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Bières et antidépresseurs

Bières et antidépresseurs

Bières et antidépresseurs

Je suis fatigué. Hier soir, j’ai bu trois bières assez fortes. C’est assez rare, mais j’avais envie de décompresser. Les antidépresseurs et l’alcool ne font pas bon ménage. Je me suis réveillé ce matin, avec une enclume dans la tête.

Il m’a fallu une bonne heure pour me sentir un peu mieux.

Cela faisait 2 mois, que je prenais plutôt une bière le matin. J’ai cependant arrêté cette mauvaise habitude, il y a une semaine.

Quand on souffre de schizophrénie, l’on est plus facilement sujet aux addictions. Je ne veux pas devenir alcoolique.

Je suis déjà dépendant aux médicaments, mais également à la nicotine, via ma cigarette électronique.

Il y a 4 ans, je pouvais fumer 40 vraies cigarettes par jour. Aujourd’hui, j’ai retrouvé le goût, mon souffle… grâce à la cigarette électronique, que j’utilise exclusivement pour avoir ma dose de nicotine.

Demain dimanche, je vais passer la journée seul chez moi. Souvent, ces journées me paraissent interminables. Je m’installe dans le canapé, et pendant des heures, je regarde la télévision jusqu’à n’en plus pouvoir.

De temps en temps, anxieux, je passe le pas de ma porte, pour marcher un peu dehors. Mais je rentre assez vite me réfugier dans mon appartement. C’est une sorte de sanctuaire.

Lundi matin, je vais retourner à l’association de patients. Ça va me faire du bien de voir un peu de monde. Il y aura peut-être Thierry, avec qui j’aime bien discuter. Il souffre de la même pathologie que moi, mais nous ne parlons pas souvent de cela. Et l’animateur, avec qui j’échange régulièrement. Il me résume les problèmes qu’il peut rencontrer. Je suis président de cette association de patients, donc je suis son employeur.

Samedi midi, pour fêter les 5 ans de l’association de patients, je vais devoir faire un petit discours. Pour l’instant, je ne suis pas trop anxieux, je croise les doigts.

Les bons moments

Les bons moments

Les bons moments

Comme Pixel me l’a fait remarquer, Je ne parle que des moments difficiles. Je vis aussi de bons moments et je travaille activement pour en avoir de plus en plus. Aujourd’hui le soleil brille et la température est très agréable. Il y a un petit air d’été et de vacances. Ce matin, j’étais heureux. Je ne me posais pas  trop de questions. Je me suis contenté de marcher un peu, d’un pas léger, de faire quelques courses, de voir ma famille. J’adore passer du temps avec mon père. Ça n’a pas toujours était le cas, et j’essaie de rattraper le temps perdu, même si l’on ne peut pas vraiment, en réalité.

Le matin, c’est le moment de la journée que je préfère. Les idées envahissantes et les angoisses, ne se sont pas encore trop entassées dans ma tête. Je vais alors souvent dans une association de patients, discuter rire parfois…

Lorsque l’on souffre de schizophrénie, les bons moments sont possibles. Il n’y a pas de fatalité. Je passe des heures entières dans mon canapé à vapoter. J’ai tellement peur de m’éloigner de mon domicile. Mais je peux rire, devant un bon programme TV.

Lorsque l’on souffre de schizophrénie, l’on peut aussi travailler et avoir une famille. Pixel, un jour peut-être, tu connaîtras cette joie. En tout cas, je te le souhaite.

La vie est belle, même avec cette pathologie. Il faut se dire que l’on existe, que l’on est encore vivant.

Et puis il faut compter sur les autres, sur leurs conseils.

J’ai dans ma ville quelques amis souffrant de schizophrénie, qui ont une vie sociale riche. De mon côté, je fais un peu de bénévolat dans une association. C’est très gratifiant. Justement, dans un mois, je dois faire un discours. Cela me procure une saine excitation, même si j’avoue que pour l’instant, je n’en mène pas large.

Serein pour combien de temps ?

Serein

Serein

La journée s’annonce un peu plus calme que ces 10 derniers jours. Je ne souffre pas trop aujourd’hui. Je suis même serein, jusqu’à présent. J’ai même passé l’aspirateur et la serpillère dans mon appartement. Une douce odeur se dégage du sol.

Je fais aussi le point sur ces 3 derniers mois, et je me rencontre que malgré les souffrances intenses, le suicide n’est plus une obsession. Peut-être était-ce dû à l’été, je ne sais pas. Mais je garde quand même la porte ouverte au cas où, si les douleurs psychiques devenaient inacceptables.

Depuis peu, il m’arrive même parfois de demander de l’aide. Chacun croit ou pas, je sais qu’avant, plongé dans les délires mystiques, je ne pouvais pas.

Ce n’est surement qu’un répit, je suis toujours autant angoissé, chaque fois qu’un petit grain de sable, vient enrayer le cours de ma journée.

Là, j’ai dû annuler un rendez-vous avec ma psychiatre, et elle ne me rappelle pas pour choisir une autre date. Cela me perturbe.

Je passe toujours autant de temps dans mon canapé. A force, sur mon épaule gauche, une tache blanche est apparue, à cause des frottements.

Là, je suis face à la lumière du soleil, avec dans mon dos, la télévision éteinte. Cela fait du bien de ne plus l’entendre brailler celle-là.

La porte fenêtre de mon appartement est ouverte. Il n’y a pas de voiture, ni de moto vrombissante qui passent. C’est apaisant. J’entends juste un petit cliquetis. Je n’arrive pas à identifier l’origine de ce bruit, assez lointain.

Je regarde à droite, et je vois qu’une énorme vaisselle attend que je m’y mette. Cela gâche un peu mon plaisir. Je vais plutôt regarder de l’autre côté.

Je tends le bras pour attraper ma cigarette électronique. Je la porte à ma bouche et aspire la vapeur.

La nuit comme répit

La nuit

La nuit

Cet après-midi, mes parents sont à un enterrement. Je ne connaissais pas beaucoup la défunte. Un épais brouillard s’est levé, comme pour accompagner cette personne, vers un monde invisible.

Chaque seconde qui passe, nous rapproche inexorablement de ce moment.  Quoi que nous fassions ou disions. Et après, l’infini d’un repos éternel ? Tout cela me donne des angoisses.

Pourtant, quand je suis mal, je n’ai qu’une seule phrase en bouche : « J’ai envie de crever ». Cela arrive souvent le soir, quand après une longue journée de solitude, les idées envahissantes cavalcadent dans ma tête. Il faut alors que je me repose, que je rejoigne mon lit et que je me cache sous un épais duvet.

Là je suis bien, ou tout du moins, je sais que la douce torpeur de la nuit, va de son noir manteau, figer ce monde que je n’arrive plus à suivre.

J’aime quand les choses s’arrêtent. Le sommeil est une expérience que j’aime répéter chaque soir.

Le matin, mon antidépresseur me met en joie. C’est même trop. Je n’arrive plus à tenir en place. Il faut que je marche, c’est même désagréable.

La nuit, je peux me réveiller, et la plus part du temps je me sens bien. Comme une parenthèse enchantée, je retourne vite me réfugier dans mon lit sous mon épais duvet.

Quelque fois, un peu somnambule, je fais des choses dont je ne me souviens plus le lendemain. Il m’est arrivé dans mon sommeil, de prendre des médicaments. Je m’en suis rendu compte, en trouvant une boite ouverte, sur ma table de nuit, le lendemain matin. J’ai donc tout mis sous clé.

Il est encore tôt, mais je commence déjà à penser au moment, ou n’en pouvant plus je fermerai mes volets. La nuit approchant, comme une amie, dans mon grand lit vide.

Quelle drogue pour être euphorique ?

Euphorique

Euphorique

« Euphorique », c’est le mot qui correspond le mieux à mon état ce matin. J’ai pris mon antidépresseur, et avec le temps, il me fait de plus en plus d’effet. Je me mets à danser, chanter ton seul dans mon appartement, un peu comme un fou. Il ne faudrait pas que quelqu’un me voit dans ces moment-là. Devant mon miroir, je me fais peur tout seul, en déformant mon visage.

Malheureusement, le soir, je ne suis pas du tout dans le même état d’esprit. Vers 17 heures, et même parfois beaucoup plus tôt, un voile sombre vient obscurcir mes pensées. Je me mets à avoir des angoisses, intenses. Je me dis qu’un drame va se passer, et je vais en être le responsable, parce que j’ai fait ceci ou cela, des choses anodines bien souvent. Je n’arrive pourtant pas à me raisonner, les idées envahissantes sont trop fortes.

En plus des angoisses, venant du ventre, une « envie de crever » assiège mes pensées, vers 18 heures.

J’essaie de tenir le plus longtemps possible, avant d’aller me réfugier dans mon lit. Car sous les draps, je donne de violents coups de poing dans mon matelas, avant d’être anesthésié, par de puissants neuroleptiques à effet sédatifs.

Je peux dormir 12 heures de suite sans me réveiller.

Lundi, l’association de patients que je fréquente, va rouvrir ses portes, après une semaine de fermeture. Cela va me faire du bien de voir d’autres personnes que mes parents, que je vais visiter 3 fois par jour.

Pour l’instant, je suis encore euphorique. J’ai du mal à rester en place sur mon siège et à écrire. Mon appartement baigne dans une agréable odeur de viande mijotée, peut-être du bœuf bourguignon. Ma voisine est aux fourneaux et les odeurs traversent les murs par la ventilation. N’ayant pas déjeuné, c’est assez alléchant.

Les pilules du bonheur

Les pilules du bonheur

Les pilules du bonheur

Le soleil brille de mille feux. Malgré cela, ce matin, un petit givre recouvrait les toitures et les voitures. C’est mon réveil avec son tictac, qui m’a sorti de mes rêves. J’étais bien. Je n’avais pas envie de me lever. Il le fallait pourtant. Il était l’heure d’avaler les comprimés du matin, vers 8 heures. Avec le temps, c’est de plus en plus pénible. Les comprimés se bloquent dans ma gorge. Comme si mon corps en avait assez d’ingurgiter, trois fois par jour, toutes ces pilules.

Avant même de prendre mon antidépresseur, juste en le regardant, une forte joie m’a envahi. C’est assez étonnant. Je me surprends à chanter et à danser…

Après de longues minutes, il était l’heure de sortir faire mes courses. La grande surface se situe à 10 minutes à pieds de chez moi. Heureusement, je peux y aller sans prendre de transport en commun. Je ne pourrai pas sinon. J’ai des crises d’angoisse quand je m’éloigne seul, plus loin. Malgré un traitement assez conséquent, les pilules n’arrivent pas à juguler cette grosse anxiété.

Je vais passer le weekend seul. Mais en réalité, je suis souvent seul. Je me sens nerveux quand j’invite des gens chez moi. Au bout de deux heures, je mets les gens dehors. J’invente une excuse pour retrouver ma tranquillité.

Tictac, il est bientôt midi. L’heure d’avaler de nouveau une série de pilules. Ça va être compliqué. Je vais encore avoir envie de vomir, en sentant passer dans ma gorge, les comprimés.

Malgré tout, sans ces pilules, je ne pourrai pas vivre. Je serai surement sur mon lit, dans un autre monde, en train de délirer, au bord de la crise de schizophrénie aigue.

Le Solian, le neuroleptique que je prends, m’a pour l’instant évité de revivre l’horreur de ces moments, aux lourdes conséquences, sur mon bien être psychique.

Mon handicap, la schizophrénie, n’aura pas ma peau

Handicap

Handicap

Je suis seul chez moi, devant l’écran de mon ordinateur, assis sur un fauteuil assez confortable. Je me sens entier, quand j’essaie de mettre en place mes idées, pour former des phrases et les taper sur le clavier poussiéreux de mon ordinateur. Je m’y sens en sécurité. C’est assez étonnant parce que parfois j’écris des choses intimes, je parle de mes souffrances, de mon handicap…. Mais non, le plaisir d’écrire est plus fort.

Ma vie sort de l’ordinaire. Elle n’est pas extraordinaire, mais à cause de mon handicap, elle m’oblige à déployer mille et une astuces, juste pour faire les choses du quotidien. Aller en centre-ville est toute une expédition. Parfois, le sentiment d’insécurité est trop fort et je rentre chez moi au bout d’une demi-heure. Je joue avec un cerveau malade. C’est mon handicap. Je dois lutter contre mes phobies, mes tocs, mes délires…. Quelquefois, lorsque je me remémore certains de mes propos, à l’oral, je me dis que je suis vraiment à côté de la plaque, que je peux être blessant… D’autre fois, je me rends compte que je ne m’exprime de façon alambiquée. Vraiment, je vous assure. C’est mon handicap, l’accepte maintenant.

Par écrit, l’on peut se relire, prendre son temps. C’est plus facile. De plus, l’écriture apaise. C’est comme si je rangeais mon cerveau, quand je tape sur mon clavier. Tout est bien ordonné. Du moins je l’espère. Dite-moi si ce n’est pas le cas ? C’est un peu comme les rêves, moi avec mon handicap, j’ai besoin d’écrire.

Le soleil est déjà bien bas et je n’ai pas vu le temps passer. J’étais dans une bulle, chaude douce et agréable.

Il ne me reste plus de temps, avant de clore cet article. Je vais alors retourner dans un monde angoissant et dur. Voilà, c’est fini pour aujourd’hui.

Antidépresseur et brouillard

brouillard

Brouillard

Mon immeuble est pris dans un grand manteau blanc. Par la fenêtre, je ne vois pas à trente mètres. Le brouillard est intense. Je ne me sens pas trop mal cet après-midi. J’aime cette ambiance cocooning. Dehors, il n’y a que le chant de quelques oiseaux qui résonne. Je suis à l’intérieur, bien au chaud, ou presque. Pour faire des économies, je ne mets pas de chauffage.

Un ami voulait passer cet après-midi, mais je lui ai dit que je n’étais pas en forme. C’est vrai que tout à l’heure je n’étais pas en forme. Et puis cet ami est très bavard, et moi, au bout d’une heure de discussion, j’ai l’esprit qui se vide. J’ai voulu éviter d’écouter un long monologue épuisant.

Devant mon écran d’ordinateur, à taper sur un clavier, je me sens bien. Le brouillard est toujours là. J’ai l’impression qu’il me protège, des autres, de leur regard, de leur avis…

Cela fait plus d’un mois maintenant, que je prends un antidépresseur. Au début, j’ai dû baisser un peu la dose, car il me donnait des angoisses. Maintenant, je suis habitué à ce doux brouillard dans ma tête. Je ne suis pas en extase toute la journée mais  juste parfois un peu plus heureux.

Bien sûr, tout est loin d’être parfait. Il reste toutes mes angoisses. Alors je vais essayer de les mettre de côté aujourd’hui, et le plus longtemps possible.

Le soir, en ce moment, quand le soleil se couche, vers 18 heures, j’aime fermer les volets de mon appartement. Je m’installe alors dans mon lit. Et j’espère pour ce soir comme hier soir, qu’une douce sensation de plénitude viendra m’envahir.

Pour demain, je me suis fixé un autre objectif. Reprendre le bus pour aller à l’association de patients, le matin. Pour l’instant, je m’y fais conduire et je rentre en autocar.

C’est un répit qui me fait du bien

Répit

Répit

Ce matin, je ne souffre pas trop. Un répit qui fait du bien, tant la souffrance était forte ces derniers jours. Je ne voyais plus le jour, à faire des allés retours de mon canapé à mon lit. Là, j’ai ouvert la porte fenêtre de mon appartement et je peux entendre les bruits de la ville. C’est agréable et c’est un répit qui fait du bien. Je me sens faisant parti du monde qui m’entoure. Je ne suis pas centré sur mes souffrances. Le soleil brille et éclaire l’intérieur de mon appartement, laissant entrevoir un peu de poussière sur quelques meubles.

L’association de patients dans laquelle je vais le matin, est fermée en aout. Je serai plus heureux d’y retourner en septembre. En attendant je bricole un peu dans mon appartement. J’écoute beaucoup de musique. Par contre le réveil, depuis 15 jours est toujours compliqué. J’allume une cigarette en la fumant par la fenêtre, puis je m’installe dans mon canapé, avec ma cigarette électronique, que j’utilise le reste de la journée. C’est alors que qu’une irrésistible envie de vomir me conduit tout droit dans les toilettes. Je pousse de grands râles, que les voisins doivent surement entendre. Mais je m’en fiche un peu, même s’il est encore tôt.

L’après-midi c’est le moment le plus dur de la journée. Toutes les angoisses fantaisistes, des plus petites aux plus grandes viennent m’assaillir. J’ai beau me dire que pour l’instant tout va bien, que j’ai un toit sur la tête et de quoi manger, rien n’y fait…

Je prends alors des douches fraiches pour me détendre. Je me mets deux ou trois fois sous l’eau, en quelques heures. Sur le coup c’est un peu désagréable, mais je n’ai trouvé que cette méthode pour me faire du bien, une fois de retour dans mon canapé. C’est un répit qui fait du bien.

Ma boîte crânienne raisonne

boîte crânienne

Boîte crânienne

Cela fait trois jours que mes parents sont partis à plusieurs centaines de kilomètres pour une semaine. J’ai pris la décision de rester seul chez moi. Le weekend fut assez dur, notamment le dimanche. J’étais angoissé, le moral dans les chaussettes. Le soleil tapait dur. Mon cerveau propageait des tensions à l’intérieur de tout mon corps. Il me donnait l’impression de taper sur la boîte crânienne. J’étais obligé de prendre de douches fraîches régulièrement, pour me sentir mieux, quelques minutes. J’avais envie d’appeler mon père, mais je me suis dit qu’autant en profiter pour mettre un peu de distance en lui et moi. Cela me profiterai surement et me donnerai d’avantage confiance en moi. Je peux peut être me débrouiller tout seul. En effet, j’ai pris l’habitude à la moindre angoisse de compter sur lui, chose qu’il fait sans sourciller.

Le réveil, le lundi matin fut laborieux. Comme tous les matins depuis quelques semaines, je vomis. Je suis donc obligé d’attendre d’être libéré de ces tensions, accumulées toute la nuit pour prendre mes médicaments. Au bout de trente minutes, je suis parti nourrir le chat de mes parents. Sortir un peu de chez moi m’a fait du bien. Doucement, je me suis senti mieux, avant même que mes médicaments ne fassent complètement effet. La matinée fut légère. J’étais insouciant et heureux. Mon cerveau était bien au centre de ma boîte crânienne, pleinement à sa place. Malgré tout, l’ennuie commençait à me donner des envie de sortir. Je suis allé faire quelques courses dans le supermarché pas loin de chez moi. Histoire de voir un peu de monde.

En général, c’est juste après le repas que je commence à me sentir moins bien. Une chape de plomb vient systématiquement s’abattre sur ma boîte crânienne. Je ne sais jamais vraiment pourquoi, mais c’est radical et cela marque bien souvent la fin d’un moment ou la souffrance est raisonnable.