La nicotine lorsque l’on est schizophrène

Nicotine

Nicotine

J’ai la tête qui tourne. J’ai trop utilisé ma cigarette électronique et la nicotine m’est montée au cerveau. C’est désagréable comme sensation. J’ai envie de vomir.

Il est déjà 17 heures. Je commence doucement à rentrer dans la nuit, qui peut durer jusqu’à 12 heures, sans interruption. Avec les 2 comprimés de 25 mg  de Tercian que je prends le soir, il n’y a rien d’étonnant. C’est un neuroleptique avec effet sédatif très puissant. La première fois que j’ai pris un comprimé de 25mg, je suis resté scotché dans mon canapé pendant 3 heures, comme cloué !!!

C’est un moyen facile pour gérer les patients, dans les hôpitaux psychiatriques.

La nuit est complétement tombée. Je reprends une aspiration de nicotine. La vapeur a envahi mon appartement, jusqu’à se déposer comme un film gras sur les fenêtres.

C’est le moment de la journée, pendant lequel tous les stimuli, radio, télévision, sonnette de porte, sont insupportables et vécus comme de vraies agressions. Je ferme alors tous les volets de mon appartement, et prie pour que personne ne téléphone ou ne vienne chez moi.

En générale, je ne tiens pas beaucoup dans ces conditions. Je reste un peu dans mon canapé à aspirer de la nicotine, et assez rapidement, entre 18 et 19 heures, je vais me réfugier dans mon lit. Là je n’ai plus de scrupules à en plus décrocher ou ouvrir une porte. Je ne dors pourtant pas tout de suite. Je peux, si je ne me sens pas bien, donner de violents coups de poing dans mon oreiller, jusqu’à ce que la fatigue soit la plus forte.

D’autres fois, je me lève et aspire un peu de nicotine, pour m’estourbir et faire venir le sommeil plus vite.  Bien souvent cela marche et je suis parti pour en pas me lever avec 6 heures du matin, 12 heures plus tard.

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