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Ce nouvel écran, la porte fenêtre de mon appartement

porte fenêtre

porte fenêtre

Le temps est plutôt agréable. J’ai ouvert la porte fenêtre de mon appartement. Il n’y que des maisons et des jardins vides, pas âme qui vive, d’après ce que je peux voir. Un sentiment d’étrangeté m’envahit. Je ne suis plus sûr de rien. Mon cerveau est en train vaciller. Il s’enfonce tout doucement. Je me regarde, je me pince le bras pour me rassurer. Pour voir, si j’existe vraiment. Cela fait de longues heures que je n’ai parlé à personne. Je me demande si tout cela est bien réel.  Il n’y a que la douce mélodie de la chanson qui passe à la radio, qui me raccroche à quelque chose.

Je me demande si ce que je vois est bien la même chose que ce que voit mon voisin. Je me sens un peu seul. Je jette un coup d’œil par la porte fenêtre et je vois passer une voiture. Ouf enfin quelqu’un. C’est comme une télévision, je vois le monde de la même façon. Je ne sais plus faire la différence.

Je m’enfonce dans la solitude, dans la folie… Il est juste passé 16 heures et maintenant les voitures passent presque en continues devant chez moi. Le monde continue à tourner. Chacun vaque à ses occupations, sans se poser trop de questions. Ce n’est pas bon de laisser trop vagabonder son cerveau, surtout lorsqu’il est fragile. C’est un coup à sauter par la porte fenêtre, juste pour voir ce que cela fait. Voir s’il le sol est toujours là. Si l’on va mourir.

Tout me parait si absurde. Pourtant il faut bien se bouger, pour manger, se vêtir… pour ne pas rester dans la boue.

Mais même, je n’ai plus la force. Il faut que je dorme.

Je referme la porte fenêtre, et je ne vais pas tarder à allumer la télévision.

La douleur électrique me parcourt

douleur électrique

Douleur électrique

Aujourd’hui ça ne va pas. Une douleur électrique me parcourt le corps, jusqu’au cerveau.  Je suis comme anesthésié. Je me sens vide. Je me suis mis devant mon écran de télévision, sans succès, même pire, je n’en pouvais plus. Regarder des téléfilms sur noël me rendait nerveux. Tout ce bonheur de circonstance, étalé comme une crème au chocolat, me faisait souffrir d’avantage. J’avais presque envie de vomir.

Au réveil déjà, je savais que la journée n’allait pas être des plus épanouissante. Je m’étais levé du pied gauche. Mais la douleur électrique n’est venue qu’après le déjeuner. Ce matin donc, j’ai dû attendre que mon antidépresseur fasse effet pour me sentir un peu mieux. J’ai une relation très psychologique avec lui. Il suffit que je regarde le comprimé, avant de l’avaler, pour sentir joie m’envahir.

Mais là, en ce moment, l’envie de chanter a disparu, la douleur électrique l’a remplacé et le cerveau est pris en tenaille. Peut-être, si je prenais des antalgiques, je me sentirais mieux, mais non j’ai  déjà essayé, ça ne marche pas.

Il doit bien y avoir une solution, pour stopper cette douleur électrique intenable. Aller faire un tour dehors, dans le supermarché à 5 minutes à pieds de chez moi.

Oui je vais faire cela. Il faut que je sorte. Je vais acheter une bricole puis revenir.

Et puis il y a aussi se soleil d’hivers, que je finis par détester. Comme si ses rayons étaient eux aussi électriques.

La tension monte de plus en plus, au fur et à mesure que je me prépare à aller au supermarché. Je n’ai pas envie d’y faire une crise. Dehors, je me sens en insécurité. Le regard des autres m’agresse.

Il faut que je me conditionne. « Tu te sentiras mieux une fois que tu seras rentré » je me dis.

Loin de chez moi

Loin de chez moi

Loin de chez moi

Je suis seul chez moi, ma famille est à plusieurs centaines de kilomètres, loin de chez moi. J’ai tout un sac rempli d’angoisses. J’ai peur de perdre mes clefs quand je sors, j’ai peur de tout…  Ma famille est partie il y a 3 jours maintenant. Les deux premiers jours furent les plus compliquées. J’étais sur le fil, j’aurai pu basculer d’un instant à l’autre.

Aujourd’hui dimanche est un autre jour. Je commence à me faire à l’idée. Je fais des allés et retours, chez mes parents pour nourrir le chat. Ce matin, je me suis aperçu qu’il y avait une légère fuite d’eau dans leur garage. J’ai fait appel à un voisin. Ce n’était pas grand-chose et l’homme assez corpulent, m’a donné une claque sur l’épaule, une fois le problème réglé. Je lui ai parlé de mes angoisses sans lui dire que j’étais schizophrène. Je ne sais jamais comment les gens reçoivent une telle annonce.

Le dimanche est un jour un peu compliqué. Tous les magasins sont fermé et je ne peux aller faire ma balade dans le centre commercial pas loin de chez moi. Paradoxalement, me fondre dans la foule pour quelques minutes me fait du bien. Aujourd’hui je ne peux pas.

J’ai un ami qui doit venir chez moi cet après-midi. Je me sentirais moins seul, moi qui n’ai pas eu beaucoup de contacts humains depuis trois jours. C’est un homme de 33 ans, souvent seul lui aussi, vivant chez ses parents et ayant des difficultés psychique, sympathique, mais l’un n’empêche pas l’autre.

Demain, ma psychologue à domicile doit venir à 14h00. Ce sera l’occasion de faire le point avec elle de ce début de semaine. Cela va casser un peu ma solitude. En effet lorsque mes parents sont loin de chez moi, je n’ose plus prendre le bus pour aller en ville. Il n’est alors plus question d’aller à l’association de patients, tout seul. Je dois m’y faire conduire par l’animatrice.

Nouvelle année

année

Année

Nous sommes le 31 décembre 2015 et j’ai une soirée de prévu, avec des amis qui ont la même particularité psychique que moi. C’est à 20 heures et j’espère être assez en forme jusque-là pour fêter la nouvelle année. Cela fait plusieurs années que je passe la saint Silvestre seul, dans mon appartement à entendre les voisins faire la fête et les feux d’artifices pétarader… Pour l’instant tout va bien, je suis motiver pour sortir ce soir. J’espère que mon entrain va durer et que je ne vais pas faire faut bon à mes amis au dernier moment. Je ne sais jamais trop comment ma santé évolue.

Hier, l’après-midi fut assez dur. La visite de ma psychologue à domicile ne m’a pas fait du bien. Lors de sa visite précédente je n’étais vraiment pas en forme et tout est remonté à la surface. L’étau dans ma tête et la souffrance psychique m’ont contraint à me mettre dans mon lit vers 19h00. Je n’en pouvais plus.

Heureusement, ce matin je me sens bien. J’ai même discuté avec un ancien professeur d’anglais, que j’avais eu au lycée et que j’ai retrouvé à la boulangerie du quartier. Lors de ces années, pas les meilleurs pour lui m’a-t-il confié, j’étais un élève assez studieux. Il était dans un lycée difficile et pas toujours apte à se faire respecter avec les autres classes. Aujourd’hui, cet homme souriant et débonnaire est à la retraite.

A cette heure, le soleil brille et cela me fait un peu oublier la journée d’hier. Une nouvelle année va bientôt commencer. Je souhaite de tous mes vœux que la recherche en santé mentale comprendra mieux les maladies psychiques, pour toutes les personnes qui souffrent dans leur âme et dans leur chair. C’est un domaine de la médecine qui est trop souvent mis de côté.

Cannabidiol (CBD) substance miracle ?

Cannabidiol

Cannabidiol

Le cannabidiol (CBD) est un cannabinoïde présent dans le cannabis. C’est un constituant majeur de la plante, représentant jusqu’à 40 % de ses extraits. C’est un composant qui contrairement au THC ne provoque pas l’ivresse habituelle du cannabis et ne favorise pas la psychose.

Le cannabidiol (CBD) est en vente sur de nombreux sites internet, comme huile, complément alimentaire ou e-liquide pour cigarette électronique… Il est cependant vendu très cher et je ne l’ai pas testé. Je vais demander l’avis ma psychiatre, sur cette substance.

A auteur de 800mg/jour, il serait aussi efficace qu’un antipsychotique comme l’amisulpride pour soigner la schizophrénie, mais sans les effets secondaires.

Le cannabidiol (CBD) aurait de nombreuses autres vertus comme réduire l’anxiété, et améliorer la socialisation…

Sur internet, de nombreux articles en parlent comme un remède miracle, pour soulager les personnes souffrants de schizophrénie.

Le laboratoire GW est en phase 2, sur un médicament contenant du cannabidiol (CBD), pour les schizophrènes, voir lien.

Il serait heureux que la psychiatrie, ne soit plus le parent pauvre de la médecine et que d’autres laboratoires, développent ce genre de médicament.

Je suis à la recherche de personnes souffrant de schizophrénie, ayant testé le cannabidiol (CBD), même en faible quantité, pour avoir leur retour.

Pour l’instant, le cannabidiol (CBD) est couteux à extraire mais les prix risquent de baisser, s’il existe un vrai bien être, en absorbant cette substance qui ne contient pas de THC, je le rappelle.

En effet, des méthodes plus industrielles seraient alors mises en place pour extraire le cannabidiol (CBD), en cas d’effet bénéfique.

Souffrant de schizophrénie et de phobie sociale, je suis intéressé par toute nouvelle molécule ou substance, qui pourraient rendre ma vie moins difficile.

Encore avant-hier, je n’ai pas réussi à prendre le bus pour me déplacer en centre-ville. L’anxiété a encore une fois été la plus forte, malgré toute ma motivation.

Apathique ce jour

apathique

apathique

Je suis complètement apathique depuis ce matin, et ma psychiatre vient d’annuler le rendez-vous de cet après-midi. Le prochain est dans un mois. Pour une fois que j’avais envie de parler. Je commence doucement à m’ouvrir à elle. C’est dommage.

Depuis le réveil, j’ai l’impression d’avoir un boulet accroché à un pied. Rester dans une pièce avec les autres m’est insupportable. Je trouve tout le monde agaçant. A l’association de patients, j’ai lutté pour discuter un peu et faire semblant de sourire. Pour ne pas que l’on me demande pourquoi je ne suis pas en forme.

Il n’y avait rien à dire. Je suis apathique et démoralisé, parce que rien n’avance dans ma vie. Je suis dans une routine, qui en même temps qu’elle me rassure, est terriblement ennuyeuse.

Je voudrais oser pour une fois. Que mes angoisses arrêtent d’être un carcan et qu’elles me laissent ouvrir mes ailes. Passer mon permis de conduire et rouler, sans destination, à l’aventure. Au lieu de cela, je suis tellement apathique que je n’ai plus la force de bouger de mon canapé, plié en deux de douleur et d’angoisse.

Ma vie est une longue succession de souffrance, avec quelques moments de délires, qui m’éloignent encore plus des autres.

Dans le bus ce matin, plus rien n’avait d’importance. J’étais dans ma bulle, assis sur une place bien à l’abri du regard des autres.

Chez moi seul, je retrouve un peu de bien-être. Je peux cacher aux autres ce que je suis vraiment.

Il faut beau. Je vais en profiter pour aller boire une ou deux bières, dans un parc pas loin.  Ce n’est pas mon habitude de boire de l’alcool mais j’ai besoin d’évacuer, de ne plus penser à rien, de faire le vide dans ma tête.

J’ai envie de voir du monde et en même temps j’en ai peur.  C’est un dilemme insupportable. Une spirale vers la solitude.

Triste jour

triste jour

triste jour

Je suis triste depuis quelques jours. Ce matin, le réveil fut tardif. Mes antipsychotiques n’avaient pas encore atteint le cerveau que j’étais déjà parti faire quelques courses. Je luttais contre une crise d’angoisse qui montait, au fur et à mesure que j’avançais dans le fond du magasin. Tout autour de moi était mouvant. Mon corps n’était plus présent. Mon esprit voulait s’envoler, je ne sais ou. C’était horrible. Le visage des autres clients était déformé et le sol ne m’inspirait pas confiance. Aux caisses automatiques, mes mains se mirent à trembler. La tension se relâchait. Je pouvais enfin respirer.

Hier, j’étais tellement triste et mélancolique, que je suis allé acheter de la Codéine. Au moins avec elle, j’étais bien pour une heure ou deux. Je venais de faire beaucoup de peine à quelqu’un pour qui j’avais une grande affection, et je m’en voulais.

Aujourd’hui, plus grand-chose n’avait d’intérêt à mes yeux, après avoir fragilisé cette personne. Je me sentais triste. C’était une femme, que j’aurais dû rendre heureuse.

La solitude est tellement présente dans ma vie que je sais plus vivre avec les autres. Je suis seul et j’évite toute situation sociale, dans laquelle je pourrais être trop impliqué, comme une relation amoureuse.

C’est triste de vivre ainsi. Le soleil brille dans mon dos et je sens le poids de cette malédiction.

La souffrance va petit à petit gagner du terrain, comme tous les weekends. La tristesse sera sans doute remplacée par un mal être, et je vais surement me plier de douleur dans mon canapé.

Dehors, malgré le soleil, les températures sont encore basses.

J’ai envie d’échapper à cette maladie, la schizophrénie, qui dirige ma vie. Qui m’empêche de vivre comme je l’aurais voulu.

Je pense à cette femme, et je me demande ce qu’elle fait en ce moment.

Intellectuellement fatigué

Intellectuellement fatigué

Intellectuellement fatigué

Cela fait plusieurs jour que je suis fatigué, intellectuellement. Vers 17 heures, je n’en peux déjà plus. Je regarde l’horloge en me demandant si je ne rêve pas. Mon esprit est intellectuellement fatigué, alors que mon corps ne l’ait pas. Dans ma tête, les pensées s’amoncellent les unes sur les autres, mon cerveau est complètement bloqué. Je ne peux plus rien entreprendre, même écouter un peu de musique.

Je ne sais pas à quoi est du cet embouteillage dans ma tête. Souvent n’en pouvant plus, vers 18 heures, je ferme les volets et tremblotant je me couche. J’attends alors quelques heures avant de dormir et j’angoisse dans le noir.

Aujourd’hui, les choses ont l’air d’aller un peu mieux. Je me sens plus en forme. J’ai même pris un comprimé de Ginseng pour me donner un petit coup de fouet. Je sais que pris pendant plus de trois jours, c’est déconseillé. Au-delà, intellectuellement, ça me rend nerveux et angoissé.

Le soleil est splendide et je vais peut-être pouvoir enlever une couche de vêtement, cet après-midi.

Dans le bus, ce matin, il n’y avait pas grand monde. Je ne peux plus le prendre aux heures de pointe. Je suis angoissé lorsqu’il y a du monde et que les gens sont trop proches de moi. Je me sens agressé.

A l’association de patients, c’était assez calme. Comme souvent, je discute et peu et je me mets dans un coin près du radiateur. Cela me fait une sortie bien agréable, même si je suis devenu de moins en moins sociable.

Intellectuellement, je ne supporte plus de longues discussions. J’ai fait des efforts au début, il y a dix ans, mais aujourd’hui je ne peux plus. La présence d’autrui me fatigue très vite et j’ai besoin de me ressourcer dans mon appartement, seul.

Il n’est encore que 12 heures et je vais essayer de tenir le plus longtemps possible, avant d’aller me réfugier dans mon lit.

Images qui me hantent

images dans la tête

images dans la tête

Un dimanche matin glacial. Pour faire des économies, j’ai arrêté mon chauffage. Dehors, une légère bruine et un vent venu du nord, transperce les vêtements jusqu’à l’os. Je suis devant ma télévision, j’ingurgite des tonnes d’ images. Mon cerveau est saturé. J’espère qu’ils les évacuent quand même à un moment. Souvent, je préfère prendre un livre, même si cela demande un peu plus d’effort et de concentration.

Hier soir, chez mes parents qui n’habitent pas très loin, une angoisse est montée. J’ai eu des flashs, des images de mon appartement. J’étais anxieux de ne pas être dans mes murs. Cela se produit, le soir, quand il fait nuit. Je voulais courir chez moi, pour me retrouver dans mon cocon.

Puis, les images de mon appartement ont peu à peu disparu, pour me laisser savourer ce repas en famille.

Le dimanche est un jour que je ne porte pas dans mon cœur. Souvent l’après-midi, je suis en souffrance. Il n’y a rien à faire. Tous les magasins sont fermés. J’attends en tournant en rond, que les heures passent. Le soir je n’en peux plus, et la nuit venant est un soulagement, car je sais qu’elle mettra fin à cette journée.

Demain, une semaine va reprendre. J’espère arriver à prendre le bus. Des images de gens qui me regardent, dans un espace clos, provoquent en moi un frisson d’agréable. Je préfère alors souvent prendre un bus à un horaire diffèrent, pour ne pas retomber sur les mêmes voyageurs.

J’anticipe trop les moments qui peuvent être stressants, et j’en fais tout un monde.

L’association de personnes en souffrance psychique commence à me lasser. Pourtant, je vais quand même continuer à y aller. C’est ma seule activité sociale.

Dehors, le ciel est devenu blanc comme de la neige. Tout est figé et l’on a du mal à se croire à six jours du printemps, que j’attends avec impatience.

La tête à l’envers

La tête à l’envers

La tête à l’envers

Cela fait quelques jours que je me couche plus tard le soir, plus à 19h00 comme avant. Dormir n’est plus un refuge. Je pense que cela est positif, je suis moins en souffrance à ce moment-là de la journée. Le matin, je me réveille quand même avec la tête à l’envers. Il faut au moins une heure, pour que j’arrête d’être mal.  Si bien, que je n’arrive pas toujours à prendre le bus, pour aller en ville. Je suis face à un mur, une angoisse. La souffrance est trop présente pour que je me mette dans une situation stressante, comme celle de prendre les transports en commun.

Il y a quelques jours, j’ai envoyé un sms à ma psychologue à domicile, pour lui dire que financièrement, je ne pouvais plus faire appel à ses services. De plus, j’étais arrivé au bout de ce qu’elle pouvait m’apporter. Je ne sors pas plus que d’habitude, malgré son travail. Je garde quand même contact avec elle, on ne sait jamais.

En parallèle, depuis deux jours, j’ai augmenté ma dose de neuroleptique. Je pense que cela me fait du bien. Je suis un peu moins anxieux. J’ai moins la tête à l’envers l’après-midi, m’obligeant à rester dans mon canapé.

Aujourd’hui, le soleil brille, j’ai pu arrêter mon chauffage et je pense aux économies que je pourrai faire, dans mon logement mal isolé.

A l’association, ce matin, j’ai voulu discuter avec tout le monde, j’avais la tête à l’envers. J’avais des difficultés pour m’exprimer. Les mots sortaient dispersés de ma bouche, sans cohérences. Tout le monde a bien ri. Je n’ai pas aimé.

La schizophrénie est une maladie à mille handicaps. La souffrance, les angoisses, les phobies, les délires, le repli sur soi, la tête à l’envers… La liste est longue.

Demain, j’espère être assez bien pour prendre le bus, être un peu plus autonome et ne pas demander que l’on me conduise en voiture, comme aujourd’hui.