Solitude d’un schizophrène

Solitude d’un schizophrène

Solitude d’un schizophrène

La pluie tombe de manière discontinue depuis un bon moment. Je suis dans mon appartement, bien à l’abri, seul comme toujours. Je commence à apprivoiser cette solitude. Les silences ne sont perturbés que par le son de la radio. Je souffre de phobie sociale. Aller vers les autres est une angoisse à chaque fois. Ce matin, je me sens entier et presque heureux. C’est assez étrange. La schizophrénie m’a aussi appris que la souffrance pouvait survenir à chaque instant, à cause d’une contrariété, d’un stress… de manière disproportionnée, m’obligeant à me réfugier dans mon lit des heures entières.

Dans ma tête, les idées envahissantes sont un vrai enfer. Toute la journée, elles peuvent tambouriner, boum boum boum, cognant encore et encore. Dans ces moments-là, j’essaie de distraire mon esprit, en regardant la télévision. Ça ne marche pas vraiment.

Le repli sur soi, la solitude est mon quotidien.

Par la fenêtre, je vois que la pluie a cessée. Je vais peut-être pouvoir sortir quelques minutes, histoires de voir si j’y arrive encore.

Par la fenêtre encore, je viens de voir passer une bien belle voiture. C’est tout ce monde qui tourne autour de moi et auquel je n’ai pas accès. A l’intérieur il y avait un couple et leurs deux enfants. C’est toute cette vie qui me fait envie et que je n’aurai jamais.

Quand je me m’observe dans mon miroir le matin, je vois quelqu’un de fracturé. Quelqu’un qui ne sait pas trop où il va. Alors, je détourne le regard, pour ne pas avoir à affronter cette terrible angoisse.

Quand je marche dans lotissement, je me demande toujours si les voisins à qui je dis bonjour, savent que je suis schizophrène. S’ils connaissent ce terrible secret. Ils doivent bien se rendre compte que je suis atypique, sans travail, seul, toujours à pied. Pourtant, je suis toujours souriant, comme si de rien n’était.

Les gouttes perlent sur mon visage

gouttes d'eau

gouttes d’eau

Un dimanche pluvieux vient gâcher la fête. Je suis sorti pour me rendre chez mes parents, à pieds. L’eau coulait sur mon visage, par petites gouttes, sensation très désagréable. J’avais envie de sauter dans les flaques d’eau, mais je cœur n’y était pas vraiment, j’ai renoncé. Cela fait quelques jours que ma santé n’est pas très bonne. Mon cerveau et mes pensées sont en train de se liquéfier sur place, plus rien ne tient en place. Je n’arrive plus à retrouver de moments de quiétude, comme si l’eau qui compose mon corps, avait décidée de se transformer en souffrance. Une intense souffrance qui me prend tout entier. Des idées tel un torrent m’envahissent. Je pense à ma solitude le jour ou mes parents ne seront plus là. Arriverai-je à vivre encore ? A supporter la leur absence. Comment ferai-je, moi qui n’arrive pas à me déplacer sans eux, même pour quelques kilomètres. Et puis la vie, comment pourrai-je l’affronter. Tous les petits tracas du quotidien sont comme des immenses montagnes. J’ai peur.

Je me sens tellement seul. Perdu dans cet univers, dans cette planète, dans ce pays, dans ce quartier, dans cet appartement.

L’eau coule par terre dans les caniveaux. Je regarde cela de loin. J’aimerai tant que les petits tracas du quotidien, ne soient pas des torrents que je n’arrive plus à maîtriser. M’obligeant à me mettre dans mon lit et à attendre que la souffrance ne passe.

C’est trop dur, je n’en peux plus d’être mal comme ça. Plusieurs fois quand je suis comme cela, je me pense à en finir. Pour me rassurer, je sais que mon heure viendra. J’espère alors que je serai bien, pour toujours, dans un bel endroit. Que mon âme sera belle, qu’elle rayonnera. Que je ne serai plus dans ce corps, dans ce cerveau. Que mon âme sera libre de toute contingente physique.

Un schizophrène en voiture

Un schizophrène en voiture

Un schizophrène en voiture

Une chaleur moite a envahi ma région depuis quelques jours. Ce matin, je me suis fait conduire pour aller à mon association de patients. Comme souvent, c’est mon père qui a tenu le volant pour nous y rendre. Il fut une époque j’y allais en bus, mais la peur de m’éloigner seul de mon appartement est trop forte ces derniers mois. En même temps, j’aime rouler en voiture avec mon père, rien que lui et moi. C’est un moment privilégié. Nous pouvons échanger en toute discrétion. Nous parlons parfois de politique, et même si je ne suis pas d’accord avec lui, je le laisse dire. Mon père est un peu trop excessif dans certaines de ses opinions, bien que très humaniste au bout du compte. La voiture roule souvent à faible vitesse. Arrivé à destination, une fois garée, nous discutons encore un peu.

Au bout de quelques minutes, je finis par descendre de la voiture et je rentre dans le local de mon association, dédiée aux personnes en souffrance psychique.

La semaine dernière, il y avait Amélie. Une adhérente qui vit seule et qui a accouchée il y a un an d’un petit garçon. Je prends exemple sur elle. Elle souffre de la même pathologie que moi mais joue à merveille son rôle de maman. Il parait que 1% seulement des schizophrènes sont parents.

Ce matin, je suis resté un peu plus longtemps que d’habitude à l’association. Je me sentais bien, malgré les quelques pleurs que toute vie en société provoque parfois. En effet, Mélanie est venue me faire part des problèmes relationnels qu’elle rencontre avec une autre adhérente. Mélanie est très fragile, et souvent à fleur de peau quand elle est contrariée.

Je suis président de cette association, alors les adhérents viennent me voir lorsqu’ils ont un problème quelconque.

Je me souviens de mon hospitalisation en psychiatrie

je me souviens

je me souviens

Cela fait quinze jours que j’ai quitté l’hôpital psychiatrique. Je garde encore de nombreux contacts. Des patients que j’ai rencontrés là-bas et qui se sont montrés d’une rare humanité. Malgré les portes qui étaient fermées, les grillages, l’ambiance était joyeuse. Je me souviens de fous rires à table, malgré les règles strictes à respecter. Je me souviens de certains patients placés à l’isolement, dans une chambre fermée à clés, avec juste un matelas par terre, parce qu’ils avaient été violents.

Je me souviens de cette jeune femme, qui plutôt que de frapper une autre patiente, a préférée donner des coups de poings dans un mur, à plusieurs reprises et même avec son plâtre.

Parfois il faisait beau et je faisais plusieurs fois le tour du parc fermé, auquel nous avions accès. Je me retrouvais aussi souvent dans ma chambre, comme un oasis, quand je voulais être seul. Mais souvent la porte était ouverte par une infirmière, quand il était leur du traitement par exemple.

Je me souviens de ces nombreux sourires et ces « bonjour ça va ? », quand je croisais un autre patient dans un couloir.

Il y avait une rare humanité qui tranchait avec le lieu dans lequel j’étais.

L’après-midi, de 14 heures à 18 heures s’était l’heure des visites, pour les familles, les amis… La grande salle à manger se remplissait, prête à exploser, devenant bruyante. Il y avait quelques enfants qui courraient partout.

Il y avait aussi ces patients, le visage fermé, qui ne disaient presque rien. Ils étaient peut être perdu dans leur monde intérieur, inaccessible.

Aujourd’hui j’ai retrouvé mon appartement. Je peux aller me balader quand cela me chante. J’ai la clé de la porte qui m’ouvre le monde libre, qui parfois quand je regarde les informations, me parait plus fou qu’à l’hôpital psychiatrique.

Hospitalisation en milieu psychiatrique

Hospitalisation en milieu psychiatrique

Hospitalisation en milieu psychiatrique

De retour chez moi après une hospitalisation en milieu psychiatrique de plus de 5 semaines. En effet, mes parents étaient partis en chine et j’étais trop anxieux pour partir avec eux ou rester seul chez moi, à plusieurs millier de kilomètres d’eux. La simple décision d’une l’hospitalisation provoqua d’énormes angoisses. Ce fut véritablement un enfer les mois précédents. Je voulais même en finir, craignant les pires souffrances. Mais je craignais encore plus de rester seul chez moi, dans mon appartement. Je me croyais donc pris dans une nasse.

Mais comme bien souvent, la réalité fut moins dure que mes angoisses ne me l’avaient laissé penser.

Je suis arrivé donc, il y a plus de 5 semaines, dans un bâtiment de taille moyenne, composé de deux étages, perdu en pleine campagne. Je fus pris en charge par une infirmière qui me questionna, dans ma chambre, sur d’éventuelles tentatives de suicides. Comme mes réponses furent toutes négatives, je pus garder le chargeur de mon téléphone portable et de ma cigarette électronique. Pendant ce temps-là, une aide-soignante fouillait mes bagages.

Une fois seul, je pus ranger mes affaires dans une armoire fermant à clé. Il y avait une télévision et des sanitaires dans ma chambre individuelle. Je regardais par la fenêtre le monde libre que je venais de perdre.

Les premiers repas furent une épreuve. Je souffre de phobie sociale et je me suis retrouvé dans une grande salle, bruyante, assis avec des gens que je ne connaissais pas. Les premiers jours, peu de mots sortaient de ma bouche. J’essayais tant bien que mal de tisser des liens avec les autres patients, dehors, à table, ou dans les salons de chaque étage…

Au fur et à mesure que les jours de l’hospitalisation s’écoulaient. Je pris plus d’aisance à l’oral. Je commençais alors à découvrir et faire connaissance avec d’autres patients formidables. J’y découvris chez eux beaucoup de richesse d’âme. Bien sûr il arrivait souvent que je demande aux infirmières du Tercian, pour mes angoisses. Il y eu des moments de doutent de souffrances mais aussi de grands fous rires avec des patients que je n’oublierai jamais, comme Choukri et d’autres.

Mon âme est couleur plomb

Couleur plomb

Couleur plomb

Aujourd’hui il fait gris. Comme si un peintre avait lancé un pot de peinture couleur plomb, sur le ciel, sur les murs et sur mon âme.

Réveillé à 6h00 du matin, angoissé. Vite vite, j’ai avalé mon traitement pour me sentir mieux, le temps qu’il fasse effet. Soixante minutes à attendre, à sentir l’emprise des molécules avalées m’apaiser tout doucement, pour ne plus souffrir trop fortement. Puis, il a fallu deux longues heures pour que je puisse ouvrir les volets et voir autre chose que le noir, inquiétant, flippant. Cela fait plusieurs mois que c’est le même rituel. La télévision comme seul nourriture. C’est souvent de la mal bouffe mais c’est la seule chose que j’arrive encore à faire. Je regarde j’écoute, je zappe frénétiquement.

Mon âme est malade, couleur plomb. Souvent j’ai une boule au ventre et le cerveau dans un étau. Je cherche désespérément un moyen de me soulager, sans le trouver. Et puis, je suis anxieux aussi. Le moindre petit détail est source de stress.

La semaine prochaine, l’association de patients sera fermée. Je vais passer encore plus te temps entre mes quatre murs. Une prison de laquelle je ne m’éloigne pas beaucoup, à cause de mes angoisses, qui sont proportionnelles aux nombres de pas que je fais une fois la porte d’entrée passée.

Ce matin quand même, j’ai entendu les oiseaux chanter. Petit moment de joie dans cette vie de brut.

Il est 15h00 est le ciel est toujours couleur plomb, déprimant. Je voudrais un grand soleil, radieux, qui me cognerait la tête, et peut être me la remettrait en place. Un grand coup par-ci et par-là serait peut être bénéfique.

Je ne sais pas ce que je vais faire du reste de cette journée. J’ai du plomb dans les chaussures et dans l’estomac. Je vais surement m’affaler dans mon canapé et essayer de trouver de la bonne musique.

Le bateau coule

Le bateau coule

Le bateau coule

Je me sens comme un bateau échoué sur une plage. Je n’arrive pas à me détendre et j’ai toujours les mêmes idées qui me viennent à l’esprit. Comme un marteau qui tape une enclume, j’attends de me sentir mieux, en vain. Cela fait plusieurs mois que je souffre le martyr. Je sais que je vais être hospitalisé en secteur psychiatrique, dans quelques semaines maintenant. C’est un essai d’une semaine pour plus tard, en avril, lorsque mes parents partiront à l’étranger pour trois semaines. En effet, me retrouver seul dans mon appartement, avec presque personne sur qui compter, me fait encore plus peur que d’aller dans un hôpital psychiatrique.

Tout seul, j’ai l’impression d’être perdu dans l’espace, ou dans un bateau en pleine tempête. Mais l’hospitalisation aussi m’angoisse. Je n’arrête pas d’y penser depuis des mois. Je sais que c’est la moins mauvaise solution, mais c’est comme une perceuse qui me vrille le cerveau et tout le corps. Le soir, je n’ai qu’une seule envie, c’est de me réfugier dans mon lit le plus tôt possible.

Je suis à la barre d’un bateau qui coule. J’ai déjà vécu seul loin de mes parents, lorsque j’étais étudiant. Deux crises de schizophrénies aigues sont passées par là et ont fracturé mon cerveau et explosé la confiance que j’avais en moi. Aujourd’hui, je suis angoissé pour rien.

Il faut que je me calme. Que je fasse mes exercices de respiration. Un deux trois, j’aspire profondément en baissant les épaules et je souffle.

Ce matin, je suis allé à l’association de patients. J’ai fait bonne figure malgré la boule que j’avais dans le ventre. J’ai discuté avec les uns et les autres, puis je suis rentré en bus. L’après-midi risque d’être longue et ennuyeuse. Mon cerveau est dans une enclume depuis plusieurs heures maintenant, et aucune pilule ne vient à bout de cette douleur.

Loin de chez moi

Loin de chez moi

Loin de chez moi

Je suis seul chez moi, ma famille est à plusieurs centaines de kilomètres, loin de chez moi. J’ai tout un sac rempli d’angoisses. J’ai peur de perdre mes clefs quand je sors, j’ai peur de tout…  Ma famille est partie il y a 3 jours maintenant. Les deux premiers jours furent les plus compliquées. J’étais sur le fil, j’aurai pu basculer d’un instant à l’autre.

Aujourd’hui dimanche est un autre jour. Je commence à me faire à l’idée. Je fais des allés et retours, chez mes parents pour nourrir le chat. Ce matin, je me suis aperçu qu’il y avait une légère fuite d’eau dans leur garage. J’ai fait appel à un voisin. Ce n’était pas grand-chose et l’homme assez corpulent, m’a donné une claque sur l’épaule, une fois le problème réglé. Je lui ai parlé de mes angoisses sans lui dire que j’étais schizophrène. Je ne sais jamais comment les gens reçoivent une telle annonce.

Le dimanche est un jour un peu compliqué. Tous les magasins sont fermé et je ne peux aller faire ma balade dans le centre commercial pas loin de chez moi. Paradoxalement, me fondre dans la foule pour quelques minutes me fait du bien. Aujourd’hui je ne peux pas.

J’ai un ami qui doit venir chez moi cet après-midi. Je me sentirais moins seul, moi qui n’ai pas eu beaucoup de contacts humains depuis trois jours. C’est un homme de 33 ans, souvent seul lui aussi, vivant chez ses parents et ayant des difficultés psychique, sympathique, mais l’un n’empêche pas l’autre.

Demain, ma psychologue à domicile doit venir à 14h00. Ce sera l’occasion de faire le point avec elle de ce début de semaine. Cela va casser un peu ma solitude. En effet lorsque mes parents sont loin de chez moi, je n’ose plus prendre le bus pour aller en ville. Il n’est alors plus question d’aller à l’association de patients, tout seul. Je dois m’y faire conduire par l’animatrice.

Puzzle démonté

puzzle

puzzle

Le ciel est gris, je ne me sens pas très bien. Je me sens fracturé, comme un puzzle démonté dans une boite. Comment remettre tout cela en ordre. Je ne peux pas. Je n’arrive plus à me concentrer plus de 5 minutes. Ce matin, je n’ai pas réussi à prendre le bus pour aller à l’association de patients, en ville. J’ai dû demander à mon père qu’il me conduise.

Justement, mes parents doivent partir une semaine en vacances dans quelques jours et c’est cela qui me mine le moral. La solitude ne me réussit pas et à part mes parents, je n’ai pas grand monde sur qui compter. J’ai l’impression d’être perdu dans l’espace, sans apesanteur ni repaire.

A l’association de patients, je me sens mieux pourtant. Je suis avec du monde et l’on discute le bout de gras, dans un local dans lequel je me sens à l’aise. Il y a une animatrice, blonde, avec des formes et souvent rassurante. Elle écoute les petites ou grandes misères des adhérents, avec une épaule bienveillante. Je m’entends bien avec elle. On est souvent sur la même longueur d’onde.

Mais là, chez moi, en ce début d’après-midi et malgré de timides éclaircis, je me sens comme un puzzle, qui aurait besoin de longues heures de patiences pour être remonté. Je regarde l’heure fixement, toutes les minutes. En espérant qu’un hypothétique bien être, veuille bien se manifester.

Mon appartement est silencieux. J’ai éteint la télévision, je n’ai trouvé aucun programme intéressant. Je mettrai peut être un peu de musique pour casser la solitude. Malheureusement, c’est dans ces moments d’oisiveté, que les idées angoissantes me harcellent, m’obligeant à m’aliter.

J’ai envie de bienêtre et d’une plage de sable fin. De n’avoir jamais connu cette morsure qu’est la schizophrénie. Je voudrais être indemne de toutes ces souffrances.

La boule au ventre

boule au ventre

Boule au ventre

Le réveil vers 7 heures du matin, un dimanche, fut assez dur. A peine les yeux ouvert, une boule au ventre s’est manifestée. Dehors, la nuit noire écrasait le paysage, donnant encore plus l’impression d’être dans un bateau en pleine mer. Comme des phares, les lampadaires prévenaient du danger, au cas au j’aurais voulu quitter mon appartement.

La boule au ventre était encore présente quand je me suis mis dans mon canapé pour fumer quelques cigarettes. La bouche sèche à cause du lourd traitement que je prends, donnait une sensation désagréable à chaque fois que j’aspirai une bouffée. Il fallait que j’avale du liquide.

Assez rapidement, le traitement que je prends trois fois par jour a fait son effet. Je me suis senti un peu mieux, moins angoissé. Pourtant la boule au ventre était encore là, au centre de l’estomac. Elle était bien au chaud et ne voulait plus partir.

Quelques minutes plus tard, sous la douche, une impression étrange m’a envahi. Mon corps me paraissait comme ne plus faisant partie de moi. Mes bras, mes jambes étaient comme des appendices, qui ne m’appartenaient plus. Une angoisse commençait à monter. Mon cerveau commençait à se brouiller. Il fallait vite que je me sèche.

Le dimanche est le jour de la semaine que j’aime le moins. Je ne peux pas aller me balader dans le centre commercial pas loin de chez moi et c’est le jour du repas en famille. Un repas que je préférai éviter. Le côté maternel de mon père est insupportable, et les remarques de ma mère fatigantes.

Heureusement, une ou deux heures après ma douche, la boule au ventre est partie. Le soleil s’est levé, inondant de lumière mon petit appartement. J’avais quand même de grandes difficultés à me concentrer, et mes muscles tendus, me faisaient souffrir.