Ma boîte crânienne raisonne

boîte crânienne

Boîte crânienne

Cela fait trois jours que mes parents sont partis à plusieurs centaines de kilomètres pour une semaine. J’ai pris la décision de rester seul chez moi. Le weekend fut assez dur, notamment le dimanche. J’étais angoissé, le moral dans les chaussettes. Le soleil tapait dur. Mon cerveau propageait des tensions à l’intérieur de tout mon corps. Il me donnait l’impression de taper sur la boîte crânienne. J’étais obligé de prendre de douches fraîches régulièrement, pour me sentir mieux, quelques minutes. J’avais envie d’appeler mon père, mais je me suis dit qu’autant en profiter pour mettre un peu de distance en lui et moi. Cela me profiterai surement et me donnerai d’avantage confiance en moi. Je peux peut être me débrouiller tout seul. En effet, j’ai pris l’habitude à la moindre angoisse de compter sur lui, chose qu’il fait sans sourciller.

Le réveil, le lundi matin fut laborieux. Comme tous les matins depuis quelques semaines, je vomis. Je suis donc obligé d’attendre d’être libéré de ces tensions, accumulées toute la nuit pour prendre mes médicaments. Au bout de trente minutes, je suis parti nourrir le chat de mes parents. Sortir un peu de chez moi m’a fait du bien. Doucement, je me suis senti mieux, avant même que mes médicaments ne fassent complètement effet. La matinée fut légère. J’étais insouciant et heureux. Mon cerveau était bien au centre de ma boîte crânienne, pleinement à sa place. Malgré tout, l’ennuie commençait à me donner des envie de sortir. Je suis allé faire quelques courses dans le supermarché pas loin de chez moi. Histoire de voir un peu de monde.

En général, c’est juste après le repas que je commence à me sentir moins bien. Une chape de plomb vient systématiquement s’abattre sur ma boîte crânienne. Je ne sais jamais vraiment pourquoi, mais c’est radical et cela marque bien souvent la fin d’un moment ou la souffrance est raisonnable.

Une réflexion au sujet de « Ma boîte crânienne raisonne »

  1. lepetit

    Je suis schizophrène aussi et je comprends tes souffrances qui sont les miennes aussi et je peux te dire que tu es courageux que chaque jour passé est un combat et que chaque jour quand tu te lèves signifie oui à la vie personnellement j’ai 19 ans et je me résigne pas de vivre avec ça car ça c’est déclaré depuis mon enfance courage courage occupe toi manuellement comme ça tu ne penseras pas ton cerveau sera accaparé par cette tâche évite la télé ça stimule trop l’imagination

    Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.