Quelle drogue pour être euphorique ?

Euphorique

Euphorique

« Euphorique », c’est le mot qui correspond le mieux à mon état ce matin. J’ai pris mon antidépresseur, et avec le temps, il me fait de plus en plus d’effet. Je me mets à danser, chanter ton seul dans mon appartement, un peu comme un fou. Il ne faudrait pas que quelqu’un me voit dans ces moment-là. Devant mon miroir, je me fais peur tout seul, en déformant mon visage.

Malheureusement, le soir, je ne suis pas du tout dans le même état d’esprit. Vers 17 heures, et même parfois beaucoup plus tôt, un voile sombre vient obscurcir mes pensées. Je me mets à avoir des angoisses, intenses. Je me dis qu’un drame va se passer, et je vais en être le responsable, parce que j’ai fait ceci ou cela, des choses anodines bien souvent. Je n’arrive pourtant pas à me raisonner, les idées envahissantes sont trop fortes.

En plus des angoisses, venant du ventre, une « envie de crever » assiège mes pensées, vers 18 heures.

J’essaie de tenir le plus longtemps possible, avant d’aller me réfugier dans mon lit. Car sous les draps, je donne de violents coups de poing dans mon matelas, avant d’être anesthésié, par de puissants neuroleptiques à effet sédatifs.

Je peux dormir 12 heures de suite sans me réveiller.

Lundi, l’association de patients que je fréquente, va rouvrir ses portes, après une semaine de fermeture. Cela va me faire du bien de voir d’autres personnes que mes parents, que je vais visiter 3 fois par jour.

Pour l’instant, je suis encore euphorique. J’ai du mal à rester en place sur mon siège et à écrire. Mon appartement baigne dans une agréable odeur de viande mijotée, peut-être du bœuf bourguignon. Ma voisine est aux fourneaux et les odeurs traversent les murs par la ventilation. N’ayant pas déjeuné, c’est assez alléchant.

Une réflexion au sujet de « Quelle drogue pour être euphorique ? »

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    Bonsoir Paul,

    J’espère que tu vas bien en ce début d’année 2018, ça à l’air en tout cas même si on a tous nos hauts et nos bas même pour peu que ce soit étalé sur une journée, on est tous dans le même bateau malades ou pas.

    Moi en ce moment je suis plus ou moins stable avec des angoisses un peu après le réveil, mon nouveau psy qui m’a baissé la dose d’anxios donc je stresse un peu. Niveau sommeil c’est pas encore ça, autant je peux tomber le soir pas par fatigue mais bien au contraire parce que je me sens bien dans mon cocon sous la couette avec un peu de musique.

    Mais je sais que ces états de bien être ne durent souvent pas très longtemps chez moi, c’est un peu le calme avant la tempête. Je commence à sentir les premiers effets néfastes d’une euphorie intérieure qui va me tenir éveillé toutes les nuits à suivre. S’en suivra nuit Blanche sur nuit Blanche, avec un état de fatigue physique et mental qui se va se dégrader au fil des jours et des semaines à suivre.

    J’hésite à me prendre un chien, un petit, je n’ai jamais vécu sans chien à la maison, ça me manque un peu.

    Mes voix dans la tête m’envahissent un peu en ce moment, parfois c’est un champs de guerre dans ma petite cervelle, c’est épuisant à force…

    Je ne sais pas encore si je me ferais à ma nouvelle région, je m’y plais pour l’instant même si ma famille me manque énormément.

    Prends soin de toi Paul, je vois qu’à la nuit tombé t’es toujours aussi mal, les nerfs qui se relâchent de la journée passée, la fatigue psychique plus le traitement ne doivent pas aider.

    À bientôt Paul

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