Ce qu’il ne faut pas faire lorsque l’on est schizophrène

Ce qu’il ne faut pas faire

Ce qu’il ne faut pas faire

Je viens de prendre trois Temesta d’un coup, en plus de ma prescription. Je ne risque pas la mort mais j’ai une furieuse envie de me mettre la tête à l’envers. Ça me prend parfois, lorsque la monotonie du quotidien est trop forte. Lorsque le soleil blême, éclaire une vie faite de souffrance et d’ennuie.

Il y a quelques mois, l’on pouvait encore trouver un dérivé d’opium, sans ordonnance en pharmacie, que je prenais de manière récréative. Ce qu’il ne faut pas faire. Pendant deux ou trois heures, j’étais bien, apaisé, comme dans du coton. Heureusement, j’ai arrêté avant de devenir accro. En plus, à force, cette molécule me donnait des angoisses.

En ce moment, il m’arrive d’aller acheter une ou deux bières, dans le supermarché pas loin de chez moi, en pleine après-midi. Ce qu’il ne faut pas faire tous les jours.

Je me méfie des drogues. Je me souviens de l’époque, pas si heureuse que cela, pendant laquelle je prenais du cannabis. Je n’étais même pas majeur, et surtout très bête. C’est à cause de cette substance, que ma schizophrénie s’est déclarée, du moins de manière si brutale.

Mais depuis quelques mois, je prends un antidépresseur. Il a fallu du temps pour qu’il agisse, mais maintenant je me sens guilleret. Il arrive que je chante tout seul dans mon appartement, ou que je danse, que je ne tienne pas en place… Et là, c’est une prescription de ma psychiatre.

Cela fait 30 minutes que j’ai pris mes trois Temesta, et je ne sens aucun effet. Je ne vais pas en prendre plus…

Dans une heure déjà, il fera nuit. Au premier étage de mon immeuble, je serai à l’abri des gens qui tournent autour. Il n’y a qu’une porte pour rentrer chez moi et elle est fermée à double tour.

Hier vers 18 heures, l’heure du crime

heures

Heures

Hier vers 18 heures, je n’en pouvais plus. J’étais dans mon canapé depuis le début de l’après-midi. J’étais bien sorti entre deux, pour m’acheter une bière dans le supermarché pas loin de chez moi. L’alcool m’avait fait du bien sur le coup, mais m’avait rendu triste et fragile dans un second temps. Je n’aime donc pas trop en acheter. Et puis les addictions se manifestent plus fréquemment chez les personnes qui souffrent de ma pathologie. Je fais alors particulièrement attention.

Hier vers 18 heures, j’ai pris mes comprimés du soir, dans une atmosphère intérieure triste et angoissée. Mon cerveau ne supportait plus aucune information. Tout devenait source de souffrance. Dans ces moment-là, je n’ai qu’un seul refuge, mon lit, en priant pour m’endormir rapidement.

Avec la dose assez levée de sédatifs que l’on me prescrit, je peux dormir 12 heures de suite.

Le lendemain, je me réveille angoissé. Il faut que je sorte de mon lit et que j’émerge, pour retrouver un peu de quiétude. Assez rapidement, je prends mes comprimés du matin. Oui, ma vie est rythmée 3 fois par jours par des pilules à avaler. Si je loupe un épisode, je m’en rends compte rapidement. Le manque me fait terriblement souffrir.

Je ne sors jamais chez moi, sans avoir mon pilulier rempli pour la journée. C’est comme une expédition, dès que je franchis le seuil de ma porte. Je soupèse ma poche de pantalon, pour être sûr que j’ai bien les clés de chez moi, et que je ne risque pas d’être enfermé dehors.

A l’extérieur c’est l’insécurité. Je n’y reste jamais très longtemps. Il y a les autres, leur regard que je ne sais pas gérer. Je les fixe, je tourne la tête, je regarde en haut en bas  à droite à gauche, je n’y arrive pas.

La douleur électrique me parcourt

douleur électrique

Douleur électrique

Aujourd’hui ça ne va pas. Une douleur électrique me parcourt le corps, jusqu’au cerveau.  Je suis comme anesthésié. Je me sens vide. Je me suis mis devant mon écran de télévision, sans succès, même pire, je n’en pouvais plus. Regarder des téléfilms sur noël me rendait nerveux. Tout ce bonheur de circonstance, étalé comme une crème au chocolat, me faisait souffrir d’avantage. J’avais presque envie de vomir.

Au réveil déjà, je savais que la journée n’allait pas être des plus épanouissante. Je m’étais levé du pied gauche. Mais la douleur électrique n’est venue qu’après le déjeuner. Ce matin donc, j’ai dû attendre que mon antidépresseur fasse effet pour me sentir un peu mieux. J’ai une relation très psychologique avec lui. Il suffit que je regarde le comprimé, avant de l’avaler, pour sentir joie m’envahir.

Mais là, en ce moment, l’envie de chanter a disparu, la douleur électrique l’a remplacé et le cerveau est pris en tenaille. Peut-être, si je prenais des antalgiques, je me sentirais mieux, mais non j’ai  déjà essayé, ça ne marche pas.

Il doit bien y avoir une solution, pour stopper cette douleur électrique intenable. Aller faire un tour dehors, dans le supermarché à 5 minutes à pieds de chez moi.

Oui je vais faire cela. Il faut que je sorte. Je vais acheter une bricole puis revenir.

Et puis il y a aussi se soleil d’hivers, que je finis par détester. Comme si ses rayons étaient eux aussi électriques.

La tension monte de plus en plus, au fur et à mesure que je me prépare à aller au supermarché. Je n’ai pas envie d’y faire une crise. Dehors, je me sens en insécurité. Le regard des autres m’agresse.

Il faut que je me conditionne. « Tu te sentiras mieux une fois que tu seras rentré » je me dis.

Crise de schizophrénie aiguë à la montagne

Crise de schizophrénie aiguë

Crise de schizophrénie aiguë

Cela fait 20 ans maintenant, que j’ai fait ma première crise de schizophrénie aiguë. Ce fut un véritable cataclysme dans ma vie. C’est après cet évènement, que la souffrance latente s’est exprimée pleinement. J’ai eu mes premières crises d’angoisse et mes premières, terribles boules au ventre, quelques jours après ma première crise de schizophrénie aiguë. Je n’avais jamais connu de telles souffrances, bien que je ne fusse pas bien depuis plusieurs mois.

Cette première crise de schizophrénie aiguë, s’est déclenchée en vacances, avec ma famille, un hiver à la montagne. Cela faisait plusieurs mois que j’étais délirant, tout en arrivant à donner le change, dans les discussions avec les autres. Je ne dormais plus la nuit, je délirais…  Un soir donc, alors que dehors tout était immaculé de blanc, éclairé par la pleine lune. Je me suis mis à déambuler à l’intérieur de l’immeuble, dans lequel ma famille et moi avions un appartement. Arrivé au sous-sol, je savais que j’allais exploser. Je me suis alors mis en quête d’un lieu plus approprié, pour hurler et me débattre avec les pompiers…

A partir de ce moment, mon ancienne vie était morte. Je naissais dans la douleur, une seconde fois. Plus rien ne serait comme avant. Je venais de perdre définitivement mon insouciance, mon espérance…

Quelques mois plus tard, j’ai réussi à reprendre des études, mais j’étais en morceau, angoissé pour le moindre détail…

Cette crise de schizophrénie aiguë, a fait exploser mon âme. Depuis, je ne suis plus que l’ombre de moi-même.

Il n’y avait qu’un traitement, à base d’un puissant neuroleptique, qui pouvait me permettre de juguler les délires.

Malheureusement pour moi, il a fallu une deuxième crise de schizophrénie aiguë, deux ans plus tard, pour que ce puissant neuroleptique me soit prescrit.

Depuis j’essaye de me reconstruire, sans y parvenir.

Ma tension monte, que faire ?

Tension

Tension

Aujourd’hui, une puissante tension me parcourt le corps. Des mollets jusqu’aux avant-bras, en passant par le cerveau, je suis tendu.

Je n’arrive pas à me détendre. J’ai envie de sortir dans la rue. De faire quelques pas, ouvrir la bouche et hurler. L’on me remarquerait aussitôt. Peut être quelqu’un appellerait-il les pompiers ?

Non vraiment, il faut que je reste chez moi, même avec cette tension. Je n’ai pas envie d’être hospitalisé en psychiatrie, de me retrouver infantilisé par des infirmières en blouses blanches. Je fais les cents pas dans mon appartement. La tension dans ma tête monte de plus en plus. Il faudrait que je prenne une douche fraiche.

Pourtant, j’ai bien avalé toutes mes pilules. Qu’est ce qui cloche dans mon cerveau ?

Je n’ose plus sortir de mon appartement. Un regard de travers pourrait faire monter encore d’un cran ma tension.

Mon appartement est trop petit. Peut-être que si je fermais les volets je me sentirais mieux, mais il est trop tôt. Je prie pour que personne ne sonne à la porte. Surtout pas de vendeur de calendrier. De toute façon je fais l’autruche.

Je m’allonge sur mon canapé et je fais quelques exercices de respiration, pour faire baisser ma tension, avec de la musique douce en fond sonore.

Il faut que je tienne jusqu’à 18 heures, pour prendre de puissants sédatifs. Malheureusement, avec le temps, leurs effets s’amenuisent.

Le soleil commence à descendre doucement dans les arbres.

Heureusement, dans ma tête, les idées deviennent moins envahissantes. Mes pensées me paraissent moins délirantes. Je me calme tout doucement. Ma tension va donc baisser, au fur et à mesure que je retrouve un semblant de raison.

Ce n’est pas encore gagné. Un fort sentiment d’étrangeté est encore bien ancré en moi. Surtout je n’ai envie de voir personne. Je pourrais interpréter les propos…

Les idées envahissantes

Les idées envahissantes

Les idées envahissantes

En fin d’après-midi, je ferme rapidement les volets de mon appartement. Trop content de me couper du reste du monde. La nuit qui pointe le bout de son nez, anesthésie le tintamarre de la vie. J’entends à peine le roulement des voitures, dehors. Il peut être 18 heures, quand n’en pouvant plus, même dans ces conditions, je me glisse dans un lit glacial. C’est alors que qu’arrivent les idées envahissantes.

Dans le noir de ma chambre, le front contre l’oreiller, des scenarios catastrophes fusent. Ils tournent dans ma tête, m’obligeant à me mettre à 4 pattes, et à donner de grands coups de poings contre le matelas.

Tremblant, je me lève, je sors de ma chambre, pour échapper aux idées envahissantes. Je prends ma cigarette électronique et j’aspire profondément la vapeur. Je reste là dans mon séjour, sans faire le moindre bruit, pendant de longues minutes, avant de retourner dans mon lit. Je répète cette opération deux trois fois, avant de m’endormir pour de bon.

Le matin, je me réveille en sursaut, angoissé. Il faut remettre la machine en route. Les idées envahissantes, la nuit, se sont transformées en cauchemars. Il me faut de longues minutes avant de ma calmer.

Je me précipite sur ma cigarette électronique, pour aspirer ma dose de nicotine. Je ne mange, ni n’avale rien. Tout repartirait directement dans les toilettes.

Souvent il fait encore nuit. Je sais qu’une nouvelle journée compliquée va commencer. Heureusement, le matin, je suis moins souvent soumis aux idées envahissantes. Elles croissent au fur et à mesure que la journée n’avance.

Je sais cependant, que les moindres inquiétudes, qui ne trouvent pas de réponses, peuvent être sources d’idées envahissantes. Je suis fragile, souvent, je dois attendre de voir ma psychiatre, pour être rassuré. Dans son bureau, à peine éclairé, je retrouve un peu de sérénité.

Les pilules du bonheur

Les pilules du bonheur

Les pilules du bonheur

Le soleil brille de mille feux. Malgré cela, ce matin, un petit givre recouvrait les toitures et les voitures. C’est mon réveil avec son tictac, qui m’a sorti de mes rêves. J’étais bien. Je n’avais pas envie de me lever. Il le fallait pourtant. Il était l’heure d’avaler les comprimés du matin, vers 8 heures. Avec le temps, c’est de plus en plus pénible. Les comprimés se bloquent dans ma gorge. Comme si mon corps en avait assez d’ingurgiter, trois fois par jour, toutes ces pilules.

Avant même de prendre mon antidépresseur, juste en le regardant, une forte joie m’a envahi. C’est assez étonnant. Je me surprends à chanter et à danser…

Après de longues minutes, il était l’heure de sortir faire mes courses. La grande surface se situe à 10 minutes à pieds de chez moi. Heureusement, je peux y aller sans prendre de transport en commun. Je ne pourrai pas sinon. J’ai des crises d’angoisse quand je m’éloigne seul, plus loin. Malgré un traitement assez conséquent, les pilules n’arrivent pas à juguler cette grosse anxiété.

Je vais passer le weekend seul. Mais en réalité, je suis souvent seul. Je me sens nerveux quand j’invite des gens chez moi. Au bout de deux heures, je mets les gens dehors. J’invente une excuse pour retrouver ma tranquillité.

Tictac, il est bientôt midi. L’heure d’avaler de nouveau une série de pilules. Ça va être compliqué. Je vais encore avoir envie de vomir, en sentant passer dans ma gorge, les comprimés.

Malgré tout, sans ces pilules, je ne pourrai pas vivre. Je serai surement sur mon lit, dans un autre monde, en train de délirer, au bord de la crise de schizophrénie aigue.

Le Solian, le neuroleptique que je prends, m’a pour l’instant évité de revivre l’horreur de ces moments, aux lourdes conséquences, sur mon bien être psychique.

Mon handicap, la schizophrénie, n’aura pas ma peau

Handicap

Handicap

Je suis seul chez moi, devant l’écran de mon ordinateur, assis sur un fauteuil assez confortable. Je me sens entier, quand j’essaie de mettre en place mes idées, pour former des phrases et les taper sur le clavier poussiéreux de mon ordinateur. Je m’y sens en sécurité. C’est assez étonnant parce que parfois j’écris des choses intimes, je parle de mes souffrances, de mon handicap…. Mais non, le plaisir d’écrire est plus fort.

Ma vie sort de l’ordinaire. Elle n’est pas extraordinaire, mais à cause de mon handicap, elle m’oblige à déployer mille et une astuces, juste pour faire les choses du quotidien. Aller en centre-ville est toute une expédition. Parfois, le sentiment d’insécurité est trop fort et je rentre chez moi au bout d’une demi-heure. Je joue avec un cerveau malade. C’est mon handicap. Je dois lutter contre mes phobies, mes tocs, mes délires…. Quelquefois, lorsque je me remémore certains de mes propos, à l’oral, je me dis que je suis vraiment à côté de la plaque, que je peux être blessant… D’autre fois, je me rends compte que je ne m’exprime de façon alambiquée. Vraiment, je vous assure. C’est mon handicap, l’accepte maintenant.

Par écrit, l’on peut se relire, prendre son temps. C’est plus facile. De plus, l’écriture apaise. C’est comme si je rangeais mon cerveau, quand je tape sur mon clavier. Tout est bien ordonné. Du moins je l’espère. Dite-moi si ce n’est pas le cas ? C’est un peu comme les rêves, moi avec mon handicap, j’ai besoin d’écrire.

Le soleil est déjà bien bas et je n’ai pas vu le temps passer. J’étais dans une bulle, chaude douce et agréable.

Il ne me reste plus de temps, avant de clore cet article. Je vais alors retourner dans un monde angoissant et dur. Voilà, c’est fini pour aujourd’hui.

Hier soir, j’ai pris un antidépresseur en trop

antidépresseur

antidépresseur

Mon antidépresseur coule dans mes veines, jusqu’au cerveau. Hier soir j’ai repris un comprimé, en plus de ma prescription. L’effet, au début, a été plutôt bénéfique. Au lieu de me mettre dans mon lit vers 19 heures, n’en pouvant plus, j’ai tenu 2 heures de plus. J’étais surexcité. Tout allait très vite dans ma tête.

Ce matin, le réveil a été un peu plus douloureux. J’ai passé une nuit agitée. Vous allez me dire, c’est un peu normal. Un antidépresseur ça se prend le matin. Je me sens fracassé. J’ai l’impression d’être sur une corde, avec des centaines de mètres, de vide en dessous.

C’est une sensation assez étrange, comme si tout pouvais basculer à la moindre parole négative. Heureusement, je suis tout seul chez moi.  Mon appartement est au premier étage, je peux regarder le paysage par la fenêtre, et me dire que personne ne viendra me déranger. Même si l’on sonne à mon interphone, je ne répondrais pas. Il y a trop de risque, pour mon intégrité psychique.

Il faut que je reste seul. L’antidépresseur que j’ai pris en plus, n’est pas le seul responsable de mon état ce matin. C’est dernières années, je me suis énormément replié sur moi. Je vis beaucoup à travers les écrans. C’est rassurant, et je garde quand même un contact avec les autres. Vous mes lecteurs, comptez beaucoup pour moi, dans vos commentaires…

Demain, il faudra que je me fasse violence, pour retourner à l’association de patients. C’est ma seule activité sociale. Ça m’oblige à prendre le bus, même si c’est désagréable.

Sinon,  le reste temps, je me remplis le cerveau d’images et de propos abrutissants, en regardant beaucoup la télévision. Quand je n’en peux plus, j’essaie de trouver du bon son, dans des radios pas trop commerciales, sur internet, pas facile.

En finir avec la vie

En finir

En finir

Hier soir, une envie récurrente est venue me chatouiller le cerveau. Ça a commencé en milieu d’après-midi. Je ne me sentais pas bien. J’étais comme en morceau, à l’intérieur, il y avait une vibration désagréable. Comme une fausse note, qui jouait en permanence. Le corps tout entier était pris par cette  sensation plus que désagréable. Les rayons du soleil devenaient agressifs. Il n’y avait aucun lieu, aucune personne qui pouvait me soulager. J’avais envie d’en finir.

Malgré tout,  depuis peu, je me dis : « Paul, essaie de reprendre le dessus, positive. Tu peux jouer sur ton mental, il faut y croire ».

Malheureusement, toutes ces incantations sont sans effets. J’ai beau me dire que je suis le capitaine, toutes mes souffrances sont ingérables.

L’envie qui me tenaillait depuis le début de l’après-midi, est devenue plus forte, je voulais en finir. Il devait être 16 heures quand, j’ai commencé à prendre du Temesta. C’est un anxiolytique, qui à forte dose et mélangé à l’alcool, peut être dangereux.

Je plaçais deux par deux les comprimés sous ma langue, pour qu’ils fassent effet plus vite. Je voulais en finir.

Au bout d’un moment, je commençais à avoir des difficultés pour marcher. Il y avait cette bouteille d’alcool, là dans mon placard.

Je l’ai mise sur la table. Je l’ai regardé pendant de longues minutes.

Mais non, même si je voulais en finir, je me suis ravisé.

Il n’était pas tard, à peine 19 heures. Il n’y avait qu’une solution, si je voulais éviter d’être de nouveau tenté par cette bouteille, il fallait que je dorme.

Le soleil était déjà couché. Je me suis mis en condition pour dormir, en vérifiant que tout était bien éteint, lumières, plaques de cuissons…

J’avais toujours envie d’en finir. Vite, il fallait que j’aille dormir, pour ne plus y penser.