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La tête dans un étau

étau

étau

J’ai la tête dans un étau. C’est très désagréable et cela survient tous les jours après le repas du midi. Je m’installe dans mon canapé. D’abord les jambes croisées, puis je m’allonge complétement. Aucune position ne fait disparaitre cette douleur. C’est lancinant, un peu comme la torture qui consiste à faire tomber une goutte d’eau sur le front, pendant des heures, au même endroit, jusqu’à ce qu’on ait l’impression que ce soit la fraise d’une perceuse et plus une goutte d’eau.

Je regarde l’heure et je vois qu’il est à peine 14h30. Le temps passe si lentement l’après-midi. Mon cerveau est toujours pris dans un étau. Je n’ai nulle part où aller. Personne avec qui discuter. Mes parents sont là bien sûr. Mais leur contact, à force, n’est pas très épanouissant. Je ne sais cependant pas ce que je ferais sans eux. Ils sont comme une force gravitationnelle qui m’aspire tous les jours un peu plus. Il faudrait que je prenne mon envole.

Aujourd’hui, il y a un air de printemps. J’ai ouvert les portes fenêtres de mon appartement. Un air chaud pénètre à l’intérieur de mon séjour. Je peux entendre distinctement les bruits de la rue. Les sirènes des pompiers… J’ai toujours la tête dans un étau. Il faut souvent que j’attende 18 heures, pour qu’un mieux-être s’installe.

J’ai hâte que le soleil se couche, que la vie autour de moi se ralentisse. Je peux commencer alors à me mettre en veille. Bien souvent je me mets dans mon lit de bonne heure. C’est un refuge.

En attendant, il me reste de longues heures à patienter. Comme perdu dans l’espace, sur une planète qui tourne sans moi ou presque. Je ne fais pas vraiment parti de ce monde. Nous sommes un pourcent de la population à être schizophrène. Chacun faisant comme il peut.

Crise aigüe sur un chantier de fouilles archéologiques

Fouilles archéologiques

Fouilles archéologiques

J’avais déjà fait une crise et subit une hospitalisation en milieu psychiatrique, mais 2 ans plus tard à, l’âge de 20 ans, mon état psychique s’est de nouveau fortement dégradé. A cette époque-là, je vivais chez mes parents. Ces derniers voulaient absolument que je fasse quelque chose de mes journées. J’avais arrêté mes études et mes parents s’inquiétaient de me voir ne rien faire de mes dix doigts.

Je me suis donc inscrit en tant que bénévole, sur un chantier de fouilles archéologiques. C’est à cette époque que je commençais à être fortement angoissé, lorsque je m’éloignais du domicile de mes parents. Heureusement le chantier de fouilles archéologiques n’était pas loin. Je pouvais y aller à pied, seul. C’était un grand morceau de terre, à nu, bordé d’un côté par un champ et de l’autre par des maisons. Il y avait tout autour, un  ruban et des piqués qui délimitaient la zone de fouille.

Dès les premiers jours, je peux dire que je n’étais pas en forme. Les délires mystiques envahissaient mes pensées. Les autres archéologues devaient me trouver étranges, de plus en plus en tout cas, au fur et à mesure que les jours avançaient. Nous passions nos journées à faire des trous dans la terre, avec des truelles. Plusieurs fois je me suis senti tellement mal, qu’avant l’heure, je suis rentré chez mes parents.

Le chantier de fouilles archéologiques était devenu un endroit de torture, mais je ne sais pourquoi, je continuais d’y aller. C’est peut-être à cause de mes délirent, car lorsque je voyais le calvaire, avec jésus sur sa croix, juste à côté du chantier, je me disais que c’était à mon tour de souffrir. Que j’étais comme lui.

Plus les jours avançaient et plus j’étais délirant. Jusqu’au moment où la souffrance étant trop forte, je me suis mis à marcher vers le responsable du chantier de fouilles archéologiques, je suis tombé… Lorsque je me suis relevé comme pris au piège, ne sachant plus ou aller, je me suis mis à hurler pendant de longues minutes. J’allais vers les uns et les autres, qui se sauvaient en me voyant arriver, tel un démon.  Ayant effrayé tout le monde, sous la menace d’appeler la police, je suis rentré chez moi en courant, pour ne plus jamais retourner sur ce chantier.

Mon cerveau, le pauvre

cerveau

cerveau

Je viens de marcher un bon quart d’heure. Sortir un peu de chez moi m’a fait du bien. Je n’en peux plus de ces journées devant la télévision… C’est comme une mort lente. Regarder des gens vivre à travers un carré, contre un mur, c’est déprimant. Et puis donner du temps de cerveau disponible, pour se mettre dans la tête toutes ces voitures que je ne peux pas acheter, c’est se faire du mal pour rien.

Il y a quelques jours j’étais au plus mal. Dans mon lit un soir, à rager d’être dans un corps que je ne pouvais éteindre. Je voulais disparaître de définitivement. J’ai cherché plusieurs façons d’en finir. Eteindre ce cerveau, sortir mon âme de ce corps malade, ou dormir pour l’éternité. Je voudrais pouvoir le moment venu, faire cela en toute l’égalité. Avec ma famille autour, partir dans la douceur et sans souffrance. C’est une liberté de base. Que chacun puisse décider de son sort. Nous sommes propriétaire de notre corps, de notre vie. On peut vous laisser croire que non, que c’est l’éternel qui doit décider. J’ai prié à une époque, et mes souffrances n’ont été que plus grandes. Quiconque n’a jamais souffert vraiment, ne peut pas se faire une opinion et décider pour nous.

Aujourd’hui, malgré cette marche, je suis fatigué. La nuit est arrivée entre temps, et mon état d’esprit s’est assombri. Mon cerveau est comme englué dans une pensée désagréable, qui ne me quitte plus. Comme si on venait de m’annoncer une mauvaise nouvelle. Mes poils se hérissent. Je ne sais plus quoi faire pour que la lumière se rallume à nouveau, pour chasser toute cette souffrance. Je rêve d’avoir l’esprit tranquille. De n’avoir jamais été marqué au fer rouge, par des douleurs qui m’ont fait m’évanouir.

Je vais fermer les volets de mon appartement.

Mon appartement est une cocotte minute

Cocotte minute

Cocotte minute

Le soleil tape sur le toit de mon appartement. A l’intérieur comme dans une cocotte minute, il fait bien 30 degrés. Un peu comme dans mon cerveau, avec mes idées envahissantes. Je lutte pour les faire disparaitre. J’ai trouvé comme solution, de prendre des douches bien fraiches. L’air ambiant me sèche tout seul, en quelques minutes. Pendant ce temps-là je me sens mieux. Je dois bien prendre 10 douches par jour.

Ce matin je suis allé à l’association de patients. J’ai réussi à prendre le bus pour m’y rendre et y revenir. Il y avait une dizaine de personnes. Nous étions tous dans la cours du local. Le matin, c’est agréable, le soleil est caché par les hauts murs des voisins. Par contre l’après-midi, c’est une vrai cocotte minute. J’ai passé un bon moment, bien qu’il n’y ait que quelques adhérents, que l’on peut compter sur les doigts de la main, avec qui j’ai des affinités. Il y avait superman, qui a des supers pouvoirs, comme celui de se téléporter, croit-il. Mais j’aime bien discuter avec lui.

Une fois rentré chez moi, dans mon appartement, telle une cocotte minute, je me suis installé dans mon canapé, pour ingurgiter des tonnes d’images. Je zappe souvent. Je n’aime pas les images de violence, ni les émissions trop vulgaires, qui tournent en continu. Alors souvent je me rabats sur la radio. Je me lève parfois de mon canapé, pour faire le tour de mon petit appartement. Les journées sont longues et l’après-midi, j’ai trop d’angoisses pour franchir le seuil de ma porte et explorer le mon extérieur.

Il faudra quand même que j’aille faire quelques courses pour manger ce soir. Ces derniers temps, j’ai un peu fait l’impasse sur le repas du soir. Je n’avais plus le moral pour manger. J’ai perdu un peu de poids, malgré les neuroleptiques qui sont censés faire grossir.

Les gouttes perlent sur mon visage

gouttes d'eau

gouttes d’eau

Un dimanche pluvieux vient gâcher la fête. Je suis sorti pour me rendre chez mes parents, à pieds. L’eau coulait sur mon visage, par petites gouttes, sensation très désagréable. J’avais envie de sauter dans les flaques d’eau, mais je cœur n’y était pas vraiment, j’ai renoncé. Cela fait quelques jours que ma santé n’est pas très bonne. Mon cerveau et mes pensées sont en train de se liquéfier sur place, plus rien ne tient en place. Je n’arrive plus à retrouver de moments de quiétude, comme si l’eau qui compose mon corps, avait décidée de se transformer en souffrance. Une intense souffrance qui me prend tout entier. Des idées tel un torrent m’envahissent. Je pense à ma solitude le jour ou mes parents ne seront plus là. Arriverai-je à vivre encore ? A supporter la leur absence. Comment ferai-je, moi qui n’arrive pas à me déplacer sans eux, même pour quelques kilomètres. Et puis la vie, comment pourrai-je l’affronter. Tous les petits tracas du quotidien sont comme des immenses montagnes. J’ai peur.

Je me sens tellement seul. Perdu dans cet univers, dans cette planète, dans ce pays, dans ce quartier, dans cet appartement.

L’eau coule par terre dans les caniveaux. Je regarde cela de loin. J’aimerai tant que les petits tracas du quotidien, ne soient pas des torrents que je n’arrive plus à maîtriser. M’obligeant à me mettre dans mon lit et à attendre que la souffrance ne passe.

C’est trop dur, je n’en peux plus d’être mal comme ça. Plusieurs fois quand je suis comme cela, je me pense à en finir. Pour me rassurer, je sais que mon heure viendra. J’espère alors que je serai bien, pour toujours, dans un bel endroit. Que mon âme sera belle, qu’elle rayonnera. Que je ne serai plus dans ce corps, dans ce cerveau. Que mon âme sera libre de toute contingente physique.

Le bateau coule

Le bateau coule

Le bateau coule

Je me sens comme un bateau échoué sur une plage. Je n’arrive pas à me détendre et j’ai toujours les mêmes idées qui me viennent à l’esprit. Comme un marteau qui tape une enclume, j’attends de me sentir mieux, en vain. Cela fait plusieurs mois que je souffre le martyr. Je sais que je vais être hospitalisé en secteur psychiatrique, dans quelques semaines maintenant. C’est un essai d’une semaine pour plus tard, en avril, lorsque mes parents partiront à l’étranger pour trois semaines. En effet, me retrouver seul dans mon appartement, avec presque personne sur qui compter, me fait encore plus peur que d’aller dans un hôpital psychiatrique.

Tout seul, j’ai l’impression d’être perdu dans l’espace, ou dans un bateau en pleine tempête. Mais l’hospitalisation aussi m’angoisse. Je n’arrête pas d’y penser depuis des mois. Je sais que c’est la moins mauvaise solution, mais c’est comme une perceuse qui me vrille le cerveau et tout le corps. Le soir, je n’ai qu’une seule envie, c’est de me réfugier dans mon lit le plus tôt possible.

Je suis à la barre d’un bateau qui coule. J’ai déjà vécu seul loin de mes parents, lorsque j’étais étudiant. Deux crises de schizophrénies aigues sont passées par là et ont fracturé mon cerveau et explosé la confiance que j’avais en moi. Aujourd’hui, je suis angoissé pour rien.

Il faut que je me calme. Que je fasse mes exercices de respiration. Un deux trois, j’aspire profondément en baissant les épaules et je souffle.

Ce matin, je suis allé à l’association de patients. J’ai fait bonne figure malgré la boule que j’avais dans le ventre. J’ai discuté avec les uns et les autres, puis je suis rentré en bus. L’après-midi risque d’être longue et ennuyeuse. Mon cerveau est dans une enclume depuis plusieurs heures maintenant, et aucune pilule ne vient à bout de cette douleur.

Puzzle démonté

puzzle

puzzle

Le ciel est gris, je ne me sens pas très bien. Je me sens fracturé, comme un puzzle démonté dans une boite. Comment remettre tout cela en ordre. Je ne peux pas. Je n’arrive plus à me concentrer plus de 5 minutes. Ce matin, je n’ai pas réussi à prendre le bus pour aller à l’association de patients, en ville. J’ai dû demander à mon père qu’il me conduise.

Justement, mes parents doivent partir une semaine en vacances dans quelques jours et c’est cela qui me mine le moral. La solitude ne me réussit pas et à part mes parents, je n’ai pas grand monde sur qui compter. J’ai l’impression d’être perdu dans l’espace, sans apesanteur ni repaire.

A l’association de patients, je me sens mieux pourtant. Je suis avec du monde et l’on discute le bout de gras, dans un local dans lequel je me sens à l’aise. Il y a une animatrice, blonde, avec des formes et souvent rassurante. Elle écoute les petites ou grandes misères des adhérents, avec une épaule bienveillante. Je m’entends bien avec elle. On est souvent sur la même longueur d’onde.

Mais là, chez moi, en ce début d’après-midi et malgré de timides éclaircis, je me sens comme un puzzle, qui aurait besoin de longues heures de patiences pour être remonté. Je regarde l’heure fixement, toutes les minutes. En espérant qu’un hypothétique bien être, veuille bien se manifester.

Mon appartement est silencieux. J’ai éteint la télévision, je n’ai trouvé aucun programme intéressant. Je mettrai peut être un peu de musique pour casser la solitude. Malheureusement, c’est dans ces moments d’oisiveté, que les idées angoissantes me harcellent, m’obligeant à m’aliter.

J’ai envie de bienêtre et d’une plage de sable fin. De n’avoir jamais connu cette morsure qu’est la schizophrénie. Je voudrais être indemne de toutes ces souffrances.

Mon canapé

Canapé

Canapé

Je ne me sens pas bien du tout cet après-midi. La tête dans un étau. Un sentiment de mal être qui me plonge dans un abime noir, sans lumière. Je m’installe dans mon canapé à la recherche d’une occupation quelconque qui pourrait me changer les idées. J’allume la télévision. Ce n’est pas facile, je zappe de chaine en chaine sans trouver mon bonheur. Au contraire cette dernière me fait du mal. Plus je la regarde et moins je me sens bien. J’éteins alors mon petit écran. Soudain, le silence devient assourdissant. Je mets un peu de musique pour me tenir compagnie. Pareil, je me sens mal. Mon corps tout entier réclame une personne de chair et d’os avec qui échanger. Tous mes amis sont au travail et puis je ne peux pas les faire venir comme ça en claquant des doigts. Il n’y a personne dehors, pas de bruit chez mes voisins non plus. Je pourrai être le dernier Homme sur terre, cela ne serait pas diffèrent.

L’interphone sonne. Je descends, on ne s’entend pas bien. Une dame cherche des appartements à acheter. Je lui réponds que je ne suis pas au courant de telles transactions. Je remonte rejoindre ma solitude. Je suis tenté d’aller m’installer dans mon canapé puis au final, je décide de me mettre devant mon pc. Encore un autre écran.

Je me sens mal. J’ai envie de voir du monde mais mon agoraphobie m’empêche de prendre le bus pour aller à l’association de patients, par exemple.

Je ne sais plus quoi faire. Mon corps est comme engourdi et mon cerveau n’est plus capable de se concentrer sur rien. C’est un vrai cauchemar. Je n’arrive plus à taper sur un clavier ni écrire une phrase cohérente.

Il reste encore de nombreuses heures avant que je ne puisse aller me réfugier dans le sommeil.

Mois de décembre

décembre

Décembre

Le ciel est bleu et les températures sont clémentes pour un mois de décembre. Je viens de rentrer chez moi. Ce midi je suis allé manger à la maison de retraite de ma grand-mère. Le réfectoire était rempli de personnes en fauteuil roulant, d’autres debout, avaient parfois des bleus sur le visage, suite à des chutes. Il y régnait une atmosphère assez agréable, calme. Toutes ces personnes avaient en commun qu’elles étaient dépendantes et se pliaient au règles sans trop râler. Ma famille et moi étions sur une table un peu à l’écart. Dès le début du repas je ne me suis pas sans bien. Je ne sais pas trop expliquer pourquoi mais en famille je ne me sens pas à l’aise. Je ne sais pas quoi dire alors que tout le monde à l’air de passer du bon temps. Je n’arrive pas à être spontané et je réfléchis toujours sur ce que j’ai dit ou ce que je vais dire. C’est un véritable enfer car j’ai l’impression d’être dans un carcan qui m’empêche de parler… Au fil est à mesure que le repas avançait, j’étais de moins en moins bien. Je n’avais qu’une seule envie s’était de rentrer chez moi. Je voulais retrouver mon appartement et ma solitude. C’est triste car je me plains souvent de ne pas avoir de contact humain. Et puis il y a mon père, qui dans les repas de famille est comme un trou noir qui avale toute mon énergie. Je ne veux pas lui couper la parole. Je l’écoute avec attention et je n’ose plus rien dire. Il a sur moi une trop grande influence.

Maintenant, le ciel est en train de se coucher, de bonne heure. Nous sommes bien au mois de décembre. Dans mon appartement le silence règne. Je me sens comme un être à part, mal foutu, cabossé.

Parfois, j’ai envie de voir du monde mais en même temps je ne supporte pas la présence de quelqu’un plus de 15 minutes. Je ne sais pas vivre avec les autres et comme tout le monde, je n’aime pas la solitude. Je ne sais plus vraiment quoi faire. Ce monde n’est pas vraiment fait pour moi.

Boule au ventre

boule au ventre

Boule au ventre

Il est 14h00 et le soleil est enfin apparu. Je traine depuis ce matin une boule au ventre et un mal être profond. La journée avait pourtant bien commencé. J’avais réussi à prendre le bus pour aller à l’association de patients. Sur un coup de tête, j’avais décidé de ne pas demander à mon père de me servir de chauffeur, en faisant fi de mes angoisses. Dans le bus, je m’étais installé à l’avant pour ne pas voir la foule qui le remplissait. Je n’aime pas croiser les regards d’inconnus dans un lieu clos. Je n’aime pas la promiscuité non plus. Cela m’angoisse. Il était onze heures quand je suis rentré chez moi. C’est à ce moment-là que la boule au ventre est apparue. Quand j’ai ouvert la porte de mon appartement. C’est un lieu de souffrance et de solitude. Heureusement mon téléphone portable sonna. C’est mon père qui m’invitait à venir manger chez lui. Malgré tout chez mes parents, la boule au ventre continuait de me faire souffrir. En arrivant, ma mère m’avait demandait si j’allais bien. Sans réfléchir j’avais répondu oui. Le repas fut une intense souffrance. Je ne savais plus quoi faire pour me sentir bien. Il n’y avait aucune solution, juste attendre que le mal être passe. Mon père, lors du repas, avait animé la discussion. Ma mère avait posé de temps en temps quelques questions. Moi je donnais un coup de main par-ci par-là.

De retour chez moi, l’après-midi allait être longue. Ma boule au ventre et mon mal être s’était calmés. Je m’étais installé devant mon poste de télévision. J’avais envie de bouger de voir du monde. Peut-être essaierai-je d’envoyer quelques sms à des amis qui travaillant, n’auraient pas beaucoup de temps à me consacrer.

Dans mon appartement, je pouvais entendre les ouvriers en train de rénover l’appartement d’à côté. Je me sentais un peu moins seul.Mon ventre ne me faisait plus mal.