connu il y a quelques années. Cette soirée en prenait la tournure.

Vers 22h00, après avoir imaginé le pire, je me suis décidé à prendre 2mg de Temesta supplémentaires. Je les aie mis à fondre sous ma langue, pour qu’ils agissent plus vite.  C’est ce que j’avais à faire de mieux. M’assommer un bon coup. Je ne me souviens plus trop de de la suite. Je me suis endormi.

Vomir le matin

Vomir

Vomir

Le matin de bonne heure, j’ai envie de vomir, un peu après le réveil. Il ne faudrait que je rende les pilules que je viens d’avaler. Je regarde avec beaucoup d’attention ma montre. Une heure après la prise de mon traitement, je peux me détendre, tout est maintenant dans mon sang.

Le Prozac fait son effet. Il a fallu plusieurs mois mais là, maintenant, le matin, j’ai envie de chanter. J’ai toujours un air dans la tête. Le weekend, je peux me détendre chez moi. Je suis accro à la nicotine, avec ma cigarette électronique, que j’associe avec  une cannette de Coca Zéro. Boire cette boisson me fait du bien. C’est un petit plaisir, quand je sens mon estomac se gonfler. Parfois, j’en bois tellement que j’ai envie de vomir. Ce n’est certainement pas bon pour la santé, mais le marketing est tellement bien fait, sans doute, que boire un Coca, m’apporte du bonheur.

L’après-midi, après le repas du déjeuner, l’antidépresseur est moins efficace. Je retourne souvent dans mon canapé, sans air entêtant dans la tête. Je souffre d’ennui, mais je suis vraiment trop fatigué, avec mes 800 mg d’antipsychotique, pour faire quoi que ce soit. La moindre tâche comme faire la vaisselle, me demande un effort sur humain. Je me sens mal aussi, de manière crescendo, jusque 18h00. J’avale mon traitement du soir, en espérant ne pas vomir.

En fin d’après-midi, j’essaie de tenir le plus longtemps possible, mais je me sens trop mal. Parfois pour m’assommer, je prends plusieurs Temesta. Je suis alors dans une sorte de coton artificiel. Je ne réfléchis plus. Mon cerveau est à l’arrêt.

Vers 19h00, je peux alors me mettre dans mon lit. Tous les volets sont fermés et la journée est terminée pour moi. Je m’endors assez facilement avec les 50 mg de neuroleptique à effets sédatifs.

Mon antidépresseur me maintient à flot

antidépresseur

Antidépresseur

Le weekend débute. Le Prozac que j’ai pris ce matin m’a mis dans un état euphorique. J’avais envie de chanter. Après quelques courses, j’ai dû attendre de rentrer dans mon appartement pour faire quelques vocalises, à l’abri d’oreilles indiscrètes. Je prends 20 mg de cet antidépresseur tous les matins. Il a fallu quelques mois pour que son effet se fasse vraiment ressentir.

J’avais essayé un autre antidépresseur, et puis encore un autre, mais le Prozac était le seul qui ne me donnait pas d’angoisses.

Malheureusement, l’effet de cet antidépresseur s’estompe dans l’après-midi. Monte alors, une souffrance diffuse, un mal être. Je vois tout en noir. Je perds toute confiance en moi. Je tremble à l’idée d’être responsable de la moindre chose.

Je fais alors d’interminables allers-retours chez mes parents, pour voir mon père. Je reste une demi-heure chez lui, puis je reviens chez moi. Je suis fatigué de tout cela. De la communication difficile que cela entraine. A force, nous n’avons plus rien à nous dire, et je vois bien qu’il voudrait que je fasse ma vie, que ma présence l’agace un peu.

Justement, ces derniers jours, j’ai repris contact avec d’anciens amis, qui ont la même pathologie que moi. Nous ne nous jugeons pas, c’est agréable. Nous sommes tous les trois un peu étranges, avec nos phobies, nos délires… Nous devons sortir un soir, boire un verre ensemble dans un pub.

Je bois un peu d’alcool, rarement, une ou deux bières. C’est comme une soupape de sécurité. Quand je n’ai plus envie de réfléchir. Je raisonne quand même ma consommation, car avec ma pathologie, je suis plus sensible aux addictions.

Je regarde sur ma droite, et je vois qu’une montagne de vaisselle est à faire. Il faut vraiment que je m’y mette. Je n’ai pas le courage. Je suis fatigué.

Lassitude

lassiude

Lassitude

Lassitude, je me sens comme anéanti. Je marche, toujours pour faire la même route. De mes parents à chez moi et de chez moi à mes parents. Ils ont un jardin, alors c’est bien agréable, lorsque l’on habite en appartement sans terrasse. Je regarde le ciel, les nuages. Je me plonge dans l’immensité de ce qui me dépasse. Déjà que mes idées ne sont pas très claires, alors je dois faire deux fois plus attention. Les angoisses arrivent vite.

Lassitude aussi, d’avaler tous ces comprimés trois fois par jour. Parfois, ils restent bloqués dans ma gorge. Comme si mon corps les refusait, surtout le matin. Au réveil, je n’aime pas être pris au dépourvu.

Je suis en weekend. Pas de bus à prendre pour aller à l’association de patients. C’est un stress en moins.

Heureusement, en ce moment j’ai ma famille au complet, chez mes parents. Mon frère que j’adore !!! Il n’est au courant que depuis peu de ma pathologie. Il pensait juste que j’étais atteint d’angoisses et de dépression. C’est vrai que cela fait plusieurs années que je n’ai pas quitté ma région. Que je ne vais pas chez lui car c’est trop loin, à cause de mes angoisses.

Lassitude de ne pas partir en vacances, de ne pas changer de paysage. J’ai envie de m’allonger sur une plage de sable fin. De sauter dans une eau revigorante.

Lassitude, comme un robot, de faire tout le temps les mêmes choses. Vapoter toute la journée, devant la télévision ou en écoutant de la musique, dans un canapé déformé sous mon poids. Dans un appartement calme. En ce moment, je n’entends que rarement mes voisins. Pourtant leurs angueulades étaient déstressantes, je me sentais moins seul. J’étais comme une petite souris.

Il est 17h00 et je ne sais pas ce que je vais faire du reste de ma journée. Fermer les volets, me mettre dans mon lit pas trop tard, pour ne plus avoir à penser.

Me sédater 24h/24

Sédater

Sédater

Grosse fatigue. Les 800 mg de Solian que je prends chaque jour, ont tendance à me sédater et à niveler mes émotions. Je ne ris plus vraiment. Je ne me mets pas en colère non plus. Quand on m’annonce une nouvelle, bonne ou mauvaise, je sur joue, parce que  je ne ressens rien.

Les deux fois 25mg de Tercian que je prends le soir, ont aussi tendance à me sédater fortement. Après forcement, je dors bien, presque 12 heures par nuit. Malgré tout, mon visage ne laisse rien transparaitre. Ma mère peut me trouver en forme, alors qu’en réalité, je ne tiens plus debout. Elle n’est pas très observatrice.

Justement, mes parents sont rentrés de leurs 15 jours de vacances. Je suis un peu moins seul. Même si leur absence n’a pas être trop dure à supporter. J’étais un peu quand même, comme un ermite. Je ne suis pas sorti de mon village. Je n’ai pas pris le bus non plus. Le soir, je fermais tous mes volets de bonne heure.

L’association de patients a rouvert aussi. J’ai pu revoir les autres adhérents. Pascal, qui a tendance à serrer tout le monde dans ses bras, pour tout et rien. Un peu comme un grand enfant. C’est un peu désagréable, mais il ne peut pas se retenir, alors on le laisse faire. Il y a une joyeuse bande et l’on blague souvent autour d’un café.

J’ai repris le bus pour rentrer de l’association. Moment que je n’aime pas particulièrement. J’ai une boule au ventre, pendant le trajet. Je sers les dents en attendant d’arriver chez moi. Parfois, une petite crise d’angoisse surgit pendant quelques secondes. Heureusement, j’arrive à gérer, en ne regardant plus personne dans les yeux, et en me mettant dans un coin du bus.

Me sédater avec les médicaments, atténuent aussi heureusement mes peurs.

Les vacances de mes parents

Vacances

Vacances

Mes parents sont en vacances pour 15 jours, à plusieurs centaines de kilomètres. Ils sont partis depuis quelques jours déjà. Leur absence, au début, m’a provoqué quelques angoisses, et un sentiment de mal être, surtout l’après-midi. Il faut dire que chaque fois qu’ils partent en vacances, c’est toujours une épreuve pour moi.

Lorsque j’étais étudiant, avant de sombrer dans la maladie, j’étais heureux de me retrouver seul. Je me sentais indépendant, libre…

Les différentes crises aigues de schizophrénie, ont sonné le glas de mon autonomie. Bien sûr j’arrive à faire mes courses, me préparer à manger, mais j’ai peur de sortir de mon appartement, à plus de 10 minutes à pied. C’est encore pire si je dois prendre le bus quand mes parents sont en vacances.

Lorsque je suis seul, et plus encore dehors, la peur diffuse de me faire agresser, alimente mes angoisses.

Il y a quelques années, j’étais dans une dynamique positive. J’avais des amis et nous sortions le weekend. Un samedi soir, pour rien, je me suis fait agressé à la sortie d’un pub. Je me suis retrouvé aux urgences pour un traumatisme crânien, qui s’est avéré heureusement être bénin.

Cet épisode, je crois, a réveillé en moi des angoisses. Je ne suis plus jamais retourné dans ce pub, n’y même dans des cafés le soir.

Il faudrait que je me fasse un peu violence, pour ressortir une fois le soleil couché.

Quant aux vacances de mes parents. Je croise les doigts pour retrouver une certaine autonomie.  Je ne veux pas être hospitalisé préventivement, s’ils partent plusieurs semaines à l’autre bout du monde, comme l’année dernière.

Aujourd’hui, je ne me sens pas trop mal. J’ai la force d’écrire ces quelques lignes. Dehors, le soleil est voilé. J’entends les découpes, et les coups de marteaux, que les ouvriers font, pour retaper la maison d’à côté.