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La télévision nous ment

télévisionJe ne compte plus les fois à la télévision, ou les termes comme déséquilibré, schizophrène, psychose, psychiatrique, ont été employé suite à un fait divers tragique.

Je condamne fermement toute forme de violence.

Il est malheureux que nous soyons tous mis dans le même sac. Mieux faut éviter de dire que l’on souffre de schizophrénie.

Avec mes parents, ce mot est tabou. Je sens qu’il fait mal à mon père et je ne le prononce donc que très rarement.

Les personnes en souffrance qui viennent sur ce blog connaissent bien la réalité de cette maladie qui n’est pas celle décrite dans les informations à la télévision.

En ce moment, j’ai l’impression d’être relativement lucide, même si ce matin de bonne heure, j’ai eu besoin de l’horloge et de la télévision, pour m’assurer que ce n’était pas le soir. J’étais désorienté, avec un soleil trop peu présent, comme dans un long tunnel noir.

Après avoir pris le bus, la machine était repartie et je pouvais de nouveau faire confiance à ce que je voyais. La solitude me rend fou.

Malheureusement, je suis obligé de déployer des efforts, parfois insurmontables, pour aller vers les autres.

Je ne compte plus les journées, voir les semaines, passées dans m’on petit appartement à regarder la télévision, jusqu’à l’overdose.

Chaque jour est un défi à relever, pour sortir et aller vers les autres, comme avec le «rocher de Sisyphe ». Il faut sans cesse recommencer, c’est un véritable enfer comme dans la mythologie.

La télévision me berce et bien que je la critique, je la regarde pendant des heures. Je ne suis pas très cohérent. Dans l’idéal, Je voudrais la jeter par la fenêtre et vivre pour de vrai. M’envoler et voyager à travers le monde, pour rencontrer toute sa diversité et revenir près de l’arbre ou j’ai passé mon enfance.

Facebook, toute ma vie sociale.

facebookUne journée qui commence tôt, levé à 6h30. Un petit tour sur Facebook pour voir que je c’est l’anniversaire d’une personne que je ne connais pas très bien. Pour le principe et sans conviction je lui mets une petite phrase sur son mur. Il me remercie avec un « j’aime ».

Sans codéine depuis plusieurs jours, je suis allé chercher la boite que j’avais confiée à mon père. Si je l’avais gardé chez moi, j’aurais tout pris.

J’ai avalé deux comprimés comme indiqué sur la notice et me voilà au bout de quelques minutes, dans un heureux nuage.

Me sentant bien, je suis allé marcher une petite demi-heure, histoire de ne pas trop prendre de poids. Les neuroleptiques ont, entre autres, cet effet secondaire.

Il y a un marché de Noel dans ma ville. Mes parents m’ont proposé d’aller y faire un tour. C’est le genre de sortie que je n’aime pas trop. Il y a du monde. L’on sera au coude à coude pour commander une crêpe et regarder les stands de commerçants qui vendent des babioles, sans intérêts… Tout le monde se regarde, je ne supporte pas cela. Il y aura aussi des tas de gens à saluer, c’est toujours une torture.

En même temps, je ne sors plus beaucoup de chez moi. Il faut que je me force un peu pour garder un semblant de vie sociale.

Dans les symptômes négatifs de la schizophrénie, l’on retrouve le repli sur soi. Ca s’installe insidieusement. D’abord un manque d’envie pour aller vers les autres puis des angoisses pour sortir, prendre le bus, aller dans une grande surface, sortir en soirée…

Parfois, je me dis qu’il existe peut-être une molécule existante, un complément alimentaire, pour corriger ces symptômes. J’aimerai bien avoir une boule de cristal pour savoir quoi prendre, en attendant que la science progresse.

Je suis retourné sur Facebook. Rien de bien intéressant, juste une invitation énervante pour participer à un jeu.

Faire une crise

criseAprès avoir fait mes 6 000 pas quotidiens, je suis rentré chez moi, avec le sentiment du devoir accompli. J’ai sur mon téléphone une application qui les mesure. Je veux garder la ligne. Les neuroleptiques que j’avale tous les jours en grosse quantité, me feraient prendre du poids sinon.

Apres un weekend catastrophique, pendant lequel j’ai eu peur de faire une crise, je respire. C’était vraiment tendu samedi soir. J’étais dans un autre univers, peuplé de pensées envahissantes, me poussant à sortir dans la rue pour hurler.

J’ai déjà vécu cet épisode,cette crise et je ne veux pour rien au monde y être de nouveau confronté. C’est une trop grande souffrance et il m’a fallu plusieurs années pour ne plus y penser tous les soirs, en refaisant le film.

Je n’ai pas non plus envie de me retrouver hospitalisé, déraciné, ne pouvant plus avoir le contrôle sur mes allées et venues…

Heureusement, le dimanche matin, mes pensées étaient revenues plus rationnelles.

J’ai un ami schizophrène ce matin, qui m’a proposé de venir boire le café chez lui. Il est très bien stabilisé et a réussi à fonder une famille avec un fils, à passer le permis de conduire et à travailler pendant quelques années. Il part tous les ans en vacances en famille. Il est toujours prêt à donner un coup de main. Il est d’une ouverture d’esprit rare. Intellectuellement brillant et bien structuré, grâce à une mère enseignante, qui lui a donné un cadre et des repères. Bien sûr, il arrive comme moi que ses propos soient un peu étranges mais je ne lui jetterai pas la pierre.Il n’a cependant pas fait de crise depuis plusieurs années.

Pour aller lui rendre visite, il faut juste que je prenne mon courage à deux mains pour franchir en bus, les kilomètres qui nous séparent. C’est toujours pour moi, toute une aventure pour quitter mon domicile, surtout l’après-midi. J’ai peur de faire une crise d’angoisse.

Dommage que la téléportation, ne soit pas réalisable de nos jours. Je pourrais avoir une vie sociale. Ou mieux encore, dans un futur proche, les maladies du cerveau seront-elles comprises et curables ?

Amour et schizophrénie

Cela fait quelques jours, qu’une femme, à l’association de patients que je fréquente, m’avoue ouvertement son amour. Bien que cela soit flatteur, je ne suis pas intéressé par elle. Cela fait deux ans que je la connais et je la considère, c’est vrai, comme une bonne amie. J’ai de l’affection pour elle mais pas d’amour et elle ne m’attire pas.

Elle est « marante » et dans l’association elle est aussi un repère pour d’autres adhérents. Mais il est vrai aussi que nous avons douze ans d’écarts.

Bien que schizophrène, je suis capable d’aimer. Cela m’est arrivé d’avoir des sentiments et de pouvoir les partager, mais pas avec cette femme.

Ne voulant pas la faire souffrir, je lui ai expliqué calmement que c’était une amie. Puis, comme elle insistait je lui ai dit qu’elle trouverait un homme qui pourrait lui apporter de l’amour.

Elle s’est mise en colère. Je me doutais qu’elle n’apprécierait pas.

Apparemment cela n’a pas suffi, puisque quelques heures plus tard, elle m’a envoyé un message dans lequel elle m’expliquait, que vu la façon dont je la regardais, il devait y avoir de l’amour.

Je ne lui jette pas la pierre, il m’est arrivé aussi d’avoir des sentiments pour une femme qui n’en n’avait pas pour moi.

Elle est intelligente, mais dans c’est moment-là, c’est plutôt le cœur qui parle et elle est très fleur bleue.

Heureusement, le weekend est arrivé et l’association est fermée. Cela va peut-être mettre un peu de distance entre nous.

Je ne sais pas si lundi, elle va venir à l’association et dans quel état d’esprit elle va être.

La schizophrénie n’est pas une maladie qui empêche d’aimer. Je dis cela parce que j’ai vu que beaucoup de personnes se posaient cette question sur « Google ». C’est juste que cela doit être réciproque.

Alcool et énervement dans le bus

Dans le bus, ce matin, une vieille dame qui insulte le chauffeur parce qu’il ne lui a pas ouvert la porte tout de suite, pour descendre. Elle a continué à râler une fois sortie, parce qu’il s’était garé trop loin du trottoir. Décidément, cela ne donne pas envie de vieillir.

Moi, j’étais assis à côté de deux hommes, le visage marqué par l’alcool qui empestaient et tenaient dans un sac en plastique des canettes de bières.

Hier, j’étais angoissé, j’ai dû prendre 4.5 mg de Temesta. La journée s’est finie de bonne heure. Je me suis mis dans mon lit, pour dormir et échapper à la souffrance.

Par contre, à par le spectacle un peu navrant de mon trajet en bus, la matinée fut agréable. Le soleil et un état d’esprit positif rayonnaient dans ma tête. J’étais même heureux de vivre. C’est assez rare pour le souligner.

Le sport est un bon moyen pour se sentir mieux et hier j’ai couru une heure. C’est peut-être cela, l’explication, ou d’une moins, une partie de l’explication. Ou alors le cerveau est un grand cirque qui a sa guise, me fait souffrir ou me rend heureux.

J’avais envie de nouer des liens, ce matin. Je n’ai pas arrêté de discuter avec les uns et les autres. Moi qui d’habitude ne suis pas très sociable. Ce n’est pas que je ne veux pas mais une étrange souffrance m’envahit quand les autres se rapprochent de moi. Comme une fracturation a l’intérieur de mon cerveau et de mon corps.

Cet après-midi, je n’ai pas grand-chose à faire. La télévision va être ma seule occupation. C’est désespérant.

Demain après-midi, j’ai rendez-vous avec ma psychologue à domicile. Cela me fera du bien.  C’est une jeune femme, sympathique. Elle m’aide à affronter les angoisses qui me gâchent la vie.

Rire une fois par jour

rireSourire et dire que tout va bien, juste pour ne pas parler de ses problèmes. C’est souvent ce que je fais. Même quand je suis mal, je dis « oui oui ça va ».

De toute façon, mon mal être est trop compliqué à expliquer. Avant d’être schizophrène, je ne pouvais pas imaginer le genre de souffrance que cette maladie pouvait provoquer.

De plus, je ne me rends pas compte que je suis décalé. Je suis normal, pour moi. Apparemment j’arrive à assez bien jouer le jeu puisque les gens, pas mes proches, mais les autres ne se rendent compte de rien. La vie est un grand carnaval. On se cache derrière une personnalité, que l’on a en partie héritée de nos parents et que l’on a mis des années à construire. On peut alors monter sur scène et sortir nos répliques. Trouver des réponses quand on se moque de nous… Puis on peut rire tous ensembles, alors que nous ne sommes des nains assis sur les épaules d’un géants.

Je me sens assez « nul », même si j’ai toujours une bonne réplique. Bien cassante, pour animer le débat et faire rire quand on me provoque.

Ce matin, à l’association de patients, nous avons bien rigolés. Jacques, habillé d’une veste imitation peau de léopard, cheveux longs et gant scintillant comme Mickael Jackson, a fait le cirque comme à son habitude. Malgré tout je ne me suis moqué pas de son apparence. Il a un côté touchant et on ne tire pas sur une ambulance.

J’ai juste un peu taquiné Isabelle. Elle sait se défendre, c’est pour cela que j’aime bien parler avec elle.

Je crois qu’elle m’apprécie aussi. J’essaie de ne pas être méchant non plus. Parfois, on entend de drôle de chose, comme Daniel, qui sait se téléporter. Je l’écoute un peu en cachant mon envie de rire. Je ne veux pas le blesser.

Grande souffrance un jour, sérénité le lendemain

Matinée ensoleillée. Hier en grande souffrance, j’étais dans mon canapé à attendre que la nuit vienne me chercher. J’ai fait aussi de nombreux allers et retours chez mes parents, ne sachant plus comment retrouver un peu de bien-être. Le temps finit toujours par passer que l’on souffre ou non. Vers 20 heures, n’en pouvant plus, j’ai déclaré forfait. J’ai fermé les volets de mon appartement et je me suis couché.

La souffrance psychique prend tout entier un individu, de l’esprit vers le corps. Il faut s’accrocher quand on est avec les autres. En effets, chaque mot devient une agression. Il m’est déjà arrivé de m’enfermer dans les toilettes, pendant de longues minutes, pour ne pas exploser complètement.

Aujourd’hui ça va un peu mieux. Je peux marcher dans la rue. Ce qui n’était plus possible il y a quelques années, lorsque je n’avais pas de traitement.

J’étais ce midi chez mes parents. Ils se disputent de temps en temps. Mon père est vite bougon et ma mère connait par cœur ce qu’il faut lui dire pour l’énerver. C’est un petit jeu entre eux. Ils forment cependant un couple exceptionnel.

Par la fenêtre, je vois un autre couple dans leur jardin. Ce sont les voisins. Je ne les connais pas trop. Ils sont plus âgés que mes parents. Le mari est bossu et plus diminué que sa femme. Malgré tout, il ne veut pas se laisser materner par cette dernière. Il sent bien qu’il a besoin d’elle et cela l’agace encore plus. Du coup, il parle plus fort pour se donner de la contenance.

Demain dans le bus, je retrouverai élèves de retour à en cours, après deux longs mois de vacances. Je m’amuse à les regarder de loin, pour savoir comment sont les jeunes de nos jours…

A l’association, les adhérents sont aussi revenus en force. Je me sens à l’aise dans ce local qui est pourtant à 20 minutes en bus de chez moi.

Ma grand-mère

grand-mèreLe soleil et le vent propagent une chaleur qui me remonte le moral, après des jours mitigés. J’étais sur la terrasse avec mes parents et ma grand-mère. Nous avons partagé le repas du dimanche midi ensemble. Cette dernière, fortement diminuée du haut de ses 96 ans, est encore capable de râler lorsqu’on l’infantilise un peu trop. En même temps, ce n’est pas facile de savoir lorsqu’elle a besoin d’aide ou non. Elle ne sait plus faire grand-chose, à par tenir sa vieille carcasse et se plaindre. On ne dit rien, elle a le privilège de l’âge.

Régulièrement, elle demande l’âge du chat ou ce que je fais dans la vie. On lui répond toujours la même chose. Elle est placée dans une maison de retraite et est heureuse le weekend, de venir chez mes parents profiter du jardin. Elle a toujours été un peu dure mais aujourd’hui, ses défauts transparaissent d’avantages.

Un peu masculine, elle ne fait plus trop attention à son apparence. Je n’arrive plus à avoir de relation affective avec elle.

Ma mère, sa fille y arrive encore. Cette presque centenaire a eu une vie rude et a éduqué ses enfants de la même manière. Ils ne lui en tiennent pas trop rigueur. Moi, j’ai plus de mal.

Elle a connu la seconde guerre mondiale et l’exil dans le sud de la France. C’était une époque où les enfants et les femmes n’avaient pas trop leur mot à dire.

Heureusement, après mai 68, les choses ont bien changé. Ma grand-mère est cependant restée très fermée à tout cela. De plus, elle n’a toujours montré que peu d’affection à mon frère et à moi.

Elle devait être institutrice mais la guerre et son exil en ont décidé autrement. Je crois qu’elle ne l’a jamais digéré et a du faire un travail administratif qui ne l’a jamais satisfaite.

Le bus

busAujourd’hui j’ai réussi à sortir. J’ai même pris le bus malgré le monde. A l’intérieur des transports en communs, dans cette ville moyenne, la population est plutôt défavorisée. Les gens sont de toutes les origines. Pour passer le permis de conduire voiture, il faut sortir une grosse somme d’argent et acheter le véhicule…  Bref, nous sommes les français les plus nécessiteux, entassés pour de longues minutes, à devoir attendre que l’autocar veuille bien nous ramener chez nous.

A l’association de patients en souffrance psychique, une pauvre adhérente sous tutelle, vit depuis deux jours sans électricité. Elle était assez énervée et hurlait dans le téléphone à la directrice de la structure qui gère son argent et ses papiers. J’en aurai fait de même.

C’était la rentrée après deux semaines de fermeture et les adhérents étaient bien contents de retrouver un lieu convivial pour échanger, sortir de leur solitude et régler leurs problèmes administratifs…

C’est incroyable, le nombre de personnes qui à un moment de leur vie sombrent dans la dépression ou folie. Nous avons dû appeler les pompiers. Une dame était venue après avoir avalé une boite complète d’anxiolytiques. Elle a eu droit à un lavage d’estomac à l’hôpital.

Ça m’a quand même fait du bien de revoir tout ce beau monde. Je me sens à l’aise dans cet élément et lorsqu’il y a des crises à gérer. Les maladies psychiques peuvent anéantir les personnalités les plus fortes. Une autre femme était en pleur et voulait revendre sa maison parce qu’elle n’était plus capable, depuis plusieurs semaines, de s’en occuper. Elle avait le visage pâle et les traits tirés, à force de passer ses jours et ses nuits dans son lit, en entassant la vaisselle sale et les poubelles.

Il était temps que les vacances se terminent. J’ai pu, avec l’animatrice, remonter le moral de chacun.

Dur d’être des patients

patientsMatinée passée dans la salle d’attente de mon médecin généraliste. Tous les patients ont trouvé le temps long. C’était une clientèle assez populaire avec laquelle je me sens à l’aise. Malgré tout au bout de 2 heures, je commençais à ne plus me sentir bien. Pour finir, je suis reparti avec une ordonnance pour une cure de magnésium et soulagé sur le diagnostic. Je suis un peu hypocondriaque.

Le repas du midi je l’ai passé chez mes apparents avec ma grand-mère. Elle est toujours un peu compliquée à gérer. En même temps à 96 ans c’est un peu normal. C’est une vieille dame qui n’a plus toute sa tête et qui n’accepte pas sa situation.

Hier, je n’étais pas très bien, j’ai beaucoup somatisé. J’ai remarqué que les douches fraiches me faisaient du bien, pendant quelques minutes. J’en ai pris 5 ou 6.

Aujourd’hui, en sortant de chez le généraliste à la pharmacie, j’ai eu droit à un joli sourire d’une des salariés. Une femme assez jolie, brune aux cheveux longs et accessible. Il faudrait que j’essaie d’échanger deux trois mots avec elle. Ce n’était pas la première fois qu’elle me portait un peu d’attention, même sans être à sa caisse. C’est du commerce tout cela, mais ça fait quand même plaisir. Je ne vais que rarement à cette pharmacie, juste pour les médicaments qui ne peuvent pas laisser penser que j’ai des problèmes psychiatriques. Beaucoup d’entre eux ne sont plus remboursés.

Avec la chaleur, le ventilateur de mon ordinateur fait un bruit de tous les diables. Je vais devoir démonter ma tour pour le nettoyer.

C’est le genre d’opération qui me rend anxieux. Mon pc via internet est un vecteur important qui me permet de communiquer avec l’extérieur.

De retour quelques minutes plus tard avec un ordinateur silencieux. C’est quand même mieux de ne pas trop faire chauffer son microprocesseur.