Serein pour combien de temps ?

Serein

Serein

La journée s’annonce un peu plus calme que ces 10 derniers jours. Je ne souffre pas trop aujourd’hui. Je suis même serein, jusqu’à présent. J’ai même passé l’aspirateur et la serpillère dans mon appartement. Une douce odeur se dégage du sol.

Je fais aussi le point sur ces 3 derniers mois, et je me rencontre que malgré les souffrances intenses, le suicide n’est plus une obsession. Peut-être était-ce dû à l’été, je ne sais pas. Mais je garde quand même la porte ouverte au cas où, si les douleurs psychiques devenaient inacceptables.

Depuis peu, il m’arrive même parfois de demander de l’aide. Chacun croit ou pas, je sais qu’avant, plongé dans les délires mystiques, je ne pouvais pas.

Ce n’est surement qu’un répit, je suis toujours autant angoissé, chaque fois qu’un petit grain de sable, vient enrayer le cours de ma journée.

Là, j’ai dû annuler un rendez-vous avec ma psychiatre, et elle ne me rappelle pas pour choisir une autre date. Cela me perturbe.

Je passe toujours autant de temps dans mon canapé. A force, sur mon épaule gauche, une tache blanche est apparue, à cause des frottements.

Là, je suis face à la lumière du soleil, avec dans mon dos, la télévision éteinte. Cela fait du bien de ne plus l’entendre brailler celle-là.

La porte fenêtre de mon appartement est ouverte. Il n’y a pas de voiture, ni de moto vrombissante qui passent. C’est apaisant. J’entends juste un petit cliquetis. Je n’arrive pas à identifier l’origine de ce bruit, assez lointain.

Je regarde à droite, et je vois qu’une énorme vaisselle attend que je m’y mette. Cela gâche un peu mon plaisir. Je vais plutôt regarder de l’autre côté.

Je tends le bras pour attraper ma cigarette électronique. Je la porte à ma bouche et aspire la vapeur.

Une vie en enfer

Enfer

Enfer

J’ai passé 5 jours en enfer, et j’espère que je vais avoir un peu de répit. Ce matin, au réveil, la sérénité était là, dans l’espoir qu’elle dure au moins toute la journée.

Les dimanches sont toujours particuliers à vivre, surtout lorsque l’on est seul. Mes parents sont partis samedi en vacances. Mon père me demande toujours si je veux venir. A chaque fois je lui réponds négativement. J’ai des angoisses lorsque je m’éloigne trop de mon domicile, à plus de 45 minutes de route en voiture. Cela fait des années que je n’ai pas vu la mer.

Ces 5 derniers jours, j’étais comme tétanisé par les angoisses. Le moral était au plus bas. J’en ai vraiment bavé, comme en enfer. Des flashs de pensées désagréables n’arrêtaient pas de m’assaillir.

Et puis ce matin, les choses se sont un peu remises en ordre. J’ai allumé la télévision. Les chaines d’information passaient en boucle des reportages sur la rentrée scolaire. J’ai eu un peu de nostalgie pour cette époque.

Mon cerveau a fait aussi sa rentrée, en me sortant de l’enfer, pour le plus longtemps possible, je l’espère. Je sais bien malheureusement, que ce n’est qu’un répit de quelques jours au mieux.

Demain, je ne sais pas si je vais réussir à aller à l’association de patients. Cela me ferait pourtant du bien, mais il faut que je prenne le bus.

Il y a aussi ma psychiatre que je dois revoir, après ses deux mois de congés. J’ai beaucoup de choses à lui dire. Elle n’a pas de secrétariat, c’est donc toujours compliqué pour prendre un rendez-vous.

Je regarde par la fenêtre et je vois un ciel gris, qui se confond avec les toitures foncées des habitations. C’est un peu triste. Heureusement, il y a un peu de vert, cela fait comme une peinture impressionniste.

Un été sans partir en vacances

Cet après-midi, j’ai acheté un chargeur pour les accus de ma cigarette électronique. Sur le chargeur, il y a deux boutons mystérieux, le C et le V. Ne comprenant leur fonctionnement, je suis retourné voir le commerçant, qui m’a expliqué qu’il ne fallait pas y toucher, au risque de tout dérégler. Contrarié, je suis rentré chez moi. J’ai failli lui rendre son produit.

Cela fait plusieurs jours que je suis très mal. Je suis angoissé  quasiment 24 heures sur 24. Tout tourne dans ma tête. Aujourd’hui, j’ai quand même ouvert les portes fenêtres de mon appartement. Un peu chaleur est rentré dans mon séjour. J’ai pu prendre quelques douches fraiches, qui ont le pouvoir de m’apaiser un peu.

J’ai quand même une boule au ventre et le sentiment d’être perdu dans l’espace. Hier j’en ai parlé à mon père, au détour d’une conversation. Le pauvre, il ne peut pas faire grand-chose. Je suis de plus en plus en plus proche de ce dernier. J’ai toujours passé beaucoup de temps avec lui. Mais c’est comme si une vitre invisible, était là, entre nous.

Aujourd’hui, le courant passe bien mieux. Cela me fait plaisir.

Malgré tout, je vis un enfer depuis quelques jours. J’imagine les pires situations, et je suis malheureusement très doué dans ce domaine.

J’attends avec impatience, l’heure de prendre mes médicaments. Le Tercian, puissant sédatif, me permet jusqu’à présent de dormir.

Cela faisait un bout de temps que je n’avais écrit. Je suis content de vous retrouver. Je ne suis pas parti en vacances cet été. Il ne s’est rien passé d’exceptionnel. Juste des heures et des heures, passées dans mon canapé, comme léthargique, et de nombreux allers-retours chez mes parents. De plus, l’association de patients était fermée, et n’a réouvert que la semaine dernière. J’ai pu y retrouver les autres membres.

Ce nouvel écran, la porte fenêtre de mon appartement

porte fenêtre

porte fenêtre

Le temps est plutôt agréable. J’ai ouvert la porte fenêtre de mon appartement. Il n’y que des maisons et des jardins vides, pas âme qui vive, d’après ce que je peux voir. Un sentiment d’étrangeté m’envahit. Je ne suis plus sûr de rien. Mon cerveau est en train vaciller. Il s’enfonce tout doucement. Je me regarde, je me pince le bras pour me rassurer. Pour voir, si j’existe vraiment. Cela fait de longues heures que je n’ai parlé à personne. Je me demande si tout cela est bien réel.  Il n’y a que la douce mélodie de la chanson qui passe à la radio, qui me raccroche à quelque chose.

Je me demande si ce que je vois est bien la même chose que ce que voit mon voisin. Je me sens un peu seul. Je jette un coup d’œil par la porte fenêtre et je vois passer une voiture. Ouf enfin quelqu’un. C’est comme une télévision, je vois le monde de la même façon. Je ne sais plus faire la différence.

Je m’enfonce dans la solitude, dans la folie… Il est juste passé 16 heures et maintenant les voitures passent presque en continues devant chez moi. Le monde continue à tourner. Chacun vaque à ses occupations, sans se poser trop de questions. Ce n’est pas bon de laisser trop vagabonder son cerveau, surtout lorsqu’il est fragile. C’est un coup à sauter par la porte fenêtre, juste pour voir ce que cela fait. Voir s’il le sol est toujours là. Si l’on va mourir.

Tout me parait si absurde. Pourtant il faut bien se bouger, pour manger, se vêtir… pour ne pas rester dans la boue.

Mais même, je n’ai plus la force. Il faut que je dorme.

Je referme la porte fenêtre, et je ne vais pas tarder à allumer la télévision.

Mon corps est ma souffrance

Le corps

Le corps

Je suis tendu psychologiquement et physiquement. C’est tout le corps qui est atteint, jusqu’à l’esprit. J’ai essayé de nombreuses techniques, mais pour l’instant, c’est encore devant un écran, à écrire un article, que je suis le plus serein. Je retrouve une sorte de bien-être.

Quand je suis dans mon canapé, je peux sentir les tensions partir des jambes, et envahir tout le corps. C’est très désagréable. Même allongé sur le dos, je ne suis plus soulagé.

J’ai commencé à  ressentir cette sensation, assez jeune, lorsque ma schizophrénie s’est déclarée. J’étais seul dans ma chambre, chez mes parents. Je n’avais même pas 20 ans. Il y avait tout un monde délirant dans ma tête. C’était vraiment horrible, je n’avais pas de traitement.

L’ambiance familiale était très tendue. Je sentais bien que mes parents allaient faire quelque chose. Je craignais de sortir de ma chambre.

J’ai été hospitalisé sous la contrainte, quelques semaines plus tard. Dans la voiture, encadré par deux de mes oncles, pour me conduire à l’hôpital psychiatrique, j’ai vu ma vie défiler. J’ai bien cru qu’elle allait s’arrêter là, que j’allais être enfermé pour le restant de mes jours.

Je ne connaissais pas le moins du monde la psychiatrie. J’avais juste des images de contention, de piqures… Je pensais au film, « vol au-dessus d’un nid de coucou ».

Heureusement pour moi, le traitement à base de neuroleptique, a été assez efficace. Je ne suis resté que quelques semaines, enfermé, avec des permissions pour le weekend assez rapidement.

J’ai découvert un monde plus humain que je ne pouvais l’imaginer. Un personnel médical était là pour m’écouter, me conseiller…

Quand je suis sorti, j’étais encore délirant et loin d’accepter la maladie, mais j’étais calme, à l’écoute de mes parents, même si les relations étaient encore parfois tendues.

Cela fait 20 ans maintenant, et je n’ai pas vu le temps passer.

Le canapé d’un schizophrène

canapé schizophrène

canapé schizophrène

Je suis tendu et fatigué, à peine la force de tapoter sur un clavier. Je ne compte plus les heures passées dans mon canapé, à essayer de trouver une position dans laquelle je retrouverai un peu de bien-être. Ça fonctionne quelques secondes, lorsque je m’allonge sur les dos, les jambes tendues.

Je regarde l’horloge tourner, minutes par minutes. L’après-midi est comme les dunes d’un désert, sans fin.

De la musique rentre par mes oreilles. Parfois je la supporte plus. Mais que faire du temps qui passe.

La fatigue me reconduit toujours vers mon canapé, comme si il était aimanté. Il faut dire que j’avale une sacrée doses de psychotropes, tous sous ordonnance.

Mon canapé, acheté à bas prix, commence à se tordre. Je peux sentir ses ressorts, ses creux et ses bosses. Il est comme moi, abimé, désagréable…

Dans une semaine, c’est le mariage de ma cousine. Je ne sais pas si j’aurais la force d’y aller. C’est à une heure de route, mais pour moi, c’est comme aller sur mars. Il faudra que je voie aussi, si je rentre dans mon costume. Cela fait plusieurs années que je ne l’ai pas porté.

Ça serait surement mieux, que de me retrouver une nouvelle fois dans mon canapé de schizophrène. Même si je l’aime un peu, avec le temps.

Je rêve quand même d’un grand salon, avec un canapé d’angle.

Ce matin, je suis retourné à mon association de patients. Je m’en étais éloigné, ces deux dernières semaines. J’ai revu Fred, avec qui je discute souvent de cigarette électronique. Il est calé dans ce domaine, et fait régulièrement de nouvelles acquisitions de matériels, pour recracher de belles volutes de vapeur.

Vers  onze heures, quand je suis rentré chez moi, je n’ai pas réussi à me détendre, même en m’allongeant sur le dos.

Le lotissement d’un schizophrène

Lotissement

Lotissement

Un sentiment d’étrangeté m’habite depuis plusieurs heures. Je marche dans la rue, je croise des gens, mais c’est comme si j’étais un fantôme. Je me sens comme mort, loin des autres, dans mon monde à moi.

C’est peut-être parce que je fais exactement la même chose, tous les jours. A peu prêt à la même heure, je vais chez mes parents, je vapote en buvant une bière sans alcool, sur leur terrasse, et je rentre chez moi. Je ne vois presque jamais de nouvelles personnes. Je ne m’éloigne pas du lotissement, ou j’habite avec mes parents, à deux minutes à pied de distance. Je peux faire 5 ou 6 allers retours dans la journée, de mon appartement à leur pavillon.

En même temps, j’ai peur du vide que je ressens lorsque je quitte ce lotissement. Lorsque dans le bus qui s’éloigne, des crises d’angoissent m’envahissent.

Aujourd’hui, je suis arrivé à saturation. Je suis une cocotte minutes, prête à exploser. Mais, je suis incapable de m’éloigner de ce lotissement. Aller ailleurs serait comme aller sur Mars. Et puis de toute façon, partir pour reproduire la même chose serait inutile.

J’attends avec impatience le soir arriver, la lumière diminuer, pour m’apaiser. Maintenant, j’ai peur de sortir de chez moi, et de croiser pour la énième fois, les mêmes habitants du lotissement.

Je n’ai qu’une seule envie, fermer les volets de mon appartement. Je n’ose plus sortir de chez moi et je ne veux voir personne. Je voudrais disparaitre sous terre.

Malheureusement, il est encore tôt.

Dans ce lotissement, je me demande ce que pensent les gens de moi. Je dis bonjour. On me répond avec le sourire. Je sais que je peux compter sur certains, mais les autres, diffusent-ils des rumeurs sur moi ? Ou juste, se posent-ils des questions ? Je suis la plupart du temps seul, à marcher, en essayant de trouver une direction à mon existence.

Introspection dans une clinique psychiatrique

Introspection dans une clinique psychiatrique

Introspection dans une clinique psychiatrique

Parfois, lorsque je me demande depuis  combien de temps je vis, lorsque je fais une introspection de toutes ces années, depuis ma naissance, une angoisse m’envahit. C’est comme un grand vide. Je suis toujours seul, face à moi-même, et j’aurai 40 ans dans 1 mois.

Je me souviens de ce réveil. J’avais à peine 20 ans, et de ce lieu, un hôpital psychiatrique. Les draps étaient blancs. J’étais en caleçon vert, mais je ne m’étais pas déshabillé. On l’avait fait pour moi. J’avais fait une crise de schizophrénie aigue, puis un malaise. J’avais perdu connaissance.

Ce matin-là, il avait fallu que je sorte dans le couloir. Que je vois des hommes en blouses blanches, et d’autres qui étaient hagards, pour comprendre.

J’avais passé 3 jours dans ce lieu. Dans une région que je ne connaissais pas. J’étais en vacances avec mes parents.

Le premier soir, j’avais mendié un sédatif pour dormir. La nouvelle réalité dans laquelle j’entrais, était trop insupportable. Il fallait que je me mette en veille.

Je me voyais déjà passer de longue année dans cet endroit. Je n’avais pas encore revu mes parents.

Je me suis mis à inspecter les fenêtres. Elles étaient robustes, et permettaient à peine à un bras de passer. Ce n’était pas suffisant pour se faire la belle.

Heureusement, il y avait une pièce avec une télévision, pour passer le temps et se changer les idées.

C’est dans ce genre de lieu, que l’on peut faire une introspection, sur ce qui l’on est vraiment. Il n’y a quasiment rien à faire, et coupé du monde, dépendant pour sa liberté d’autrui. On se retrouve face à soi-même.

Heureusement, le troisième matin, j’ai enfin pu voir mes parents. Le soleil était aussi là. J’ai pu quitter cette hôpital, tremblant qu’au dernier moment, l’on change d’avis et que l’on me garde.

Journée de la schizophrénie

Journée de la schizophrénie

Journée de la schizophrénie

Je suis sorti dehors ce matin. Un froid glacial m’a piqué jusqu’à l’os. J’ai réajusté mon écharpe, pour me protéger. Cette journée de la schizophrénie est étrange. Je marchais dans la rue, seul. Il n’y avait pas âme qui vive. Je me suis alors demandé, si je n’étais pas mort, tel un fantôme, dans une autre galaxie. Cela fait quelques jours que je n’ai parlé à personne. Je vis reclus dans mon appartement.

Souvent des odeurs de cuisine arrive jusqu’à moi. L’immeuble est très mal isolé. L’hiver, je n’arrive pas à monter à plus de 17 degrés, sans exploser mes factures d’électricité.

Cette journée de la schizophrénie est un bon moyen de parler de cette maladie, qui n’est pas rare, mais qui est très mal connue. Elle fait peur, mais dans la plupart des cas, un schizophrène est uniquement dangereux pour lui-même.

Il y a quelques jours j’avais rendez-vous chez ma psychiatre. C’est une femme qui doit avoir 50 ans. Tous les mois, j’ai droit à mon ordonnance de pilules de toutes les couleurs. Je prends les rouges pour garder un esprit plus ou moins clair, les vertes pour lutter contre les angoisses, et les jaunes, pour ne pas déprimer, et cela fait 20 ans que cela dure.

J’ai connu plusieurs hospitalisations en milieu psychiatrique. Je suis tombé dedans, lorsque j’avais à peine 20 ans. C’est un monde que l’on découvre, dans la douleur, et une barrière que l’on franchit pour toujours. Il n’y a pas de guérison totale.

La journée de la schizophrénie, pour moi, c’est tous les jours. J’aimerai que plus de personnes lisent mon blog, pour toucher du doigt cette pathologie, et qu’ils arrêtent d’avoir peur.

Demain, une nouvelle semaine va commencer. Je vais devoir sortir de chez moi, angoissé, et dans la souffrance. Je voudrai tellement me reposer, sur une plage de sable fin, au soleil…

La nuit comme répit

La nuit

La nuit

Cet après-midi, mes parents sont à un enterrement. Je ne connaissais pas beaucoup la défunte. Un épais brouillard s’est levé, comme pour accompagner cette personne, vers un monde invisible.

Chaque seconde qui passe, nous rapproche inexorablement de ce moment.  Quoi que nous fassions ou disions. Et après, l’infini d’un repos éternel ? Tout cela me donne des angoisses.

Pourtant, quand je suis mal, je n’ai qu’une seule phrase en bouche : « J’ai envie de crever ». Cela arrive souvent le soir, quand après une longue journée de solitude, les idées envahissantes cavalcadent dans ma tête. Il faut alors que je me repose, que je rejoigne mon lit et que je me cache sous un épais duvet.

Là je suis bien, ou tout du moins, je sais que la douce torpeur de la nuit, va de son noir manteau, figer ce monde que je n’arrive plus à suivre.

J’aime quand les choses s’arrêtent. Le sommeil est une expérience que j’aime répéter chaque soir.

Le matin, mon antidépresseur me met en joie. C’est même trop. Je n’arrive plus à tenir en place. Il faut que je marche, c’est même désagréable.

La nuit, je peux me réveiller, et la plus part du temps je me sens bien. Comme une parenthèse enchantée, je retourne vite me réfugier dans mon lit sous mon épais duvet.

Quelque fois, un peu somnambule, je fais des choses dont je ne me souviens plus le lendemain. Il m’est arrivé dans mon sommeil, de prendre des médicaments. Je m’en suis rendu compte, en trouvant une boite ouverte, sur ma table de nuit, le lendemain matin. J’ai donc tout mis sous clé.

Il est encore tôt, mais je commence déjà à penser au moment, ou n’en pouvant plus je fermerai mes volets. La nuit approchant, comme une amie, dans mon grand lit vide.