Sous l’emprise d’antidépresseurs

sous l'emprise

sous l’emprise

Sous l’emprise antidépresseurs, je me montre plus jovial. Je dis bonjour à des gens que je ne salue pas d’habitude. En rentrant dans le bus ce matin, j’ai serré la main au chauffeur, qui est aussi un de mes voisins. Je me suis quand même installé à l’avant du bus, dans un coin, pour ne pas être confronté aux regards des autres. Je ne sais jamais comment faire, baisser la tête, regarder à droite ou à gauche…

J’ai quand même remarqué que sous l’emprise d’antidépresseurs, je me montre d’avantage euphorique. Je danse dans mon appartement, sans raison. Heureusement qu’il n’y a pas de cameras.

Malgré tout, les angoisses sont toujours présentes, si je dois aller au supermarché en pleine heure de pointe, je ne peux pas prendre de caddie. Je serais trop angoissé à l’idée de devoir attendre aux caisses. J’ai déjà eu le tour. La peur est tellement intense, dans la tête, que je pourrais faire un malaise, au moment de régler la note, ou avant.

Du coup j’achète de petites quantités, et je vais aux caisses automatiques.

C’est pareil pour le coiffeur. Même s’il n’est pas loin de mon domicile, j’ai des crises d’angoisses au moment de me faire coiffer. En effet, les cheveux mouillés, je ne peux plus partir, je suis coincer sur le fauteuil, pendant de longues minutes. De plus, il faut alimenter la communication. On me demande « Qu’est-ce que vous faites dans la vie mon bon monsieur ? ». Je ne sais jamais quoi répondre, alors je m’invente un métier, « animateur » je réponds souvent.

Et puis il y a mon visage dans le miroir. Je n’aime pas me regarder. Je me confronte à l’image que je renvoie, et c’est angoissant.

Sous l’emprise de médicaments, la vie est quand même moins dure que lorsque j’ai fait mes crises. Malgré tout, les pilules multicolores que j’avale trois fois par jour, sont loin de résoudre tous mes problèmes.

Quelle drogue pour être euphorique ?

Euphorique

Euphorique

« Euphorique », c’est le mot qui correspond le mieux à mon état ce matin. J’ai pris mon antidépresseur, et avec le temps, il me fait de plus en plus d’effet. Je me mets à danser, chanter ton seul dans mon appartement, un peu comme un fou. Il ne faudrait pas que quelqu’un me voit dans ces moment-là. Devant mon miroir, je me fais peur tout seul, en déformant mon visage.

Malheureusement, le soir, je ne suis pas du tout dans le même état d’esprit. Vers 17 heures, et même parfois beaucoup plus tôt, un voile sombre vient obscurcir mes pensées. Je me mets à avoir des angoisses, intenses. Je me dis qu’un drame va se passer, et je vais en être le responsable, parce que j’ai fait ceci ou cela, des choses anodines bien souvent. Je n’arrive pourtant pas à me raisonner, les idées envahissantes sont trop fortes.

En plus des angoisses, venant du ventre, une « envie de crever » assiège mes pensées, vers 18 heures.

J’essaie de tenir le plus longtemps possible, avant d’aller me réfugier dans mon lit. Car sous les draps, je donne de violents coups de poing dans mon matelas, avant d’être anesthésié, par de puissants neuroleptiques à effet sédatifs.

Je peux dormir 12 heures de suite sans me réveiller.

Lundi, l’association de patients que je fréquente, va rouvrir ses portes, après une semaine de fermeture. Cela va me faire du bien de voir d’autres personnes que mes parents, que je vais visiter 3 fois par jour.

Pour l’instant, je suis encore euphorique. J’ai du mal à rester en place sur mon siège et à écrire. Mon appartement baigne dans une agréable odeur de viande mijotée, peut-être du bœuf bourguignon. Ma voisine est aux fourneaux et les odeurs traversent les murs par la ventilation. N’ayant pas déjeuné, c’est assez alléchant.

Bonne année 2018

31 décembre

31 décembre

De mon côté, la soirée du 31 décembre 2017 s’est déroulée rapidement. Trop angoissé pour sortir chez des amis qui m’avaient invités en ville, je me suis fait passer pour pâle. J’avais senti l’angoisse monté dès le 31 au matin, au moment de faire mes courses. J’avais donc acheté une bouteille de bière, au cas où.

Le 31 décembre vers 18 heures, j’ai donc ouvert les 75cl de bière, seul, chez moi. J’avais récupéré un verre chez mes parents, spécialement pour boire ce genre de breuvage.

Au moment de prendre les médicaments du soir, j’avais déjà bu la moitié de la bouteille. C’est alors que me sont revenues les mises en garde de ma psychiatre, « ne pas boire d’alcool avec votre traitement ».

Un peu méfiant, j’ai quand même fini la bouteille.

J’ai commencé à me sentir mal. Mes parents étaient à 200 kilomètres, je ne pouvais compter sur eux. C’étaient des angoisses qui montaient, de plus en plus fortes. J’étais assez alcoolisé et je ne pensais plus qu’à une chose, faire baisser mon taux d’alcoolémie.

Il fallait que je dorme, pour faire passer le temps, sans penser aux risques que l’alcool mélangé aux médicaments pouvait engendrer.

Ce n’était vraiment pas une soirée de fête, ce 31 décembre 2017.

Il devait être 20 heures quand je me suis mis dans mon lit. Il fallait que je m’endorme le plus vite possible, et oublier cette soirée pour passer à 2018.

J’avais déjà vu dans l’après-midi, les villes de l’hémisphère sud comme Sydney, passer à l’année suivante, dans un concert de feux d’artifices et de pétards. Mais avec l’âge, l’excitation était de moins en moins forte.

J’espère que vos soirées du nouvel an ont été plus festives que la mienne, et je vous souhaite force sérénité, et santé, pour cette nouvelle année 2018.

La nicotine lorsque l’on est schizophrène

Nicotine

Nicotine

J’ai la tête qui tourne. J’ai trop utilisé ma cigarette électronique et la nicotine m’est montée au cerveau. C’est désagréable comme sensation. J’ai envie de vomir.

Il est déjà 17 heures. Je commence doucement à rentrer dans la nuit, qui peut durer jusqu’à 12 heures, sans interruption. Avec les 2 comprimés de 25 mg  de Tercian que je prends le soir, il n’y a rien d’étonnant. C’est un neuroleptique avec effet sédatif très puissant. La première fois que j’ai pris un comprimé de 25mg, je suis resté scotché dans mon canapé pendant 3 heures, comme cloué !!!

C’est un moyen facile pour gérer les patients, dans les hôpitaux psychiatriques.

La nuit est complétement tombée. Je reprends une aspiration de nicotine. La vapeur a envahi mon appartement, jusqu’à se déposer comme un film gras sur les fenêtres.

C’est le moment de la journée, pendant lequel tous les stimuli, radio, télévision, sonnette de porte, sont insupportables et vécus comme de vraies agressions. Je ferme alors tous les volets de mon appartement, et prie pour que personne ne téléphone ou ne vienne chez moi.

En générale, je ne tiens pas beaucoup dans ces conditions. Je reste un peu dans mon canapé à aspirer de la nicotine, et assez rapidement, entre 18 et 19 heures, je vais me réfugier dans mon lit. Là je n’ai plus de scrupules à en plus décrocher ou ouvrir une porte. Je ne dors pourtant pas tout de suite. Je peux, si je ne me sens pas bien, donner de violents coups de poing dans mon oreiller, jusqu’à ce que la fatigue soit la plus forte.

D’autres fois, je me lève et aspire un peu de nicotine, pour m’estourbir et faire venir le sommeil plus vite.  Bien souvent cela marche et je suis parti pour en pas me lever avec 6 heures du matin, 12 heures plus tard.

Ce qu’il ne faut pas faire lorsque l’on est schizophrène

Ce qu’il ne faut pas faire

Ce qu’il ne faut pas faire

Je viens de prendre trois Temesta d’un coup, en plus de ma prescription. Je ne risque pas la mort mais j’ai une furieuse envie de me mettre la tête à l’envers. Ça me prend parfois, lorsque la monotonie du quotidien est trop forte. Lorsque le soleil blême, éclaire une vie faite de souffrance et d’ennuie.

Il y a quelques mois, l’on pouvait encore trouver un dérivé d’opium, sans ordonnance en pharmacie, que je prenais de manière récréative. Ce qu’il ne faut pas faire. Pendant deux ou trois heures, j’étais bien, apaisé, comme dans du coton. Heureusement, j’ai arrêté avant de devenir accro. En plus, à force, cette molécule me donnait des angoisses.

En ce moment, il m’arrive d’aller acheter une ou deux bières, dans le supermarché pas loin de chez moi, en pleine après-midi. Ce qu’il ne faut pas faire tous les jours.

Je me méfie des drogues. Je me souviens de l’époque, pas si heureuse que cela, pendant laquelle je prenais du cannabis. Je n’étais même pas majeur, et surtout très bête. C’est à cause de cette substance, que ma schizophrénie s’est déclarée, du moins de manière si brutale.

Mais depuis quelques mois, je prends un antidépresseur. Il a fallu du temps pour qu’il agisse, mais maintenant je me sens guilleret. Il arrive que je chante tout seul dans mon appartement, ou que je danse, que je ne tienne pas en place… Et là, c’est une prescription de ma psychiatre.

Cela fait 30 minutes que j’ai pris mes trois Temesta, et je ne sens aucun effet. Je ne vais pas en prendre plus…

Dans une heure déjà, il fera nuit. Au premier étage de mon immeuble, je serai à l’abri des gens qui tournent autour. Il n’y a qu’une porte pour rentrer chez moi et elle est fermée à double tour.

Hier vers 18 heures, l’heure du crime

heures

Heures

Hier vers 18 heures, je n’en pouvais plus. J’étais dans mon canapé depuis le début de l’après-midi. J’étais bien sorti entre deux, pour m’acheter une bière dans le supermarché pas loin de chez moi. L’alcool m’avait fait du bien sur le coup, mais m’avait rendu triste et fragile dans un second temps. Je n’aime donc pas trop en acheter. Et puis les addictions se manifestent plus fréquemment chez les personnes qui souffrent de ma pathologie. Je fais alors particulièrement attention.

Hier vers 18 heures, j’ai pris mes comprimés du soir, dans une atmosphère intérieure triste et angoissée. Mon cerveau ne supportait plus aucune information. Tout devenait source de souffrance. Dans ces moment-là, je n’ai qu’un seul refuge, mon lit, en priant pour m’endormir rapidement.

Avec la dose assez levée de sédatifs que l’on me prescrit, je peux dormir 12 heures de suite.

Le lendemain, je me réveille angoissé. Il faut que je sorte de mon lit et que j’émerge, pour retrouver un peu de quiétude. Assez rapidement, je prends mes comprimés du matin. Oui, ma vie est rythmée 3 fois par jours par des pilules à avaler. Si je loupe un épisode, je m’en rends compte rapidement. Le manque me fait terriblement souffrir.

Je ne sors jamais chez moi, sans avoir mon pilulier rempli pour la journée. C’est comme une expédition, dès que je franchis le seuil de ma porte. Je soupèse ma poche de pantalon, pour être sûr que j’ai bien les clés de chez moi, et que je ne risque pas d’être enfermé dehors.

A l’extérieur c’est l’insécurité. Je n’y reste jamais très longtemps. Il y a les autres, leur regard que je ne sais pas gérer. Je les fixe, je tourne la tête, je regarde en haut en bas  à droite à gauche, je n’y arrive pas.

La douleur électrique me parcourt

douleur électrique

Douleur électrique

Aujourd’hui ça ne va pas. Une douleur électrique me parcourt le corps, jusqu’au cerveau.  Je suis comme anesthésié. Je me sens vide. Je me suis mis devant mon écran de télévision, sans succès, même pire, je n’en pouvais plus. Regarder des téléfilms sur noël me rendait nerveux. Tout ce bonheur de circonstance, étalé comme une crème au chocolat, me faisait souffrir d’avantage. J’avais presque envie de vomir.

Au réveil déjà, je savais que la journée n’allait pas être des plus épanouissante. Je m’étais levé du pied gauche. Mais la douleur électrique n’est venue qu’après le déjeuner. Ce matin donc, j’ai dû attendre que mon antidépresseur fasse effet pour me sentir un peu mieux. J’ai une relation très psychologique avec lui. Il suffit que je regarde le comprimé, avant de l’avaler, pour sentir joie m’envahir.

Mais là, en ce moment, l’envie de chanter a disparu, la douleur électrique l’a remplacé et le cerveau est pris en tenaille. Peut-être, si je prenais des antalgiques, je me sentirais mieux, mais non j’ai  déjà essayé, ça ne marche pas.

Il doit bien y avoir une solution, pour stopper cette douleur électrique intenable. Aller faire un tour dehors, dans le supermarché à 5 minutes à pieds de chez moi.

Oui je vais faire cela. Il faut que je sorte. Je vais acheter une bricole puis revenir.

Et puis il y a aussi se soleil d’hivers, que je finis par détester. Comme si ses rayons étaient eux aussi électriques.

La tension monte de plus en plus, au fur et à mesure que je me prépare à aller au supermarché. Je n’ai pas envie d’y faire une crise. Dehors, je me sens en insécurité. Le regard des autres m’agresse.

Il faut que je me conditionne. « Tu te sentiras mieux une fois que tu seras rentré » je me dis.

Crise de schizophrénie aiguë à la montagne

Crise de schizophrénie aiguë

Crise de schizophrénie aiguë

Cela fait 20 ans maintenant, que j’ai fait ma première crise de schizophrénie aiguë. Ce fut un véritable cataclysme dans ma vie. C’est après cet évènement, que la souffrance latente s’est exprimée pleinement. J’ai eu mes premières crises d’angoisse et mes premières, terribles boules au ventre, quelques jours après ma première crise de schizophrénie aiguë. Je n’avais jamais connu de telles souffrances, bien que je ne fusse pas bien depuis plusieurs mois.

Cette première crise de schizophrénie aiguë, s’est déclenchée en vacances, avec ma famille, un hiver à la montagne. Cela faisait plusieurs mois que j’étais délirant, tout en arrivant à donner le change, dans les discussions avec les autres. Je ne dormais plus la nuit, je délirais…  Un soir donc, alors que dehors tout était immaculé de blanc, éclairé par la pleine lune. Je me suis mis à déambuler à l’intérieur de l’immeuble, dans lequel ma famille et moi avions un appartement. Arrivé au sous-sol, je savais que j’allais exploser. Je me suis alors mis en quête d’un lieu plus approprié, pour hurler et me débattre avec les pompiers…

A partir de ce moment, mon ancienne vie était morte. Je naissais dans la douleur, une seconde fois. Plus rien ne serait comme avant. Je venais de perdre définitivement mon insouciance, mon espérance…

Quelques mois plus tard, j’ai réussi à reprendre des études, mais j’étais en morceau, angoissé pour le moindre détail…

Cette crise de schizophrénie aiguë, a fait exploser mon âme. Depuis, je ne suis plus que l’ombre de moi-même.

Il n’y avait qu’un traitement, à base d’un puissant neuroleptique, qui pouvait me permettre de juguler les délires.

Malheureusement pour moi, il a fallu une deuxième crise de schizophrénie aiguë, deux ans plus tard, pour que ce puissant neuroleptique me soit prescrit.

Depuis j’essaye de me reconstruire, sans y parvenir.

Ma tension monte, que faire ?

Tension

Tension

Aujourd’hui, une puissante tension me parcourt le corps. Des mollets jusqu’aux avant-bras, en passant par le cerveau, je suis tendu.

Je n’arrive pas à me détendre. J’ai envie de sortir dans la rue. De faire quelques pas, ouvrir la bouche et hurler. L’on me remarquerait aussitôt. Peut être quelqu’un appellerait-il les pompiers ?

Non vraiment, il faut que je reste chez moi, même avec cette tension. Je n’ai pas envie d’être hospitalisé en psychiatrie, de me retrouver infantilisé par des infirmières en blouses blanches. Je fais les cents pas dans mon appartement. La tension dans ma tête monte de plus en plus. Il faudrait que je prenne une douche fraiche.

Pourtant, j’ai bien avalé toutes mes pilules. Qu’est ce qui cloche dans mon cerveau ?

Je n’ose plus sortir de mon appartement. Un regard de travers pourrait faire monter encore d’un cran ma tension.

Mon appartement est trop petit. Peut-être que si je fermais les volets je me sentirais mieux, mais il est trop tôt. Je prie pour que personne ne sonne à la porte. Surtout pas de vendeur de calendrier. De toute façon je fais l’autruche.

Je m’allonge sur mon canapé et je fais quelques exercices de respiration, pour faire baisser ma tension, avec de la musique douce en fond sonore.

Il faut que je tienne jusqu’à 18 heures, pour prendre de puissants sédatifs. Malheureusement, avec le temps, leurs effets s’amenuisent.

Le soleil commence à descendre doucement dans les arbres.

Heureusement, dans ma tête, les idées deviennent moins envahissantes. Mes pensées me paraissent moins délirantes. Je me calme tout doucement. Ma tension va donc baisser, au fur et à mesure que je retrouve un semblant de raison.

Ce n’est pas encore gagné. Un fort sentiment d’étrangeté est encore bien ancré en moi. Surtout je n’ai envie de voir personne. Je pourrais interpréter les propos…

Les idées envahissantes

Les idées envahissantes

Les idées envahissantes

En fin d’après-midi, je ferme rapidement les volets de mon appartement. Trop content de me couper du reste du monde. La nuit qui pointe le bout de son nez, anesthésie le tintamarre de la vie. J’entends à peine le roulement des voitures, dehors. Il peut être 18 heures, quand n’en pouvant plus, même dans ces conditions, je me glisse dans un lit glacial. C’est alors que qu’arrivent les idées envahissantes.

Dans le noir de ma chambre, le front contre l’oreiller, des scenarios catastrophes fusent. Ils tournent dans ma tête, m’obligeant à me mettre à 4 pattes, et à donner de grands coups de poings contre le matelas.

Tremblant, je me lève, je sors de ma chambre, pour échapper aux idées envahissantes. Je prends ma cigarette électronique et j’aspire profondément la vapeur. Je reste là dans mon séjour, sans faire le moindre bruit, pendant de longues minutes, avant de retourner dans mon lit. Je répète cette opération deux trois fois, avant de m’endormir pour de bon.

Le matin, je me réveille en sursaut, angoissé. Il faut remettre la machine en route. Les idées envahissantes, la nuit, se sont transformées en cauchemars. Il me faut de longues minutes avant de ma calmer.

Je me précipite sur ma cigarette électronique, pour aspirer ma dose de nicotine. Je ne mange, ni n’avale rien. Tout repartirait directement dans les toilettes.

Souvent il fait encore nuit. Je sais qu’une nouvelle journée compliquée va commencer. Heureusement, le matin, je suis moins souvent soumis aux idées envahissantes. Elles croissent au fur et à mesure que la journée n’avance.

Je sais cependant, que les moindres inquiétudes, qui ne trouvent pas de réponses, peuvent être sources d’idées envahissantes. Je suis fragile, souvent, je dois attendre de voir ma psychiatre, pour être rassuré. Dans son bureau, à peine éclairé, je retrouve un peu de sérénité.