Archives de catégorie : Schizophrénie

Etre hospitalisé

hospitalisé

hospitalisé

Hier soir, j’ai cru que j’allais être hospitalisé. La pression est montée au fur et à mesure dans la journée. Une idée envahissante, le matin d’abord supportable, a commencé à devenir de plus en plus forte. Le midi, je ne pensais déjà plus qu’à cela. Comme si ma vie tout entière était en jeux. Je ne savais plus faire la part des choses pour m’en sortir. Je ne pensais pas encore à être hospitalisé, mais  j’étais déjà dans un terrible état psychique. Dans ma tête, une seule pensée. Un message peut être important, que j’avais effacé sur mon répondeur, la veille, avant de l’avoir écouté. Comment m’en sortir ? Dans ma tête, je ne pensais plus qu’à cela. J’avais beau me répéter que c’était un ancien message que j’avais effacé, mais rien n’y faisait. Je n’étais plus sûr de rien. Ma vie ne tenait qu’à un fil. Plus rien n’était stable. J’avais peur de tout. J’étais fortement angoissé. L’après-midi, bloqué dans mon appartement, je n’osais plus sortir dans la rue. Je commençais à tourner en rond dans mon appartement. C’était horrible.

Vers 19 heures, j’ai fermé tous les volets de mon appartement. J’ai pris mon traitement. D’habitude, je m’endors quelques minutes plus tard. Mais dans mon lit, le sommeil ne venait pas, malgré les puissants sédatifs. J’ai pensé à ces nuits blanches, à délirer, avant d’exploser et être hospitalisé, que j’avais connu il y a quelques années. Cette soirée en prenait la tournure.

Vers 22h00, après avoir imaginé le pire, je me suis décidé à prendre 2mg de Temesta supplémentaires. Je les aie mis à fondre sous ma langue, pour qu’ils agissent plus vite.  C’est ce que j’avais à faire de mieux. M’assommer un bon coup. Je ne me souviens plus trop de de la suite. Je me suis endormi.

Les pompiers sont venus me chercher

Pompiers

Pompiers

J’ai la tête dans un étau et mon corps est tendu. C’est très désagréable comme sensation. J’ai peur d’exploser. De perdre le contrôle de moi… Avant d’avoir un traitement, cela m’est déjà arrivé de faire une crise de schizophrénie aigue, et de me mettre à hurler dans la rue. Il faisait nuit noire. Bien sûr, les pompiers étaient arrivés. L’un d’entre eux, le plus gradé surement, avait commencé à me parler. J’étais tellement délirant que je l’avais pris pour le Christ. Ils m’avaient emmené de force dans leur camion, dans une sorte de camisole chauffante. Je ne pouvais plus bouger mais je me sentais bien.

Aux urgences, je commençais à me sentir très mal et j’ai eu droit à une piqûre massive de Tercian dans la fesse. Tout mon monde était en train de s’effondrer, tous mes délires étaient confrontés à la dure réalité. La conscience que quelque part, mes hallucinations n’étaient pas réelles.

Les pompiers avaient laissé place aux médecins, et après cette piqûre dans les fesses, c’est un  ambulancier qui m’emmenait je ne sais où. Il était assez corpulent, bien plus que moi, au cas surement ou j’aurais eu des envies de m’enfuir. J’étais à l’arrière de l’ambulance, libre de mes mouvements, au moins dans la voiture…

L’ambulancier me demandait régulièrement si je me sentais bien. Au bout de quelques minutes, une sensation de souffrance intense s’est manifestée.

Nous avons alors fait une halte dans un lieu médicalisé. Il n’y avait pas de pompiers ni de médecins. Juste une infirmière un peu paumée, qui devant ma souffrance intense, m’a tendu un gobelet en plastique. Je n’ai pas eu le temps d’avaler ce qu’il y avait dedans, la souffrance était tellement forte, que je suis tombé dans les pommes.

Le surlendemain, je me suis alors réveillé dans un lit. J’étais en caleçon. Je me suis levé, il faisait jour. Les murs étaient peints en blancs. Je me suis aventuré dans le couloir. Un homme en blouse blanche m’a adressé la parole. Je ne me souviens plus ce qu’il m’a dit mais c’est là que j’ai compris. J’étais dans un hôpital psychiatrique.

Solitude d’un schizophrène

Solitude d’un schizophrène

Solitude d’un schizophrène

La pluie tombe de manière discontinue depuis un bon moment. Je suis dans mon appartement, bien à l’abri, seul comme toujours. Je commence à apprivoiser cette solitude. Les silences ne sont perturbés que par le son de la radio. Je souffre de phobie sociale. Aller vers les autres est une angoisse à chaque fois. Ce matin, je me sens entier et presque heureux. C’est assez étrange. La schizophrénie m’a aussi appris que la souffrance pouvait survenir à chaque instant, à cause d’une contrariété, d’un stress… de manière disproportionnée, m’obligeant à me réfugier dans mon lit des heures entières.

Dans ma tête, les idées envahissantes sont un vrai enfer. Toute la journée, elles peuvent tambouriner, boum boum boum, cognant encore et encore. Dans ces moments-là, j’essaie de distraire mon esprit, en regardant la télévision. Ça ne marche pas vraiment.

Le repli sur soi, la solitude est mon quotidien.

Par la fenêtre, je vois que la pluie a cessée. Je vais peut-être pouvoir sortir quelques minutes, histoires de voir si j’y arrive encore.

Par la fenêtre encore, je viens de voir passer une bien belle voiture. C’est tout ce monde qui tourne autour de moi et auquel je n’ai pas accès. A l’intérieur il y avait un couple et leurs deux enfants. C’est toute cette vie qui me fait envie et que je n’aurai jamais.

Quand je me m’observe dans mon miroir le matin, je vois quelqu’un de fracturé. Quelqu’un qui ne sait pas trop où il va. Alors, je détourne le regard, pour ne pas avoir à affronter cette terrible angoisse.

Quand je marche dans lotissement, je me demande toujours si les voisins à qui je dis bonjour, savent que je suis schizophrène. S’ils connaissent ce terrible secret. Ils doivent bien se rendre compte que je suis atypique, sans travail, seul, toujours à pied. Pourtant, je suis toujours souriant, comme si de rien n’était.

La boule au ventre

boule au ventre

Boule au ventre

Le réveil vers 7 heures du matin, un dimanche, fut assez dur. A peine les yeux ouvert, une boule au ventre s’est manifestée. Dehors, la nuit noire écrasait le paysage, donnant encore plus l’impression d’être dans un bateau en pleine mer. Comme des phares, les lampadaires prévenaient du danger, au cas au j’aurais voulu quitter mon appartement.

La boule au ventre était encore présente quand je me suis mis dans mon canapé pour fumer quelques cigarettes. La bouche sèche à cause du lourd traitement que je prends, donnait une sensation désagréable à chaque fois que j’aspirai une bouffée. Il fallait que j’avale du liquide.

Assez rapidement, le traitement que je prends trois fois par jour a fait son effet. Je me suis senti un peu mieux, moins angoissé. Pourtant la boule au ventre était encore là, au centre de l’estomac. Elle était bien au chaud et ne voulait plus partir.

Quelques minutes plus tard, sous la douche, une impression étrange m’a envahi. Mon corps me paraissait comme ne plus faisant partie de moi. Mes bras, mes jambes étaient comme des appendices, qui ne m’appartenaient plus. Une angoisse commençait à monter. Mon cerveau commençait à se brouiller. Il fallait vite que je me sèche.

Le dimanche est le jour de la semaine que j’aime le moins. Je ne peux pas aller me balader dans le centre commercial pas loin de chez moi et c’est le jour du repas en famille. Un repas que je préférai éviter. Le côté maternel de mon père est insupportable, et les remarques de ma mère fatigantes.

Heureusement, une ou deux heures après ma douche, la boule au ventre est partie. Le soleil s’est levé, inondant de lumière mon petit appartement. J’avais quand même de grandes difficultés à me concentrer, et mes muscles tendus, me faisaient souffrir.

Repas sans légumes

repas

repas

Cette matinée d’abord pluvieuse, a laissé place à un soleil d’hiver. Il ne chauffe vraiment qu’à travers les vitres. Je viens de finir d’avaler mon repas. Il ne m’aura fallu que quelques minutes. En plus, je ne mange pas très équilibré, pas assez de légumes.

Hier après-midi, j’ai fait fi de mes angoisses et un ami est venu me chercher pour aller boire un verre en ville. C’était une personne que je ne connaissais pas vraiment et le courant est plutôt bien passé. Nous étions dans un pub anglais, et nous avons choisis de nous installer dans un endroit à l’abri des regards et des oreilles. En effet, c’est une personne qui a aussi des problèmes psychiques, et bien que nous n’ayons pas parlé que de cela, nous ne voulions pas être entendus. Nous avons prévu de nous revoir dans une semaine et pourquoi pas avec d’autres amis en commun pour un repas.

De retour chez moi, je me sentais bien. C’est la solitude qui me mine. Des journées complètes, tout seul, à ressasser les mêmes angoisses. Il faudrait que je sois toute la journée à l’extérieur de chez moi, et en activité avec du monde, dans un cadre rassurant. Il y a bien des hôpitaux de jour, en ville, mais je n’arrive pas à cause de mes angoisses à me déplacer facilement. C’est le serpent qui me se mord la queue.

Il est encore tôt et je ne sais pas commun cette après-midi va se passer. Je vais sens doute sombrer dans l’ennui mais j’espère que non. Pas envie de me sentir mal encore une fois. Je vais essayer d’ouvrir un livre et de voir si j’arrive à me concentrer.  Malheureusement je commence à sentir mon état psychique de dégrader tout doucement. La fatigue, l’ennui, le repli sur soi et la souffrance.

Conséquence des neuroleptiques ?

neuroleptiques

Neuroleptiques

Le ciel est gris. Il pleut un peu. Après avoir pris mon traitement à 7 heures précise, je me suis installé devant la télévision. Petit à petit, j’ai senti le Tercian faire son effet. C’est un des neuroleptiques à effet sédatif. Autant dire qu’il ne faut pas se lancer dans un marathon après son absorption. La fatigue est trop intense. Je prends aussi d’autres neuroleptiques qui ne sont pas sédatifs. C’est un sacré cocktail que j’avale trois fois par jour. Les anxiolytiques, les neuroleptiques sont autant de molécules qui ont un impact sur mon cerveau.  A long terme, je ne sais pas quelles en seront les conséquences.

Ce matin, je suis allé faire quelques courses dans le supermarché pas loin de chez moi. C’est un peu le seul moment de la journée ou je vois un peu de monde. Le reste du temps, quand je ne suis pas à l’association de patients, Je suis chez moi ou chez mes parents. Autant dire que j’ai une vie sociale assez limitée.

Aujourd’hui mes parents ne sont pas là et l’association est fermée. Je vais encore passer la journée sans voir personne. Le matin, cela ne me pose pas trop de problèmes, mais l’après-midi, c’est bien souvent interminable. Je m’installe dans mon lit lorsque je souffre trop, pour y passer une demi-heure, puis je déambule dans mon petit appartement. Quand je me sens mal, j’ai l’impression qu’un étau compresse mon cerveau. Je ne peux alors plus me concentrer sur rien. Ni télévision, ni livre, ni écrire ne sont alors possible. Je ne supporte plus non plus la présence d’autres personnes.

Le ciel ne s’est pas dégagé et il fait toujours gris. Je peux voir de ma porte fenêtre, un monde qui me fait un peu moins peur que d’habitude. C’est par période que ma pathologie est la plus dure à vivre, comme une monté de fièvre qui peut durer des moins.

Implacable solitude

Implacable

Implacable

La solitude est là, implacable. Elle s’insinue tel un serpent, sans faire de bruit, jusqu’au jour où il ne reste plus que vos parents comme contacts sur qui compter. Justement ce midi, je n’ai pas été mangé chez eux. Je n’ai pas eu de boule au ventre, pas de remord. C’était une petite victoire. J’ai acheté un sandwich dans la zone commerciale pas loin de chez moi. Je veux prendre un peu de distance vis-à-vis de mes parents et trouver d’autres personnes sur qui compter. Il n’y en n’a malheureusement pas beaucoup. Mes parents font énormément pour moi et je voudrais me débrouiller sans eux. Mais il n’est pas facile de jeter le bébé avec l’eau du bain. Je suis terriblement d’épandant.

En effet, ma solitude est le résultat d’un repli sur soi de plus d’une dizaine d’années. C’est un symptôme implacable de ma pathologie. J’ai bien quelques amis mais que je ne les supporte que peu de temps dans mon appartement ou même à l’extérieur.

Pour vous éclairer sur ma situation, le soir quand il fait nuit, je n’ose plus répondre à l’interphone quand il sonne. Je me suis complètement bunkerisé dans mon appartement.  L’après-midi, je n’ose plus prendre le bus pour aller en ville et j’ose à peine sortir de chez moi. Parfois de violentes angoisses viennent mettre en question, tous les plans que je me suis fixé. Je ne peux vivre qu’au jour le jour en fonction de mon état psychique.

Aujourd’hui nous sommes le 24 décembre et ma famille doit arriver chez mes parents assez tard le soir. Je vais devoir lutter contre une fatigue implacable qui me gagnera rapidement. Mon père sera comme à son habitude charismatique, et à côté, je me sentirai mal à l’aise, victime d’une compétition inconsciente. L’ambiance qu’au fond je ne veux pas, sera lourde entre lui et moi.

Se sentir bien

Se sentir bien

Se sentir bien

La solitude l’après-midi est terrible. Tout est beaucoup trop calme. Mes idées me semblent à peu près calmes, pourtant je ne me sens pas si bien que cela. Dehors le brouillard ne s’est pas levé, comme une chape de plomb sur la ville et sur mon esprit. J’ai fait quelques sorties dont une ce matin à l’association de patients. Il y régnait une ambiance chaleureuse. C’est l’un des seuls lieux dans lequel je me sens bien. L’animatrice avec sa voix calme et ses gestes lents rassure. Elle se mêle tout le temps au groupe d’adhérents. Dans cette association la solitude n’existe pas. Malheureusement je n’arrive pas tout le temps à prendre le bus pour m’y rendre. J’ai parfois besoin d’un chauffeur pour faire le trajet. Je fais appel à mes parents même si je ne vis pas chez eux.

Mes parents sont un roc sur lequel j’essaie de me raccrocher quand je ne vais pas bien. C’est un peu triste de n’avoir pas grand monde à part eux. J’ai souvent besoin de leur présence. Ma pathologie me perd dans les méandres, je suis dans la forêt sans boussole. Mes parents sont souvent là pour écouter le vieux fou que je suis. A qui demander cela ? Un psychiatre que je vois une fois par mois ? Des amis qui ont un travail et ne sont pas souvent disponible ? Une société dans laquelle chacun vit pour lui-même. Si tu n’as pas ta Rolex à cinquante ans tu as raté ta vie, j’avais entendu une fois d’un homme que tout le monde écoute et qui passe à la télévision.

Je ne suis pas grand-chose, la solitude est une chaine qui ne se brise pas facilement. Mon handicap qui me tord souvent le ventre ne me permettra pas d’avoir de Rolex. J’en suis loin. Je voudrai juste être bien et ne plus avoir mal.

Isolement d’un schizophrène

Isolement d’un schizophrène

Isolement d’un schizophrène

Le ciel est sombre et pluvieux. Ce matin je n’ai pas pu me rendre à l’association de patients, pour des raisons indépendantes de ma volonté. Je ne compte plus les heures et les jours d’ isolement. Je passe d’un écran à l’autre. J’ai éteint la télévision, qui montre une image toujours plus jeune et en bonne santé  de la vie. L’ isolement, je le cherche un peu, mais dès que  j’envisage une activité avec d’autres personnes, une angoisse m’envahit.

Il y a certains jours, je me demande si je suis encore vivant. A force d’ isolement, je me demande si je ne suis pas un fantôme qui erre entre deux mondes. Les autres ne me voient pas, je suis transparent. Ce n’est pas la caissière au supermarché, quand elle me dit bonjour, qui suffit à mon besoin d’échanger avec les autres. D’autres fois, c’est une caisse automatique qui me parle, avec une voix pré-enregistrée.

J’en suis responsable de cette isolement.  Je ne fais rien pour changer les choses mais je n’en n’ai plus la force. Le numérique, ne remplace pas une vraie conversation. Je ne sais pas si c’est mieux que rien ou un facteur qui ne m’encourage pas à d’avantage sortir.

Je sais par cœur ce qui se passe dans le monde. Les drames sont en boucle dans ma tête. Pourtant, je ne connais pas le prénom de mes voisins.

L’ isolement est un cercle vicieux et en même temps, je n’ose pas trop aller vers les autres. Au début, c’était une façon de moins souffrir. Même en groupe je m’isolais. J’allais me cacher dans les toilettes, pour reprendre mes esprits et  ne pas exploser dans ce monde que je travestissais en fonction de mes délires.

Je n’ai jamais su remonter la pente. Le rocher est trop lourd à porter et il tombe juste avant d’arriver au sommet.

Suicide d’un schizophrène

Suicide d’un schizophrène

Suicide d’un schizophrène

Quand la vie est insupportable, l’on pense parfois au suicide. C’était hier soir, cela faisait plusieurs jours que je n’allais pas bien. J’avais envie d’en finir. C’est une idée qui me trotte dans la tête de temps en temps, quand je passe des journées complètes seul, à souffrir en silence. Dans ces moments-là, je regarde derrière moi et je fais le point sur ma vie. Je me rends compte que je suis passé à côté de l’essentiel. Non pas par choix, mais parce que la schizophrénie m’en a empêché.

Dans 4 ans j’aurai 40 ans, les années filent. Je me rends compte que je me suis isolé d’avantage. Je n’ai pas réussi à éradiquer mes angoisses, ni les souffrances. Alors parfois, je pense au suicide. Je crois que c’est humain comme sentiment. C’est même regarder les choses en face.

Si je ne pensais pas au suicide, s’est sans doute que je me voilerais la face sur ma situation. Au moins, j’ai la lucidité d’esprit et encore un peu d’honneur, pour penser au suicide.

Heureusement, aujourd’hui je me sens mieux. J’ai encore envie de tenter des choses. Le soleil et la chaleur devraient revenir, avec l’été. Je me dis que la médecine peut progresser. Que l’avenir sera peut-être meilleur. Que je peux encore passer de bons moments….

Ce matin dans le bus, il n’y avait pas grand monde. Je le prends après que tous les scolaires sont à l’école. C’est insupportable de les voir avec la vie devant eux, le visage tout lisse et leur insouciance. La vie passe tellement vite.

Je voudrais une deuxième chance. Recommencer à zéro, sans schizophrénie.

J’ai fait tellement d’efforts, pour cacher cette maladie et la combattre. Elle est pourtant là, au plus profond de moi. Elle est si stigmatisante, comme une marque au fer rouge.