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Les émotions d’un schizophrène

émotions

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Cela fait assez longtemps que je n’ai pas ressenti la joie, que je n’ai pas ri… J’ai du mal avec les émotions. Je suis sur une ligne, avec toujours le même sentiment de lassitude. Lorsque quelqu’un fait une blague, je n’arrive pas à rire, alors je fais semblant. Je ne me souviens plus avoir ri aux éclats. Enfin si, cela doit remonter à un an. C’était à table, avec d’autres convives, dans un hôpital psychiatrique. Je me sentais presque gêné de rire. J’y avais été de mon plein gré, mais malgré cela, je n’avais pas pu sortir les 15 premiers jours. Nous étions toujours les mêmes à table. Il y régnait une atmosphère étrange. Comme si nous étions tous à bout de souffle. Pas épargnés par la vie, sous surveillance étroite du personnel médical, comme si notre sort n’était plus entre nos mains. Il ne nous restait plus que le rire comme liberté. J’ai ressenti de la tendresse et de l’affection pour ma voisine de table, qui ne manquait jamais l’occasion de se moquer de moi.

Depuis, je ne me souviens plus avoir ri aux éclats.

Par contre, je ressens la tristesse parfois, sans raison, lorsque je ne m’y attends pas. Cela peut durer une heure ou deux.  Je ressens aussi toutes les émotions négatives, comme la peur, l’angoisse… assez fortement. Quand l’on m’apprend une mauvaise nouvelle, c’est comme si l’on me donnait un coup de poing dans le ventre.

J’ai aussi du mal à me mettre en colère. Je suis comme abattu d’avance, comme dans du coton, incapable de spontanéité. Je me demande toujours si j’ai la bonne réaction, si l’on ne va pas me trouvé étrange, d’une autre planète. L’on m’a déjà fait la réflexion.

Depuis tout petit je me sens diffèrent, d’un autre monde. A partir de quel âge peut-on être psychotique ?

Hospitalisation en milieu psychiatrique

Hospitalisation en milieu psychiatrique

Hospitalisation en milieu psychiatrique

De retour chez moi après une hospitalisation en milieu psychiatrique de plus de 5 semaines. En effet, mes parents étaient partis en chine et j’étais trop anxieux pour partir avec eux ou rester seul chez moi, à plusieurs millier de kilomètres d’eux. La simple décision d’une l’hospitalisation provoqua d’énormes angoisses. Ce fut véritablement un enfer les mois précédents. Je voulais même en finir, craignant les pires souffrances. Mais je craignais encore plus de rester seul chez moi, dans mon appartement. Je me croyais donc pris dans une nasse.

Mais comme bien souvent, la réalité fut moins dure que mes angoisses ne me l’avaient laissé penser.

Je suis arrivé donc, il y a plus de 5 semaines, dans un bâtiment de taille moyenne, composé de deux étages, perdu en pleine campagne. Je fus pris en charge par une infirmière qui me questionna, dans ma chambre, sur d’éventuelles tentatives de suicides. Comme mes réponses furent toutes négatives, je pus garder le chargeur de mon téléphone portable et de ma cigarette électronique. Pendant ce temps-là, une aide-soignante fouillait mes bagages.

Une fois seul, je pus ranger mes affaires dans une armoire fermant à clé. Il y avait une télévision et des sanitaires dans ma chambre individuelle. Je regardais par la fenêtre le monde libre que je venais de perdre.

Les premiers repas furent une épreuve. Je souffre de phobie sociale et je me suis retrouvé dans une grande salle, bruyante, assis avec des gens que je ne connaissais pas. Les premiers jours, peu de mots sortaient de ma bouche. J’essayais tant bien que mal de tisser des liens avec les autres patients, dehors, à table, ou dans les salons de chaque étage…

Au fur et à mesure que les jours de l’hospitalisation s’écoulaient. Je pris plus d’aisance à l’oral. Je commençais alors à découvrir et faire connaissance avec d’autres patients formidables. J’y découvris chez eux beaucoup de richesse d’âme. Bien sûr il arrivait souvent que je demande aux infirmières du Tercian, pour mes angoisses. Il y eu des moments de doutent de souffrances mais aussi de grands fous rires avec des patients que je n’oublierai jamais, comme Choukri et d’autres.

Bien des jours, j’aimerai que ce soit comme aujourd’hui

Bien

Bien

Mon moral est bas. Il est temps que j’aille me balader un peu. Une sortie dans la zone commerciale me fait souvent du bien. C’est assez récent. Avant j’y avais des angoisses. Il y a toujours un nombre important de clients dans l’après-midi. C’est pour cela que je n’aimais pas y aller. Des visages partout, avec des yeux qui scrutent et bien des slalomes à effectuer…

De retour chez moi, je me suis senti relativement bien. J’avais envie que la journée se termine.  Pourtant il n’était que 15 heures. J’avais envie que le soleil se couche, que je ferme les volets. J’avais envie de me retrouver dans mon cocon.

J’ai allumé la télévision et je suis tombé sur une émission montrant des gens en difficultés, à cause de leurs problèmes de santé. Je me suis senti un peu moins seul avec mon handicap. Je ne suis pas sadique mais j’ai vu que d’autres personnes étaient en souffrance et qu’ils continuaient à avancer. Ça m’a donné du courage. Le monde est dur et les gens continuent à avoir espoir. C’est une belle leçon de vie.

Le ciel est en train de se coucher. Je suis relativement bien dans mon appartement. Je n’y fais pas grand-chose comme tous les après-midi. Ca fait souvent gamberger de ne rien faire. Mais là j’écris et je ne pense pas à mes angoisses.

La nuit arrive vite en décembre, comme un long manteau qui recouvrirait tout. Les lumières s’allument et les gens commencent à rentrer chez eux et pour beaucoup retrouver leur famille. Je ne suis plus jaloux.

Bien des souffrances j’ai connu. En ce moment précis, je ne veux pas penser au futur n’y au passé. Je veux juste être dans l’instant. Les phares de voitures éclairent fugitivement la nuit à travers mes fenêtres, comme notre existence sur terre.

Idées envahissantes

Idées envahissantes

Idées envahissantes

Ce matin, le ciel crachait toute l’humidité qu’il avait gardée depuis plusieurs mois. En ouvrant les volets vers  6 heures, il ne faisait pas encore complètement jour. Je pouvais cependant voir le bitume gorgé d’eau, par les caniveaux, remplir les égouts.  Je n’étais réveillé que depuis quelques minutes que des idées envahissantes commençaient déjà à me faire souffrir. Elles tapaient mon cerveau, comme un forgeron façonne un morceau de métal sur une enclume, à de grands coups de marteau. Je me suis installé dans mon canapé dans l’espoir de venir à bout de ces idées envahissantes. J’ai allumé la télévision sans succès. Il fallait que je trouve une solution. Je ne pouvais pas rester dans cet état toute la journée.

J’ai pris toute la cohorte de pilules habituelles, puis je suis sortie affronter la pluie. J’avais envie de voir du monde, des autres êtres humains. Dans le centre commercial à tout juste ouvert, les clients étaient déjà là. Ils avaient les yeux à peine ouverts, à cette heure bien matinale. C’est le moment que je préfère pour aller faire mes courses. Tout le monde marche au ralenti, un peu comme moi. Je ne me sens pas trop décalé. Les caissières passent mes articles et me laissent le temps de ranger ma monnaie, avant de me donner mon ticket de caisse.

En rentrant chez moi, mes idées envahissantes avaient disparu. Comme par magie je me sentais bien.

J’avais oublié que je devais accompagner mon père chez le vétérinaire, pour leur chat. Je déteste aller dans cette clinique. Le sol est glissant et des chiens aboient de partout. Et puis il y a une odeur de mort et des maîtres gaga avec leurs animaux. Nous avons attendu un bon bout de temps avant de s’entendre dire que le chat était en très mauvaise santé. Qu’il fallait faire des examens supplémentaires.

Famille d’un schizophrène

Famille d’un schizophrène

Famille d’un schizophrène

Repas en famille ce samedi midi. Je me sentais bien. Mes parents ne m’ont pas agacé, comme trop souvent c’est le cas, particulièrement mon père. J’étais serein, c’est assez rare pour le signaler.

Lorsque j’habitais chez mes parents, la vie était infernale. C’est agréable de voir sa famille avec modération, et surtout avec le statut d’invité. Je ne m’en rendais pas compte il y a plusieurs années, que mon indépendance me ferait un tel bien. Avant cela, j’étais tout le temps sur les nerfs, et avec le recul, je salue la patience de ma famille qui a tenu le choc pendant mes crises, et lorsque je n’étais pas stabilisé.

Le seul refuge que j’avais en cas de crise était ma chambre. Elle n’était pas bien grande. J’étais souvent très énervé contre ma mère. Et plusieurs fois j’ai voulu partir, suite à une dispute. Je n’avais nulle part où aller. Mes phobies m’interdisaient de m’éloigner de trop. C’était insupportable. Heureusement, je n’en suis jamais venu aux mains avec ma famille. J’étais dans un tel état de décomposition et à bout, que plus d’une fois j’ai dû me retenir. J’étais habité par une haine si forte, que je perdais souvent toute mesure. J’étais en grande souffrance et je tenais ma famille pour responsable.

En même temps, à passer 30 ans, il était temps que je vole de mes propres ailes. Aujourd’hui, dans mon appartement, je souffre encore beaucoup mais il y a des moments de bienêtre.

Ma famille est à bonne distance mais je peux quand même compter sur elle. La solitude que je connais aujourd’hui est bienfaisante.

Il est compliqué pour des parents d’avoir un enfant en souffrance psychique, qui vit encore sous leur toit. Malheureusement, lorsque le handicap est trop fort, la famille doit accepter ce lourd fardeau. L’autonomie n’est pas toujours possible et les places dans les foyers sont rares.

Joyeux noël

noëlCe soir est un peu particulier. Je souhaite un joyeux noël à tous les lecteurs.

Une pensée pour tous ceux qui sont seuls. Finalement de mon côté, je vais passer la soirée en famille. J’ai rendez-vous chez mes parents. Une grosse angoisse cet après-midi, que je ne m’explique pas trop. Peut-être le stress, de vivre cet événement si particulier dans l’année. Il faut faire bonne figure et être heureux, même si finalement l’on ne l’est pas trop.

Et puis, il y a la famille qui sera là. Tout le monde sera tiré à quatre épingles. Il y aura le moment des cadeaux, que l’on n’aime pas forcement mais que l’on accepte avec le sourire. Les tensions seront mises de côté.

Bref, c’est un peu pour moi, un grand moment d’hypocrisie.

Il est bientôt l’heure et je suis assez tendu. Cela fait des semaines que l’on nous prépare psychologiquement, à la télévision ou dans les magasins.

Je regarde encore une fois l’horloge fébrilement. J’ai l’estomac noué.

Heureusement, il y aura un peu de champagne pour accompagner ce moment et le rendre plus léger.

En même temps, je ne vais pas trop me plaindre. Beaucoup de personnes n’ont plus de famille pour passer ce moment.

Pour l’instant dans mon immeuble c’est assez calme. J’entends à peine les voisins. J’ai avalé ma dose de médicaments, pour être tranquille jusque demain matin.

Bon allez, je vais me préparer.

La télévision nous ment

télévisionJe ne compte plus les fois à la télévision, ou les termes comme déséquilibré, schizophrène, psychose, psychiatrique, ont été employé suite à un fait divers tragique.

Je condamne fermement toute forme de violence.

Il est malheureux que nous soyons tous mis dans le même sac. Mieux faut éviter de dire que l’on souffre de schizophrénie.

Avec mes parents, ce mot est tabou. Je sens qu’il fait mal à mon père et je ne le prononce donc que très rarement.

Les personnes en souffrance qui viennent sur ce blog connaissent bien la réalité de cette maladie qui n’est pas celle décrite dans les informations à la télévision.

En ce moment, j’ai l’impression d’être relativement lucide, même si ce matin de bonne heure, j’ai eu besoin de l’horloge et de la télévision, pour m’assurer que ce n’était pas le soir. J’étais désorienté, avec un soleil trop peu présent, comme dans un long tunnel noir.

Après avoir pris le bus, la machine était repartie et je pouvais de nouveau faire confiance à ce que je voyais. La solitude me rend fou.

Malheureusement, je suis obligé de déployer des efforts, parfois insurmontables, pour aller vers les autres.

Je ne compte plus les journées, voir les semaines, passées dans m’on petit appartement à regarder la télévision, jusqu’à l’overdose.

Chaque jour est un défi à relever, pour sortir et aller vers les autres, comme avec le «rocher de Sisyphe ». Il faut sans cesse recommencer, c’est un véritable enfer comme dans la mythologie.

La télévision me berce et bien que je la critique, je la regarde pendant des heures. Je ne suis pas très cohérent. Dans l’idéal, Je voudrais la jeter par la fenêtre et vivre pour de vrai. M’envoler et voyager à travers le monde, pour rencontrer toute sa diversité et revenir près de l’arbre ou j’ai passé mon enfance.

Facebook, toute ma vie sociale.

facebookUne journée qui commence tôt, levé à 6h30. Un petit tour sur Facebook pour voir que je c’est l’anniversaire d’une personne que je ne connais pas très bien. Pour le principe et sans conviction je lui mets une petite phrase sur son mur. Il me remercie avec un « j’aime ».

Sans codéine depuis plusieurs jours, je suis allé chercher la boite que j’avais confiée à mon père. Si je l’avais gardé chez moi, j’aurais tout pris.

J’ai avalé deux comprimés comme indiqué sur la notice et me voilà au bout de quelques minutes, dans un heureux nuage.

Me sentant bien, je suis allé marcher une petite demi-heure, histoire de ne pas trop prendre de poids. Les neuroleptiques ont, entre autres, cet effet secondaire.

Il y a un marché de Noel dans ma ville. Mes parents m’ont proposé d’aller y faire un tour. C’est le genre de sortie que je n’aime pas trop. Il y a du monde. L’on sera au coude à coude pour commander une crêpe et regarder les stands de commerçants qui vendent des babioles, sans intérêts… Tout le monde se regarde, je ne supporte pas cela. Il y aura aussi des tas de gens à saluer, c’est toujours une torture.

En même temps, je ne sors plus beaucoup de chez moi. Il faut que je me force un peu pour garder un semblant de vie sociale.

Dans les symptômes négatifs de la schizophrénie, l’on retrouve le repli sur soi. Ca s’installe insidieusement. D’abord un manque d’envie pour aller vers les autres puis des angoisses pour sortir, prendre le bus, aller dans une grande surface, sortir en soirée…

Parfois, je me dis qu’il existe peut-être une molécule existante, un complément alimentaire, pour corriger ces symptômes. J’aimerai bien avoir une boule de cristal pour savoir quoi prendre, en attendant que la science progresse.

Je suis retourné sur Facebook. Rien de bien intéressant, juste une invitation énervante pour participer à un jeu.

Faire une crise

criseAprès avoir fait mes 6 000 pas quotidiens, je suis rentré chez moi, avec le sentiment du devoir accompli. J’ai sur mon téléphone une application qui les mesure. Je veux garder la ligne. Les neuroleptiques que j’avale tous les jours en grosse quantité, me feraient prendre du poids sinon.

Apres un weekend catastrophique, pendant lequel j’ai eu peur de faire une crise, je respire. C’était vraiment tendu samedi soir. J’étais dans un autre univers, peuplé de pensées envahissantes, me poussant à sortir dans la rue pour hurler.

J’ai déjà vécu cet épisode,cette crise et je ne veux pour rien au monde y être de nouveau confronté. C’est une trop grande souffrance et il m’a fallu plusieurs années pour ne plus y penser tous les soirs, en refaisant le film.

Je n’ai pas non plus envie de me retrouver hospitalisé, déraciné, ne pouvant plus avoir le contrôle sur mes allées et venues…

Heureusement, le dimanche matin, mes pensées étaient revenues plus rationnelles.

J’ai un ami schizophrène ce matin, qui m’a proposé de venir boire le café chez lui. Il est très bien stabilisé et a réussi à fonder une famille avec un fils, à passer le permis de conduire et à travailler pendant quelques années. Il part tous les ans en vacances en famille. Il est toujours prêt à donner un coup de main. Il est d’une ouverture d’esprit rare. Intellectuellement brillant et bien structuré, grâce à une mère enseignante, qui lui a donné un cadre et des repères. Bien sûr, il arrive comme moi que ses propos soient un peu étranges mais je ne lui jetterai pas la pierre.Il n’a cependant pas fait de crise depuis plusieurs années.

Pour aller lui rendre visite, il faut juste que je prenne mon courage à deux mains pour franchir en bus, les kilomètres qui nous séparent. C’est toujours pour moi, toute une aventure pour quitter mon domicile, surtout l’après-midi. J’ai peur de faire une crise d’angoisse.

Dommage que la téléportation, ne soit pas réalisable de nos jours. Je pourrais avoir une vie sociale. Ou mieux encore, dans un futur proche, les maladies du cerveau seront-elles comprises et curables ?

Amour et schizophrénie

Cela fait quelques jours, qu’une femme, à l’association de patients que je fréquente, m’avoue ouvertement son amour. Bien que cela soit flatteur, je ne suis pas intéressé par elle. Cela fait deux ans que je la connais et je la considère, c’est vrai, comme une bonne amie. J’ai de l’affection pour elle mais pas d’amour et elle ne m’attire pas.

Elle est « marante » et dans l’association elle est aussi un repère pour d’autres adhérents. Mais il est vrai aussi que nous avons douze ans d’écarts.

Bien que schizophrène, je suis capable d’aimer. Cela m’est arrivé d’avoir des sentiments et de pouvoir les partager, mais pas avec cette femme.

Ne voulant pas la faire souffrir, je lui ai expliqué calmement que c’était une amie. Puis, comme elle insistait je lui ai dit qu’elle trouverait un homme qui pourrait lui apporter de l’amour.

Elle s’est mise en colère. Je me doutais qu’elle n’apprécierait pas.

Apparemment cela n’a pas suffi, puisque quelques heures plus tard, elle m’a envoyé un message dans lequel elle m’expliquait, que vu la façon dont je la regardais, il devait y avoir de l’amour.

Je ne lui jette pas la pierre, il m’est arrivé aussi d’avoir des sentiments pour une femme qui n’en n’avait pas pour moi.

Elle est intelligente, mais dans c’est moment-là, c’est plutôt le cœur qui parle et elle est très fleur bleue.

Heureusement, le weekend est arrivé et l’association est fermée. Cela va peut-être mettre un peu de distance entre nous.

Je ne sais pas si lundi, elle va venir à l’association et dans quel état d’esprit elle va être.

La schizophrénie n’est pas une maladie qui empêche d’aimer. Je dis cela parce que j’ai vu que beaucoup de personnes se posaient cette question sur « Google ». C’est juste que cela doit être réciproque.