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SMS

Ma psychologue est sympathique. Je peux lui envoyer un sms quand je ne vais pas bien et elle me répond. La dernière fois j’étais dans le bus et elle m’a renvoyé un message en 5 minutes. Elle me donne des conseils adaptés à mes angoisses et vient chez moi pour la thérapie. C’est une relation plus efficace que d’aller voir quelqu’un dans un bureau.

En ce moment, j’essaie de recoller toutes les parties de ma vie. Je veux être en accord avec moi-même. Ne plus me sentir comme un puzzle démonté.

Je renoue des relations avec les gens avec lesquels j’ai vraiment envie de passer de temps. Comme il m’arrive d’être décalé, les gens s’éloignent parfois. C’est un gros travail d’explication et de pédagogie pour garder ses amis. Il ne fait pas bon être « original ».

D’autres moments, j’ai envie de tout envoyer balader. De ne plus répondre au téléphone, une fois le soleil couché. La souffrance est trop forte. Je me tords de douleur dans mon canapé et je ne peux plus sortir de chez moi. J’ai l’impression que tous mes efforts sont réduits à néant.

C’est un combat sans fin, avec un cerveau qui s’électrise souvent et me rend la vie impossible. Dans ces moments-là, c’est un travail de cache-cache avec les  autres pour qu’ils ne me voient pas dans cet état-là.

Il y a aussi les moments délirants, qui me font honte le lendemain, lorsque j’ai un peu repris mes esprits.

C’est un petit résumé de ce qui se passe dans ma tête et de ma façon de gérer cette maladie. Je n’y arrive jamais complètement. Elle est incurable. Certains s’en sortent mieux que moi mais il n’y a pas de fatalité.

Demain, je vais continuer mon travail, celui qui consiste à être cohérent en attendant la prochaine vague qui me fera souffrir et remettra tout en cause.

La folie me gagne

La folie me gagne. Les délires s’entrelacent avec la réalité. Là ça va un peu mieux je suis serein, mais tout à l’heure, c’était assez dur. Comment rester dans le concret ?

C’est tellement jouissif de laisser partir ses pensées dans des constructions mégalomaniaques. J’y croyais tout à l’heure. Heureusement, après 1 heure et 200 mg de Solian, les choses sont revenues à la « normal ».

J’attends avec impatience de rencontrer la nouvelle psychiatre avec laquelle j’ai pris rendez-vous. Ça me perturbe un peu les changements de thérapeute. En même temps cela faisait 16 ans que je voyais l’autre. Lors de notre dernière entrevue, Il m’a souhaité bonne route et ce matin j’ai annulé les rendez-vous que j’avais pris à l’avance avec sa secrétaire.

Tout à l’heure, je me suis remémoré le moment où je lui ai annoncé que je ne voulais plus continuer. J’étais assez exalté quand je lui ai dit et les émotions sont remontées à la surface cet après-midi. Clouer le bec à un psychiatre, je trouve cela jouissif. De toute façon on n’était arrivé au bout du chemin. Humainement je ne pouvais plus continuer.

Maintenant, je vais voir un peu comment les choses se passent avec la nouvelle psychiatre. Que ce soit une femme peut aussi être intéressant dans les rapports que j’aurai avec elle. Cela va me changer.

Au téléphone, elle a l’air d’être assez sèche mais je ne vais pas y aller avec trop d’aprioris. Je demande juste une écoute, qu’elle se sente impliquée et un bon suivi pour le traitement médicamenteux.

Je me sens un peu brouillon dans l’écriture de mon article ce soir. Les délires de l’après-midi raisonnent encore un peu dans ma tête. On ne sent débarrasse jamais complètement. Il suffit d’une étincelle pour qu’ils reviennent au galop.

Souvent, lorsque l’on si attend le moins, en regardant un film par exemple.

Association de patients

association de patientsUn dimanche seul, mes parents étaient partis pour la journée et l’association de patients était fermée. J’ai vécu cette situation mieux que je ne l’aurais pensé. D’habitude je suis angoissé et j’attends leur appel pour me dire qu’ils sont sur la route du retour. Je n’ai malgré tout pas fait grand-chose à part regarder une série sur internet. Etant donné la météo pluvieuse, je n’ai pas pu aller faire un tour. Je suis resté dans mon appartement.

C’est peut-être la cure de magnésium mais je me sens serein. C’est ma généraliste qui me l’a prescrit. Sur la boite, il est inscrit qui cette substance peut aider en cas d’anxiété légère. Je suis schizophrène, je ne pense pas que ça peut être plus efficace que tous les autres médicaments que je prends mais ça ne peut pas faire de mal.

Aujourd’hui, lundi matin, je suis allé à l’association de patients. Il y avait un bon petit groupe. Faute d’animateur, j’étais chargé d’ouvrir et de fermer le local. On demande aux adhérents qui en ont l’envie de gérer l’association certains jours.  Prendre des responsabilités si ce n’est pas trop stressant peut être thérapeutique. Moi ça me valorise.

Il y avait Jacques avec ses santiags, ses cheveux longs et son pantalon en cuir de rockeur. Il est un peu décalé quand il parle mais nous le sommes tous dans ce groupe. Il n’est pas stigmatisé. C’est l’intérêt de ce genre d’association. Il s’entend bien avec Pierre qui a des « supers pouvoirs » comme la téléportation… Jacques le prend au premier degré quand il dit qu’il est millionnaire ou qu’il est comme super man mais que ses médicaments font de lui un homme « ordinaire ».

Tous les adhérents vivent cela avec compréhension et bienveillance, même ceux qui sont un peu plus dans la réalité.

De temps en temps, il y a des pleurs et des larmes pour des histoires sans importances. Cela fait partie des soubresauts de la vie en communauté.

Quelque fois c’est l’extérieur qui est dur à vivre pour les adhérents. Trouver un logement ou un travail lorsque l’on est fragile psychiquement n’est pas aisé.

Anxieux

Je suis encore anxieux ce midi. Demain j’ai rendez-vous avec un médecin pour peut-être, des examens invasifs. J’ai toujours eu peur de tout ce qui était médical. Je me dis que j’ai encore du temps et que je ne devrais pas y penser et profiter du moment présent. Malgré tout, cette perspective casse un peu mon insouciance.

Heureusement, à l’association de patients ce matin, j’ai pu me changer les idées. Cela fait du bien de en plus penser à ses problèmes.

De retour chez moi, j’ai quand même une boule dans le ventre. Hier soir, je me suis couché vers 20h00. Les anxiolytiques ont eu raison de moi. En même temps lorsque l’on dort on ne pense pas. C’est une sorte de refuge.

La solitude est pesante et les idées que l’on a dans la tête tournent en boucles. Des pensées qui sont souvent négatives, voir des catastrophes. Je n’arrive pas à être optimiste.

Je vais essayer de me détendre cet après-midi mais je n’y crois pas trop. Une fois le déjeuner passé, mon organisme digère et met mon esprit en mode déprime, jusqu’au soir. Il faut dire que je ne fais pas grand-chose et l’oisiveté n’est pas une bonne attitude lorsque l’on est schizophrène. Les angoissent en profitent pour s’installer et envahissent tout, jusqu’à ne plus oser effectuer la moindre action, sous peine de catastrophes imaginaires.

Heureusement les médicaments me protègent des délires et de la paranoïa. Il fut un temps ou vivre avec les autres était un enfer qui m’a conduit à exploser et à me retrouver en hôpital psychiatrique. En effet, chaque geste d’un passant dans la rue était l’occasion d’une interprétations envahissantes. Même tout seul dans ma chambre, les caméras étaient là à me filmer… C’est un véritable enfer.

Nous sommes de nombreux schizophrènes à souffrir de ce genre de symptômes. Vraiment, j’espère vivre une révolution médicale dans le traitement des maladies psychiques.

Grain de folie

A l’association de patients ce matin, l’animateur était parti faire quelques courses. Les gens se sont un peu lâchés. Notamment Pierre, qui est schizophrène aussi. Il délire sur les gens dans la rue. Il s’imagine que les femmes avec des enfants lui font signe qu’il est le père. Il raconte donc devant tout le monde qu’il a une progéniture, sans savoir combien d’enfants et sans expliquer comment il les aurait conçus. Il s’imagine être dieu, donc procréer par l’opération du saint esprit semble logique.

Je me suis un peu reconnu dans ses propos. Je délirais aussi beaucoup à l’époque. Avant que je ne prenne un traitement. Je ne veux plus revivre cela, c’est un vrai cauchemar.

Je l’ai un peu cuisiné et il m’a avoué ne plus faire son injection.  J’ai peur que jour après jour, il ne s’enfonce dans la folie. Les infirmières n’arrivent plus à le raisonner. Demain j’essaierai de lui expliquer que sans médicaments, il risque de souffrir encore plus. Il peut ne plus pouvoir se balader dans la rue sans que ses délires ne soient insupportables, car s’il est paranoïde, cela va le rendre « fou ».

Il y a aussi Gérard, avec un look très personnel. Il est bipolaire et habillé de strass et de paillettes. Le matin, il est euphorique. Il prend la parole à tout bout de champ et commence à agacer. Les gens sont très terre à terre et certains n’aiment pas son extravagance.

Enfin, l’animateur est revenu de ses courses. Je ne me sentais plus très bien. Alors que ce n’est pas mon travail, les adhérents comptent sur moi pour gérer le groupe. Je ne leur dit pas que je suis aussi schizophrène. Quelques heures par jour, j’arrive à faire illusion. Aujourd’hui, j’ai dû quand même m’isoler quelques minutes.

Des steaks hachés congelés

Belle journée ensoleillée. Les gens rentrent chez eux, il est 19h00. Les voitures remplies de femmes, d’hommes et d’enfants roulent devant chez moi. Les maisons s’animent, les jardins sont des terrains de jeux. Des odeurs de barbecue arrivent jusqu’à ma fenêtre ouverte. Je suis seul face au clavier de mon ordinateur.

Ce matin, j’ai vu Caroline. Elle envisage de se faire hospitaliser en psychiatrie. Elle est trop mal et devait voir son psychologue avec qui elle fait une psychanalyse. Je trouve cela contreproductif mais je n’ose pas lui dire. Pour un thérapeute, laisser croire à une jeune femme que son problème vient de la façon dont elle s’est construite ou de ce qu’elle a vécue est une escroquerie. Elle parle de sa souffrance comme une démarche nécessaire sur le chemin qui la mènera vers la guérison. Heureusement qu’elle a également un psychiatre qui lui donne un traitement pour la soulager. Le cerveau dysfonctionne parfois et parler de son enfance ne résoudra rien.

J’ai faim mais j’en ai assez de manger des steaks hachés congelés. Je n’ai aucun produit frais. Il faut que j’aille faire des courses mais je n’ai pas envie de me frotter à la foule du supermarché. J’ai juste envie de me souler, ça arrive assez souvent, c’est pour cela que je n’ai pas d’alcool chez moi. Je vais me contenter des benzodiazépines.

Oui, je veux m’abrutir et arrêter de laisser tourner ce cerveau, d’une angoisse à une autre. Devant chez moi, des parents font du vélo avec leurs enfants. J’ai hâte que le soleil se couche et que mon esprit comprenne qu’il est l’heure de passer en mode nuit. Faire le vide dans sa tête est ce qui demande le plus de concentration, on pense toujours à quelque chose. C’est bien cela le problème, chez moi, j’ai toujours une peur qui est là.

Souffrance et martyre

Je suis angoissé. J’ai l’impression que tout ce que je fais va avoir des conséquences dramatiques pour mes proches. Je n’ose plus rien faire. J’ai aidé un peu mon père avec son ordinateur de boulot. J’étais très fébrile, alors que c’est un domaine que je connais un peu. En tout cas plus que lui. Il a fallu aussi bouger quelques cartons et j’étais limite paniqué de peur qu’il ne se blesse de ma faute. Je n’ai touché à rien, craignant d’être responsable. Malgré tout, j’aime passer du temps avec lui. Ce sont des moments privilégiés. Il m’aide toujours dans les moments difficiles.

A part cela, je ne souffre pas trop. J’ai même passé une bonne journée, avec pour commencer ce matin, un jogging de 10 km. Demain la semaine reprend et j’ai hâte de sortir un peu et d’aller à mon association de patients. Bonne nouvelle, je vais pouvoir y continuer mon travail bénévole.

J’ai eu quelques nouvelles de Caroline. Elle souffre beaucoup et ne sait plus quoi faire pour que son martyre s’arrête. Je ne sais pas si c’est un bon conseil mais je lui ai dit de prendre un peu de benzodiazépine et dormir. C’est ce que je fais, ça permet de ne plus souffrir pendant quelques heures. Je m’inquiète pour elle.  Elle ne m’avait jamais écrit de tels SMS. Elle n’en pouvait plus. Je ne connais pas exactement sa pathologie bien qu’elle prenne aussi des neuroleptiques.

Les maladies psychiques sont vraiment des tortures. Dire qu’avant la médecine moderne on pensait que les schizophrènes ne souffraient pas. Peut-être ceux qui sont complètements partis, sans plus aucune lucidité. Même de cela je ne suis pas certain, malgré le fait que prendre conscience de sa condition, est une souffrance supplémentaire.

Dehors, la chaleur commence à baisser et les gens préparent tranquillement leur soirée dans une quiétude rassurante.

Le matin d’un schizophrène

Ce matin, je tremble, je suis fracturé. C’est apparu dès le réveil. J’ai mal à la tête. J’ai du mal dormir. Je n’arrive pas à me concentrer ni à stabiliser mon cerveau. Je dois prendre le bus dans une heure. Je ne suis pas vraiment en état. J’en ai assez de souffrir. J’ai pris mon traitement avec un Temesta en plus. Je suis angoissé.

Hier j’ai passé une partie de l’après-midi avec Caroline. Elle n’allait pas bien non plus. On a bu un verre sans alcool et je l’ai raccompagné chez elle. Elle ne savait plus se repérer dans les petites rues du centre-ville où elle habite.

Elle était vraiment paumée. Elle souffre de troubles psychiques. Je ne sais pas exactement quel est sa pathologie. Elle ne doit pas être schizophrène mais bipolaire. En partant de chez elle, rassuré de l’avoir de l’avoir mené à bon port, elle a posé sa main sur mon épaule comme à un vieil ami qu’elle voulait remercier.

Il faudrait que je calme mon cœur qui bat trop vite sous la pression d’une peur diffuse qui apparait de temps en temps sans que j’en connaisse la raison. Tout tremble autour de moi, je n’arrête pas de passer la main sur le front en me disant « ça va aller mieux ».

J’ai l’impression d’être en manque. J’ai pourtant eu ma dose de nicotine via ma cigarette électronique. Je ne comprends pas pourquoi je souffre. Il faut que je me hâte. Le bus part dans une heure. J’ai ce temps là pour me ressaisir, sinon je serai obligé de demander qu’on me conduise. Je n’aime pas cela. J’aime être autonome. C’est une bataille de tous les jours.

Je ne sais plus quoi faire pour aller mieux. Il faut que j’aille en ville. Je me suis engagé pour l’association dans laquelle j’ai des responsabilités.

J’ai un peu moins d’une heure, maintenant. Le temps passe vite en écrivant cet article.

Effet secondaire

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Je suis speed aujourd’hui. Je ne sais pas pourquoi et j’ai froid. Mon cerveau tourne très vite. Depuis quelques jours j’ai augmenté ma dose de neuroleptique, tout en restant dans les normes prescrites par mon psychiatre.

Le soleil ne me réchauffe pas. Je ne sais pas si j’arriverais à bander… Ce sont les effets secondaires du traitement. Je suis célibataire mais quand même, question virilité, ça me travail un peu. Je sais que ce sont des questions intimes mais les gens ont le droit de savoir que suivre un traitement lorsqu’on est schizophrène peut provoquer ce genre d’humiliation.

Il y a aussi, l’émoussement des actions et les contractions musculaires. Il y a quelques années je me suis retrouvé aux urgences avec la bouche bloquée, grande ouverte pendant des heures. Ca fait très mal.

Quant à mon comportement, comme je ne suis pas quelqu’un d’expansif, ça n’aide pas. Je ne ris jamais de bon cœur, par exemple.

Malheureusement c’est les médicaments ou être enfermé. Sans traitement, je ne teindrais pas quelques jours.

Ce matin sur la grand place, de ******* j’ai vu toute une bande de gars en train de picoler des bières. Ils sont là tous les jours.

Je pourrais finir comme eux, c’est ce qui arrive lorsque l’on est complétement paumé. Des schizophrènes dans la rue c’est assez courant.

Il y en a même dans les prisons. Ce n’est pas vraiment notre place même si parfois en fonction des actes commis. Les victimes souffrent et la justice doit être rendue mais un psychotique en zonzon, ce n’est pas vraiment le lieu pour se stabiliser.

Et puis, il y a le suicide qui est aussi très élevé chez les bipolaires, schizophrènes et les borderlines…

Sinon Caroline, ne répond toujours pas à mes SMS. Je vais me dire quelle a perdu son portable. Elle avait l’air si épanouie et heureuse lorsque je l’avait vu pour la dernière fois. Elle s’était inquiétée de savoir si j’étais bien rentré et le lendemain si j’avais bien dormi.

Depuis plus rien.

A toi et elles

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Caroline, pourquoi tu ne réponds pas à mes SMS, c’est frustrant. Je sais que tu as un copain mais on a passé un bon moment, dimanche dernier. A échanger sur nos angoisses respectives, notre schizophrénie, nos délires,  tu es un peu cabossée aussi.

Tu as ri beaucoup…. Je me suis moqué de toi mais ça avait l’air de te plaire. Qu’un homme  te parle comme ça, sans détour, tu étais conquise. On a plongé nos yeux les uns dans les autres pendant de longues secondes. Tu m’as recoiffé, tu as posé ta main sur ma joue et tu m’as embrassé.

Ce matin, cela fait déjà trois jours et j’ai froid. Je suis juste un ami, c’est ça que tu veux me faire comprendre.

A chaque sonnerie de mon smartphone, je crois que c’est toi. Bon c’est décidé, je te laisse venir, je ne te solliciterai plus.

Tu as toujours préféré les hommes sans troubles psychiques ?

C’est sûr, je suis fier, un peu macho mais je sais être un prince aussi. Je vais devoir aller prendre le bus. J’enverrai un sms vers 11h00 à l’heure à laquelle tu te lèves.

Fait attention à l’alcool, je crois que tu es un peu tombée dedans. On a passé un bon moment de complicité même si les bières nous ont aidées.

J’ai vraiment froid ce matin. Je suis idiot d’être fier comme ça. J’aurai dû être plus présent quand on s’est embrassé l’année dernière.

C’est juste que je n’aime pas montrer que je suis dépendant. Je suis vraiment trop bête. Si tu te reconnais dans cet article, Caroline ? J’écoute en boucle, « l’Américain » de Jennifer Ayache. Si en écoutant cette musique que je t’ai faite découvrir, tu penses à moi. J’aimerai bien faire battre ton cœur de fille.

Il faut vraiment que j’y aille et puis dehors le soleil va réchauffer ma peau.