Moi

Paul, moi seul dans un hôpital psychiatrique

Moi seul dans un hôpital psychiatrique

 » Moi  » : Je suis schizophrène depuis l’âge de 20 ans. J’ai connu plusieurs hospitalisations en milieu psychiatrique et pas forcément que des mauvais souvenirs. Je suis né en 1978.

Je vais dans ce blog vous raconter ma vie de tous les jours qui est faites de moments sombres, de moments plus heureux, de souffrances et de joies…

Je m’appelle Paul et je cache ma maladie à mes amis, en tout cas  ceux qui n’auraient pas compris que toutes mes réflexions ne sont pas toujours organisées et cohérentes. Ma personnalité est déstructurée mais j’essaie de tenir bon bien que je n’y arrive pas à chaque fois.

Mon entourage me pense fainéant, je ne travaille pas. Je parle dans ce blog de choses intimes, un peu comme un exutoire. J’aimerai que vous puissiez vivre quelques mois dans ma peau pour comprendre. La schizophrénie touche 1% de la population quel que soit les cultures, les pays…

Vous l’aurez compris la schizophrénie est une maladie handicapante contre laquelle il n’existe pas de traitements miracles.
Vous pouvez me contacter à cette adresse : postmaster@blog-schizophrene.fr

21 réflexions au sujet de « Moi »

  1. Leshka

    Paul,

    Ma mère est schizophrène. Je la connais ainsi depuis ma naissance. Elle s’est confrontée à l’incompréhension de son entourage et parfois la mienne. Dans un monde binaire où les gens classent les individus en « normaux » ou « différents », il est difficile de vivre et témoigner de sa singularité ! Je vous trouve courageux et fort pour dépasser vos angoisses comme vous l’entreprenez sur un blog. Je crois que cela doit aider des personnes à comprendre la schizophrénie. Si vous souhaitez échanger avec quelqu’un régulièrement car il vous arrive de vous sentir seul, je vous invite à m’écrire par e-mail. Je serai heureux de vous répondre.

    Cordialement (du latin « cordis » – avec le coeur).

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  2. Faith

    Je viens de découvrir ce blog… Je n’en suis qu’au début et j’ai déjà l’impression de me lire!
    Je vais dévorer la suite!
    Courage à toi dans ce vaste monde qui nous habite…
    Faith, 30 ans et schizo depuis 15ans.

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  3. Marie

    Bonjour Paul,

    Je viens d’apprendre que mon fils est schizophrène.
    Je ne le voyais plus depuis 7 ans qu’une fois pas mois, une heure ou deux.
    Je sentais bien son mal être en ma présence mais notre histoire familiale me faisait croire que ce n’était qu’avec moi.
    Cette nouvelle c’est comme si d’un seul coup tous les projecteurs qui éclairaient le monde d’une certaine façon s’étaient déplacés et qu’une autre réalité apparaissait.
    Ce nouveau monde remplace l’ancien.
    Tous les repères changent. Le passé s’explique, je ne sais ce que va être le futur.
    Merci pour vos mots qui m’aident un peu à l’aborder, à comprendre.

    Cordialement
    Marie

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  4. Marie

    Je m ppelle Marie moi aussi. Je sais pas si je suis schizo ou pas. Mais ce que je sais c est que j ai pas mal de points communs avec vous.Disons sue j ai commence à disjoncter sévère il y a 7 mois. Je suis devenue depressive et hantée par l idée que j allais mourir, j y pensais tout le temps chaque minute ou j etais seule. Et puis je croyais ( croie toujours mais plus a cause de mon caractere on va dire tres special) que tout le monde me detestais que les gens se liguaient contre moi et que de toute facon je suis maudite. lC est là que j ai expérimenté les joies des hallucinations visuelles. Avant j entendais déjà des bruits ou ma petite soeur qui m appelle mais ça durait une seconde ou deux. Les bruits aussi ça c est empiré. Je me rappelle pendant un temps je décrochais même plus mon portable tellement j étais sûre que c était dans ma tête ( ce qui n etais pas toujours le cas). Après mes visions sont aussi super courtes, au début je les remarquais même pas, je croyais que c était juste une erreur, avoir cru voir quelqu un, quelque chose. Mais après j ai vu ma mère dans un super marché, habillé différemment, sans cadis se fondre dans l étalage à chouquettes et un animal, un lapin noir je. Tous courir dans les couloirs du lycée j ai commencé à paniquer.Évidemment je me suis pas dis  » tu es schizophrene « . J ai envisagé les lésions, l autisme, bref les trucs plus politiquement corrects et acceptés par les gens. Je suis pas allée chez un psy et je cache tout à mes parents. Mais je suis en train de foirer la terminale. Ce qui m a pousse à écrire c est les hallus que j ai eu hier et aujourd’hui. Hier un truc bizarre, genre gros bourdon c est glissé entre mes cheveu et mon oreille avant d y rentrer. J ai touché pour voir, fais le tour de ma chambre. C est là que j’ai compris et je savais pas qu on pouvais aussi sentir les hallus. Aujourd’hui j ai conduit avec ma mère. Je suis il faut dire les choses comme elles le sont, une vrai quiche au volant, je suis toujours à l extrême limite de me prendre les trottoirs, là en allant sur un parking j ai vu une camionnette reculer, j ai cru que j allais me la prendre mais en fait j ai réalisé apres coup qu il y avait personne dedan et qu elle n avait pas bougé. Bref, je ne sais pas si je dois reprendre le volant. Le pire c est que ma mère croit en moi qu elle a investit beaucoup de temps et d argent, qu elle me pousse pas mal, elle veux que je progresse. Je ne peux pas lui dire  » Maman j ai des hallus je peux pas conduire » et en même temps si jamais il nous arrivait quoi que ce soit pendant la conduite accompagnée je pourrais pas me le pardonner.

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    1. Laurie

      Bonjour Marie,
      Je ne pense pas que ce soit le bon moment pour conduire, tu pourra sans nul doute réitérer l’expérience un peu plus tard quand ton esprit se sera posé, mais pour l’instant tu es sensibilisée par tes perceptions. Toi même tu dis bien que tu as peur alors ce n’est pas top. Ta mère a sans nul doute raison de te faire confiance, et si tu comprends déjà que tu as des hallucinations, c’est encourageant pour surpasser tout ça. Tu n’es pas maudite, mais si tu crois sincèrement l’être, ta façon de regarder le monde te renverra l’idée que tu l’es (or ce n’est pas le cas). Je ne pense pas que tu sois schizophrène, cependant je ne suis pas professionnelle alors mon avis sur la question est loin d’être certifié ;).
      Tu en as parlé avec des amis un peu ?

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  5. Lula

    Bonsoir Paul,

    Ce blog est une démarche fascinante et je suis bluffée par la force qui transparait de ton écriture malgré un contenu basé sur des ‘faiblesses’.
    Je t’encourage sincèrement à l’entretenir et je voulais te signifier qu’elle témoigne d’une très belle tenacité ; je pense qu’il est important que tu le saches et qu’en avoir conscience te ferai du bien.

    Lula

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  6. marion

    M’étant retrouvé sur votre blog par hasard je l’ai lu de bout en bout.
    Il est courageux de partager des émotions telles que celle ci. C’est quelque chose de fort qui transparaît très bien dans votre écriture.

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  7. Rose

    Bonsoir Paul ,

    Je découvre votre blog ce soir , étant en souffrance et suivis depuis peu en CMP , je recherche sur le net des histoires de vies qui me permettront de me comprendre mieux aussi . Je trouve votre blog surprenant et tellement proche et realiste de ce que je vie aussi … en meme temps je me dis que … et bien oui… je suis malade … mais bon ! c’est ainsi ! vous ecrivez tres bien votre vie , j’ai l’impression que nous vivons les meme solitudes , les meme souffrances lorsque l’on souffre de ce type de maladie! Je vais vous lire régulièrement !Rose

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  8. jm

    Bonjour Paul, moi c’est Jean-Michel, meilleurs vœux pour l’année 2015, je trouve que vous avez le courage de dépasser votre maladie en créant ce site. votre désir d’entreprendre, vos valeurs et vos expériences sont autant d’éléments qui vous permettront de vous construire à votre rythme et de gérer vos inquiétudes en vous reliant aux autres. moi même je suis schizophrène, mes parents, ma sœur et son mari ont accepté la maladie. cela ne veut pas dire que tout est voué à l’échec inéluctablement. mais cela nous a permis de poser les choses de se dire bon d’accord j’ai un handicap mais qu’est ce que je peux en faire. les soignants connaissent les différents dispositifs de réinsertion socio-professionnelle notamment en esat qui eux aussi se développent. il est possible d’y rencontrer des personnes qui traversent ou ont traversé les mêmes difficultés que vous. moi même je travaille en esat depuis quelques années. la aussi il faut faire attention aux a priori que certaine personne ont sur ces structures sans vraiment savoir ce qui s’y fait. ce que je peux dire c’est « heureusement que ces établissements existent ». actuellement je projette de faire construire ma propre maison ce qui était inenvisageable il y a quelques années. c’est une grande fierté pour moi pour ma famille. il me semblent également important de transmettre ce que le maladie m’a appris ce qui m’a aidé. on associe encore trop souvent schizophrénie et folie alors qu’une personne qui bénéficie d’une prise en charge adéquate (avec une aide pharmacologique et un accompagnement psychologique sans oublier l’entourage qui doit être soutenu tout au long des étapes qui jalonneront l’évolution de la maladie de leur proche) adaptée à sa propre situation peut se reconstruire. et pourtant pourquoi ne parle t’on pas davantage de ces personnes stabilisées. il n’est n’y nécessaire ni profitable de parler à tord et à travers des phases de décompensation mais plus judicieux de parler de l’expérience des personnes qui s’en sortent. l’idée de créer un espace où ce partage d’expérience pourrait se faire me semble être beaucoup plus bénéfique et complémentaire au soin. en tout cas si vous souhaitez correspondre avec moi je n’y voit pas d’inconvénient et encore bravo pour votre site. c’est super ce que vous faite là. amicalement
    un patient qui va mieux : jm

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    1. Paul Auteur de l’article

      Merci Jean-Michel, meilleurs vœux à toi aussi pour l’année 2015. Ton parcours montre qu’il est possible de réussir, malgré la maladie. Je suis ravie que tu projettes de faire construire ta maison. Je me dis que cela sera peut être possible pour moi aussi. Un grand message d’espoir.

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  9. Alexandra

    Bonjour Paul,

    Je m’appelle Alexandra j’ai 24 ans et ma maman est schizophrène maladie que j’ai encore du mal à comprendre et à accepter. Auparavant les médecins nous disaient à ma soeur et à moi qu’elle faisait de la dépression chronique puis un jour on a enfin pu trouver un nom à cette pathologie.
    Cela a été très difficile de nous construire. Etant petite je me rendais bien compte que ma maman n’était pas comme les autres mais j’étais très attaché à elle malgré que bien souvent elle m’oubliait à l’école et que l’on vivait dans une maison désordonnée. Au bout de quelques années notre père s’est dégouté de cette vie et est tombé dans l’alcool qui l’a emporté en 2002. Je suis partie vivre chez ma grand mère paternelle où j’ai découvert que j’avais des problèmes de santé (une malformation cardiaque) et ma soeur à commencée sa vie de jeune adulte. Malgré les traitements et surtout les arrêts de traitement ma maman retombe dans ses crises son agressivité, son incohérence, son absence, ses rires sans aucune raison. Avec le temps je me suis un peu éloigné d’elle non pas parce que je ne l’aime pas mais peut être pas égoïsme j’ai envie de me préservée j’ai peur de tomber dans cette maladie. Actuellement elle est interné dans un hôpital psychiatrique pour la 4 ème fois pour tenter de reprendre un nouveau traitement malgré ces précédents échecs mais cette fois ci un traitement injectable pour qu’il soit suivi et qu’elle se sente mieux mais hélas elle le refuse encore je ne sais pas comment la convaincre que c’est pour son bien. Elle a des inquiétudes par rapport à son administration elle me dit qu’elle a peur de ne plus pouvoir sans passer comme si c’était une drogue, elle ne comprend pas que c’est un traitement sur une longue durée. Je l’aime mais il m’aura toujours manquée quelques chose dans mon enfance et dans ma vie. Des parents.

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    1. Paul Auteur de l’article

      Bonjour Alexandra,

      Je suis émue par ta situation.

      Quand on souffre de schizophrénie, il est important de bien suivre son traitement. Moi je le prends par comprimés mais j’ai des amis qui sont soumis à des injections, même s’ils sont dans le déni et qu’ils ne veulent pas. Les neuroleptiques ne sont pas addictifs. On est juste moins délirant et l’on souffre moins.

      Après, personnellement , il m’a fallu des années pour accepter de me dire « malade ». J’ai eu la chance d’avoir des parents qui ont fait le nécessaire quand j’étais en crise, en m’hospitalisant.

      J’espère que ta mère fera elle aussi ce cheminement.

      Paul,

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  10. Alexandra

    Merci Paul pour ta réponse cela fait du bien de pouvoir parler à des gens qui connaissent et comprennent la maladie, car mon entourage pense qu’elle fait exprès d’avoir ses réactions, qu’elle est feignant e qu’elle se sert de nous. Ce qui est compréhensible lorsque l’on entend certaines de ses paroles. Pour ce qui est de l’acceptation de la maladie et du traitement elle y est encore très loin. Je me demande si elle le comprendra un jour.

    Encore merci pour ta reponse.
    Alexandra

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  11. JP

    Je suis tombé sur votre blog en ayant la même idée d’extérioriser ce mal qui me ronge un petit peu + chaque jour. Le fait d’avoir lu vos billets ont atténué quelque peu mon isolement ainsi que ce sentiment d’aller dans le sens contraire du reste de la population. Merci.

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  12. Stef

    Bonjours , depuis environ deux ans je parle tout seul je fumais beaucoup un peu moins aujourd’hui je me suis renfermé comme je ne pensais pas . Je suis incapable de noué un lien d’amitié durable . J’ai u mal a savoir quan je decide reelement quelque chose . J’ai déliré tellement que maintenant je ne sais pas quand je delire ou non . Je crois qu’il s’appel Shaun je n’ai aucune hallu ce sont surtout des reves , des pensée qu’y reviennent en disant  » il  » j’aai essayer d’en parler a une psy elle ne ma pris au sérieux je voulais pleurer tout cassé mais je suis obligé de le demander a tous la haut .L e plus ces souvent des voix d’amis et du coup je coupe les pont avec . tout ce passe dans ma tete . Mais tout les jours est un combat horrible contre moi meme . Je suis pas moche et au premier contact on me croirais confiant .. J’ai une vie e solitaire , je ris tout seul , je mange tout seul et fait semblant quand mes amis viennent me voit . J’ai actuellment 19 ans , et j’ai encore des voie d’amis que je n’ai pas vu depuis bien trois ans . Quan j’essaye de communiquer si ce n’est pas par SMS mail ou internet c’est insuportable . Au moins ici on peut rectifier si ca ne plait a tout le monde . J’esite a aller voir un autre psy mais j’ai l’impression que c’est moi qui me monte la tete puis deux minutes apres j’ai besoin d’aide . Ce n’est pas un ascenceur emotionnel mais une montagne russe . Si quelqu’un serait me conseiller .
    PS : Je me suis un peu identifier a ton blog t’écris bien , felicitation vraiment c’est remarquable .

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  13. No name

    Bonjour,
    Je suis une adolescente de 15.
    Je ne sais pas si je suis schizophrène ou non… parfois je me dis que oui, d’autres fois que non… J’ai du mal à en parler… quand j’en parle à mes amis, ils ne le prennent pas au sérieux… Je me sens seule, vide… Je n’ai qu’une personne qui m’accompagne dans ma chute, il s’agit de mon grand frère de cœur, il est toujours là pour moi, je peux lui parler de mes délires, des voix que j’entends, des ombres que je vois, de la peur ou de la colère qui s’emparent parfois de moi. J’aimerai en parler, qu’on m’aide… J’essaie d’en parler à mon professeur principal mais c’est dur, très dur. Je me sens sombrer… j’entends des voix me critiquer, me dire de faire des choses que me mutiler ou blesser des gens. Souvent, je me demande si le monde dans lequel je suis est réel… Parfois, je ne différencie pas le réel de l’imaginaire, parfois même au niveau de mes rêves, je ne sais dire si c’était bien un rêve ou plutôt la réalité et ça m’effraie.
    J’allais voir un psychoogue il y a quelques mois mais je ne retourne plus le voir car il n’est pas du tout à l’écoute…
    Quoi qu’il en soit pour moi, je respecte vraiment les personnes ayant une maladie psychologique, une maladie « qui ne se voit pas ». Je vous souhaite une bonne continuation.

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    1. Paul Auteur de l’article

      Bonsoir,

      N’hésite pas à en parler à ton médecin généraliste. Il pourra peut être d’orienter le cas échéant.

      Bon courage Paul,

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  14. Bea

    Bravo Paul je suis une ex de skysofrene et depuis je n’es jamais voulu refaire ma vie ma vie c’est lui rien que lui et je ne veux personne d’autres mais je sais que je n’est aucune chance qu’il ne reviendra jamais .
    Continu à écrire comme ca c’est très bien et c’est très important d’écrire. Si tu veux parlé je suis là. J’aie vécu deux de bonheur que je noublirais jamais.et je Sais très bien que je ne revivrais pas ce que j’aie vécu.je suis devenue une solitaire .je t’admire continue comme ca c’est parfait.

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