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Mon corps est ma souffrance

Le corps

Le corps

Je suis tendu psychologiquement et physiquement. C’est tout le corps qui est atteint, jusqu’à l’esprit. J’ai essayé de nombreuses techniques, mais pour l’instant, c’est encore devant un écran, à écrire un article, que je suis le plus serein. Je retrouve une sorte de bien-être.

Quand je suis dans mon canapé, je peux sentir les tensions partir des jambes, et envahir tout le corps. C’est très désagréable. Même allongé sur le dos, je ne suis plus soulagé.

J’ai commencé à  ressentir cette sensation, assez jeune, lorsque ma schizophrénie s’est déclarée. J’étais seul dans ma chambre, chez mes parents. Je n’avais même pas 20 ans. Il y avait tout un monde délirant dans ma tête. C’était vraiment horrible, je n’avais pas de traitement.

L’ambiance familiale était très tendue. Je sentais bien que mes parents allaient faire quelque chose. Je craignais de sortir de ma chambre.

J’ai été hospitalisé sous la contrainte, quelques semaines plus tard. Dans la voiture, encadré par deux de mes oncles, pour me conduire à l’hôpital psychiatrique, j’ai vu ma vie défiler. J’ai bien cru qu’elle allait s’arrêter là, que j’allais être enfermé pour le restant de mes jours.

Je ne connaissais pas le moins du monde la psychiatrie. J’avais juste des images de contention, de piqures… Je pensais au film, « vol au-dessus d’un nid de coucou ».

Heureusement pour moi, le traitement à base de neuroleptique, a été assez efficace. Je ne suis resté que quelques semaines, enfermé, avec des permissions pour le weekend assez rapidement.

J’ai découvert un monde plus humain que je ne pouvais l’imaginer. Un personnel médical était là pour m’écouter, me conseiller…

Quand je suis sorti, j’étais encore délirant et loin d’accepter la maladie, mais j’étais calme, à l’écoute de mes parents, même si les relations étaient encore parfois tendues.

Cela fait 20 ans maintenant, et je n’ai pas vu le temps passer.

Le canapé d’un schizophrène

canapé schizophrène

canapé schizophrène

Je suis tendu et fatigué, à peine la force de tapoter sur un clavier. Je ne compte plus les heures passées dans mon canapé, à essayer de trouver une position dans laquelle je retrouverai un peu de bien-être. Ça fonctionne quelques secondes, lorsque je m’allonge sur les dos, les jambes tendues.

Je regarde l’horloge tourner, minutes par minutes. L’après-midi est comme les dunes d’un désert, sans fin.

De la musique rentre par mes oreilles. Parfois je la supporte plus. Mais que faire du temps qui passe.

La fatigue me reconduit toujours vers mon canapé, comme si il était aimanté. Il faut dire que j’avale une sacrée doses de psychotropes, tous sous ordonnance.

Mon canapé, acheté à bas prix, commence à se tordre. Je peux sentir ses ressorts, ses creux et ses bosses. Il est comme moi, abimé, désagréable…

Dans une semaine, c’est le mariage de ma cousine. Je ne sais pas si j’aurais la force d’y aller. C’est à une heure de route, mais pour moi, c’est comme aller sur mars. Il faudra que je voie aussi, si je rentre dans mon costume. Cela fait plusieurs années que je ne l’ai pas porté.

Ça serait surement mieux, que de me retrouver une nouvelle fois dans mon canapé de schizophrène. Même si je l’aime un peu, avec le temps.

Je rêve quand même d’un grand salon, avec un canapé d’angle.

Ce matin, je suis retourné à mon association de patients. Je m’en étais éloigné, ces deux dernières semaines. J’ai revu Fred, avec qui je discute souvent de cigarette électronique. Il est calé dans ce domaine, et fait régulièrement de nouvelles acquisitions de matériels, pour recracher de belles volutes de vapeur.

Vers  onze heures, quand je suis rentré chez moi, je n’ai pas réussi à me détendre, même en m’allongeant sur le dos.

Le lotissement d’un schizophrène

Lotissement

Lotissement

Un sentiment d’étrangeté m’habite depuis plusieurs heures. Je marche dans la rue, je croise des gens, mais c’est comme si j’étais un fantôme. Je me sens comme mort, loin des autres, dans mon monde à moi.

C’est peut-être parce que je fais exactement la même chose, tous les jours. A peu prêt à la même heure, je vais chez mes parents, je vapote en buvant une bière sans alcool, sur leur terrasse, et je rentre chez moi. Je ne vois presque jamais de nouvelles personnes. Je ne m’éloigne pas du lotissement, ou j’habite avec mes parents, à deux minutes à pied de distance. Je peux faire 5 ou 6 allers retours dans la journée, de mon appartement à leur pavillon.

En même temps, j’ai peur du vide que je ressens lorsque je quitte ce lotissement. Lorsque dans le bus qui s’éloigne, des crises d’angoissent m’envahissent.

Aujourd’hui, je suis arrivé à saturation. Je suis une cocotte minutes, prête à exploser. Mais, je suis incapable de m’éloigner de ce lotissement. Aller ailleurs serait comme aller sur Mars. Et puis de toute façon, partir pour reproduire la même chose serait inutile.

J’attends avec impatience le soir arriver, la lumière diminuer, pour m’apaiser. Maintenant, j’ai peur de sortir de chez moi, et de croiser pour la énième fois, les mêmes habitants du lotissement.

Je n’ai qu’une seule envie, fermer les volets de mon appartement. Je n’ose plus sortir de chez moi et je ne veux voir personne. Je voudrais disparaitre sous terre.

Malheureusement, il est encore tôt.

Dans ce lotissement, je me demande ce que pensent les gens de moi. Je dis bonjour. On me répond avec le sourire. Je sais que je peux compter sur certains, mais les autres, diffusent-ils des rumeurs sur moi ? Ou juste, se posent-ils des questions ? Je suis la plupart du temps seul, à marcher, en essayant de trouver une direction à mon existence.

Schizophrénie et autonomie

Schizophrénie et autonomie

Schizophrénie et autonomie

Le matin, c’est le moment de la journée pendant lequel je suis le moins angoissé, et capable le plus d’autonomie.

Je vis seul dans mon appartement. Je me débrouille pour faire les courses, dans un supermarché à 5 minutes à pieds de chez moi. Tous les matins, réglé comme une horloge, j’y vais faire mon petit tour. A force, je finis par connaitre les caissières, et les clients du magasin, qui comme moi, attendent l’ouverture.

Passé la collation du midi, je suis plongé dans une souffrance intense. Je ne suis plus capable de faire grand-chose. Je m’installe dans mon canapé  et j’attends. Je regarde l’heure souvent. Je n’arrive plus à prendre le bus pour aller en centre-ville. Je suis comme momifié. Mon autonomie en prend un sacré coup. Pour mes rendez-vous à l’extérieur, je suis obligé de faire appel à mes parents, pour qu’ils me conduisent. Je suis trop angoissé à l’idée de sortir seul de chez moi.

D’un point de vue général, j’ai beaucoup de mal pour me déplacer. Je ne suis pas en fauteuil roulant, mais c’est les crises d’angoisses, qui me rappellent de ne pas trop m’éloigner de chez moi. Il faut que je lutte pour retrouver mon autonomie.

Souvent le soir, je ne mange rien. Je me suis habitué à ce mode de vie, et en plus, bien qu’ayant un traitement qui fait grossir, je ne prends pas de poids. Je mange un peu plus le midi.  Je cuisine assez souvent des plats à base de pâtes. C’est ce qu’il y a de plus simple et de moins cher.

Le soir vers 19 heures, n’en pouvant plus des pensées qui encombrent tout l’esprit, je vais me réfugier dans mon lit.

Mais vraiment, ce qui me fait le plus peur, c’est de me retrouver seul, sans les parents que j’ai encore la chance d’avoir. Le matin, je me réveille angoissé, à l’idée de de les perdre.

Les émotions d’un schizophrène

émotions

émotions

Cela fait assez longtemps que je n’ai pas ressenti la joie, que je n’ai pas ri… J’ai du mal avec les émotions. Je suis sur une ligne, avec toujours le même sentiment de lassitude. Lorsque quelqu’un fait une blague, je n’arrive pas à rire, alors je fais semblant. Je ne me souviens plus avoir ri aux éclats. Enfin si, cela doit remonter à un an. C’était à table, avec d’autres convives, dans un hôpital psychiatrique. Je me sentais presque gêné de rire. J’y avais été de mon plein gré, mais malgré cela, je n’avais pas pu sortir les 15 premiers jours. Nous étions toujours les mêmes à table. Il y régnait une atmosphère étrange. Comme si nous étions tous à bout de souffle. Pas épargnés par la vie, sous surveillance étroite du personnel médical, comme si notre sort n’était plus entre nos mains. Il ne nous restait plus que le rire comme liberté. J’ai ressenti de la tendresse et de l’affection pour ma voisine de table, qui ne manquait jamais l’occasion de se moquer de moi.

Depuis, je ne me souviens plus avoir ri aux éclats.

Par contre, je ressens la tristesse parfois, sans raison, lorsque je ne m’y attends pas. Cela peut durer une heure ou deux.  Je ressens aussi toutes les émotions négatives, comme la peur, l’angoisse… assez fortement. Quand l’on m’apprend une mauvaise nouvelle, c’est comme si l’on me donnait un coup de poing dans le ventre.

J’ai aussi du mal à me mettre en colère. Je suis comme abattu d’avance, comme dans du coton, incapable de spontanéité. Je me demande toujours si j’ai la bonne réaction, si l’on ne va pas me trouvé étrange, d’une autre planète. L’on m’a déjà fait la réflexion.

Depuis tout petit je me sens diffèrent, d’un autre monde. A partir de quel âge peut-on être psychotique ?

Hospitalisation en milieu psychiatrique

Hospitalisation en milieu psychiatrique

Hospitalisation en milieu psychiatrique

De retour chez moi après une hospitalisation en milieu psychiatrique de plus de 5 semaines. En effet, mes parents étaient partis en chine et j’étais trop anxieux pour partir avec eux ou rester seul chez moi, à plusieurs millier de kilomètres d’eux. La simple décision d’une l’hospitalisation provoqua d’énormes angoisses. Ce fut véritablement un enfer les mois précédents. Je voulais même en finir, craignant les pires souffrances. Mais je craignais encore plus de rester seul chez moi, dans mon appartement. Je me croyais donc pris dans une nasse.

Mais comme bien souvent, la réalité fut moins dure que mes angoisses ne me l’avaient laissé penser.

Je suis arrivé donc, il y a plus de 5 semaines, dans un bâtiment de taille moyenne, composé de deux étages, perdu en pleine campagne. Je fus pris en charge par une infirmière qui me questionna, dans ma chambre, sur d’éventuelles tentatives de suicides. Comme mes réponses furent toutes négatives, je pus garder le chargeur de mon téléphone portable et de ma cigarette électronique. Pendant ce temps-là, une aide-soignante fouillait mes bagages.

Une fois seul, je pus ranger mes affaires dans une armoire fermant à clé. Il y avait une télévision et des sanitaires dans ma chambre individuelle. Je regardais par la fenêtre le monde libre que je venais de perdre.

Les premiers repas furent une épreuve. Je souffre de phobie sociale et je me suis retrouvé dans une grande salle, bruyante, assis avec des gens que je ne connaissais pas. Les premiers jours, peu de mots sortaient de ma bouche. J’essayais tant bien que mal de tisser des liens avec les autres patients, dehors, à table, ou dans les salons de chaque étage…

Au fur et à mesure que les jours de l’hospitalisation s’écoulaient. Je pris plus d’aisance à l’oral. Je commençais alors à découvrir et faire connaissance avec d’autres patients formidables. J’y découvris chez eux beaucoup de richesse d’âme. Bien sûr il arrivait souvent que je demande aux infirmières du Tercian, pour mes angoisses. Il y eu des moments de doutent de souffrances mais aussi de grands fous rires avec des patients que je n’oublierai jamais, comme Choukri et d’autres.

Bien des jours, j’aimerai que ce soit comme aujourd’hui

Bien

Bien

Mon moral est bas. Il est temps que j’aille me balader un peu. Une sortie dans la zone commerciale me fait souvent du bien. C’est assez récent. Avant j’y avais des angoisses. Il y a toujours un nombre important de clients dans l’après-midi. C’est pour cela que je n’aimais pas y aller. Des visages partout, avec des yeux qui scrutent et bien des slalomes à effectuer…

De retour chez moi, je me suis senti relativement bien. J’avais envie que la journée se termine.  Pourtant il n’était que 15 heures. J’avais envie que le soleil se couche, que je ferme les volets. J’avais envie de me retrouver dans mon cocon.

J’ai allumé la télévision et je suis tombé sur une émission montrant des gens en difficultés, à cause de leurs problèmes de santé. Je me suis senti un peu moins seul avec mon handicap. Je ne suis pas sadique mais j’ai vu que d’autres personnes étaient en souffrance et qu’ils continuaient à avancer. Ça m’a donné du courage. Le monde est dur et les gens continuent à avoir espoir. C’est une belle leçon de vie.

Le ciel est en train de se coucher. Je suis relativement bien dans mon appartement. Je n’y fais pas grand-chose comme tous les après-midi. Ca fait souvent gamberger de ne rien faire. Mais là j’écris et je ne pense pas à mes angoisses.

La nuit arrive vite en décembre, comme un long manteau qui recouvrirait tout. Les lumières s’allument et les gens commencent à rentrer chez eux et pour beaucoup retrouver leur famille. Je ne suis plus jaloux.

Bien des souffrances j’ai connu. En ce moment précis, je ne veux pas penser au futur n’y au passé. Je veux juste être dans l’instant. Les phares de voitures éclairent fugitivement la nuit à travers mes fenêtres, comme notre existence sur terre.

Idées envahissantes

Idées envahissantes

Idées envahissantes

Ce matin, le ciel crachait toute l’humidité qu’il avait gardée depuis plusieurs mois. En ouvrant les volets vers  6 heures, il ne faisait pas encore complètement jour. Je pouvais cependant voir le bitume gorgé d’eau, par les caniveaux, remplir les égouts.  Je n’étais réveillé que depuis quelques minutes que des idées envahissantes commençaient déjà à me faire souffrir. Elles tapaient mon cerveau, comme un forgeron façonne un morceau de métal sur une enclume, à de grands coups de marteau. Je me suis installé dans mon canapé dans l’espoir de venir à bout de ces idées envahissantes. J’ai allumé la télévision sans succès. Il fallait que je trouve une solution. Je ne pouvais pas rester dans cet état toute la journée.

J’ai pris toute la cohorte de pilules habituelles, puis je suis sortie affronter la pluie. J’avais envie de voir du monde, des autres êtres humains. Dans le centre commercial à tout juste ouvert, les clients étaient déjà là. Ils avaient les yeux à peine ouverts, à cette heure bien matinale. C’est le moment que je préfère pour aller faire mes courses. Tout le monde marche au ralenti, un peu comme moi. Je ne me sens pas trop décalé. Les caissières passent mes articles et me laissent le temps de ranger ma monnaie, avant de me donner mon ticket de caisse.

En rentrant chez moi, mes idées envahissantes avaient disparu. Comme par magie je me sentais bien.

J’avais oublié que je devais accompagner mon père chez le vétérinaire, pour leur chat. Je déteste aller dans cette clinique. Le sol est glissant et des chiens aboient de partout. Et puis il y a une odeur de mort et des maîtres gaga avec leurs animaux. Nous avons attendu un bon bout de temps avant de s’entendre dire que le chat était en très mauvaise santé. Qu’il fallait faire des examens supplémentaires.

Famille d’un schizophrène

Famille d’un schizophrène

Famille d’un schizophrène

Repas en famille ce samedi midi. Je me sentais bien. Mes parents ne m’ont pas agacé, comme trop souvent c’est le cas, particulièrement mon père. J’étais serein, c’est assez rare pour le signaler.

Lorsque j’habitais chez mes parents, la vie était infernale. C’est agréable de voir sa famille avec modération, et surtout avec le statut d’invité. Je ne m’en rendais pas compte il y a plusieurs années, que mon indépendance me ferait un tel bien. Avant cela, j’étais tout le temps sur les nerfs, et avec le recul, je salue la patience de ma famille qui a tenu le choc pendant mes crises, et lorsque je n’étais pas stabilisé.

Le seul refuge que j’avais en cas de crise était ma chambre. Elle n’était pas bien grande. J’étais souvent très énervé contre ma mère. Et plusieurs fois j’ai voulu partir, suite à une dispute. Je n’avais nulle part où aller. Mes phobies m’interdisaient de m’éloigner de trop. C’était insupportable. Heureusement, je n’en suis jamais venu aux mains avec ma famille. J’étais dans un tel état de décomposition et à bout, que plus d’une fois j’ai dû me retenir. J’étais habité par une haine si forte, que je perdais souvent toute mesure. J’étais en grande souffrance et je tenais ma famille pour responsable.

En même temps, à passer 30 ans, il était temps que je vole de mes propres ailes. Aujourd’hui, dans mon appartement, je souffre encore beaucoup mais il y a des moments de bienêtre.

Ma famille est à bonne distance mais je peux quand même compter sur elle. La solitude que je connais aujourd’hui est bienfaisante.

Il est compliqué pour des parents d’avoir un enfant en souffrance psychique, qui vit encore sous leur toit. Malheureusement, lorsque le handicap est trop fort, la famille doit accepter ce lourd fardeau. L’autonomie n’est pas toujours possible et les places dans les foyers sont rares.

Joyeux noël

noëlCe soir est un peu particulier. Je souhaite un joyeux noël à tous les lecteurs.

Une pensée pour tous ceux qui sont seuls. Finalement de mon côté, je vais passer la soirée en famille. J’ai rendez-vous chez mes parents. Une grosse angoisse cet après-midi, que je ne m’explique pas trop. Peut-être le stress, de vivre cet événement si particulier dans l’année. Il faut faire bonne figure et être heureux, même si finalement l’on ne l’est pas trop.

Et puis, il y a la famille qui sera là. Tout le monde sera tiré à quatre épingles. Il y aura le moment des cadeaux, que l’on n’aime pas forcement mais que l’on accepte avec le sourire. Les tensions seront mises de côté.

Bref, c’est un peu pour moi, un grand moment d’hypocrisie.

Il est bientôt l’heure et je suis assez tendu. Cela fait des semaines que l’on nous prépare psychologiquement, à la télévision ou dans les magasins.

Je regarde encore une fois l’horloge fébrilement. J’ai l’estomac noué.

Heureusement, il y aura un peu de champagne pour accompagner ce moment et le rendre plus léger.

En même temps, je ne vais pas trop me plaindre. Beaucoup de personnes n’ont plus de famille pour passer ce moment.

Pour l’instant dans mon immeuble c’est assez calme. J’entends à peine les voisins. J’ai avalé ma dose de médicaments, pour être tranquille jusque demain matin.

Bon allez, je vais me préparer.