Archives de catégorie : Schizophrénie

Journée de la schizophrénie

Journée de la schizophrénie

Journée de la schizophrénie

Je suis sorti dehors ce matin. Un froid glacial m’a piqué jusqu’à l’os. J’ai réajusté mon écharpe, pour me protéger. Cette journée de la schizophrénie est étrange. Je marchais dans la rue, seul. Il n’y avait pas âme qui vive. Je me suis alors demandé, si je n’étais pas mort, tel un fantôme, dans une autre galaxie. Cela fait quelques jours que je n’ai parlé à personne. Je vis reclus dans mon appartement.

Souvent des odeurs de cuisine arrive jusqu’à moi. L’immeuble est très mal isolé. L’hiver, je n’arrive pas à monter à plus de 17 degrés, sans exploser mes factures d’électricité.

Cette journée de la schizophrénie est un bon moyen de parler de cette maladie, qui n’est pas rare, mais qui est très mal connue. Elle fait peur, mais dans la plupart des cas, un schizophrène est uniquement dangereux pour lui-même.

Il y a quelques jours j’avais rendez-vous chez ma psychiatre. C’est une femme qui doit avoir 50 ans. Tous les mois, j’ai droit à mon ordonnance de pilules de toutes les couleurs. Je prends les rouges pour garder un esprit plus ou moins clair, les vertes pour lutter contre les angoisses, et les jaunes, pour ne pas déprimer, et cela fait 20 ans que cela dure.

J’ai connu plusieurs hospitalisations en milieu psychiatrique. Je suis tombé dedans, lorsque j’avais à peine 20 ans. C’est un monde que l’on découvre, dans la douleur, et une barrière que l’on franchit pour toujours. Il n’y a pas de guérison totale.

La journée de la schizophrénie, pour moi, c’est tous les jours. J’aimerai que plus de personnes lisent mon blog, pour toucher du doigt cette pathologie, et qu’ils arrêtent d’avoir peur.

Demain, une nouvelle semaine va commencer. Je vais devoir sortir de chez moi, angoissé, et dans la souffrance. Je voudrai tellement me reposer, sur une plage de sable fin, au soleil…

Avaler des pilules à en vomir

Avaler

Avaler

J’ai de plus en plus de mal à avaler les pilules le matin, mon corps ne les supporte plus. Cela fait 20 ans, que tous les jours, je fais le même rituel. Un verre d’eau et un comprimé à la fois, avec pendant de longues minutes, l’envie de vomir, et des hauts le cœur pendant quelques secondes.

Toutes mes journées commencent ainsi. Après j’avale des litres de liquide, du coca zéro, en même temps que j’utilise ma cigarette électronique. Cela m’occupe.

Le matin, je vais dans une association de patients, située à 10 minutes en voitures. C’est mon père qui me conduit. Je suis trop angoissé pour prendre le bus.

Je n’y reste jamais trop longtemps. Je discute avec les uns et les autres, pendant une petite heure. Pour retourner chez moi, j’arrive à monter dans l’autocar. Je m’installe derrière le conducteur, pour ne pas à avoir à croiser le regard des autres voyageurs.

Une fois rentrer dans mon appartement, derrière la porte que je viens juste de fermer, je pousse un « ouf » de soulagement. C’est un peu le seul lieu sur terre, ou je me sens en sécurité.

J’allume alors la télévision. Il fut une époque, je ne pouvais même plus la regarder. On s’adressait à moi, à travers les images. C’était insupportable.

J’interprétais aussi, les gestes des gens dans la rue. Pourquoi me disaient-ils cela ? Je n’étais pas stabilisé. J’étais au bord de l’explosion. Il n’y avait que dans ma chambre ou je ne me sentais pas agressé.

A cette époque, je n’avais pas de traitement médicamenteux. Même mes parents m’agressaient, à travers l’interprétation que je faisais de leurs propos. J’avais développé une haine à leur encontre.

Il a fallu une hospitalisation en milieu psychiatrique, et avaler pendant des années des antipsychotiques, pour que je retrouve un peu la raison.

Crise de schizophrénie aiguë à la montagne

Crise de schizophrénie aiguë

Crise de schizophrénie aiguë

Cela fait 20 ans maintenant, que j’ai fait ma première crise de schizophrénie aiguë. Ce fut un véritable cataclysme dans ma vie. C’est après cet évènement, que la souffrance latente s’est exprimée pleinement. J’ai eu mes premières crises d’angoisse et mes premières, terribles boules au ventre, quelques jours après ma première crise de schizophrénie aiguë. Je n’avais jamais connu de telles souffrances, bien que je ne fusse pas bien depuis plusieurs mois.

Cette première crise de schizophrénie aiguë, s’est déclenchée en vacances, avec ma famille, un hiver à la montagne. Cela faisait plusieurs mois que j’étais délirant, tout en arrivant à donner le change, dans les discussions avec les autres. Je ne dormais plus la nuit, je délirais…  Un soir donc, alors que dehors tout était immaculé de blanc, éclairé par la pleine lune. Je me suis mis à déambuler à l’intérieur de l’immeuble, dans lequel ma famille et moi avions un appartement. Arrivé au sous-sol, je savais que j’allais exploser. Je me suis alors mis en quête d’un lieu plus approprié, pour hurler et me débattre avec les pompiers…

A partir de ce moment, mon ancienne vie était morte. Je naissais dans la douleur, une seconde fois. Plus rien ne serait comme avant. Je venais de perdre définitivement mon insouciance, mon espérance…

Quelques mois plus tard, j’ai réussi à reprendre des études, mais j’étais en morceau, angoissé pour le moindre détail…

Cette crise de schizophrénie aiguë, a fait exploser mon âme. Depuis, je ne suis plus que l’ombre de moi-même.

Il n’y avait qu’un traitement, à base d’un puissant neuroleptique, qui pouvait me permettre de juguler les délires.

Malheureusement pour moi, il a fallu une deuxième crise de schizophrénie aiguë, deux ans plus tard, pour que ce puissant neuroleptique me soit prescrit.

Depuis j’essaye de me reconstruire, sans y parvenir.

Etre hospitalisé

hospitalisé

hospitalisé

Hier soir, j’ai cru que j’allais être hospitalisé. La pression est montée au fur et à mesure dans la journée. Une idée envahissante, le matin d’abord supportable, a commencé à devenir de plus en plus forte. Le midi, je ne pensais déjà plus qu’à cela. Comme si ma vie tout entière était en jeux. Je ne savais plus faire la part des choses pour m’en sortir. Je ne pensais pas encore à être hospitalisé, mais  j’étais déjà dans un terrible état psychique. Dans ma tête, une seule pensée. Un message peut être important, que j’avais effacé sur mon répondeur, la veille, avant de l’avoir écouté. Comment m’en sortir ? Dans ma tête, je ne pensais plus qu’à cela. J’avais beau me répéter que c’était un ancien message que j’avais effacé, mais rien n’y faisait. Je n’étais plus sûr de rien. Ma vie ne tenait qu’à un fil. Plus rien n’était stable. J’avais peur de tout. J’étais fortement angoissé. L’après-midi, bloqué dans mon appartement, je n’osais plus sortir dans la rue. Je commençais à tourner en rond dans mon appartement. C’était horrible.

Vers 19 heures, j’ai fermé tous les volets de mon appartement. J’ai pris mon traitement. D’habitude, je m’endors quelques minutes plus tard. Mais dans mon lit, le sommeil ne venait pas, malgré les puissants sédatifs. J’ai pensé à ces nuits blanches, à délirer, avant d’exploser et être hospitalisé, que j’avais connu il y a quelques années. Cette soirée en prenait la tournure.

Vers 22h00, après avoir imaginé le pire, je me suis décidé à prendre 2mg de Temesta supplémentaires. Je les aie mis à fondre sous ma langue, pour qu’ils agissent plus vite.  C’est ce que j’avais à faire de mieux. M’assommer un bon coup. Je ne me souviens plus trop de de la suite. Je me suis endormi.

Les pompiers sont venus me chercher

Pompiers

Pompiers

J’ai la tête dans un étau et mon corps est tendu. C’est très désagréable comme sensation. J’ai peur d’exploser. De perdre le contrôle de moi… Avant d’avoir un traitement, cela m’est déjà arrivé de faire une crise de schizophrénie aigue, et de me mettre à hurler dans la rue. Il faisait nuit noire. Bien sûr, les pompiers étaient arrivés. L’un d’entre eux, le plus gradé surement, avait commencé à me parler. J’étais tellement délirant que je l’avais pris pour le Christ. Ils m’avaient emmené de force dans leur camion, dans une sorte de camisole chauffante. Je ne pouvais plus bouger mais je me sentais bien.

Aux urgences, je commençais à me sentir très mal et j’ai eu droit à une piqûre massive de Tercian dans la fesse. Tout mon monde était en train de s’effondrer, tous mes délires étaient confrontés à la dure réalité. La conscience que quelque part, mes hallucinations n’étaient pas réelles.

Les pompiers avaient laissé place aux médecins, et après cette piqûre dans les fesses, c’est un  ambulancier qui m’emmenait je ne sais où. Il était assez corpulent, bien plus que moi, au cas surement ou j’aurais eu des envies de m’enfuir. J’étais à l’arrière de l’ambulance, libre de mes mouvements, au moins dans la voiture…

L’ambulancier me demandait régulièrement si je me sentais bien. Au bout de quelques minutes, une sensation de souffrance intense s’est manifestée.

Nous avons alors fait une halte dans un lieu médicalisé. Il n’y avait pas de pompiers ni de médecins. Juste une infirmière un peu paumée, qui devant ma souffrance intense, m’a tendu un gobelet en plastique. Je n’ai pas eu le temps d’avaler ce qu’il y avait dedans, la souffrance était tellement forte, que je suis tombé dans les pommes.

Le surlendemain, je me suis alors réveillé dans un lit. J’étais en caleçon. Je me suis levé, il faisait jour. Les murs étaient peints en blancs. Je me suis aventuré dans le couloir. Un homme en blouse blanche m’a adressé la parole. Je ne me souviens plus ce qu’il m’a dit mais c’est là que j’ai compris. J’étais dans un hôpital psychiatrique.

Solitude d’un schizophrène

Solitude d’un schizophrène

Solitude d’un schizophrène

La pluie tombe de manière discontinue depuis un bon moment. Je suis dans mon appartement, bien à l’abri, seul comme toujours. Je commence à apprivoiser cette solitude. Les silences ne sont perturbés que par le son de la radio. Je souffre de phobie sociale. Aller vers les autres est une angoisse à chaque fois. Ce matin, je me sens entier et presque heureux. C’est assez étrange. La schizophrénie m’a aussi appris que la souffrance pouvait survenir à chaque instant, à cause d’une contrariété, d’un stress… de manière disproportionnée, m’obligeant à me réfugier dans mon lit des heures entières.

Dans ma tête, les idées envahissantes sont un vrai enfer. Toute la journée, elles peuvent tambouriner, boum boum boum, cognant encore et encore. Dans ces moments-là, j’essaie de distraire mon esprit, en regardant la télévision. Ça ne marche pas vraiment.

Le repli sur soi, la solitude est mon quotidien.

Par la fenêtre, je vois que la pluie a cessée. Je vais peut-être pouvoir sortir quelques minutes, histoires de voir si j’y arrive encore.

Par la fenêtre encore, je viens de voir passer une bien belle voiture. C’est tout ce monde qui tourne autour de moi et auquel je n’ai pas accès. A l’intérieur il y avait un couple et leurs deux enfants. C’est toute cette vie qui me fait envie et que je n’aurai jamais.

Quand je me m’observe dans mon miroir le matin, je vois quelqu’un de fracturé. Quelqu’un qui ne sait pas trop où il va. Alors, je détourne le regard, pour ne pas avoir à affronter cette terrible angoisse.

Quand je marche dans lotissement, je me demande toujours si les voisins à qui je dis bonjour, savent que je suis schizophrène. S’ils connaissent ce terrible secret. Ils doivent bien se rendre compte que je suis atypique, sans travail, seul, toujours à pied. Pourtant, je suis toujours souriant, comme si de rien n’était.

La boule au ventre

boule au ventre

Boule au ventre

Le réveil vers 7 heures du matin, un dimanche, fut assez dur. A peine les yeux ouvert, une boule au ventre s’est manifestée. Dehors, la nuit noire écrasait le paysage, donnant encore plus l’impression d’être dans un bateau en pleine mer. Comme des phares, les lampadaires prévenaient du danger, au cas au j’aurais voulu quitter mon appartement.

La boule au ventre était encore présente quand je me suis mis dans mon canapé pour fumer quelques cigarettes. La bouche sèche à cause du lourd traitement que je prends, donnait une sensation désagréable à chaque fois que j’aspirai une bouffée. Il fallait que j’avale du liquide.

Assez rapidement, le traitement que je prends trois fois par jour a fait son effet. Je me suis senti un peu mieux, moins angoissé. Pourtant la boule au ventre était encore là, au centre de l’estomac. Elle était bien au chaud et ne voulait plus partir.

Quelques minutes plus tard, sous la douche, une impression étrange m’a envahi. Mon corps me paraissait comme ne plus faisant partie de moi. Mes bras, mes jambes étaient comme des appendices, qui ne m’appartenaient plus. Une angoisse commençait à monter. Mon cerveau commençait à se brouiller. Il fallait vite que je me sèche.

Le dimanche est le jour de la semaine que j’aime le moins. Je ne peux pas aller me balader dans le centre commercial pas loin de chez moi et c’est le jour du repas en famille. Un repas que je préférai éviter. Le côté maternel de mon père est insupportable, et les remarques de ma mère fatigantes.

Heureusement, une ou deux heures après ma douche, la boule au ventre est partie. Le soleil s’est levé, inondant de lumière mon petit appartement. J’avais quand même de grandes difficultés à me concentrer, et mes muscles tendus, me faisaient souffrir.

Repas sans légumes

repas

repas

Cette matinée d’abord pluvieuse, a laissé place à un soleil d’hiver. Il ne chauffe vraiment qu’à travers les vitres. Je viens de finir d’avaler mon repas. Il ne m’aura fallu que quelques minutes. En plus, je ne mange pas très équilibré, pas assez de légumes.

Hier après-midi, j’ai fait fi de mes angoisses et un ami est venu me chercher pour aller boire un verre en ville. C’était une personne que je ne connaissais pas vraiment et le courant est plutôt bien passé. Nous étions dans un pub anglais, et nous avons choisis de nous installer dans un endroit à l’abri des regards et des oreilles. En effet, c’est une personne qui a aussi des problèmes psychiques, et bien que nous n’ayons pas parlé que de cela, nous ne voulions pas être entendus. Nous avons prévu de nous revoir dans une semaine et pourquoi pas avec d’autres amis en commun pour un repas.

De retour chez moi, je me sentais bien. C’est la solitude qui me mine. Des journées complètes, tout seul, à ressasser les mêmes angoisses. Il faudrait que je sois toute la journée à l’extérieur de chez moi, et en activité avec du monde, dans un cadre rassurant. Il y a bien des hôpitaux de jour, en ville, mais je n’arrive pas à cause de mes angoisses à me déplacer facilement. C’est le serpent qui me se mord la queue.

Il est encore tôt et je ne sais pas commun cette après-midi va se passer. Je vais sens doute sombrer dans l’ennui mais j’espère que non. Pas envie de me sentir mal encore une fois. Je vais essayer d’ouvrir un livre et de voir si j’arrive à me concentrer.  Malheureusement je commence à sentir mon état psychique de dégrader tout doucement. La fatigue, l’ennui, le repli sur soi et la souffrance.

Conséquence des neuroleptiques ?

neuroleptiques

Neuroleptiques

Le ciel est gris. Il pleut un peu. Après avoir pris mon traitement à 7 heures précise, je me suis installé devant la télévision. Petit à petit, j’ai senti le Tercian faire son effet. C’est un des neuroleptiques à effet sédatif. Autant dire qu’il ne faut pas se lancer dans un marathon après son absorption. La fatigue est trop intense. Je prends aussi d’autres neuroleptiques qui ne sont pas sédatifs. C’est un sacré cocktail que j’avale trois fois par jour. Les anxiolytiques, les neuroleptiques sont autant de molécules qui ont un impact sur mon cerveau.  A long terme, je ne sais pas quelles en seront les conséquences.

Ce matin, je suis allé faire quelques courses dans le supermarché pas loin de chez moi. C’est un peu le seul moment de la journée ou je vois un peu de monde. Le reste du temps, quand je ne suis pas à l’association de patients, Je suis chez moi ou chez mes parents. Autant dire que j’ai une vie sociale assez limitée.

Aujourd’hui mes parents ne sont pas là et l’association est fermée. Je vais encore passer la journée sans voir personne. Le matin, cela ne me pose pas trop de problèmes, mais l’après-midi, c’est bien souvent interminable. Je m’installe dans mon lit lorsque je souffre trop, pour y passer une demi-heure, puis je déambule dans mon petit appartement. Quand je me sens mal, j’ai l’impression qu’un étau compresse mon cerveau. Je ne peux alors plus me concentrer sur rien. Ni télévision, ni livre, ni écrire ne sont alors possible. Je ne supporte plus non plus la présence d’autres personnes.

Le ciel ne s’est pas dégagé et il fait toujours gris. Je peux voir de ma porte fenêtre, un monde qui me fait un peu moins peur que d’habitude. C’est par période que ma pathologie est la plus dure à vivre, comme une monté de fièvre qui peut durer des moins.

Implacable solitude

Implacable

Implacable

La solitude est là, implacable. Elle s’insinue tel un serpent, sans faire de bruit, jusqu’au jour où il ne reste plus que vos parents comme contacts sur qui compter. Justement ce midi, je n’ai pas été mangé chez eux. Je n’ai pas eu de boule au ventre, pas de remord. C’était une petite victoire. J’ai acheté un sandwich dans la zone commerciale pas loin de chez moi. Je veux prendre un peu de distance vis-à-vis de mes parents et trouver d’autres personnes sur qui compter. Il n’y en n’a malheureusement pas beaucoup. Mes parents font énormément pour moi et je voudrais me débrouiller sans eux. Mais il n’est pas facile de jeter le bébé avec l’eau du bain. Je suis terriblement d’épandant.

En effet, ma solitude est le résultat d’un repli sur soi de plus d’une dizaine d’années. C’est un symptôme implacable de ma pathologie. J’ai bien quelques amis mais que je ne les supporte que peu de temps dans mon appartement ou même à l’extérieur.

Pour vous éclairer sur ma situation, le soir quand il fait nuit, je n’ose plus répondre à l’interphone quand il sonne. Je me suis complètement bunkerisé dans mon appartement.  L’après-midi, je n’ose plus prendre le bus pour aller en ville et j’ose à peine sortir de chez moi. Parfois de violentes angoisses viennent mettre en question, tous les plans que je me suis fixé. Je ne peux vivre qu’au jour le jour en fonction de mon état psychique.

Aujourd’hui nous sommes le 24 décembre et ma famille doit arriver chez mes parents assez tard le soir. Je vais devoir lutter contre une fatigue implacable qui me gagnera rapidement. Mon père sera comme à son habitude charismatique, et à côté, je me sentirai mal à l’aise, victime d’une compétition inconsciente. L’ambiance qu’au fond je ne veux pas, sera lourde entre lui et moi.