Tout le temps à la limite de la folie

Tout le temps à la limite de la folie

Tout le temps à la limite de la folie

Je suis trop souvent à la limite de la folie. Il suffit qu’une phrase que je dis ou que j’entends, sonne un peu différemment, je l’interprète, croyant détenir la vérité caché du propos. C’est dans ces moments-là que je ne me sens pas bien. C’est très désagréable. Je m’arrête de parler, je me sens souvent remis en cause, et les idées folles tournent dans ma tête.

Je voudrais que mon cerveau cesse de me torturer de la sorte, qu’il soit moins parano.

Je me sens tellement mieux, lorsque la discussion est fluide, que les mots sortent de ma bouche de façons spontanées, et en rapport avec le sujet évoqué.

J’en ai assez, de passer du coq à l’âne, d’être exclu de la discussion, ou qu’un silence s’installe, parce que mes propos sont hors sujets.

Je ne veux plus être décalé.

Les autres sont devenus une vraie torture. Je suis plus qu’à la limite de la folie et je ne sais plus comment faire. Je reste chez moi, enfermé, paranoïaque… Les autres ne veulent pas mon bien, je me dis souvent.

De qu’elle planète je viens ?

Tout le temps à la limite de la folie, je scrute chacun de mes mouvements, je me remémore presque tous mes propos, pour savoir pourquoi ça ne match pas avec les autres.

Je me pose trop de questions. Dans mon cerveau, le disque est rayé.

Et puis, je suis fragile. La moindre critique ou remise en cause me perturbe beaucoup.

Tout ce mélange, pour former un être malade : Parano, décalé, fragile…

Je suis une vraie bombe à retardement. Prête à exploser, au moindre choc. Je me replis alors sur moi. Je ne laisse plus rentrer personne dans mon appartement. C’est ma zone de confinement, un peu en hauteur, au premier étage, pour voir arriver le danger.

2 réflexions au sujet de « Tout le temps à la limite de la folie »

  1. Pixel

    Salut Paul,

    Ce n’est pas évident… pas évident du tout. Ça fait maintenant quelques années que je suis ton blog, j’y viens faire un tour tous les jours, j’ai aussi mes hauts et mes bas à travers la maladie, ça peut arriver que je sois dans des périodes vraiment bad et obscures mais sinon en dehors de ces phases j’arrive à trouver quand même un équilibre et être lucide.

    Depuis le temps que je te suis rares ont été les fois où l’on pouvait deviner un sourire à travers ton écriture… tu es en souffrance permanente, je ne sais pas si tu es stabilisé ou pas, je ne suis ni juge, ni psychiatre, ni même à ta place.

    Il y a déjà quelques années de ça un ami à moi me disait qu’il avait l’impression que je me complaisais dans la maladie. À y réfléchir avec le temps je me dis qu’il n’avait pas vraiment tord. C’est clair qu’il y a une partie de vrai dans ces mots qu’il m’a dit ce jour là… beaucoup de schizophrènes sont dans ce cas là, je suis passé par là aussi, ou l’on se dit foutu pour foutu, autant aller jusqu’au bout.

    Ça devient un cercle vicieux, le serpent qui se mord la queue… il faut se bouger, s’occuper l’esprit, réapprendre à rire et sourire de la vie sinon on reste dans son terrier psychique, dans sa parano mystique aux délires macabres…

    C’est pas évident je sais bien, j’ai aussi mes mauvaises phases mais parfois, même souvent la plupart du temps et bien je suis bien content d’être toujours en vie, en bonne santé malgré la maladie, le reste je m’en balance au vu de ce qu’à été mon parcours de vie et la traversée du désert que j’ai du endurer pour sortir la tête de l’eau… alors certes, je n’ai pas de copine et je n’aurais sans doute jamais d’enfants, certes je n’ai pas de boulot même si j’ai fait pas mal de petits boulots mais je ne ferais jamais carrière dans un domaine qui m’intéresse. Mais l’important Paul c’est de se sentir bien, respirer et arrêter de s’auto flageller pour une pathologie et une vie dont on a pas choisit.

    Je te souhaite le meilleur Paul, ce post n’est pas un sermon ou j’essaie de te donner une leçon de vie ou je ne sais quoi. C’est juste mec que ce n’est pas possible de souffrir autant après toutes ces années endurées à subir la maladie pour ne pas être stabilisé au final.

    Je continuerais à venir sur ton blog pour prendre de tes nouvelles et voir comment tu vas mais c’est finit, je ne commenterais plus tes articles.

    Courage à toi Paul pour la suite

    Bye

    Pixel

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    1. Babel

      C’EST vrai on ne peut pas se définir par la maladie, on m’a a fait cette réflexion, la personne était au courant de ma pathologie. C’est dur à entendre mais j’essaye d’en tenir compte. J’aimerais parfois qu’on admettre que par période je ne vais pas bien , je ne peux pas abdorrer un sourire à chaque fois même si je cache mon mal être . J’AI des enfants c’est une joie que je vous souhaite ET oui c’est possible , difficile aussi
      Courage

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