Crise de schizophrénie aigue, sur un chantier de fouilles archéologiques

Chantier de fouilles archéologiques

Chantier de fouilles archéologiques

Il y a 20 ans, j’ai subi ma deuxième crise de schizophrénie aigue. Il m’a fallu tout ce temps pour l’évoquer sans trop souffrir, sans être envahi par la honte. J’étais âgé de 20 ans et je n’avais aucun traitement. J’étais juste suivi par un psychiatre.

C’était l’été, il faisait chaud, et je m’étais proposé comme bénévole sur un chantier de fouilles archéologiques, à quelques kilomètres de chez mes parents. A cette époque, je vivais encore chez eux.

Je me rendais sur le chantier à pied. J’avais déjà de grosses angoisses, lorsque je m’éloignais de ma chambre. C’était une vraie torture de sortir de cette dernière. Pourtant, j’étais encore combatif, prêt à lutter contre mes angoisses.

Je restais quelques heures sur le chantier de fouilles archéologiques, à gratter le sol, par strates successives, avec une truelle.

Mon état psychique, était de plus en plus préoccupant. En plus des angoisses, j’étais traversé par des délires mystiques, qui finirent par prendre complètement le contrôle de moi.

Je souffrais comme jamais. Au bout d’une dizaine de jours, après mon arrivée sur le site, la souffrance, les délires et les angoisses m’ont fait exploser. Je me suis dirigé vers la responsable du chantier, je suis alors lourdement tombé, comme si mes jambes ne pouvaient plus me porter. Une fois relevé, je me suis mis à hurler à la mort. Elle prit peur. J’ai alors déambulé sur le chantier, en me cachant les yeux avec mon bras, évitant miraculeusement les trous d’un mètre de profondeur, ne voulant plus rien voir.

Tous les bénévoles et les responsables étaient effrayés par mes hurlements, qui venaient du plus profond de mon être. Ils finirent quand même par me saisir par les bras.

Avec la force d’un dément, je réussi à me libérer. Alors qu’ils allaient appeler la police, je me suis sauvé. Ils ne me revirent jamais.

Je fus hospitalisé en psychiatrie, sous la contrainte, quelques semaines plus tard.

J’ai arrêté le CBD (cannabis légal, sans THC)

CBD cannabis légal sans THC

CBD cannabis légal sans THC

J’ai arrêté le CBD (cannabis légal, sans THC). Je me sentais trop mal, angoissé à l’extrême… Il faut dire que pendant plusieurs jours, je n’ai pas cessé d’en prendre. Au début, je me sentais plutôt bien, mais petit à petit, je me suis dit que c’était du cannabis, que j’allais peut être devenir accro. Car il y avait une sensation très agréable, quand je mettais quelques gouttes de cette huile sous la langue, 4 à 5 fois par jour. Cela fait deux jours sans cette substance. Mon exemple est bien troublant.

Aujourd’hui, je suis encore angoissé, un peu moins qu’hier quand même. Quand je marche dans la rue, une sensation d’étrangeté m’envahit, comme si je venais de naître. J’ai l’impression d’être perdu dans l’espace. Mon cerveau part en vrille, et c’est très désagréable. Le moindre petit détail est source de peur.

Je vérifie plusieurs fois si j’ai pris mon traitement, en regardant dans mon pilulier.

Pourtant ce matin, j’étais confiant. Je pensais que la journée allait s’écouler tranquillement. C’est après le déjeuner, que les angoisses ont commencé, crescendo.

Là, au moment où j’écris, je suis en panique. J’essaie de me concentrer. Normalement, en fin de journée, je devrais retrouver un peu de sérénité. C’est souvent comme cela. Encore de nombreuses heures à patienter.

Je suis en t-shirt. Le soleil passant par la porte fenêtre ouverte de mon appartement, me réchauffe un peu.

Il faut quand même que je sorte. Que j’ai la force d’aller faire quelques pas dans la rue, que je m’éloigne de chez moi. Cette semaine, je n’ai pas quitté mon quartier. Et moins je sors de chez moi, plus je suis angoissé.

Cela fait des années, que je n’ai pas mis mes pieds dans l’eau de l’océan. C’est pourtant très relaxant, d’après les souvenirs que j’en ai.

Mes muscles sont tendus à craquer

Mes muscles

Mes muscles

Mes muscles sont tendus. J’essaie de trouver une solution pour me relaxer, sans y arriver. J’ai déjà fait deux allers retours chez mes parents. Je peux les voir 10 fois fans la journée. Ils viennent de me dire que cela ne les dérangeait pas. Je leur avais posé la question. Ils sont vraiment bienveillants mes parents.

Je suis rentré chez moi. Je me suis installé devant mon ordinateur, et en même temps que j’écris, une agréable musique sort des enceintes de la télévision.

L’association de patients est fermée cette semaine. Je tourne un peu en rond.

Pas facile d’être schizophrène en 2018. Je pense à toutes ces fois, ou je me suis retenu de parler de ma pathologie. La plupart des gens sont ignorants. Ils nous prennent pour de dangereux psychopathes.

D’autres fois, j’ai l’impression que les fils qui relient toutes les choses entres elles, m’apparaissent de façon claires et distinctes. Je parle avec mes voisins, je marche dans mon lotissement, et je suis envahi de toutes ces fausses interprétations. Il faut alors que je rentre chez moi, seul, entres les murs de mon appartement, pour ne pas sombrer complètement.

Je me replie sur moi. Dehors, tout est dangereux et angoissant. Surtout l’après-midi, usé par plusieurs heures de pensées délirantes, je me sens mieux le matin.

Mes muscles se sont un peu détendus. Je vais pouvoir bientôt retourner dans mon canapé.

En attendant, je continue vapoter.

A midi, je prendrais quelques gouttes de CBD, à mettre sous la langue.  Ce cannabidiol aide à me détendre. Il est difficile à dire, si cette substance clarifie mes pensées, au même titre qu’un antipsychotique, comme on peut le lire sur internet. Cela fait quelques jours que j’en prends. Quand ma fiole sera vide. Je pourrais estimer, si je me sens toujours aussi bien.

Pourquoi nous manque-t-on de respect dans les hôpitaux psychiatriques ?

les hôpitaux psychiatriques

les hôpitaux psychiatriques

En psychiatrie, le patient est bien souvent infantilisé, déshumanisé… Il est malade, il n’est plus capable de participer aux décisions le concernant, pensent-ils. Nous sommes à la merci de l’autorité d’un psychiatre, d’un infirmier…  Il est difficile de nous rebeller. On peut nous entraver physiquement, ou psychiquement. On ne nous considère plus comme des êtres humains.

J’ai le souvenir d’une hospitalisation psychiatrique, à ma demande, qui avait commencé de manière brutale. L’infirmier m’avait  d’abord demandé de lui donner mon argent, mon smartphone, ma vapoteuse… Pourquoi n’y avait-il pas de casiers individuels ? Puis j’ai le souvenir d’une porte, qui s’était fermée brutalement, me séparant de mon père, qui m’avait accompagné.

Nous n’avions accès à une cours, pourtant grillagée, que de temps en temps, au bon vouloir des soignants.

J’ai d’autres souvenirs. Quelques années plus tard, aux urgences, après des heures d’attentes, une psychiatre qui voulait savoir ce qui m’avait poussé à venir, s’est mise à me parler comme à un enfant. Au bout de quelques minutes, exaspéré, je lui ai fait remarquer que son attitude ne faisait que m’énerver.

Pour la grande majorité, nous les schizophrènes, nous ne sommes statistiquement pas plus dangereux pour les autres, que le reste de la population. Mais à cause de quelques affaires dramatiques, et grandement médiatisées, nous ne pouvons parler ouvertement de notre pathologie. Car elle fait peur.

Il est alors difficile de s’exposer, pour demander un changement de comportement nous concernant. Nous restons cachés, dans les villes, les campagnes… Sans connaitre notre pathologie, on peut dire de nous que nous sommes étranges, ou même ne pas nous remarquer du tout.

Pourquoi comme pour la dépression, il y a quelques années, ne lance-t-on pas des campagnes publicitaires, à la télévision, sur ce qu’est réellement la schizophrénie ?

Nous avons tant à dire. Nous voulons sortir du placard.

Les mois passent et se ressemblent

Les mois

Les mois

Cela fait trois mois que je n’ai vu ma psychiatre, et j’ai beaucoup de choses à lui dire. Il y a eu les deux mois de congés estivaux, et là, elle doit être en formation, je n’arrive pas à la joindre. Les idées délirantes se bousculent dans ma tête. Elle est un peu ma soupape de sécurité. Heureusement, grâce à mon médecin généraliste, mon traitement m’est quand même prescrit. J’avale toutes ces pilules trois fois par jour.

Cet après-midi, chez mes parents, mon père m’a demandé de ranger le bois qu’il venait de recevoir en vrac. Je me suis mis à l’ouvrage, péniblement. Je n’ai tenu que 40 minutes. Psychiquement, c’était une vraie souffrance. Je ferai les deux autres tiers de bois qu’il reste à ranger, ces prochains jours…

C’est comme quand mes parents me demandent de vider le lave-vaisselle, psychiquement, c’est usant. Je finis le travail épuisé. Tous les travaux manuels et répétitifs, me provoquent des angoisses, un mal être…

Je n’habite qu’à 500 mètres de chez mes parents. Je me suis « organisé » de telle façon, que je peux aller leur rendre visite dix fois par jour. Quand je dis que je me suis « organisé », c’est plutôt un toc. Heureusement pour mes parents, je ne reste chez eux que quelques minutes. Ils ne me disent rien pour l’instant, mais Il faut quand même que je vois ma psychiatre pour parler de tout cela.

Ma journée est très ritualisée, du matin jusqu’au soir. Cela me rassure beaucoup. Le soir pour m’endormir, je me mets dans mon lit 10 minutes, je me relève pour vapoter un peu, et une fois de retour dans mon lit, je m’endors, la tête toujours du même côté. Le matin je vais au  supermarché, toujours à la même heure, à une minute près. J’achète presque toujours la même chose.

Serein pour combien de temps ?

Serein

Serein

La journée s’annonce un peu plus calme que ces 10 derniers jours. Je ne souffre pas trop aujourd’hui. Je suis même serein, jusqu’à présent. J’ai même passé l’aspirateur et la serpillère dans mon appartement. Une douce odeur se dégage du sol.

Je fais aussi le point sur ces 3 derniers mois, et je me rencontre que malgré les souffrances intenses, le suicide n’est plus une obsession. Peut-être était-ce dû à l’été, je ne sais pas. Mais je garde quand même la porte ouverte au cas où, si les douleurs psychiques devenaient inacceptables.

Depuis peu, il m’arrive même parfois de demander de l’aide. Chacun croit ou pas, je sais qu’avant, plongé dans les délires mystiques, je ne pouvais pas.

Ce n’est surement qu’un répit, je suis toujours autant angoissé, chaque fois qu’un petit grain de sable, vient enrayer le cours de ma journée.

Là, j’ai dû annuler un rendez-vous avec ma psychiatre, et elle ne me rappelle pas pour choisir une autre date. Cela me perturbe.

Je passe toujours autant de temps dans mon canapé. A force, sur mon épaule gauche, une tache blanche est apparue, à cause des frottements.

Là, je suis face à la lumière du soleil, avec dans mon dos, la télévision éteinte. Cela fait du bien de ne plus l’entendre brailler celle-là.

La porte fenêtre de mon appartement est ouverte. Il n’y a pas de voiture, ni de moto vrombissante qui passent. C’est apaisant. J’entends juste un petit cliquetis. Je n’arrive pas à identifier l’origine de ce bruit, assez lointain.

Je regarde à droite, et je vois qu’une énorme vaisselle attend que je m’y mette. Cela gâche un peu mon plaisir. Je vais plutôt regarder de l’autre côté.

Je tends le bras pour attraper ma cigarette électronique. Je la porte à ma bouche et aspire la vapeur.

Une vie en enfer

Enfer

Enfer

J’ai passé 5 jours en enfer, et j’espère que je vais avoir un peu de répit. Ce matin, au réveil, la sérénité était là, dans l’espoir qu’elle dure au moins toute la journée.

Les dimanches sont toujours particuliers à vivre, surtout lorsque l’on est seul. Mes parents sont partis samedi en vacances. Mon père me demande toujours si je veux venir. A chaque fois je lui réponds négativement. J’ai des angoisses lorsque je m’éloigne trop de mon domicile, à plus de 45 minutes de route en voiture. Cela fait des années que je n’ai pas vu la mer.

Ces 5 derniers jours, j’étais comme tétanisé par les angoisses. Le moral était au plus bas. J’en ai vraiment bavé, comme en enfer. Des flashs de pensées désagréables n’arrêtaient pas de m’assaillir.

Et puis ce matin, les choses se sont un peu remises en ordre. J’ai allumé la télévision. Les chaines d’information passaient en boucle des reportages sur la rentrée scolaire. J’ai eu un peu de nostalgie pour cette époque.

Mon cerveau a fait aussi sa rentrée, en me sortant de l’enfer, pour le plus longtemps possible, je l’espère. Je sais bien malheureusement, que ce n’est qu’un répit de quelques jours au mieux.

Demain, je ne sais pas si je vais réussir à aller à l’association de patients. Cela me ferait pourtant du bien, mais il faut que je prenne le bus.

Il y a aussi ma psychiatre que je dois revoir, après ses deux mois de congés. J’ai beaucoup de choses à lui dire. Elle n’a pas de secrétariat, c’est donc toujours compliqué pour prendre un rendez-vous.

Je regarde par la fenêtre et je vois un ciel gris, qui se confond avec les toitures foncées des habitations. C’est un peu triste. Heureusement, il y a un peu de vert, cela fait comme une peinture impressionniste.

Un été sans partir en vacances

Cet après-midi, j’ai acheté un chargeur pour les accus de ma cigarette électronique. Sur le chargeur, il y a deux boutons mystérieux, le C et le V. Ne comprenant leur fonctionnement, je suis retourné voir le commerçant, qui m’a expliqué qu’il ne fallait pas y toucher, au risque de tout dérégler. Contrarié, je suis rentré chez moi. J’ai failli lui rendre son produit.

Cela fait plusieurs jours que je suis très mal. Je suis angoissé  quasiment 24 heures sur 24. Tout tourne dans ma tête. Aujourd’hui, j’ai quand même ouvert les portes fenêtres de mon appartement. Un peu chaleur est rentré dans mon séjour. J’ai pu prendre quelques douches fraiches, qui ont le pouvoir de m’apaiser un peu.

J’ai quand même une boule au ventre et le sentiment d’être perdu dans l’espace. Hier j’en ai parlé à mon père, au détour d’une conversation. Le pauvre, il ne peut pas faire grand-chose. Je suis de plus en plus en plus proche de ce dernier. J’ai toujours passé beaucoup de temps avec lui. Mais c’est comme si une vitre invisible, était là, entre nous.

Aujourd’hui, le courant passe bien mieux. Cela me fait plaisir.

Malgré tout, je vis un enfer depuis quelques jours. J’imagine les pires situations, et je suis malheureusement très doué dans ce domaine.

J’attends avec impatience, l’heure de prendre mes médicaments. Le Tercian, puissant sédatif, me permet jusqu’à présent de dormir.

Cela faisait un bout de temps que je n’avais écrit. Je suis content de vous retrouver. Je ne suis pas parti en vacances cet été. Il ne s’est rien passé d’exceptionnel. Juste des heures et des heures, passées dans mon canapé, comme léthargique, et de nombreux allers-retours chez mes parents. De plus, l’association de patients était fermée, et n’a réouvert que la semaine dernière. J’ai pu y retrouver les autres membres.

Ce nouvel écran, la porte fenêtre de mon appartement

porte fenêtre

porte fenêtre

Le temps est plutôt agréable. J’ai ouvert la porte fenêtre de mon appartement. Il n’y que des maisons et des jardins vides, pas âme qui vive, d’après ce que je peux voir. Un sentiment d’étrangeté m’envahit. Je ne suis plus sûr de rien. Mon cerveau est en train vaciller. Il s’enfonce tout doucement. Je me regarde, je me pince le bras pour me rassurer. Pour voir, si j’existe vraiment. Cela fait de longues heures que je n’ai parlé à personne. Je me demande si tout cela est bien réel.  Il n’y a que la douce mélodie de la chanson qui passe à la radio, qui me raccroche à quelque chose.

Je me demande si ce que je vois est bien la même chose que ce que voit mon voisin. Je me sens un peu seul. Je jette un coup d’œil par la porte fenêtre et je vois passer une voiture. Ouf enfin quelqu’un. C’est comme une télévision, je vois le monde de la même façon. Je ne sais plus faire la différence.

Je m’enfonce dans la solitude, dans la folie… Il est juste passé 16 heures et maintenant les voitures passent presque en continues devant chez moi. Le monde continue à tourner. Chacun vaque à ses occupations, sans se poser trop de questions. Ce n’est pas bon de laisser trop vagabonder son cerveau, surtout lorsqu’il est fragile. C’est un coup à sauter par la porte fenêtre, juste pour voir ce que cela fait. Voir s’il le sol est toujours là. Si l’on va mourir.

Tout me parait si absurde. Pourtant il faut bien se bouger, pour manger, se vêtir… pour ne pas rester dans la boue.

Mais même, je n’ai plus la force. Il faut que je dorme.

Je referme la porte fenêtre, et je ne vais pas tarder à allumer la télévision.

Mon corps est ma souffrance

Le corps

Le corps

Je suis tendu psychologiquement et physiquement. C’est tout le corps qui est atteint, jusqu’à l’esprit. J’ai essayé de nombreuses techniques, mais pour l’instant, c’est encore devant un écran, à écrire un article, que je suis le plus serein. Je retrouve une sorte de bien-être.

Quand je suis dans mon canapé, je peux sentir les tensions partir des jambes, et envahir tout le corps. C’est très désagréable. Même allongé sur le dos, je ne suis plus soulagé.

J’ai commencé à  ressentir cette sensation, assez jeune, lorsque ma schizophrénie s’est déclarée. J’étais seul dans ma chambre, chez mes parents. Je n’avais même pas 20 ans. Il y avait tout un monde délirant dans ma tête. C’était vraiment horrible, je n’avais pas de traitement.

L’ambiance familiale était très tendue. Je sentais bien que mes parents allaient faire quelque chose. Je craignais de sortir de ma chambre.

J’ai été hospitalisé sous la contrainte, quelques semaines plus tard. Dans la voiture, encadré par deux de mes oncles, pour me conduire à l’hôpital psychiatrique, j’ai vu ma vie défiler. J’ai bien cru qu’elle allait s’arrêter là, que j’allais être enfermé pour le restant de mes jours.

Je ne connaissais pas le moins du monde la psychiatrie. J’avais juste des images de contention, de piqures… Je pensais au film, « vol au-dessus d’un nid de coucou ».

Heureusement pour moi, le traitement à base de neuroleptique, a été assez efficace. Je ne suis resté que quelques semaines, enfermé, avec des permissions pour le weekend assez rapidement.

J’ai découvert un monde plus humain que je ne pouvais l’imaginer. Un personnel médical était là pour m’écouter, me conseiller…

Quand je suis sorti, j’étais encore délirant et loin d’accepter la maladie, mais j’étais calme, à l’écoute de mes parents, même si les relations étaient encore parfois tendues.

Cela fait 20 ans maintenant, et je n’ai pas vu le temps passer.