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Lassitude

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Lassitude

Lassitude, je me sens comme anéanti. Je marche, toujours pour faire la même route. De mes parents à chez moi et de chez moi à mes parents. Ils ont un jardin, alors c’est bien agréable, lorsque l’on habite en appartement sans terrasse. Je regarde le ciel, les nuages. Je me plonge dans l’immensité de ce qui me dépasse. Déjà que mes idées ne sont pas très claires, alors je dois faire deux fois plus attention. Les angoisses arrivent vite.

Lassitude aussi, d’avaler tous ces comprimés trois fois par jour. Parfois, ils restent bloqués dans ma gorge. Comme si mon corps les refusait, surtout le matin. Au réveil, je n’aime pas être pris au dépourvu.

Je suis en weekend. Pas de bus à prendre pour aller à l’association de patients. C’est un stress en moins.

Heureusement, en ce moment j’ai ma famille au complet, chez mes parents. Mon frère que j’adore !!! Il n’est au courant que depuis peu de ma pathologie. Il pensait juste que j’étais atteint d’angoisses et de dépression. C’est vrai que cela fait plusieurs années que je n’ai pas quitté ma région. Que je ne vais pas chez lui car c’est trop loin, à cause de mes angoisses.

Lassitude de ne pas partir en vacances, de ne pas changer de paysage. J’ai envie de m’allonger sur une plage de sable fin. De sauter dans une eau revigorante.

Lassitude, comme un robot, de faire tout le temps les mêmes choses. Vapoter toute la journée, devant la télévision ou en écoutant de la musique, dans un canapé déformé sous mon poids. Dans un appartement calme. En ce moment, je n’entends que rarement mes voisins. Pourtant leurs angueulades étaient déstressantes, je me sentais moins seul. J’étais comme une petite souris.

Il est 17h00 et je ne sais pas ce que je vais faire du reste de ma journée. Fermer les volets, me mettre dans mon lit pas trop tard, pour ne plus avoir à penser.

Mon esprit va mieux lorsque je vous écris

esprit

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La pluie arrose copieusement le bitume de la route. Je le vois depuis la porte fenêtre de mon appartement. Les voitures éclaboussent les bas-côtés. Il ne fait pas un temps à mettre un piéton dehors.

Je suis calfeutré chez moi à côté d’un des deux seuls radiateurs de mon appartement. Il fait 17 degrés à l’intérieur. J’ai dû mettre un pull épais. Un sentiment de malaise profond m’a envahi depuis que je suis rentré chez moi, ce midi. A peine mon repas avalé, une boule au ventre s’est manifestée, de manière insupportable. Plusieurs fois je me suis mis devant mon ordinateur pour vous écrire, mais je ne pouvais pas, c’était trop dur. Toute démarche demandant un peu de concentration était impossible. Au bout de deux heures de souffrance, j’ai quand même réussi à quitter mon poste de télévision, pour vous écrire. C’est toujours un soulagement quand j’arrive à aligner quelques phrases…

Quand j’écris, mon esprit est occupé et je ne pense moins à mes angoisses. Ou du moins, je rationalise tout cela. En ce moment, c’est la peur de finir dans la rue qui me perturbe, quand le soir, dans mon lit, juste avant de m’endormir, je laisse vagabonder mon esprit.

A l’écrit, je pense m’exprimer correctement, vous me direz ? Parce qu’à l’oral, souvent je perds mes mots, ou je les intervertis… C’est une vraie souffrance quand je dois parler à quelqu’un.

Aujourd’hui, mes parents sont chez ma sœur, qui habite à 2 heures de voiture. Cela fait des années que je ne me suis pas éloigné autant de mon appartement. Je suis angoissé lorsque je m’éloigne trop de mon domicile.

Tout cela fini par jouer sur mon moral. Je n’ai plus la force de me battre. Il y a quelques jours, ma psychiatre m’a prescrit des antidépresseurs. Je n’ai pris qu’un comprimé que je n’ai pas bien toléré. J’ai eu de gros moments de fatigue et de grosses angoisses. Décidément je n’ai pas de chance.

Fatigue ou dépression?

La fatigue m’assaille. Les puissants neuroleptiques, que je prends trois fois par jour, me mettent ko. Le soleil chauffe mon appartement, à travers les vitres, accentuant mon sentiment d’épuisement. J’ai l’impression d’être dans une cocotte-minute.

Tous les jours se ressemblent. Des heures de solitude face à ma télévision. Je regarde un monde qui n’est vraiment pas le mien. Des publicités pour des voitures, alors que je n’ai pas la permis de conduire. Des publicités pour des vacances, alors que je suis incapable de quitter mon appartement, ou presque. Tout cela me fatigue.

Je suis devenu un robot, aux capacités limitées. Je marche dans la rue, pour aller faire mes courses, juste à côté de chez moi. Heureusement qu’il y a ce magasin. Je ne serais pas capable d’aller plus loin. Parfois, je rencontre une personne que je connais. Je souris et je dis bonjour poliment, alors qu’à l’intérieur, je me sens mal, tellement mal. J’ai l’impression d’être déjà mort. Un peu comme si j’étais en enfer.

Quand mes parents me demandent si je vais bien. Bien souvent, je réponds « oui ».  Ils ont fait leur vie ou presque. Je ne veux pas trop les perturber. Et puis, ils ne peuvent rien faire pour me soulager, alors, à quoi bon les tracasser.

Le angoissent sont là, bien présentes. La fatigue psychique, à devoir supporter mes peurs, pour tout, comme si le monde autour de moi n’était tenu que par que par une mince ficelle. Tout est mouvant et cela me fait peur. J’ai besoin de certitude. Je n’aime pas le changement. J’en ai des sueurs froides.

Je ne me souviens plus de ma dernière joie. J’ai l’impression d’être étranger à ce qui m’arrive. Je laisse l’eau m’emporter sans savoir ou je vais.

Je n’ai plus la force de combattre cette fatigue psychique.

Ennuyeuse après-midi

Ennuyeuse

Ennuyeuse

L’après-midi se passe de manière longue et ennuyeuse. Je suis chez moi, devant la télévision qui crache des images multicolores pour attirer les téléspectateurs. Je change souvent de chaine, à la recherche de programmes intéressants… Rien n’y fait cet après-midi. Je me décide à éteindre cet écran pour passer à autre chose. Mon appartement est alors plongé dans un calme suspect. Seul, le ronronnement du réfrigérateur me teint compagnie.

Je suis pourtant sorti ce matin, à l’association de patients. J’ai discuté avec les uns et les autres. Il y avait Fred qui était là. C’est chez lui que j’avais passé la soirée du nouvel an. Ça avait été une soirée forte agréable. Fred est un ami de longue date qui souffre de schizophrénie comme moi. Il est de taille moyenne et 10 ans plus âgé que moi. Il a un visage sympathique, assez rond. Souvent souriant, dénotant un côté sociable développé.

Il y avait aussi Thierry, dans un autre style, avec son chapeau de cow-boy, son manteau descendant jusqu’à ses chevilles et son collier clouté autour du cou, recouvert par de longs cheveux noirs. Thierry est un homme original. Il a plus ou moins essayé toutes les substances hallucinogènes. Ce qui lui a laissé quelques séquelles intellectuelles. Il est pourtant aussi très joyeux et pas du tout ennuyeux.

Malgré tout, cet après-midi est ennuyeuse, comme le ciel, sans soleil, complétement gris et sans aucune variation de couleur.

Mais ce matin, j’ai réussi à prendre le bus pour aller à l’association de patients. J’en ai été assez fier. Moi qui ai du mal à sortir. L’intérieur du bus un peu crasseux était assez calme. Les scolaires étaient déjà à l’école et il y régnait une ambiance populaire, avec ces jeunes mamans et leurs poussettes, ou ces passagers qui pas seulement à cause des mouvements brusques du bus n’arrivaient plus trop à tenir debout.

Dépression

Dépression

Dépression

Le réveil fut difficile.  Une bonne heure pour  sortir de la torpeur dans laquelle j’étais. La dépression du matin, avec sa cohorte d’angoisses et d’idées délirantes, s’installe de plus en plus profondément. L’immobilisme de ma vie, rythmée par les mêmes actions et occupations toute la journée, sapent mon moral. Mon existence manque cruellement de piquant. Des vacances à la plage me feraient le plus grand bien. Sauter avec un élastique d’un pont pourrait peut-être aussi m’être profitable.

Il faudrait que je casse ce mur un verre, invisible mais terriblement réel, pour changer ma vie. La dépression m’accompagne dans mes marches quotidiennes, pour aller à la boulangerie, prendre le bus… Les échanges humains de qualités sont rares. Dans mon appartement, la télévision ne fait que parler. Elle ne m’écoute jamais. Les discussions que j’ai avec moi-même sont stériles. Pourtant mon cerveau fabrique des pensées que ma conscience doit bien prendre en compte. Un dialogue dans ma tête s’est mis en place. Je parle avec moi-même et je ne sais plus très bien qui je suis et qui je dois écouter.

Je m’éloigne des autres et la dépression qui n’aime pas le vide est comme une métastase qui grossit de jour en jour. Je dois réfléchir pour savoir si je respecte encore les conventions sociales. Je ne sais plus trop bien. J’utilise des phrases que j’ai apprises. Malgré tout je me demande si je les utilise dans le bon contexte. Quand je vais à la boulangerie, la vendeuse me sourit… Elle fait son travail. Pour l’instant elle ne se doute pas de l’intense activité qu’il y a dans ma tête, avec des pensées plus farfelues les unes que les autres. J’arrive encore à faire illusion. Quelque chose pense cependant en moi, à ma place, comme un Alien qui va me sortir du ventre dans un grand cri de terreur.  Ce sera le moment de la crise et de l’hospitalisation.

Concerné ?

Concerné

Concerné

Je ne me sens plus concerné par grand-chose. Comme si j’étais loin de tout. Le temps pluvieux accentue ce sentiment. Ce matin en me levant de bonne heure, vers sept heures, j’étais en souffrance. Je suis concerné par ma souffrance mais c’est à peu près tout. Je n’arrive plus à m’intéresser à autre chose. Ma souffrance m’obsède.  Les gens dans la rue sont comme des ombres qui traversent le temps à côté de moi. Je ne les regarde plus et je ne veux pas avoir d’interactions avec eux. Si quelqu’un s’approche de moi pour me demander la route, j’ai d’abord envie de fuir.

A l’association de patients, je ne me sens pas plus concerné par la vie des gens. Leurs histoires sont une longue litanie que j’écoute un peu pour être poli. Assez rapidement, j’ai envie de passer à autre chose. D’ailleurs je n’y suis pas resté très longtemps.

Dans le bus pour le retour, je regarde par la fenêtre ou sur mon smartphone pour ne pas avoir à croiser le regard des autres voyageurs. Je ne veux pas m’impliquer.

Chez moi, la télévision bourdonne tranquillement. Je suis autant concerné par les images que par les gens en chair et en os. Autant dire que je ne suis pas réellement dans le même monde que vous.

L’après-midi risque d’être longue.  Tourner en rond dans mon petit appartement, en attendant que les heures passent, sans autres perspectives.

Mon frigo est vide est je n’ai pas la force d’aller acheter de quoi manger. Je n’ai d’ailleurs pas trop d’appétit.

Il est l’heure que j’avale ma ration journalière de pilules. Elles sont presque toutes blanches. Certaines ont un gout horrible et j’évite de les mettre en contact avec ma langue. Je les avale par paquets de quatre avec un grand verre d’eau. Je plonge alors dans une grande fatigue.

Lassitude

Lassitude

Lassitude

La lassitude face à cet océan de souffrance me gagne, petit à petit. Je suis fatigué. Je n’ai plus la force de me battre. Pourtant il faut bien. Le soleil m’écrase, chaque fois que je mets un pied en dehors de mon appartement. Je marche difficilement jusqu’au supermarché. La lassitude est là. Je ne sais plus trop pourquoi je continue. C’est sans issue. La maladie a envahi tous les domaines de ma vie.

Dans le supermarché, les gens autour de moi n’existent même plus. Ce qui me faisait plaisir avant, me rend indifférent. J’achète rapidement quelques aliments et je retourne dans mon canapé. Dans le magasin tout le monde s’active. Les employés rangent les articles dans les rayons ou se réunissent en cercle pour écouter leur chef. Des pancartes géantes et des animations nous poussent à acheter d’avantage. Il faut que le système tourne. Jusqu’au bout, jusqu’à l’écœurement… Il n’y a pas d’issue, juste une course effrénée.

Dans mon canapé, la vie n’est pas très joyeuse. La télévision tourne en boucle. J’ai envie de vomir. Il faudrait que je rencontre du monde. Qu’un soir j’aille boire un verre avec quelques amis.

Heureusement, ce weekend, j’ai de la famille qui est là. Comme une béquille, je vais peut-être sortir un peu avec à mon frère. Tout seul je n’en ai pas la force.

Mon cerveau ne produit plus aucune émotion positive. Les neuroleptiques me rendent apathiques. J’ai envie de ressentir de la joie, être heureux… Pour l’instant, il n’y a que l’agacement qui anime mes actions. Je retiens ma colère et je pars. C’est mieux ainsi. La lassitude de cette situation est insupportable. Toujours le même schéma et je finis par me retrouver seul chez moi à ruminer ma colère. Au moins je ne suis pas désagréable avec les autres, ou du moins, pas de manière incontrôlable.

Brouillard

brouillard

brouillard

Je me sens loin, comme groggy depuis que j’ai pris le bus ce matin. A l’association, les voix des adhérents, les regards, étaient comme derrière un épais brouillard.  Tout le monde riait, s’exclamait… J’étais là mais je n’ai rien dit ou presque. Je me suis senti glisser vers un autre monde, comme au fond d’un océan, sans bruit et sans lumière. Pourtant les autres étaient là, à quelques mètres de moi.

Cet épais brouillard, comme du coton, m’empêchait de ressentir quoi que ce soit. Je n’avais ni joie, ni haine. Juste une sensation de solitude et de vide absolu. Je me suis quand même décidé à faire une ou deux blagues, pour ne pas repartir sans avoir ouvert la bouche. Je suis resté deux heures à l’association. Par moment, j’ai eu le sentiment de sombrer définitivement. Qu’une crise d’angoisse allait tout emporter. J’ai souhaité une bonne journée aux adhérents, puis je suis sorti du local.

Sur le quai, en attendant le bus, les gens autour de moi me paraissaient eux aussi très loin. Les autocars passaient les uns après les autres. Les gens crachaient, se poussaient… Il était presque midi et tout le monde voulait rentrer chez soi. Moi je ne savais plus trop dans cet épais brouillard, ce que je devais faire. Je scrutais sur chaque car qui arrivait, le numéro de ma ligne.  Une fois à l’intérieur, je me suis assis près d’une fenêtre, pour ne pas avoir à regarder les autres voyageurs.

Arrivé à mon appartement, il m’avait fallu une bonne heure pour retrouver mes esprits et sortir de ce brouillard. Les neuroleptiques que j’avais pris, y avait été pour beaucoup. J’étais épuisé, comme après un 100 mètres.

J’étais soulagé  aussi mais je savais que je n’allais plus voir personne, jusque demain. La télévision allait être ma seule compagnie.

Motivation éteinte

manque de motivation

manque de motivation

Manque de motivation aujourd’hui. Je fais les choses de manière automatique, sans réfléchir. Ce matin j’ai pris le bus. Je me suis mis à une place bien au fond, à l’abri du regard des autres. Comme toujours, les nombreux feux rouges ont ralenti la progression du car. Je n’étais pas agacé. Ça me passait au-dessus de la tête. Comme si rien n’avait d’importance. Un manque de motivation, une sorte de léthargie, me conduisaient vers une journée  ordinaire.

Pourtant, tout doucement, à l’association de patients, je suis devenu agacé. Les autres m’énervaient. L’animateur était assis, entouré par les adhérents. Je me suis lâché en le charriant ouvertement. J’en avais besoin pour faire redescendre la pression. Il fallait que je me lâche. Cela a eu le mérite de mettre de l’ambiance et de faire rire l’assemblée.

Puis, l’envie de revenir chez moi à repris le dessus. Il fallait que je m’isole. En traversant une grande place ensoleillée et pleine de monde, j’ai eu une crise d’angoisse. J’avançais de plus en plus vite, tête baissée, pour arriver à mon arrêt de bus.

Une fois chez moi, je n’avais plus aucune motivation. Je savais que j’allais passer le reste de la journée seul. Cela me déprimait.

Je n’avais plus en moi, cette petite étincelle qui fait que nous nous mettons en action. Je me suis installé dans mon canapé. Je n’ai pas eu la force d’allumer la télévision.

Dehors, avec la fenêtre ouverte, je pouvais entendre la musique des voisins. Je n’ai pas eu la motivation de leur dire de baisser le son. C’était l’heure de manger, mais je n’avais pas faim, et encore moins le courage de me préparer un repas.

Je me sentais loin de tout, les stimuli extérieurs me parvenaient de manière déformés.  J’étais dans un épais brouillard. Même physiquement, je me sentais fatigué.

Un pied dehors, vite je rentre

Journée de repos. Je ne suis pas sorti de chez moi, à part pour aller faire quelques courses. Il me faut toujours un sacrée motivation, même pour acheter de quoi manger. Je me regarde dans la glace, sur toutes les coutures, pour savoir par exemple s’il ne me reste pas du dentifrice sur le coin la bouche, avant de mettre un pied dehors. Je me sens déjà observé en temps normal.

A l’association de patients, ils se sont inquiétés de ne pas me voir pendant deux jours. J’ai été obligé de les rassurer. Cela fait six ans que j’y vais tous les jours. J’avais besoin d’un break. Je ne supportais plus de voir leurs têtes. Et puis je commençais à avoir des crises d’angoisses.

un pied dehors

un pied dehors

Mettre un pied dehors est toujours difficile. Dans la rue je ne me sens pas dans mon élément. Je n’aime pas croiser le regard des autres. Je ne sais jamais trop comment réagir, je me sens agressé. Je ne supporte pas le jugement des autres.

En discutant avec ma psychologue à domicile hier, nous sommes arrivés à la conclusion que je n’étais peut être pas prêt pour mener une vie sociale normale, travailler même à mi-temps…

Chez moi, je me sens en sécurité. Le moment que je préfère est le soir, quand le soleil est au crépuscule. Je relâche la pression.

A force de ne pas mettre un pied dehors, je vois les années qui passent et ma vie qui file, sans rien construire.

J’esquive toutes les joies de la vie. En même temps, je pourrais être dans un hôpital psychiatrique. Je n’y ai passé tout au plus, que deux mois dans toute ma vie.

J’ai 36 ans et je suis usé le matin lorsque je me réveil, toujours ces mêmes ruminations, sur l’inutilité de ma vie. Je suis pathétique.