Tout le temps à la limite de la folie

Tout le temps à la limite de la folie

Tout le temps à la limite de la folie

Je suis trop souvent à la limite de la folie. Il suffit qu’une phrase que je dis ou que j’entends, sonne un peu différemment, je l’interprète, croyant détenir la vérité caché du propos. C’est dans ces moments-là que je ne me sens pas bien. C’est très désagréable. Je m’arrête de parler, je me sens souvent remis en cause, et les idées folles tournent dans ma tête.

Je voudrais que mon cerveau cesse de me torturer de la sorte, qu’il soit moins parano.

Je me sens tellement mieux, lorsque la discussion est fluide, que les mots sortent de ma bouche de façons spontanées, et en rapport avec le sujet évoqué.

J’en ai assez, de passer du coq à l’âne, d’être exclu de la discussion, ou qu’un silence s’installe, parce que mes propos sont hors sujets.

Je ne veux plus être décalé.

Les autres sont devenus une vraie torture. Je suis plus qu’à la limite de la folie et je ne sais plus comment faire. Je reste chez moi, enfermé, paranoïaque… Les autres ne veulent pas mon bien, je me dis souvent.

De qu’elle planète je viens ?

Tout le temps à la limite de la folie, je scrute chacun de mes mouvements, je me remémore presque tous mes propos, pour savoir pourquoi ça ne match pas avec les autres.

Je me pose trop de questions. Dans mon cerveau, le disque est rayé.

Et puis, je suis fragile. La moindre critique ou remise en cause me perturbe beaucoup.

Tout ce mélange, pour former un être malade : Parano, décalé, fragile…

Je suis une vraie bombe à retardement. Prête à exploser, au moindre choc. Je me replis alors sur moi. Je ne laisse plus rentrer personne dans mon appartement. C’est ma zone de confinement, un peu en hauteur, au premier étage, pour voir arriver le danger.

Voyage au cœur de la folie

Voyage au cœur de la folie

Voyage au cœur de la folie

Hier mon cerveau m’a accordé un peu de répit. Malgré mes craintes, la réunion pour mon association s’est bien déroulée. J’étais pourtant très anxieux, quelques heures avant.  Mon père au volant de sa voiture, m’y a conduit. Nous avons discuté tout au long de la route.

J’étais tellement mal ces jours précédents, que j’avais peur d’y faire une crise d’hystérie. J’étais rentré dans une logique, ou chaque propos entendu, était déformé, pour lui donner un sens plus profond. Révélant je le croyais, de mystérieuses informations sur les relations réels avec les autres.

C’est invivable de vivre comme dans ces conditions, et cela m’a déjà conduit en hôpital psychiatrique.

Aujourd’hui, j’essaie au maximum d’être spontané, sans trop réfléchir aux éventuels seconds sens, qu’un geste ou une parole pourrait signifier.

Je ne m’étais pas posé ce genre de questions par hasard. En effets, je n’arrivais pas à communiquer avec les autres. Je sentais bien que dans mes attitudes, j’étais à côté de la plaque. Mes relations amicales ne duraient jamais très longtemps, et j’en étais fort peiné.

Je voulais alors comprendre pourquoi, en disséquant jusqu’à la folie, toute communication.

Pourquoi très souvent, tout échange verbal se terminait rapidement, alors que j’avais encore des choses à dire. Pourquoi j’étais si souvent exclu.

C’est un véritable cauchemar de vivre comme cela.

Hier, lorsque j’étais en voiture avec mon père, pour la première fois, je l’ai vraiment écouté. J’ai très souvent acquiescé à ses propos. Une relation privilégiée s’est mise en place entre nous deux.

Ce matin, je suis assez calme. Au centre commercial, j’ai un peu discuté avec la caissière. Il n’y a pas eu de sens caché dans nos propos. J’en étais soulagé.

Dans quelques minutes, je vais aller voir si mon père est chez lui, pour voir un peu ce que nous avons à nous dire, et surtout l’écouter.

Je suis en train de devenir fou

Devenir fou

Devenir fou

Je suis en train de devenir fou, c’est horrible. J’interprète les propos des gens, pour leur donner un autre sens, que leur sens premier. Je suis passé de l’autre côté de la frontière. Je suis dans un autre monde, et je ne sais pas comment faire pour revenir parmi vous.

Chaque échange verbal ou gestuel, est l’occasion d’une folle réflexion. Mon cerveau tourne, tourne, jusqu’à l’écœurement. Je me sens mal. Je suis obligé de m’isoler, fuir les autres, dans mon appartement.

De temps en temps quand même, je vais voir mon père, pour essayer d’avoir une discussion naturelle, et remettre mon cerveau sur les bons rails. Pour l’instant ce n’est pas très efficace. C’est même pire que mieux. Je suis en train de devenir fou.

J’ai pourtant bien pris mon traitement.

Dans une semaine, j’ai rendez chez ma psychiatre. Cela fait trois mois que je en l’ai pas vu. En générale, elle arrive à m’apaiser.

Mais pour l’instant, j’ai cette folle impression, si faussement évidente, que les autres communiquent avec moi de manière presque magique. Comme si le sens premier d’un échange, n’était qu’un habillage, pour dire des choses plus profondes. Je suis en train de devenir fou.

Tout aurait un sens caché, comme une nouvelle voiture garée dans ma rue, ou un démarcheur, qui viendrait sonner à ma porte…. Je suis en train de devenir fou.

Je n’ose plus sortir de chez moi. Chaque stimulus est une agression. C’est horrible.

En général, cet état de surexcitation intellectuelle, se calme en soirée. J’ai alors un peu de répit.

Il me reste cependant, encore de nombreuses heures à tenir. Pourquoi mon cerveau vrille t’il ainsi comme cela ?

Il faut que je sois en forme demain. J’ai une réunion pour mon association, et je n’ai pas envie d’y faire une crise d’hystérie.

Crise de schizophrénie aigue, sur un chantier de fouilles archéologiques

Chantier de fouilles archéologiques

Chantier de fouilles archéologiques

Il y a 20 ans, j’ai subi ma deuxième crise de schizophrénie aigue. Il m’a fallu tout ce temps pour l’évoquer sans trop souffrir, sans être envahi par la honte. J’étais âgé de 20 ans et je n’avais aucun traitement. J’étais juste suivi par un psychiatre.

C’était l’été, il faisait chaud, et je m’étais proposé comme bénévole sur un chantier de fouilles archéologiques, à quelques kilomètres de chez mes parents. A cette époque, je vivais encore chez eux.

Je me rendais sur le chantier à pied. J’avais déjà de grosses angoisses, lorsque je m’éloignais de ma chambre. C’était une vraie torture de sortir de cette dernière. Pourtant, j’étais encore combatif, prêt à lutter contre mes angoisses.

Je restais quelques heures sur le chantier de fouilles archéologiques, à gratter le sol, par strates successives, avec une truelle.

Mon état psychique, était de plus en plus préoccupant. En plus des angoisses, j’étais traversé par des délires mystiques, qui finirent par prendre complètement le contrôle de moi.

Je souffrais comme jamais. Au bout d’une dizaine de jours, après mon arrivée sur le site, la souffrance, les délires et les angoisses m’ont fait exploser. Je me suis dirigé vers la responsable du chantier, je suis alors lourdement tombé, comme si mes jambes ne pouvaient plus me porter. Une fois relevé, je me suis mis à hurler à la mort. Elle prit peur. J’ai alors déambulé sur le chantier, en me cachant les yeux avec mon bras, évitant miraculeusement les trous d’un mètre de profondeur, ne voulant plus rien voir.

Tous les bénévoles et les responsables étaient effrayés par mes hurlements, qui venaient du plus profond de mon être. Ils finirent quand même par me saisir par les bras.

Avec la force d’un dément, je réussi à me libérer. Alors qu’ils allaient appeler la police, je me suis sauvé. Ils ne me revirent jamais.

Je fus hospitalisé en psychiatrie, sous la contrainte, quelques semaines plus tard.

J’ai arrêté le CBD (cannabis légal, sans THC)

CBD cannabis légal sans THC

CBD cannabis légal sans THC

J’ai arrêté le CBD (cannabis légal, sans THC). Je me sentais trop mal, angoissé à l’extrême… Il faut dire que pendant plusieurs jours, je n’ai pas cessé d’en prendre. Au début, je me sentais plutôt bien, mais petit à petit, je me suis dit que c’était du cannabis, que j’allais peut être devenir accro. Car il y avait une sensation très agréable, quand je mettais quelques gouttes de cette huile sous la langue, 4 à 5 fois par jour. Cela fait deux jours sans cette substance. Mon exemple est bien troublant.

Aujourd’hui, je suis encore angoissé, un peu moins qu’hier quand même. Quand je marche dans la rue, une sensation d’étrangeté m’envahit, comme si je venais de naître. J’ai l’impression d’être perdu dans l’espace. Mon cerveau part en vrille, et c’est très désagréable. Le moindre petit détail est source de peur.

Je vérifie plusieurs fois si j’ai pris mon traitement, en regardant dans mon pilulier.

Pourtant ce matin, j’étais confiant. Je pensais que la journée allait s’écouler tranquillement. C’est après le déjeuner, que les angoisses ont commencé, crescendo.

Là, au moment où j’écris, je suis en panique. J’essaie de me concentrer. Normalement, en fin de journée, je devrais retrouver un peu de sérénité. C’est souvent comme cela. Encore de nombreuses heures à patienter.

Je suis en t-shirt. Le soleil passant par la porte fenêtre ouverte de mon appartement, me réchauffe un peu.

Il faut quand même que je sorte. Que j’ai la force d’aller faire quelques pas dans la rue, que je m’éloigne de chez moi. Cette semaine, je n’ai pas quitté mon quartier. Et moins je sors de chez moi, plus je suis angoissé.

Cela fait des années, que je n’ai pas mis mes pieds dans l’eau de l’océan. C’est pourtant très relaxant, d’après les souvenirs que j’en ai.

Mes muscles sont tendus à craquer

Mes muscles

Mes muscles

Mes muscles sont tendus. J’essaie de trouver une solution pour me relaxer, sans y arriver. J’ai déjà fait deux allers retours chez mes parents. Je peux les voir 10 fois fans la journée. Ils viennent de me dire que cela ne les dérangeait pas. Je leur avais posé la question. Ils sont vraiment bienveillants mes parents.

Je suis rentré chez moi. Je me suis installé devant mon ordinateur, et en même temps que j’écris, une agréable musique sort des enceintes de la télévision.

L’association de patients est fermée cette semaine. Je tourne un peu en rond.

Pas facile d’être schizophrène en 2018. Je pense à toutes ces fois, ou je me suis retenu de parler de ma pathologie. La plupart des gens sont ignorants. Ils nous prennent pour de dangereux psychopathes.

D’autres fois, j’ai l’impression que les fils qui relient toutes les choses entres elles, m’apparaissent de façon claires et distinctes. Je parle avec mes voisins, je marche dans mon lotissement, et je suis envahi de toutes ces fausses interprétations. Il faut alors que je rentre chez moi, seul, entres les murs de mon appartement, pour ne pas sombrer complètement.

Je me replie sur moi. Dehors, tout est dangereux et angoissant. Surtout l’après-midi, usé par plusieurs heures de pensées délirantes, je me sens mieux le matin.

Mes muscles se sont un peu détendus. Je vais pouvoir bientôt retourner dans mon canapé.

En attendant, je continue vapoter.

A midi, je prendrais quelques gouttes de CBD, à mettre sous la langue.  Ce cannabidiol aide à me détendre. Il est difficile à dire, si cette substance clarifie mes pensées, au même titre qu’un antipsychotique, comme on peut le lire sur internet. Cela fait quelques jours que j’en prends. Quand ma fiole sera vide. Je pourrais estimer, si je me sens toujours aussi bien.

Pourquoi nous manque-t-on de respect dans les hôpitaux psychiatriques ?

les hôpitaux psychiatriques

les hôpitaux psychiatriques

En psychiatrie, le patient est bien souvent infantilisé, déshumanisé… Il est malade, il n’est plus capable de participer aux décisions le concernant, pensent-ils. Nous sommes à la merci de l’autorité d’un psychiatre, d’un infirmier…  Il est difficile de nous rebeller. On peut nous entraver physiquement, ou psychiquement. On ne nous considère plus comme des êtres humains.

J’ai le souvenir d’une hospitalisation psychiatrique, à ma demande, qui avait commencé de manière brutale. L’infirmier m’avait  d’abord demandé de lui donner mon argent, mon smartphone, ma vapoteuse… Pourquoi n’y avait-il pas de casiers individuels ? Puis j’ai le souvenir d’une porte, qui s’était fermée brutalement, me séparant de mon père, qui m’avait accompagné.

Nous n’avions accès à une cours, pourtant grillagée, que de temps en temps, au bon vouloir des soignants.

J’ai d’autres souvenirs. Quelques années plus tard, aux urgences, après des heures d’attentes, une psychiatre qui voulait savoir ce qui m’avait poussé à venir, s’est mise à me parler comme à un enfant. Au bout de quelques minutes, exaspéré, je lui ai fait remarquer que son attitude ne faisait que m’énerver.

Pour la grande majorité, nous les schizophrènes, nous ne sommes statistiquement pas plus dangereux pour les autres, que le reste de la population. Mais à cause de quelques affaires dramatiques, et grandement médiatisées, nous ne pouvons parler ouvertement de notre pathologie. Car elle fait peur.

Il est alors difficile de s’exposer, pour demander un changement de comportement nous concernant. Nous restons cachés, dans les villes, les campagnes… Sans connaitre notre pathologie, on peut dire de nous que nous sommes étranges, ou même ne pas nous remarquer du tout.

Pourquoi comme pour la dépression, il y a quelques années, ne lance-t-on pas des campagnes publicitaires, à la télévision, sur ce qu’est réellement la schizophrénie ?

Nous avons tant à dire. Nous voulons sortir du placard.

Les mois passent et se ressemblent

Les mois

Les mois

Cela fait trois mois que je n’ai vu ma psychiatre, et j’ai beaucoup de choses à lui dire. Il y a eu les deux mois de congés estivaux, et là, elle doit être en formation, je n’arrive pas à la joindre. Les idées délirantes se bousculent dans ma tête. Elle est un peu ma soupape de sécurité. Heureusement, grâce à mon médecin généraliste, mon traitement m’est quand même prescrit. J’avale toutes ces pilules trois fois par jour.

Cet après-midi, chez mes parents, mon père m’a demandé de ranger le bois qu’il venait de recevoir en vrac. Je me suis mis à l’ouvrage, péniblement. Je n’ai tenu que 40 minutes. Psychiquement, c’était une vraie souffrance. Je ferai les deux autres tiers de bois qu’il reste à ranger, ces prochains jours…

C’est comme quand mes parents me demandent de vider le lave-vaisselle, psychiquement, c’est usant. Je finis le travail épuisé. Tous les travaux manuels et répétitifs, me provoquent des angoisses, un mal être…

Je n’habite qu’à 500 mètres de chez mes parents. Je me suis « organisé » de telle façon, que je peux aller leur rendre visite dix fois par jour. Quand je dis que je me suis « organisé », c’est plutôt un toc. Heureusement pour mes parents, je ne reste chez eux que quelques minutes. Ils ne me disent rien pour l’instant, mais Il faut quand même que je vois ma psychiatre pour parler de tout cela.

Ma journée est très ritualisée, du matin jusqu’au soir. Cela me rassure beaucoup. Le soir pour m’endormir, je me mets dans mon lit 10 minutes, je me relève pour vapoter un peu, et une fois de retour dans mon lit, je m’endors, la tête toujours du même côté. Le matin je vais au  supermarché, toujours à la même heure, à une minute près. J’achète presque toujours la même chose.

Serein pour combien de temps ?

Serein

Serein

La journée s’annonce un peu plus calme que ces 10 derniers jours. Je ne souffre pas trop aujourd’hui. Je suis même serein, jusqu’à présent. J’ai même passé l’aspirateur et la serpillère dans mon appartement. Une douce odeur se dégage du sol.

Je fais aussi le point sur ces 3 derniers mois, et je me rencontre que malgré les souffrances intenses, le suicide n’est plus une obsession. Peut-être était-ce dû à l’été, je ne sais pas. Mais je garde quand même la porte ouverte au cas où, si les douleurs psychiques devenaient inacceptables.

Depuis peu, il m’arrive même parfois de demander de l’aide. Chacun croit ou pas, je sais qu’avant, plongé dans les délires mystiques, je ne pouvais pas.

Ce n’est surement qu’un répit, je suis toujours autant angoissé, chaque fois qu’un petit grain de sable, vient enrayer le cours de ma journée.

Là, j’ai dû annuler un rendez-vous avec ma psychiatre, et elle ne me rappelle pas pour choisir une autre date. Cela me perturbe.

Je passe toujours autant de temps dans mon canapé. A force, sur mon épaule gauche, une tache blanche est apparue, à cause des frottements.

Là, je suis face à la lumière du soleil, avec dans mon dos, la télévision éteinte. Cela fait du bien de ne plus l’entendre brailler celle-là.

La porte fenêtre de mon appartement est ouverte. Il n’y a pas de voiture, ni de moto vrombissante qui passent. C’est apaisant. J’entends juste un petit cliquetis. Je n’arrive pas à identifier l’origine de ce bruit, assez lointain.

Je regarde à droite, et je vois qu’une énorme vaisselle attend que je m’y mette. Cela gâche un peu mon plaisir. Je vais plutôt regarder de l’autre côté.

Je tends le bras pour attraper ma cigarette électronique. Je la porte à ma bouche et aspire la vapeur.

Une vie en enfer

Enfer

Enfer

J’ai passé 5 jours en enfer, et j’espère que je vais avoir un peu de répit. Ce matin, au réveil, la sérénité était là, dans l’espoir qu’elle dure au moins toute la journée.

Les dimanches sont toujours particuliers à vivre, surtout lorsque l’on est seul. Mes parents sont partis samedi en vacances. Mon père me demande toujours si je veux venir. A chaque fois je lui réponds négativement. J’ai des angoisses lorsque je m’éloigne trop de mon domicile, à plus de 45 minutes de route en voiture. Cela fait des années que je n’ai pas vu la mer.

Ces 5 derniers jours, j’étais comme tétanisé par les angoisses. Le moral était au plus bas. J’en ai vraiment bavé, comme en enfer. Des flashs de pensées désagréables n’arrêtaient pas de m’assaillir.

Et puis ce matin, les choses se sont un peu remises en ordre. J’ai allumé la télévision. Les chaines d’information passaient en boucle des reportages sur la rentrée scolaire. J’ai eu un peu de nostalgie pour cette époque.

Mon cerveau a fait aussi sa rentrée, en me sortant de l’enfer, pour le plus longtemps possible, je l’espère. Je sais bien malheureusement, que ce n’est qu’un répit de quelques jours au mieux.

Demain, je ne sais pas si je vais réussir à aller à l’association de patients. Cela me ferait pourtant du bien, mais il faut que je prenne le bus.

Il y a aussi ma psychiatre que je dois revoir, après ses deux mois de congés. J’ai beaucoup de choses à lui dire. Elle n’a pas de secrétariat, c’est donc toujours compliqué pour prendre un rendez-vous.

Je regarde par la fenêtre et je vois un ciel gris, qui se confond avec les toitures foncées des habitations. C’est un peu triste. Heureusement, il y a un peu de vert, cela fait comme une peinture impressionniste.