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Suicide d’un schizophrène

Suicide d’un schizophrène

Suicide d’un schizophrène

Quand la vie est insupportable, l’on pense parfois au suicide. C’était hier soir, cela faisait plusieurs jours que je n’allais pas bien. J’avais envie d’en finir. C’est une idée qui me trotte dans la tête de temps en temps, quand je passe des journées complètes seul, à souffrir en silence. Dans ces moments-là, je regarde derrière moi et je fais le point sur ma vie. Je me rends compte que je suis passé à côté de l’essentiel. Non pas par choix, mais parce que la schizophrénie m’en a empêché.

Dans 4 ans j’aurai 40 ans, les années filent. Je me rends compte que je me suis isolé d’avantage. Je n’ai pas réussi à éradiquer mes angoisses, ni les souffrances. Alors parfois, je pense au suicide. Je crois que c’est humain comme sentiment. C’est même regarder les choses en face.

Si je ne pensais pas au suicide, s’est sans doute que je me voilerais la face sur ma situation. Au moins, j’ai la lucidité d’esprit et encore un peu d’honneur, pour penser au suicide.

Heureusement, aujourd’hui je me sens mieux. J’ai encore envie de tenter des choses. Le soleil et la chaleur devraient revenir, avec l’été. Je me dis que la médecine peut progresser. Que l’avenir sera peut-être meilleur. Que je peux encore passer de bons moments….

Ce matin dans le bus, il n’y avait pas grand monde. Je le prends après que tous les scolaires sont à l’école. C’est insupportable de les voir avec la vie devant eux, le visage tout lisse et leur insouciance. La vie passe tellement vite.

Je voudrais une deuxième chance. Recommencer à zéro, sans schizophrénie.

J’ai fait tellement d’efforts, pour cacher cette maladie et la combattre. Elle est pourtant là, au plus profond de moi. Elle est si stigmatisante, comme une marque au fer rouge.

Apocalypse dans ma tête

apocalypse dans ma tête

apocalypse dans ma tête

Hier matin dans le centre commercial, il n’y avait pas grand monde. Malgré tout, plutôt que de regarder les gens, c’était trop angoissant, j’ai sorti mon smartphone. Le nez dedans, cela me donnait une bonne excuse pour ne pas croiser les regards des autres. Quelques heures plus tard, dans mon appartement, c’était l’apocalypse dans ma tête. Les délires fusaient, sans aucune logique. Je me sentais mal, énervé. J’en voulais à la terre entière.

Ce samedi fut un jour de souffrance. Je n’avais plus envie de sortir de chez moi. Je regardais la télévision, qui déversait ses images, qui ne me concernait pas vraiment. Je regardais un monde en déliquescence, avec ses crimes, ses femmes dénudées… tout pour accrocher le cerveau du téléspectateur. C’était toujours l’apocalypse et la souffrance dans ma tête, je cherchais juste un moyen pour passer le temps.

Dans l’après-midi, un mal de crâne est venu se rajouter à cette souffrance. Le samedi soir n’en pouvant plus, je regardais d’un œil suspect les cachets que je devais prendre. Ils étaient énormes. Les neuroleptiques surtout. Les comprimés avalés, les volets fermés et une bonne douche bien chaude, j’ai retrouvé un peu de sérénité.

C’est souvent quand le soleil se couche que l’apocalypse dans ma tête, laisse place à un peu de bien-être. Les neuroleptiques, calment mon cerveau qui tourne comme un manège devenu fou.

Parfois, quand il n’y a juste que l’euphorie des délires, c’est agréable. Le temps s’accélère et j’ai l’impression d’être important. C’est l’apocalypse dans ma tête mais je ne souffre pas. Les neuroleptiques mettent souvent fin à ces moments, pour m’endormir tout doucement.

Ce dimanche matin, d’abord hagard au réveil, tout est vite devenu plus calme. La nuit a fait son œuvre et je peux me concentrer sur les tâches du quotidien, calmement, comme si la rivière était revenue sagement dans son lit.

Regard de schizophrène

Regard des autres

Regard des autres

Journée fraîche et pluvieuse. Cela fait 15 jours que je prends 200mg de Solian en plus, tous les soirs. Je suis moins anxieux, surtout pour prendre le bus le matin. Le regard des autres voyageurs me perturbent moins, même si parfois, je ne sais quoi faire de mes yeux. Je voudrais les cacher dans ma poche.

J’ai pris un peu de distances avec mes parents, leur regard sur moi a changé. J’ai dû aussi faire preuve d’explication. Ils savent que je peux me débrouiller tout seul. Je suis satisfait de cette nouvelle situation.

Apres le repas, j’ai senti la fatigue ma gagner. N’ayant pas grand-chose à faire, je me suis mis dans mon lit. Il n’a pas fallu longtemps pour que je m’endorme. J’essaie temps faire ce peu d’éviter ces repos. En me réveillant, je n’étais vraiment pas bien. C’est souvent le cas. Cela fait deux heures que je suis réveillé et la souffrance n’est pas passée. Je culpabilise mais je ne sais de quoi. C’est dans le ventre, une boule de douleur qui irradie tout le cops et la tête. Mon regard est flou quand je me regarde dans la glace.

Il est encore tôt et j’ai envie de la nuit m’enveloppe de son manteau rassurant. J’ai envie de fermer les volets et de me mettre sous mes couvertures. J’ai envie de passer à une nouvelle journée, ensoleillée.

Mon regard se pose sur mon écran de télévision, qui m’insupporte. Je l’éteins, je le rallume, sans savoir ce que je veux vraiment.

J’espère que ce mal être va passer. J’attends que le temps fasse son ouvre. Que tout se remette normalement dans mon crâne.

C’est le genre de moment pendant lequel, le regard des autres est insupportable. J’attends seul chez moi que les minutes veulent bien se transformer en heures.

Il n’y a plus un bruit à par celui du réfrigérateur. Ça me calme.

Démoralisé d’être schizophrène

Démoralisé

Démoralisé

Grand soleil aujourd’hui. Le moral est au beau fixe depuis ce matin. Hier après-midi pourtant, j’étais démoralisé. Aucun évènement en particulier ne pouvait l’expliquer. Ça a commencé vers 15 heures. Je n’avais plus le goût à rien. Je ne sais pas quel mécanisme à l’intérieur de mon crâne, en était à l’origine. Tout est tellement complexe dans le cerveau. J’avais envie de crier, « faite quelque chose ». Je ne savais pas à qui m’adresser. Ce n’est pas possible que nous les schizophrènes, souffrirons dans l’indifférence générale, voir le mépris. Chercheurs, je sais que c’est compliqué mais trouvez une solution !!! Donnez des moyens aux scientifiques pour qu’ils nous aident. J’étais tellement démoralisé que je me suis mis dans mon lit à 20 heures, je n’en pouvais plus.

Je me suis réveillé en pleine nuit, transi de peur. Je me suis levé et j’ai été fumer, l’une deux seules cigarettes de ma journée.

Un peu hagard et toujours démoralisé, je me suis remis dans mon lit, en espérant me rendormir rapidement. Je n’aime pas trainer dans ces cas-là.

Quelques heures de sommeil plus tard, j’ai ouvert les volets et le soleil est rentré dans l’appartement. Comme un soulagement, la lumière m’a apporté du réconfort. A cause des cachets que je prends, le matin mon cerveau est embrouillé. Il me faut une bonne heure pour que je puisse me sentir bien.

J’ai été prendre mon bus, à une heure tranquille. Je ne supporte plus le monde dans les transports en commun. J’avais envie de crier, je n’avais pas de revendication. Juste envie de dire au monde entier que j’existais.

Un peu démoralisé, de voir que dans ma vie les choses ne bougeaient pas pour moi, j’ai continué ma journée.

Et puis les années passent. Dans 4 ans j’aurai 40 ans et je suis arrivé à la conclusion, que j’étais déjà trop vieux.

La tête à l’envers

La tête à l’envers

La tête à l’envers

Cela fait quelques jours que je me couche plus tard le soir, plus à 19h00 comme avant. Dormir n’est plus un refuge. Je pense que cela est positif, je suis moins en souffrance à ce moment-là de la journée. Le matin, je me réveille quand même avec la tête à l’envers. Il faut au moins une heure, pour que j’arrête d’être mal.  Si bien, que je n’arrive pas toujours à prendre le bus, pour aller en ville. Je suis face à un mur, une angoisse. La souffrance est trop présente pour que je me mette dans une situation stressante, comme celle de prendre les transports en commun.

Il y a quelques jours, j’ai envoyé un sms à ma psychologue à domicile, pour lui dire que financièrement, je ne pouvais plus faire appel à ses services. De plus, j’étais arrivé au bout de ce qu’elle pouvait m’apporter. Je ne sors pas plus que d’habitude, malgré son travail. Je garde quand même contact avec elle, on ne sait jamais.

En parallèle, depuis deux jours, j’ai augmenté ma dose de neuroleptique. Je pense que cela me fait du bien. Je suis un peu moins anxieux. J’ai moins la tête à l’envers l’après-midi, m’obligeant à rester dans mon canapé.

Aujourd’hui, le soleil brille, j’ai pu arrêter mon chauffage et je pense aux économies que je pourrai faire, dans mon logement mal isolé.

A l’association, ce matin, j’ai voulu discuter avec tout le monde, j’avais la tête à l’envers. J’avais des difficultés pour m’exprimer. Les mots sortaient dispersés de ma bouche, sans cohérences. Tout le monde a bien ri. Je n’ai pas aimé.

La schizophrénie est une maladie à mille handicaps. La souffrance, les angoisses, les phobies, les délires, le repli sur soi, la tête à l’envers… La liste est longue.

Demain, j’espère être assez bien pour prendre le bus, être un peu plus autonome et ne pas demander que l’on me conduise en voiture, comme aujourd’hui.

Décompenser et aller en HP

Visite chez ma psychiatre hier, en début d’après-midi. Je n’ai attendu que quelques secondes, dans une salle d’attente glaciale et sans fenêtres.  Le cabinet est situé dans une maison assez ancienne, rénovée de manière approximative. Dans son bureau, qui n’était pas bien éclairé, nous étions deux ombres face à face. Les discussions ont duré une quarantaine de minutes. Je n’avais pas grand-chose à dire. Je lui ai remis mon dossier médical. Elle était plutôt optimiste sur ma situation, en constatant le cheminement positif depuis 1998, année pendant laquelle j’avais commencé à décompenser sérieusement.

Aujourd’hui, j’étais un peu lasse de tous ces médecins que j’avais vu depuis cette époque. Je voulais juste un suivi pour ma prescription médicamenteuse et continuer à percevoir mon allocation. J’étais plus ou moins équilibré. Je ne souffrais plus et n’était pas angoissé. Je savais cependant que je pouvais encore décompenser, que je n’étais pas complètement à l’abri. Avec le temps, j’avais appris à vivre avec. J’avais tellement souffert, au point parfois d’avoir attenté à ma vie, que la situation actuelle ma suffisait. Je n’avais pas beaucoup de vie sociale et financièrement, j’avais juste de quoi payer l’essentiel. J’étais heureux car depuis plusieurs mois, je ne m’étais pas plié en deux de douleur dans mon canapé. Le soir, je profitais de mes soirées et n’allait pas me réfugier dans mon lit à peine le soleil couché.

Décompenser et aller en HP

Décompenser et aller en HP

Les médecins et les psychologues veulent que je sorte plus, que j’en fasse plus. Ce n’est pas eux qui sont dans le bus, quand j’ai une crise d’angoisse qui pourrait me faire décompenser. J’avais tant de fois été à la limite. J’avais passé des années complètes dans un autre monde, celui des délires. Aujourd’hui, mon cerveau a partiellement repris une configuration qui m’autorise à avoir de petits moments de bonheur.

Je me contente de cela, c’est tellement énorme et inespéré.

Danger au tournant

Premier repas en famille depuis leur retour, hier soir. Je m’étais habitué à vivre seul, ne comptant que sur moi-même. J’avais aimé cette adrénaline et ce danger. J’aurai pu avoir une crise et souffrir atrocement, à me cogner la tête contre les murs. Dans le passé, je me suis déjà mis en danger, en me passant une ceinture autour du cou. A cette époque, j’étais très mal et mon geste désespéré n’avait pas été jusqu’à son dénouement tragique.  Il n’en avait fallu de peu.

Danger

Danger

L’espérance de vie d’un schizophrène est moins élevée que pour le reste de la population. Les addictions, plus fréquentes, en sont aussi la cause. J’ai longtemps fumé cigarettes sur cigarettes, sans me soucier de ma santé et même avec le but, d’en finir plus rapidement avec cette vie qui avait été injuste avec moi.

Quand la souffrance est là, installée pendant des journées entières, il est difficile de vouloir trouver une raison pour continuer à vivre. L’on peut se mettre en danger, en ne regardant plus les voitures lorsque l’on traverse, dans le but de forcer de destin.

En même certaines fois, l’on peut se mettre en danger, croyant par exemple avoir le pouvoir de voler. Regardant le vide en dessous, en se disant que l’on va arriver doucement sur le sol et sur ses deux jambes, grâce à son pouvoir magique.

Le danger devient un compagnon, qui n’effraie plus et avec lequel on aime jouer. Jusqu’au moment où il est trop tard.

Heureusement pour moi, je suis encore là. J’ai aussi imaginé passer sous un train, pour être sûr de ne pas me louper.

Aujourd’hui, dans mon appartement et dans ma tête, la sérénité règne. Comme si un cap avait été franchi, en tout cas c’est ce que je me dis. Non, je ne souffrirai plus comme avant. C’est fini, j’ai trouvé mon équilibre.

Des propos bien illusoires, quand on connait cette maladie.

Trou dans lequel j’étais

Je m’habitue dans mon appartement, à l’autonomie et c’est agréable.  Cela fait une semaine que mes parents sont partis. Il y a quelques années. Au fond du trou, j’étais persuadé que j’allais finir dans une cabane au fond d’un bois. Je m’imaginais déjà SDF. A cette époque, je ne supportais plus la présence humaine. Je m’enfermais dans ma chambre pendant des jours entiers. Les délires étaient omniprésents, comme de longs voyages dans des univers parallèles. Je savais que je n’étais pas en état de travailler et je m’inquiétais pour mon futur, lorsque mes parents ne seraient plus là pour m’héberger et me nourrir.

au fond du trou

au fond du trou

C’était une époque sombre ou j’étais en conflit avec ma famille et mes amis. J’étais tout juste majeur. Au fond du trou, plus personne ne me comprenait et les gens s’éloignaient de moi. Le service militaire approchait et c’était une effroyable angoisse. Au bout de quelques jours de vie commune dans une caserne, j’aurai sans doute été reformé. Heureusement, juste à temps,  l’armée a été professionnalisée.

Mes parents, ne supportaient pas que je ne fasse rien de mes journées. Ils n’avaient pas conscience à ce moment-là, de la gravité de ma situation médicale. Ils voulaient que je travaille.

Au fond du trou, j’ai essayé malgré tout quelques petits boulots. A chaque fois, cela s’est terminé par un échec.

Il a fallu une hospitalisation en hôpital psychiatrique, pour mes parents comprennent la situation. Ils sont devenus alors beaucoup plus conciliants. Avec les médicaments, j’ai pu commencer une longue démarche qui continue encore aujourd’hui, pour sortir du trou.

Je pense être stabilisé. Ce matin, le soleil brille et je suis heureux. J’ai quelques rêves d’adolescent qui ne verront cependant jamais le jour. Quand je croise un ancien camarade de fac, j’ai envie de partir en courant.  Je ne souhaite pas répondre à leurs questions embarrassantes.

Mal dans sa peau

Je suis mal dans ma peau. Je viens juste d’envoyer une lettre au psychiatre qui m’a suivi pendant plus de 15 ans, pour lui demander mon dossier médical. Je suis un peu anxieux à l’idée de ce que je vais lire.

Je n’ai pas toujours été stable. Hier justement, j’ai discuté avec un ami schizophrène. Il est en souffrance et mal dans sa peau. Sans le juger, je l’ai écouté me dire qu’il allait porter plainte contre X. En effet, une femme, un fantôme, ligue les passants dans la rue contre lui. Il ne peut faire un pas, sans interpréter un geste de menace. Il veut déménager dans le sud pour échapper à ce qu’il croit dur comme fer être réel.

Je lui  souhaite de sortir de ce délire. Je lui ai demandé s’il y avait des lieux où il ne se sentait pas agressé. Apparemment, à l’association de patients et dans son appartement, il se sent mieux.

Mal dans sa peau

Mal dans sa peau

En plus de cela, il voit les professionnels qui le suivent comme une menace. Il prend son traitement, uniquement pour ne pas être hospitalisé sous la contrainte.

La schizophrénie est une maladie terrible, qui rend mal dans sa peau. J’ai connu une période un peu similaire à celle cet ami schizophrène. Aujourd’hui je ne sors plus beaucoup de chez moi. Je ne pense pas avoir de délires, quand je croise les gens dans la rue. Il ne reste plus que les angoisses, d’un passé qui m’a fait exploser.

J’ai une autre amie schizophrène, qui est particulièrement mal dans sa peau en ce moment.  Elle s’est rendu compte trop tard, qu’elle était enceinte pour avorter. Elle a donc dû arrêter son traitement pour le bébé. Elle continue cependant à boire et à fumer. Son appartement d’une pièce, n’est pas assez grand pour recevoir son enfant. Des assistantes sociales n’arrêtent pas de l’appeler. Elle a peur que son bébé ne lui soit soustrait.

Mal dans sa peau, est un peu ce qui caractérise les deux exemples, dont je viens de narrer l’histoire. Heureusement, beaucoup de schizophrènes s’en sortent bien mieux et ont une vie presque normale.

Communiquer comme on peut

Communiquer comme on peut

Communiquer comme on peut

Je suis en forme aujourd’hui. Le soleil inonde l’intérieur de mon appartement. A l’association de patients ce matin, j’avais envie de communiquer. J’ai discuté avec les uns et les autres. J’ai rigolé. C’est assez rare pour le signaler. Il arrive plus souvent que je me referme sur moi-même, que je me mette dans un coin avec les yeux rivés sur mon smartphone.

Il y a certains moments pendant lesquels, je n’arrive plus à communiquer. Je cherche mes mots, c’est une vraie souffrance que d’être confronté à un autre et de devoir tenir une discussion. Dans ces moment-là, je voudrais m’enfoncer sous terre pour me cacher.

Toute personne qui m’apostrophe est une agression. Je reste calme malgré tout, quand je peux.

Communiquer est un art que je ne maîtrise pas toujours à 100%.

Mon cerveau malade me joue des tours. Il se met en veille parfois alors qu’il devrait être sur le pont. Les gens doivent me trouver étrange.

Dans moins d’une heure, ma psychologue à domicile doit venir. C’est moins cher que dans un cabinet.

Quelques minutes plus tard….

Je me sens plus en confiance, chez moi, dans mes meubles. Maintenant, elle doit arriver dans une demi-heure. La pression commence quand même à monter.

Communiquer pendant quarante minutes est un exercice fatiguant. Une fois qu’elle est repartie, souvent j’ai besoin de faire un tour, de me changer les idées.

Quelques heures plus tard…

Ma psychologue à domicile a quitté mon appartement. Nous avons parlé pendant plus d’une heure. Ce fut assez éprouvant. Je me demande si elle ne va pas me prendre pour un fou. En même temps c’est un peu ce que je suis, mais d’habitude,  je ne me livre pas autant.

Communiquer m’a fait du bien. C’est un peu ce que l’homme a appris à faire de mieux. Je regrette que ma pathologie m’handicape dans mes rapports avec les autres. Je suis parfois tout seul dans mes délires.