Un kyste sur le torse

Un kyste

Un kyste

Depuis dix jours, je n’étais vraiment pas en forme. Une petite opération aux urgences, pour enlever un kyste bénin sur le torse, était venue perturber mon quotidien. Un changement de pansement, par une infirmière, tous les deux jours, me rendait nerveux. Et puis je ne sais pas pourquoi, aujourd’hui, je me sens mieux, malgré les soins qui doivent encore continuer. Je regarde par la fenêtre et je vois un soleil radieux.

Ce midi, j’ai discuté avec mon père. Je n’étais pas tétanisé par les angoisses. J’avais des anecdotes à raconter. Cela faisait plusieurs jours que ça n’avait pas été le cas. Pendant le repas, toujours chez mes parents, j’étais à l’aise. Je ne sais pas combien de temps ce petit bien être va durer, mais je n’en pouvais plus. Mon cerveau était comme dans un étau, avec toutes les minutes un tour de vis supplémentaire. Vers 18 heures après une des heures passées devant la télévision, n’en pouvant plus, j’allais me coucher.

Le réveil était tout aussi horrible vers 4 heures du matin. Tout cela pour un kyste. Je ne comprends plus mon cerveau. Comment des petits évènements comme cela, peuvent me mettre KO à ce point.

Le matin, je m’installais devant la télévision ou la radio, avec le cerveau qui vibrait littéralement, pendant une bonne heure.

Aujourd’hui, ne sachant pas pourquoi, je suis d’avantage serein. Je suis capable de m’installer devant un clavier et écrire. Chose dont j’étais incapable, hier encore.

Tout cela pour un kyste, c’est déroutant. C’est là que je me rends compte que je suis vraiment fragile.

Du coup, j’ai des papiers en retard que je vais pouvoir envoyer. Je ne pouvais même plus faire cela.

Une petite marche, jusqu’à la boite aux lettres, va me faire bien. Il n’est que 15 heures mais déjà, le soleil est bas. Comme si il me disait de me dépêcher.

Mon cerveau, le pauvre

cerveau

cerveau

Je viens de marcher un bon quart d’heure. Sortir un peu de chez moi m’a fait du bien. Je n’en peux plus de ces journées devant la télévision… C’est comme une mort lente. Regarder des gens vivre à travers un carré, contre un mur, c’est déprimant. Et puis donner du temps de cerveau disponible, pour se mettre dans la tête toutes ces voitures que je ne peux pas acheter, c’est se faire du mal pour rien.

Il y a quelques jours j’étais au plus mal. Dans mon lit un soir, à rager d’être dans un corps que je ne pouvais éteindre. Je voulais disparaître de définitivement. J’ai cherché plusieurs façons d’en finir. Eteindre ce cerveau, sortir mon âme de ce corps malade, ou dormir pour l’éternité. Je voudrais pouvoir le moment venu, faire cela en toute l’égalité. Avec ma famille autour, partir dans la douceur et sans souffrance. C’est une liberté de base. Que chacun puisse décider de son sort. Nous sommes propriétaire de notre corps, de notre vie. On peut vous laisser croire que non, que c’est l’éternel qui doit décider. J’ai prié à une époque, et mes souffrances n’ont été que plus grandes. Quiconque n’a jamais souffert vraiment, ne peut pas se faire une opinion et décider pour nous.

Aujourd’hui, malgré cette marche, je suis fatigué. La nuit est arrivée entre temps, et mon état d’esprit s’est assombri. Mon cerveau est comme englué dans une pensée désagréable, qui ne me quitte plus. Comme si on venait de m’annoncer une mauvaise nouvelle. Mes poils se hérissent. Je ne sais plus quoi faire pour que la lumière se rallume à nouveau, pour chasser toute cette souffrance. Je rêve d’avoir l’esprit tranquille. De n’avoir jamais été marqué au fer rouge, par des douleurs qui m’ont fait m’évanouir.

Je vais fermer les volets de mon appartement.

Mon esprit va mieux lorsque je vous écris

esprit

esprit

La pluie arrose copieusement le bitume de la route. Je le vois depuis la porte fenêtre de mon appartement. Les voitures éclaboussent les bas-côtés. Il ne fait pas un temps à mettre un piéton dehors.

Je suis calfeutré chez moi à côté d’un des deux seuls radiateurs de mon appartement. Il fait 17 degrés à l’intérieur. J’ai dû mettre un pull épais. Un sentiment de malaise profond m’a envahi depuis que je suis rentré chez moi, ce midi. A peine mon repas avalé, une boule au ventre s’est manifestée, de manière insupportable. Plusieurs fois je me suis mis devant mon ordinateur pour vous écrire, mais je ne pouvais pas, c’était trop dur. Toute démarche demandant un peu de concentration était impossible. Au bout de deux heures de souffrance, j’ai quand même réussi à quitter mon poste de télévision, pour vous écrire. C’est toujours un soulagement quand j’arrive à aligner quelques phrases…

Quand j’écris, mon esprit est occupé et je ne pense moins à mes angoisses. Ou du moins, je rationalise tout cela. En ce moment, c’est la peur de finir dans la rue qui me perturbe, quand le soir, dans mon lit, juste avant de m’endormir, je laisse vagabonder mon esprit.

A l’écrit, je pense m’exprimer correctement, vous me direz ? Parce qu’à l’oral, souvent je perds mes mots, ou je les intervertis… C’est une vraie souffrance quand je dois parler à quelqu’un.

Aujourd’hui, mes parents sont chez ma sœur, qui habite à 2 heures de voiture. Cela fait des années que je ne me suis pas éloigné autant de mon appartement. Je suis angoissé lorsque je m’éloigne trop de mon domicile.

Tout cela fini par jouer sur mon moral. Je n’ai plus la force de me battre. Il y a quelques jours, ma psychiatre m’a prescrit des antidépresseurs. Je n’ai pris qu’un comprimé que je n’ai pas bien toléré. J’ai eu de gros moments de fatigue et de grosses angoisses. Décidément je n’ai pas de chance.

L’énergie me manque telle ?

énergie

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Le soleil irradie le ciel de ses rayons. Je passe par différentes phases de souffrance extrême. Le matin, de bonne heure, je m’installe dans mon canapé. N’ayant plus l’énergie de me lever, je reste devant la télévision. Plus tard dans l’après-midi, je peux être tétanisé par la souffrance. J’ai constamment une boule au ventre, le cerveau dans un étau, et le corps tout entier qui vibre, qui frissonne d’une horrible sensation.

J’avoue un peu honteusement, que la vaisselle s’amoncelle dans mon évier. Je n’ai plus l’énergie de la faire. Je ne me suis jamais senti aussi seul que maintenant. Je devrais surement faire quelque chose de mes journées, mais je suis comme aimanté dans mon appartement. Toute sortie, me provoque des angoisses. Je n’ai plus l’énergie de me battre.  Depuis tant d’années j’affronte, je souris en serrant les dents. Mais là, c’est vraiment dur.

Pourtant, je suis encore là, vivant. Un être humain qui voyant le monde tourner autour de lui, se demande pourquoi ? Pourquoi tout cela ? Je suis juste un homme dont le cerveau dysfonctionne, dans un univers fait de d’étoiles magnifiques, de splendides galaxies… Tout me parait tellement déformé par la souffrance.

Ce soir j’irai manger chez mes parents, comme tous les soirs depuis quelques semaines. Ca va me faire un peu de bien. Demain, l’association de patients ouvre de nouveau après une semaine de fermeture. J’ai besoin de voir un peu de monde. J’espère que j’aurais l’énergie de m’y rendre.

Vendredi, je vois ma psychiatre. J’espère qu’elle saura trouver les bonnes molécules, pour combler le puits sans fond dans lequel je suis en train de descendre, doucement mais surement.

L’heure tourne, tic tac toc. Le soleil est maintenant couché. Les lampadaires se sont allumés et éclairent d’une lumière blanchâtre la rue. Je vais pouvoir fermer les volets.

La nuit je broie de noir

La nuit parfois, je me réveille en sursaut, trempé de sueur. J’ouvre les yeux et mon cauchemar est là, encore présent. Il me faut quelques secondes pour réaliser que ce n’était qu’un mauvais rêve, et de longues minutes pour penser à autre chose. Dehors il fait nuit noire. J’ouvre un volet pour fumer une cigarette à la fenêtre. Cette nuit, j’ai vu passer un homme, qui marchait d’un pas décidé. J’entends encore ses chaussures qui raisonnaient sur le bitume. C’est assez rare dans le petit lotissement dans lequel j’habite.

Vers 6 heures du matin, je me réveille définitivement. J’allume tout de suite la télévision. J’ai besoin de cette présence, pour conjurer la solitude, la peur, la nuit…

Le jour est long à venir. Je suis dans mon canapé. Les idées angoissantes commencent leur travail de sape. Un peu plus tard, je tourne la tête pour regarder derrière moi, et je vois par le volet ouvert que le jour s’est levé. Pendant quelques secondes, un sentiment de soulagement m’envahit, très vite rattrapé par l’angoisse d’une nouvelle journée à affronter. Heureusement, aujourd’hui nous sommes dimanche. Je ne devrais pas lutter contre mes peurs pour prendre le bus, croiser des gens dans la rue, discuter…

Je passerai en partie cette journée en famille. Les autres jours de la semaine, je vais dans une association de patients. Je me force à y aller au moins 1 heure. Mais là c’est dimanche. Beaucoup de gens ne travaille pas, ne font pas leurs courses, alors je me sens plus en phase avec eux, puisque moi non plus je ne fais rien, sans culpabiliser.

Le ciel est maintenant complètement levé. La nuit a tiré sa révérence. Je me sens bien. J’aimerai que cet état dure toute la journée. Malheureusement, la maladie me rattrape toujours à un moment ou un autre.

Fatigue ou dépression?

La fatigue m’assaille. Les puissants neuroleptiques, que je prends trois fois par jour, me mettent ko. Le soleil chauffe mon appartement, à travers les vitres, accentuant mon sentiment d’épuisement. J’ai l’impression d’être dans une cocotte-minute.

Tous les jours se ressemblent. Des heures de solitude face à ma télévision. Je regarde un monde qui n’est vraiment pas le mien. Des publicités pour des voitures, alors que je n’ai pas la permis de conduire. Des publicités pour des vacances, alors que je suis incapable de quitter mon appartement, ou presque. Tout cela me fatigue.

Je suis devenu un robot, aux capacités limitées. Je marche dans la rue, pour aller faire mes courses, juste à côté de chez moi. Heureusement qu’il y a ce magasin. Je ne serais pas capable d’aller plus loin. Parfois, je rencontre une personne que je connais. Je souris et je dis bonjour poliment, alors qu’à l’intérieur, je me sens mal, tellement mal. J’ai l’impression d’être déjà mort. Un peu comme si j’étais en enfer.

Quand mes parents me demandent si je vais bien. Bien souvent, je réponds « oui ».  Ils ont fait leur vie ou presque. Je ne veux pas trop les perturber. Et puis, ils ne peuvent rien faire pour me soulager, alors, à quoi bon les tracasser.

Le angoissent sont là, bien présentes. La fatigue psychique, à devoir supporter mes peurs, pour tout, comme si le monde autour de moi n’était tenu que par que par une mince ficelle. Tout est mouvant et cela me fait peur. J’ai besoin de certitude. Je n’aime pas le changement. J’en ai des sueurs froides.

Je ne me souviens plus de ma dernière joie. J’ai l’impression d’être étranger à ce qui m’arrive. Je laisse l’eau m’emporter sans savoir ou je vais.

Je n’ai plus la force de combattre cette fatigue psychique.

Idées anxieuses et solitude

Idées anxieuses

Idées anxieuses

Le soleil ne brille pas, pourtant, malgré toutes ces idées envahissantes, toutes ces angoisses, j’ai la force de me lever de mon canapé. Je m’arrache de mon divan pour poser mes mains sur le clavier de mon ordinateur. Mes idées, à cet instant précis, ne sont pas trop perturbées, enfin je pense… Cela faisait plusieurs mois, que toute tentative pour parler sur mon blog, se soldait par un échec. Je n’en n’avais plus l’envie, la motivation.

Cet après-midi, après que mes idées anxieuses aient envahi mon corps tout entier, jusqu’à l’os. Me poussant parfois à envisager des solutions plus radicales, l’envie de vous donner des nouvelles a refait surface.

L’envie aussi de sortir de ma solitude, et de m’exposer un peu au regard des autres, caché derrière mon écran, moi qui ait si peur de mes semblables.

Cela fait donc plusieurs mois que les nouvelles ne sont pas bonnes. Les idées envahissantes me poussent jusque dans mes derniers retranchements. La musique et la télévision sont mes seules activités. Laissant mon esprit de vagabonder, là où les pensées sont les plus douloureuses, comme l’angoisse de perdre mes parents. Moi qui n’arrive pas à mettre un pied à l’extérieur de mon appartement sans eux, ou presque…

Le matin, vers 6 heures généralement, à peine les yeux ouverts, mon cerveau commence sont rodéo d’idées angoissantes, une boule au ventre prend le relai. Je vomis assez souvent. J’attends donc pour prendre mes médicaments. Les petits tracas de la vie deviennent des montagnes infranchissables.

Tout ou presque me fait peur. La solitude, même entouré de 10 personnes est bien présente. Dehors, quand j’arrive à sortir, je mets mon masque, pour cacher le vrai visage de cette maladie qui me ronge. Je souris, je dis bonjour à ceux qui le veulent encore bien et je marche d’un pas décidé.

C’est un répit qui me fait du bien

Répit

Répit

Ce matin, je ne souffre pas trop. Un répit qui fait du bien, tant la souffrance était forte ces derniers jours. Je ne voyais plus le jour, à faire des allés retours de mon canapé à mon lit. Là, j’ai ouvert la porte fenêtre de mon appartement et je peux entendre les bruits de la ville. C’est agréable et c’est un répit qui fait du bien. Je me sens faisant parti du monde qui m’entoure. Je ne suis pas centré sur mes souffrances. Le soleil brille et éclaire l’intérieur de mon appartement, laissant entrevoir un peu de poussière sur quelques meubles.

L’association de patients dans laquelle je vais le matin, est fermée en aout. Je serai plus heureux d’y retourner en septembre. En attendant je bricole un peu dans mon appartement. J’écoute beaucoup de musique. Par contre le réveil, depuis 15 jours est toujours compliqué. J’allume une cigarette en la fumant par la fenêtre, puis je m’installe dans mon canapé, avec ma cigarette électronique, que j’utilise le reste de la journée. C’est alors que qu’une irrésistible envie de vomir me conduit tout droit dans les toilettes. Je pousse de grands râles, que les voisins doivent surement entendre. Mais je m’en fiche un peu, même s’il est encore tôt.

L’après-midi c’est le moment le plus dur de la journée. Toutes les angoisses fantaisistes, des plus petites aux plus grandes viennent m’assaillir. J’ai beau me dire que pour l’instant tout va bien, que j’ai un toit sur la tête et de quoi manger, rien n’y fait…

Je prends alors des douches fraiches pour me détendre. Je me mets deux ou trois fois sous l’eau, en quelques heures. Sur le coup c’est un peu désagréable, mais je n’ai trouvé que cette méthode pour me faire du bien, une fois de retour dans mon canapé. C’est un répit qui fait du bien.

Ma boîte crânienne raisonne

boîte crânienne

Boîte crânienne

Cela fait trois jours que mes parents sont partis à plusieurs centaines de kilomètres pour une semaine. J’ai pris la décision de rester seul chez moi. Le weekend fut assez dur, notamment le dimanche. J’étais angoissé, le moral dans les chaussettes. Le soleil tapait dur. Mon cerveau propageait des tensions à l’intérieur de tout mon corps. Il me donnait l’impression de taper sur la boîte crânienne. J’étais obligé de prendre de douches fraîches régulièrement, pour me sentir mieux, quelques minutes. J’avais envie d’appeler mon père, mais je me suis dit qu’autant en profiter pour mettre un peu de distance en lui et moi. Cela me profiterai surement et me donnerai d’avantage confiance en moi. Je peux peut être me débrouiller tout seul. En effet, j’ai pris l’habitude à la moindre angoisse de compter sur lui, chose qu’il fait sans sourciller.

Le réveil, le lundi matin fut laborieux. Comme tous les matins depuis quelques semaines, je vomis. Je suis donc obligé d’attendre d’être libéré de ces tensions, accumulées toute la nuit pour prendre mes médicaments. Au bout de trente minutes, je suis parti nourrir le chat de mes parents. Sortir un peu de chez moi m’a fait du bien. Doucement, je me suis senti mieux, avant même que mes médicaments ne fassent complètement effet. La matinée fut légère. J’étais insouciant et heureux. Mon cerveau était bien au centre de ma boîte crânienne, pleinement à sa place. Malgré tout, l’ennuie commençait à me donner des envie de sortir. Je suis allé faire quelques courses dans le supermarché pas loin de chez moi. Histoire de voir un peu de monde.

En général, c’est juste après le repas que je commence à me sentir moins bien. Une chape de plomb vient systématiquement s’abattre sur ma boîte crânienne. Je ne sais jamais vraiment pourquoi, mais c’est radical et cela marque bien souvent la fin d’un moment ou la souffrance est raisonnable.

Mon appartement est une cocotte minute

Cocotte minute

Cocotte minute

Le soleil tape sur le toit de mon appartement. A l’intérieur comme dans une cocotte minute, il fait bien 30 degrés. Un peu comme dans mon cerveau, avec mes idées envahissantes. Je lutte pour les faire disparaitre. J’ai trouvé comme solution, de prendre des douches bien fraiches. L’air ambiant me sèche tout seul, en quelques minutes. Pendant ce temps-là je me sens mieux. Je dois bien prendre 10 douches par jour.

Ce matin je suis allé à l’association de patients. J’ai réussi à prendre le bus pour m’y rendre et y revenir. Il y avait une dizaine de personnes. Nous étions tous dans la cours du local. Le matin, c’est agréable, le soleil est caché par les hauts murs des voisins. Par contre l’après-midi, c’est une vrai cocotte minute. J’ai passé un bon moment, bien qu’il n’y ait que quelques adhérents, que l’on peut compter sur les doigts de la main, avec qui j’ai des affinités. Il y avait superman, qui a des supers pouvoirs, comme celui de se téléporter, croit-il. Mais j’aime bien discuter avec lui.

Une fois rentré chez moi, dans mon appartement, telle une cocotte minute, je me suis installé dans mon canapé, pour ingurgiter des tonnes d’images. Je zappe souvent. Je n’aime pas les images de violence, ni les émissions trop vulgaires, qui tournent en continu. Alors souvent je me rabats sur la radio. Je me lève parfois de mon canapé, pour faire le tour de mon petit appartement. Les journées sont longues et l’après-midi, j’ai trop d’angoisses pour franchir le seuil de ma porte et explorer le mon extérieur.

Il faudra quand même que j’aille faire quelques courses pour manger ce soir. Ces derniers temps, j’ai un peu fait l’impasse sur le repas du soir. Je n’avais plus le moral pour manger. J’ai perdu un peu de poids, malgré les neuroleptiques qui sont censés faire grossir.